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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Aussitôt dit, aussitôt fait. Nomination de nouveaux cadres de l’ODECA

Aussitôt dit, aussitôt fait. Nomination de nouveaux cadres de l’ODECA

Cinq autorités de l’Office pour le Développement du Café ODECA viennent d’être substituées dix jours seulement après une mauvaise cotation de l’office par le président de la République. Une cotation rendue publique dans la réunion tenue à Ngozi (nord du pays) par le Chef de l’État avec les acteurs de la filière Café au Burundi. 

 Le décret présidentiel tombe ce lundi 13 mai 2024. Cinq nouveaux responsables de l’Office pour le Développement du Café au Burundi sont nommés. Il s’agit du Directeur Général, le Directeur Technique, le Directeur Administratif et Financier, le Directeur du Patrimoine de la Filière Café et le Directeur Agronomique.

Un remplacement qui avait été évoqué en date du 3 mai courant à Ngozi, au cours de la réunion du président Evariste Ndayishimiye avec toutes les parties prenantes dans la filière Café.

Au cours de cette rencontre, les responsables de l’ODECA avaient été prévenus sur le détournement et la malversation économique. A ce sujet, le président Ndayishimiye avançait le déficit de plus de 40 millions de dollars chaque année dans les caisses de l’État.  

L’Office pour le Développement du Café ODECA est un établissement public à caractère industriel et commercial mis en place par le décret présidentiel du 7 janvier 2020, portant mission, organisation et fonctionnement de l’ODECA. Entre autre mission, redynamiser la filière café, coordonner, réguler et faire un suivi sur tous les maillons de la filière café.

 

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Photo : Le président Ndayishimiye en réunion avec les acteurs de la filière café

Fête du travail : célébration sans salaires

Fête du travail : célébration sans salaires

La fête du travail a été célébrée au Burundi comme dans différents autres pays. Une célébration faite sans enthousiasme suite aux conditions difficiles auxquelles font face actuellement les travailleurs du Burundi.

Les fonctionnaires de l’État ont célébré ce mercredi 1ᵉʳ mai 2024, la fête du travail et des travailleurs sans qu’ils aient perçu leurs salaires. Le défilé était par conséquent moins animé partout sur les lieux des cérémonies.

« C’est la première fois que nous célébrons cette journée sans avoir perçu de salaires. En plus, le coût de la vie ne cesse de grimper alors que nos salaires restent les mêmes. » A Regretté un des fonctionnaires de l’État.

Au chef-lieu de la capitale politique, Gitega, dans son allocution circonstancielle, le président de la Confédération des Syndicats du Burundi, COSYBU, a dénoncé d’abord le comportement divisionniste et discriminatoire qui caractérise les employeurs dans différents secteurs. Selon Michel Turibamwe, au lieu de créer plus d’emplois, le gouvernement fait plutôt obstruction à certaines sources de revenus chez la population.

 « Il y a des employeurs et des chefs de services qui entretiennent la discrimination et la division au sein du personnel pour pouvoir commettre des délits sans aucune intervention. L’on constate également des employeurs autoritaires qui excluent le dialogue avec leurs sujets. C’est une attitude qui les déshonore. Des mesures concernant les travailleurs sont arrêtées ces derniers temps sans qu’il y ait des séances de concertation. Entre autres mesures, la suspension des indemnités, la suspension des cotisations syndicales, la mesure relative aux soldes des retraités, la mesure interdisant aux vélos et aux motos de franchir certaines zones et autres. »

Dans son discours à la nation, le chef de l’État a réaffirmé que la corruption et la malversation économique entretenue par les autorités du pays sont les principaux facteurs qui minent le développement national à tous les échelons.  « Par rapport aux facteurs qui ont influencé le mauvais rendement, l’on citerait le manque de patriotisme chez certains dirigeants du pays, la paresse, la malversation économique, la corruption, le manque d’esprit déontologique et le non-respect de la vision nationale. »

Alors que le peuple burundais crie à la famine sans précédent, le président Ndayishimiye avance plutôt une bonne récolte avec un excédent à exporter sur le marché international.

Crise de carburant: Bujumbura sans bus de transport

Crise de carburant: Bujumbura sans bus de transport

Ce lundi 06 mai, les parkings de bus qui assurent le transport en commun au centre-ville de Bujumbura étaient vides, sans aucun véhicule, suite à la pénurie de carburant. Les habitants de la capitale économique ne savent plus à quel saint se vouer, car ils n’ont plus de moyens de déplacement.

Les parkings des véhicules de transport en commun qui se trouvent sur la place de l’ancien marché de Bujumbura, habituellement mouvementés, étaient vides la matinée de ce lundi 06 mai 2024 parce qu'il n’y avait pas de passagers ni de véhicules.

Avec une grande peine, les habitants de la capitale Bujumbura qui se sont entretenus avec la RPA  «  demandaient l’intervention divine pour résoudre le problème de manque de carburant au Burundi. » En effet, les véhicules qui assurent le transport des personnes et des marchandises semblent avoir campé sur les différentes stations-service de Bujumbura où il se remarque de très longues files de véhicules qui attendent que le carburant soit disponible.

Le problème du manque criant de carburant s’observe depuis un certain temps dans tout le pays. L'essence comme le mazout sont devenus très rares.

Les habitants du Burundi font savoir qu’ « ils font face à de grandes difficultés pour se rendre au travail ou encore conduire les enfants à l’école, car ils sont tous obligés de se déplacer à pied. » Une situation qui engendre des conséquences très négatives sur le rendement scolaire, mais également elle impacte négativement tous les domaines du pays.

La population constate impuissamment l’échec du gouvernement, bien que le président Evariste Ndayishimiye avait promis, il y a de cela deux ans, de résoudre lui-même le problème.

 

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Photo : Parking de Bujumbura (lundi 06/05/2024)

SOSUMO & SARRAI Group, mariage reporté

SOSUMO & SARRAI Group, mariage reporté

 Le conseil d’administration de la Société Sucrière de Moso a annoncé le 4  du mois en cours que le démarrage du partenariat entre SOSUMO et SARRAI  Group n’aura pas lieu ce 18 avril comme précédemment annoncé. L’heure est à la mise en place de la commission pour l’évaluation de la valeur patrimoniale de la SOSUMO.                                                 

Lors d’une réunion tenue en date du  4 avril, les représentants des travailleurs de la SOSUMO indiquent que l’Administrateur Directeur Général de la SOSUMO   leur a révélé qu’il ne savait pas d’où était venu la date du 18 avril donnée par Onésime Niyukuri, le porte-parole du ministère du commerce comme date de démarrage du partenariat de la SOSUMO et SARRAI Group, une usine de l’Ouganda. 

Il faut d’abord évaluer la valeur du patrimoine de la SOSUMO, et une commission chargée de cette mission a été mise en place. Ce qui devrait déterminer quelle sera la part de chacun dans ce partenariat, comme le témoigne ce travailleur de la SOSUMO.  La raison avancée est que l’on en est encore au stade d’analyse de la valeur patrimoniale de la SOSUMO. Une commission a été créée et est déjà à l’œuvre. Après cette analyse, on pourra inviter SARRAI Group pour lui présenter la valeur du patrimoine de la SOSUMO, ce qui pourra déterminer la part de chacun des deux partenaires. »

La commission mise en place pour évaluer la valeur patrimoniale de la SOSUMO est composée de quelques cadres de la SOSUMO et des représentants du gouvernement de Gitega.

Sans préciser le nouveau rendez-vous du démarrage de ce partenariat avec SARRAI Group, l’Administrateur Directeur Général de la SOSUMO a, via les ondes de la Radio Isanganiro le 11  avril, révélé qu’ils étaient en train de mener des négociations avec SARRAI Group pour pouvoir définir les modalités de partenariat avec SARRAI Group. L’ADG Aloys Ndayijengurukiye avait tenu à préciser que l’objectif était de pouvoir y aller vite pour démarrer le plus tôt possible.

Une situation crispante

 La campagne de production du sucre ne pourra pas débuter à temps comme d’habitude. L’annonce a été faite par les responsables de l’usine lors de la même réunion avec les représentants des travailleurs. Aloys Ndayikengurukiye, Administrateur Directeur Général de SOSUMO a, selon notre source, indiqué aux représentants des travailleurs que c’est suite à l’état de machines indispensables dans la production du sucre qui sont en panne et dont la réparation tarde toujours. Il s’agit de la chaudière, du turbo-alternateur et de la centrifugeuse. L'Administrateur Directeur Général de la SOSUMO a, selon ses travailleurs, expliqué que la société indienne qui devait réparer ces machines tarde à arriver. Elle exigerait une importante somme d’argent, situation à laquelle la SOSUMO ne serait pas préparée. Cet état de chose inquiète le personnel de la SOSUMO. Certains estiment même que la campagne ne pourrait même pas débuter avant aout. « Tellement la réparation des machines qui sont en panne est complexe qu’elle ne pourrait pas se faire en quelque temps ».  A déclaré un des travailleurs de la SOSUMO.

A part ce problème de matériels qui pourrait gâcher la saison et générer de lourdes conséquences à l’usine et à son personnel, le partenariat SOSUMO-SARRAI Group inquiète également le personnel. Ils pensent qu’une bonne partie sera renvoyée.

« Dans la réunion du 4 avril, nous avons cherché à savoir ce qu’adviendrait du personnel de la SOSUMO puisqu’on était en train d’évaluer le patrimoniale de la SOSUMO. Nous avons voulu savoir si SARRAI Group n’aurait pas le dernier mot quant à l’avenir des travailleurs si elle se retrouvait avec plus de 50%  d’actions. »  Indique un des travailleurs de la SOSUMO qui s’est confié à   la RPA

 

L’ADG tranquillise

Au sujet du retard que devrait connaitre la campagne de la production du sucre, Aloys Ndayikengurukiye Administrateur Directeur Général de la SOSUMO a tenu de rappeler aux représentants des travailleurs de cette usine que ça n’aura pas était la première fois que le démarrage de la campagne de production du sucre tarde. Mais l’usine a toujours survécu, aurait déclaré l’ADG Aloys Ndayikengurukiye dans la réunion du conseil d’administration du 4 avril.

Quant à la crainte de se faire renvoyer en cas de mariage,  SOSUMO & SARRAI Group, Aloys Ndayikengurukiye a annoncé que ce partenariat devrait plutôt exiger une augmentation d’employés.  « Soyez sans crainte. Personne ne sera renvoyé, par contre, on aura besoin d’en embaucher d’autres puisqu'ils installeront une autre usine. On aura alors besoin de près de 1000 travailleurs. Aujourd'hui, nous sommes au tour de 600. »

 L’Administrateur Directeur Général de la SOSUMO a aussi indiqué qu’ils auront aussi besoin d’un plus grand nombre de travailleurs saisonniers,   a tenu à préciser notre source à la SOSUMO.

 

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