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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les imbonerakure rançonnent les passants à Kirundo.

Les habitants de la ville de Kirundo dénoncent la rançon exigée  par les imbonerekure sur l’axe Kirundo- Masanganzira pendant la soirée. Ces imbonerakure exigent une somme d’argent à tous les passants arguant que ce pour la sécurité de la route.

Ces imbonerakure ont érigée une barrière sur la route à côté du dos d’âne tout près du poste de l’agent percepteur d’impôts de la commune Kirundo.

Les habitants de la ville de Kirundo indiquent que depuis 20heures les imbonerakure commencent le travail de rançonner les gens. Piétons, motocyclistes et automobilistes tous paient une somme d’argent. Celui qui n’a pas l’argent à donner devient une cible de persécution par ces imbonerakure comme le raconte ce témoin. « C’est vraiment triste de voir les gens érigés une barrière sur la route. Des imbonerakure demandent de l’argent aux passants sans même leur donner des quittances. C’est du vol ça. Ces imbonerkure sont connus sous les prénoms de David, Bosco et Harera. Ils collaborent avec d’autres personnes pour extorquer les passants. Si tu ne leur donnes pas de l’argent, c’est un malheur qui tombe sur toi. Ils te persécutent. Même les femmes ne sont pas épargnées.Ca nous fait vraiment mal ».

En plus des piétons, ces imbonerakure extorquent les motocyclistes et les conducteurs des automobiles qui se dirigent soit vers Ngozi soit vers Muyinga. Le camion chargé  paie une somme de 5000 francs,  le véhicule de type probox paie 2000 tandis que  la moto paie 1000 francs burundais. Les habitants de Kirundo demandent aux autorités policières et administratives d’intervenir pour stopper ce vol. « Nous demandons aux agents de sécurité et aux autorités administratives de suivre de près cette question de vol perpétrée par les imbonerakure sur ce dos d’âne de chez Tatiana où ils ont érigé une barrière. Si c’est légal, qu’ils le mettent au courant des passants et qu’ils donnent des quittances lorsque quelqu’un donne cet argent. Sinon c’est du vol organisé. Ils doivent redresser ces imbonerakure avant que la situation ne déborde », a insisté un des habitants de Kirundo.

Selon nos sources, ces pratiques des imbonerakures sur cette barrière ont commencé il y a plus de deux mois.

La rédaction de la RPA a essayé de joindre Viateur HABIMANA, administrateur de la commune Kirundo pour s’exprimer à ce sujet mais sans succès.

Les propriétaires des parcelles de Gasenyi rejette la proposition de la commission ministérielle

La commission mise en place par le ministre de l'agriculture et l'élevage a visité ce lundi les propriétaires des parcelles de Gasenyi- Nyakabondo en commune Mutimbuzi situées près de la présidence de la République. Mise en place pour trouver une solution aux doléances de ces propriétaires de parcelles, elle avait plutôt la mission de les convaincre  afin d’accepter le recensement de ces terres et ce qui s'y trouve en attendant le versement des indemnités après la promulgation de la nouvelle loi y relative. Une proposition qui a été vivement décriée par ces propriétaires.

La commission a indiqué qu'elle était venue pour recenser chaque parcelle et de tout ce qui s’y trouve pour dresser les prévisions des indemnités comme l’a mentionné cet envoyé du ministre. « Aujourd’hui, notre objectif est de recenser les parcelles et savoir la superficie de la propriété de chacun ainsi que tout ce qui se trouve sur son terrain tels des bananiers, des palmiers ou une maison.

Ainsi,  on saura la valeur de la propriété et dès que la nouvelle loi sera d'application nous serions prêts ».

Ces explications n'ont pas convaincu les propriétaires des parcelles. Ces derniers indiquent que la loi en rapport avec l'expropriation est claire en la matière. Selon eux, l’expropriation intervient après versement des indemnités. « L'article 427 en rapport avec les propriétés foncières stipule que la décision d'expropriation pour motif d'intérêt général précise le moment de quitter les terres et ce après le versement de l'indemnité. Vous comprenez bien que toute chose se fasse après le versement des indemnités », a indiqué un des propriétaires.

Depuis plus de 12 ans, ces propriétaires des parcelles se trouvant aux alentours du palais présidentiel n’ont plus droit d’y exercer des activités génératrices de revenus et n’ont jamais été indemnisés.

Des pluies endommagent champs et cultures en province Rumonge.

Des pluies torrentielles mêlées à de la grêle ont endommagé ce lundi des champs et cultures dans certaines communes de la province Rumonge. Les habitants de cette dernière craignent la faim et demandent une assistance en semences pour un nouveau semis

Ces pluies torrentielles mélangées à de la grêle se sont abattues ce lundi soir sur les communes Bugarama et Burambi de la province de Rumonge. Un habitant de l’une de ces communes  précise que ces pluies ont endommagé des champs de certaines cultures. « Une pluie mélangée à de la grêle s’est abattue sur la commune de Bugarama. Elle a commencé par la commune voisine de Mukike pour se diriger à Musinzira où elle a causé d’énormes dégâts. Des champs de maïs, de haricots et de bananeraies ont tous été endommagés. Dans les localités de Gisenyi et Maramvya, cette pluie a endommagé des bananeraies », a- t- il témoigné.

Les habitants victimes de ces pluies craignent le pire et demandent aux bienfaiteurs de leur venir en aide. « Arrivé là où la grêle est tombée, tu ne peux même pas voir les feuilles des cultures qui s’y trouvaient. Les agriculteurs vont de nouveau semer. Nous sollicitons une aide en semences surtout pour le haricot et pour les bananeraies car nous sommes obligés de planter de nouveau d’autres », a- t- il insisté.

A ce propos, la rédaction de la RPA n’a pas pu joindre Consolateur Nitunga, gouverneur de la province de Rumonge, pour recueillir sa réaction.

Evariste Ndayishimiye viole la constitution et les autres textes en matière de syndicats

Le président de la république du Burundi  ne cesse d’entreprendre des actions qui visent à museler  les syndicats. Dans son bulletin UMWIDEGEMVYO  no 3,   la coalition  burundaise des défenseurs des droits humains, CBDDH, indique que par de tels actes le président de la république viole non seulement la  constitution mais aussi les dispositions pertinentes des instruments nationaux et internationaux en matière des  droits syndicaux.

 Parmi les exemples   de tentative de  violation   des droits syndicaux cités par la CBDDH dans son bulletin UMWIDEGEMVYO figure celui des propos très menaçants  du président de la Republique  à l’endroit des enseignants.

Selon  la CBDDH, le président est allé jusqu’à dire le 27 Janvier 2022 lors de la prière organisée chaque dernier jeudi du mois par le parti CNDD-FDD que si les enseignants  venaient à déclencher le mouvement de grève devront s’attendre à être giflés par les parents des élèves.

De plus, le président Ndayishimiye  n’a pas manqué de proférer des menaces plus lourdes à l’endroit de ces syndicalistes en les accusant de financer le terrorisme .Une  accusation extrêmement grave qui,  selon la CBDDH, cache mal la démarche du gouvernement de mettre un frein au fonctionnement des syndicats et de restreindre tous les droits et libertés des citoyens pour prévenir des soulèvements.

La  CBDDH rappelle que des menaces similaires ont été proférées à l’endroit du syndicat de l’ONATEL et de ses représentants au mois de septembre 2021. Ce jour-là, le président Ndayishimiye les a accusés d’être responsables de la faillite de cette société para- étatique de télécommunication. La menace est tombée  alors que le personnel réclamait des arriérés de salaires.

Cette tentative de museler les syndicats viole toutes les dispositions pertinentes des instruments nationaux et internationaux en la matière. A titre illustratif, la CBDDH cite la constitution burundaise du 07 juin 2018 en son article 37 alinéas premiers.

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