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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

A Murwi, un commerçant est dans le viseur des autorités communales pour récupérer son commerce.

Les habitants de la commune Murwi en province Cibitoke dénoncent la persécution dont est victime un des grossistes des produits de la BRARUDI de cette commune.  Des autorités  locales sont citées comme étant des auteurs de cette persécution. Ces dernières  voudraient récupérer sa place dans le commerce des produits Brarudi.

Les habitants de la commune Mugwi indiquent que seuls deux grossistes ont le droit d’acheter les produits Brarudi  au  stock provincial pour  approvisionner les   détaillants   dans cette commune.  Selon notre source dans cette commune, un commérant prénommé Eric vient de passer trois semaines sans être approvisionné. Et pour cause, l’administrateur de Mugwi  s’y est opposé  l’accusant de ne pas  acheminer les boissons reçues jusqu’ à destination.  « Eric amène des boissons depuis le Méga- SSD jusque au SSD de Mugwi. Le commerçant surnommé Kibos a  aussi le droit de s’approvisionner auprès du Méga- SSD mais n’a pas de SSD. Il vend les produits dans sa propre maison. L’administrateur a exigé à    Eric de payer une amende de 1 million en disant que toutes les boissons  tirées   du Méga- SSD  n’arrivent pas  à destination. Malheureusement, il vend au   prix officiel tout ce qu’il emmène», déplore un habitant de Murwi.

Ces habitants affirment que Eric est victime d’une injustice et se trouve dans le collimateur du commissaire de police, de  l’administrateur de Mugwi et du commerçant appelé Kibos  qui chercheraient à s’accaparer  de son  commerce de boissons. « Nous, habitants de la commune Mugwi, trouvons  que c’est de l’injustice car toutes les boissons qu’il distribue les vend au prix officiel. Nous voyons que c’est un arrangement entre l’administrateur et le commerçant  Kibos pour discréditer Eric car il est insensé de taxer une amande à une personne qui vend au prix officiel et laisser libre celui qui vend au prix de son choix. Cela signifie que Kibos veut gagner du terrain pour distribuer ces produits aux prix de son propre choix », révèle cet habitant.

La rédaction de la RPA a essayé de joindre Melchiade NZOKIZWANAYO, administrateur de la commune Murwi, sans y parvenir.

Les parents d’élèves des écoles de la commune Kabarore s’insurgent contre la mesure du directeur communal de l’enseignement

Grognes de certains parents d’élèves des écoles de la commune Kabarore  en province Kayanza suite à une somme de 1200francs exigée  à chaque élève et par trimestre destinée au paiement des enseignants bénévoles. Selon ces parents,  cette somme est jugée exorbitante et les enseignants  bénévoles n’existent pas sur tous les établissements scolaires de la direction communale de l’enseignement  de Kabarore.

Après un mois de la rentrée  scolaire 2021-2022, les parents d’élèves des écoles  primaires et secondaires de la direction communale de l’enseignement de Kabarore en province Kayanza ont été  signifiés que chaque élève  doit payer une somme de 1200 francs  par trimestre destinée  au paiement d’une prime des enseignants bénévoles.

Ce parent de la zone Jene  parmi les trois zones de la commune Kabarore  disent ne pas comprendre  la signification de ce montant. «Cet argent  est exigé  par les responsables de l’éducation en commune Kabarore et ils disent que c’est pour le paiement des primes des enseignants qui aident dans la dispense des cours  dans toute la commune. Mais, cette somme est inquiétante  si l’on tient compte des 40 écoles primaires et secondaires qui sont en commune Kabarore.  Comme chaque établissement scolaire  compte au moins 200 élèves et que chacun doit payer 1200francs  par trimestre, cela signifie que  cette somme  est de 3600 francs par élève et par an », se lamente un parent.   

Un enseignant  bénévole de l’école fondamentale reçoit  une  prime de 50 milles francs par mois tandis celui de l’enseignement post-fondamental  reçoit 80 milles francs de prime par mois. A part que la somme payée  par ces parents est jugée  exorbitante, même ces enseignants bénévoles n’existent pas sur tous les établissements. «Chaque école  qu’elle compte des enseignants  bénévoles  ou pas, les élèves sont obligés de payer cette somme. Par exemple moi, j’ai trois enfants qui étudient à l’école fondamentale Jene 1, on me demande de donner 3600 francs par trimestre. C’est beaucoup  d’argent alors que nous sommes dans la  pauvreté. Et d’ailleurs,  toutes les écoles ne comptent pas des bénévoles. A titre d’exemple, il n’y a plus d’enseignants bénévoles  dans notre zone Jene que ceux que compte  la zone Rugazi », a- t- il précisé.     

Au moment où des réunions qui exigent le paiement  de cet argent ont été tenues par les directeurs d’écoles  depuis de début du mois  d’octobre dernier et qu’il n’y a  pas eu de consentement, les parents demandent  que cette mesure soit levée. « Selon les informations qui  nous parviennent, cette mesure a été prise par le directeur  communal de l’enseignement sous la complicité  de l’administrateur communal. Ce n’était  pas des réunions. C’était plutôt un ordre qu’ils voulaient donner pour le paiement de ce montant et  il n’y a pas eu de consensus. Nous  vous demandons de plaider pour que cette question de nous exiger de l’argent  soit vidée  car nous en sommes vraiment fatigués», insiste- t- il.     

La rédaction de la RPA n’a pas pu joindre  le directeur communal de l’enseignement en commune Kabarore  pour donner des éclaircissements et encore moins Berchmans NSAGUYE, administrateur de  la commune Kabarore.

Les policiers de Gitega accusés des vols sur motos

Certains policiers de la province Gitega sont accusés de vols par les conducteurs de taxis- motos. Ces derniers indiquent que sous prétexte de contrôler des documents les policiers saisissent leurs motos à leur insu et leur volent des pièces et du carburant.

Les propriétaires de motos ainsi que les transporteurs accusent de vols les policiers au cours des activités de contrôle des documents attestant le paiement de l’impôt de l’OBR. Cette catégorie de la population indique que souvent ces motos sont arrêtées et garées dans des endroits  inconnus. Ce qui la pousse à croire que ces motos ont été volées.

Ce propriétaire d’une moto dit que ces policiers ne pensent même pas de contrôler si le conducteur de la moto s’est acquitté de l’impôt de l’OBR. « La façon dont nos motos sont arrêtés, c’est à l’image d’un cambriolage. Ils viennent et prennent nos motos sans qu’on le sache. S’ils retrouvent les motos au parking ou dans la rue, ils les prennent automatiquement. Celles qui ont des clés-contacts, ils les allument et partent tandis que celles qui n’en ont pas ils les tirent par la main. Ce qui est attristant est que des fois ils peuvent te prendre la moto alors que tu es soit à l’intérieur d’une banque, d’une église ou d’un hôpital », se lamente un propriétaire de moto.

Nos sources révèlent également que ceux qui sont surpris par l’absence de leurs motos là où ils les avaient garés demandent aux individus présents sur place et ces derniers leur répondent que c’est la police qui les a saisies. Arrivés à la police, les conducteurs de motos constatent des changements sur leurs motos, indique cette source. « Ils retirent des pneus et les changent. Certains policiers qui possèdent des motos profitent pour changer les pneus avec ceux qui sont neufs retirés de nos motos. Aussi, ils vident le carburant du réservoir et ils n’ont même pas pitié surtout que ces deniers jours il s’observe la pénurie de ce produit. Nous avons souvent de petites quantités de carburant. Franchement, ce comportement nous rend nerveux », a t- il ajouté.

Ces propriétaires et conducteurs de motos demandent à l’administration de suivre de près le comportement de ces policiers.

La rédaction de la RPA a essayé de joindre  le gouverneur de la province Gitega, Venant Manirambona mais en en vain.

Les agents de la Regideso de Rumonge exigent des pots de vin.

Grognes de certains habitants de la province Rumonge contre un mauvais service offert par les agents de la REGIDESO. Pour avoir un service, ces habitants indiquent que les agents de la REGIDESO exigent des pots-de-vin.

Ces habitants de la province de Rumonge qui s’indignent sont ceux qui sollicitent des compteurs pour l’électricité ou l’eau et ceux qui demandent la réparation des pannes des compteurs. Ceux qui demandent de nouveaux compteurs révèlent qu’ils déposent des dossiers de demande et tout le nécessaire mais qu’aucune suite favorable n’est réservée à leurs demandes. Cet habitant affirme qu’il vient de passer plusieurs jours sans électricité alors qu’il a payé tout le nécessaire à la REGIDESO. Pour lui, c’est un manque de considération envers un client. « Je suis allé demander un compteur pour électricité à la REGIDESO. Je me suis également acquitté de tout le nécessaire pour que je l’obtienne mais en vain. Je viens de passer des mois et des mois sans électricité et j’ai opté de laisser tomber. Si tu vas demander un service à la REGIDESO, c’est comme si tu vas solliciter une aide alors que c’est un service payant. En principe, si tu demandes un compteur à la REGIDESO c’est synonyme que tu deviens un client qui donne son argent et de son côté un fournisseur qui enregistre des bénéfices. Mais, le constat est qu’ils semblent ne pas se souvenir qu’un client soit traité comme un roi ou comme un gendre. Qu’il doit donc être bien traité ».

Ces habitants accusent également les agents de la REGIDESO de commettre des vols au moment de l’achat d’un compteur. Ici, ils expliquent que les factures sont arrondies aux achats d’équipements normalement offerts par la REGIDESO. Ces équipements ne sont pas inscrits sur les factures données, témoignent nos sources. Celui qui ose demander la cause de cette surfacturation se voit signifier que ce sont les affaires qui ne lui concernent pas.

Pour avoir un service des agents de la REGIDESO, les clients affirment qu’ils sont obligés de donner des pots-de-vin, révèlent nos sources. « Il n’y a aucun agent de la REGIDESO qui te rend un service sans lui donner de l’argent. S’il y a par exemple une panne sur un transformateur, il ne peut même pas monter sur un poteau sans avoir reçu un billet de 10 milles francs burundais. Pour chaque service petit ou grand, tu dois lui donner de l’argent. On se demande s’ils ne sont pas rémunérés mensuellement. Alors, quel est l’intérêt de cette compagnie pour le bien-être de la population ? Son travail consiste en quoi au juste ? »

Ces habitants de Rumonge demandent l’intervention du directeur général de la REGIDESO pour se rendre compte des pratiques qui se font dans cette province.

A ce propos, la rédaction de la RPA n’a pas réussi à joindre le directeur général de la REGIDESO, Major Jean-Albert Manigomba, pour entendre sa réaction.

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