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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Burundi : La malnutrition chronique atteint un niveau alarmant, l’UNICEF alerte

Burundi : La malnutrition chronique atteint un niveau alarmant, l’UNICEF alerte

« Nous témoignons des prévalences de malnutrition  chez les enfants de moins de 5 ans au Burundi les plus élevé au monde. » A dit Dr Victor Aguayo, le Directeur de la Nutrition  et du Développement  de l’enfant à l’UNICEF, en visite au Burundi.  

Les chiffres du Fonds des Nations Unies pour l’enfance  montrent que « la moitié des enfants au Burundi sont atteints de malnutrition chronique. C'est-à-dire que la moitié des enfants ne grandiront pas et  ne se développeront  pas jusqu'au bout de leur potentiel. »

L’autre chiffre donné par le Directeur de la Nutrition  et du Développement  de l’enfant à l’UNICEF atteste le niveau inquiétant des enfants atteints d’anémie : presque deux tiers des enfants souffrent d'anémie parce qu'il y a un manque de nutritions essentielles  dans l'alimentation  de tous les jours.

En visite au Burundi suite à  cette situation alarmante, Dr Aguayo  a aussi précisé que l’UNICEF compte améliorer la qualité de l'alimentation des enfants, la qualité des services de nutrition pour les enfants, et les femmes durant les périodes de grossesse et d'allaitement  ainsi que  la qualité des pratiques alimentaires, des pratiques de nutrition et d'alimentation du jeune enfant.

Mais pour y parvenir, l’UNICEF dit avoir besoin de soutiens. « Pour  continuer d'appuyer les enfants du Burundi, nous avons besoin de votre appui », a conclu Dr Victor Aguayo dans son message d’alerte.

 

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Photo : Dr Victor Aguayo en visite au Burundi  (prise par UNICEF Burundi)

 

 De la réforme à la baisse des salaires, le personnel se lamente

De la réforme à la baisse des salaires, le personnel se lamente

Certains fonctionnaires du ministère de l’éducation surtout ceux qui relèvent du personnel non-enseignant se plaignent des salaires qui ne coïncident pas avec leurs prestations. Une situation consécutive aux nouveaux accréditifs qui comportent  le code d’emploi  ne correspondant pas à leurs emplois-types, d’où la diminution de la mensualité. Ces fonctionnaires  demandent au ministère de tutelle d’y apporter aussi bien des corrections que des régularisations.

Les informations en provenance du personnel du ministère de l’éducation indiquent qu’après la confection d’un nouveau tableau de correspondance des emplois-types, des fonctions et postes rattachés pour chaque catégorie de fonctionnaires, des irrégularités salariales ont été observées dans le secteur de l’éducation. Certains enseignants ont constaté que leurs salaires ont plutôt diminué.  Pour cause, les codes d'emploi, les emplois-types et les fonctions et postes  rattachés mentionnés sur leurs accréditifs ne correspondent pas à la réalité de leurs prestations.   

D’après les enseignants qui se sont entretenus avec la RPA, il existe notamment des enseignants du secondaire auxquels il a été attribué le code d'emploi, l'emploi-type et la fonction d'un enseignant du primaire,  et vice versa. C'est aussi  le cas de certains  anciens directeurs d'école devenus enseignants ordinaires, mais à qui, il a été attribué le code d'emploi, l'emploi-type et la fonction des  directeurs en fonction. D'autres enseignants ayant gardé la fonction d'enseignant,  depuis leur recrutement jusqu'à présent, se retrouvent avec le code d'emploi, l'emploi-type et la fonction, autres que ceux d'enseignant. Bientôt deux mois que ces erreurs aient été mises en exergue, précisent les enseignants et le personnel non-enseignant.

Le ministère de l’éducation a déjà demandé aux directeurs d'école,  de dresser les listes des réclamants et leurs réclamations pour ensuite les déposer aux directions communales de l'enseignement  respectives. Les sujets en cause demandent en effet que ces erreurs soient corrigées, et surtout que la régularisation y relative soit opérée le plus rapidement possible.

Le Directeur Général de l’hôpital Roi Khaled déféré pour licenciements abusifs

Le Directeur Général de l’hôpital Roi Khaled déféré pour licenciements abusifs

Deux employés de l’hôpital Roi Khaled ont été renvoyés en moins d’une année par la direction  générale de cet établissement sanitaire. A la tête du Fonds de Mutualité et de Pension des Travailleurs de l’hôpital Roi Khaled, les deux sont victimes d’une mésentente avec la direction de l’hôpital, accusée de vouloir s’ingérer dans l’organisation de ce fonds de mutualité du personnel.

Richard Yamuremye,  vice-président du Fonds de Mutualité et de Pension des travailleurs de l’hôpital universitaire Roi Khaled, FMPT vient d’être licencié, à la fin du mois dernier de février, sans préavis  ni indemnité  car, renvoyé pour faute lourde.  

Stanislas Harakandi, le Directeur Général de l’hôpital Roi Khaled a également licencié   Mme Alice Nduwimana qui était présidente du FMPT au mois de juin de l’année dernière 2023. Les deux responsables de ce fonds de mutualité du personnel  sont renvoyés parce qu’ils ont  refusé d’organiser des élections à la fin de leur mandat jusqu’à susciter l’insécurité au sein de l’institution, explique le Directeur Général Stanislas  Harakandi.

Pourtant, précisent nos sources parmi les employés de l’hôpital, les textes régissant cette caisse de solidarité sont clairs, la direction de l’hôpital n’a aucun droit de regard dans l’organisation de la caisse. « L’organisation des élections ne rentre pas dans les prérogatives du Directeur Général de l’hôpital, ça concerne le comité et les membres du fonds. Même en cas d’un éventuel problème, ce n’est pas obligatoire de saisir le directeur d’hôpital.» Explique un employé de l’hôpital.

Qualifiant d’abusif ces deux licenciements,  les membres du fonds de mutualité ont saisi la cour administrative  pour qu’elle définisse  le pouvoir  du directeur  de l’hôpital et celui des organes dirigeants dans la gestion  du fonds  des employés et ainsi éviter cette ingérence. Ce personnel de l’hôpital Roi Khaled a aussi saisi le tribunal du travail et l’inspection générale du travail pour que leurs collègues soient rétablis dans leurs droits.

Nous n’avons pas pu recueillir la réaction de Stanislas Harakandi, Directeur Général de l’hôpital Roi Khaled.

 Karusi : L’ANAGESSA perd la confiance des agriculteurs

Karusi : L’ANAGESSA perd la confiance des agriculteurs

L'inquiétude de ne pas avoir l’argent de leur  récolte de maïs vendue  à l’Agence Nationale de Gestion du Stock Stratégique Alimentaire, ANAGESSA,  domine au sein de la population de la province Karusi. Les agriculteurs déplorent qu’ils ne rentrent qu’avec un petit reçu sans cachet, en contrepartie de leur récolte.

Ces reçus qui inquiètent les cultivateurs qui vendent leur récolte de maïs à l’ANAGESSA à Karusi, sont donnés à tous ceux qui leur vendent leur  maïs  peu importe les quantités vendues, d’une dizaine de kilo de maïs à des tonnes. Les cultivateurs sont inquiétés par le fait que le reçu ne porte pas de cachet de l’agence ni un quelconque contact en cas de besoin. « Sur ce petit reçu, on y met ton nom, la quantité de maïs que tu as donné, ta colline d’origine, l’argent qu’il te doit et ton numéro de téléphone.  Et rien qui concerne ANAGESSA, ni même un  contact  si par exemple on a besoin de les joindre. » Déplore un des cultivateurs de la province qui ajoute qu’ils ne cessent de demander des explications à cela sans en avoir. « Ils nous répondent juste que ça se fait comme ça pour tout le monde. »

Ces cultivateurs de Karusi sont également mécontents car, les agents de l’ANAGESSA réduisent toujours les quantités de cinq à dix kilos affirmant que le maïs leur vendu n’est pas bien asséché, ce que ces cultivateurs considèrent comme une stratégie de vol.

Les agriculteurs de Karusi disent avoir perdu confiance en l’ANAGESSA. Au départ, cette agence leur donnait l’argent du maïs vendu un ou deux jours après mais actuellement ils vont totaliser deux semaines sans rien avoir. Pourtant, Joseph Nduwimana, le directeur de l’ANAGESSA avait annoncé que les agriculteurs allaient commencer à recevoir leur argent le jeudi 29 février, que le retard était juste dû aux  procédures.

 

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