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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Gitega : Des dizaines de familles réclament une indemnisation pour leurs parcelles cédées à la construction de routes

Gitega : Des dizaines de familles réclament une indemnisation pour leurs parcelles cédées à la construction de routes

Les propriétaires des maisons  des collines Birohe et Ceru  de la commune Gitega en province Gitega qui ont été détruites  dans le but d’élargir les routes passant par ces collines, réclament une indemnisation. Alors que la construction de ces routes a commencé il y a un mois, les propriétaires de ces maisons n’ont reçu même une pièce.

Depuis environ deux mois, certaines maisons des collines Birohe et Ceru sont en train d’être détruites pour céder la place à la construction de deux  routes qui passent sur les deux collines. Les propriétaires de ces maisons  qui avoisinent une cinquantaine, se plaignent que quand ils réclament une indemnisation, l’administration communale  leur  répond  qu’ils ont contribué dans les travaux de développement.

Ces propriétaires de maisons  précisent qu’ils ne sont pas contre le développement mais qu’ils ont droit à une indemnisation. A part que certaines de ces maisons qui ont été détruites étaient utilisées dans les activités génératrices de revenus, des revenus  qu’ils ne reçoivent plus  en conséquence, ces propriétaires de maisons précisent aussi qu’ils avaient  engagé beaucoup d’argent pour avoir  ces parcelles et maisons détruites.

Les travaux de réhabilitations des deux routes qui passent sur les collines de Birohe et Ceru ont débuté depuis plus d’un mois.

L’administrateur de Gitega, Dr Jacques Nduwimana, n’a pas encore donné son commentaire.

Stade FFB: Gitega  résilie le contrat avec Toyota Burundi

Stade FFB: Gitega résilie le contrat avec Toyota Burundi

Le gouvernement du Burundi a décidé d’annuler le contrat de vente de l’espace qui abritait le stade de la Fédération de Football de Bujumbura. Dix ans après la vente, la société Toyota  Burundi n’a pas honoré ses engagements. Le gouvernement l’exige de remettre l’espace dans l’état où il se trouvait au moment de la vente.

La décision d’annuler ce contrat liant la société Toyota Burundi et le gouvernement du Burundi a été prise lors du conseil des ministres du 18 Octobre. Selon le conseil des ministres, Toyota Burundi a causé plusieurs pertes et dommages à l’Etat du Burundi. ’’Le coût des constructions démolies, les entrées du stade, des préjudices en termes de recettes fiscales et non fiscales, les consommations en eau non facturées.’’ A énuméré le porte-parole du gouvernement, Prosper Ntahorwamiye.

Pour le conseil des ministres, le seul objectif de  la société Toyota, qui s’était engagée à construire un grand complexe moderne endéans 3 ans, était la destruction et le pillage de certains matériaux de ce stade.

Le terrain de football devenu dépotoir

Situé en plein centre-ville de Bujumbura, l’espace qui abritait le stade de la Fédération de  Football de Bujumbura FFB,  est aujourd’hui clôturé à l’aide des tôles. Des tôles qui pourrissent pour la plupart. A l’intérieur, on dirait une aire protégée avec de gros arbres  et herbes. L’espace a été également transformé en dépotoir et  latrine publics. Les passants déplorent que l’espace pourrait été le refuge  des certains animaux et  malfaiteurs.

’C’est un des espaces oublié. C’est une véritable forêt. Il peut donc servir de cachette pour les malfaiteurs et  enfants de la rue qui en ont toujours   fait un lieu de repli en cas de forfait.’’ Regrette un des habitants de la capitale Bujumbura.

En 2013, le gouvernement burundais a vendu cet espace à la société Toyota Burundi. Le contrat de vente  a été signé le 8 février 2013. Le prix d’achat était de plus de 4 milliards, Il était prévu que Toyota Burundi  y érige un hôtel  qui devrait comprendre  deux tours jumelles de 15 niveaux chacune. Le complexe allait également avoir  une salle de conférence aux normes internationales, un parking souterrain d’une capacité de 500 véhicules et un parking réservé au transport en commun. Dix ans après  rien n’a été fait.

Le gouvernement du Burundi a demandé à la société Toyota Burundi de remettre l’espace dans l’état où il se trouvait à la vente.

Marangara: La population  veut de la lumière sur l’usage des sommes collectées

Marangara: La population veut de la lumière sur l’usage des sommes collectées

La population  de la commune  Marangara en province Ngozi demande des éclaircissements sur  l’usage d’une somme de 2000  francs burundais  qu’ils ont été exigés de contribuer pour l’achat d’un camion de la commune. Le camion  n’a pas encore été acheté  et après plusieurs  mois d’attente pour que ce projet soit réalisé, cette population n’a pas droit de demander quoi que ce soit sur cet argent.

 Cette contribution de deux mille francs burundais exigée à tout ménage de la commune Marangara a été collectée depuis le mois de décembre 2022. Au départ, l’administrateur communal faisait savoir à la population que ladite contribution est destinée à l’achat d’un camion qui va être utilisé dans le transport du gravier et autres matériaux de construction dans le but de développer la commune. La commune a même octroyé à chaque ménage un reçu attestant qu’il a contribué. Malheureusement,  la population de Marangara indique qu’elle ne sait pas en quoi leur argent a été utilisé.  ‘’C’est l’administrateur qui a donné  l’ordre de collecter cette contribution. Mais jusqu’à présent, après plus de six mois, lorsque nous  demandons  l’évolution du  projet nous ne recevons aucune réponse.’’ Explique un habitant de Marangara.

Alors que les habitants de cette commune du nord du pays aimeraient savoir le sort réservé aux sommes collectées, nos sources sur place indiquent qu’aucune personne dans cette commune n'a le droit de demander quoi que ce soit sur l’usage de cette contribution. Selon nos sources, celui qui ose  le demander est mal vu par l’administration. Cette dernière  ne s’est pas encore exprimée sur cette situation.

Gatumba : La distribution de l’aide du PAM aux sinistrés des inondations perturbée par un administratif

Gatumba : La distribution de l’aide du PAM aux sinistrés des inondations perturbée par un administratif

C’est après une manifestation de mécontentement des  victimes des inondations survenues en zone Gatumba de la commune Mutimbuzi que leur assistance a été finalement distribuée. La distribution de cette assistance du PAM  devrait débuter ce lundi mais le chef de la zone Gatumba ne l’a pas permis. Ce dernier a mobilisé un groupe d’imbonerakure pour empêcher ces sinistrés de prendre cette aide, accusant  les gagnants du marché  de surfacturation. Ce que réfutent ces agents du PAM qui expliquent que le chef de la zone Gatumba  a agi ainsi pour ses propres intérêts.

 

Ce mardi 24 Octobre, les sinistrés des inondations de Gatumba  se sont rassemblés devant les stocks des vivres qu’ils devraient recevoir ce lundi. Ces stocks se trouvent à la place dite "cinquantenaire" située sur la colline Mushasha 2 dans la même zone de Gatumba. Ils voulaient manifester leur mécontentement car la distribution de leur assistance  a été interrompue par le   chef de la zone Gatumba.  Jean Muyoboke  a mobilisé ce lundi 23 Octobre un groupe d’imbonerakure pour empêcher la distribution de l’assistance du Programme Alimentaire Mondial aux victimes des inondations de Gatumba. Ces dernières s’élèvent à 1860 et étaient déjà sur le lieu de distribution, formant des files d’attente.

Cet administratif  a accusé les sociétés qui ont gagné le marché de distribution de ces vivres d’avoir fixé des prix exorbitants. Les bénéficiaires de cette aide ont eu des cartes  octroyées par le PAM, chaque carte équivaut à 150 mille BIF.

‘’Chaque sinistré a eu  une carte sur laquelle le PAM a mis 150 mille BIF. Lors de la distribution, chacun devrait avoir l’équivalent en vivres.  Ces sociétés gardent ces cartes et seront payées après par le  PAM.’’ Explique un des habitants de Gatumba qui ajoute que cette activité était auparavant supervisée par les administratifs dont l’administrateur et le chef de zone et ils y gagnaient quelque chose. ‘’Le chef de zone rentrait avec une somme de 200 mille, 300 mille ou même 500 mille sur lui ce qui n’est pas le cas aujourd’hui car ils ne sont plus en charge.’’

Les bénéficiaires de cette aide et les agents distributeurs estiment que le  chef de la zone Gatumba, Jean Muyoboke, a agi de cette façon pour ses propres intérêts car les gagnants du marché  ont respecté les prix qui ont été fixés par le PAM.

Face à la colère de ces sinistrés, le chef de la zone Gatumba est revenu sur sa décision ce mardi  et l’assistance a été finalement distribuée.

 

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