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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

A Rumonge, le parti Cndd- Fdd a fait siens les avoirs des communes.

Certains habitants de la province Rumonge dénoncent la dilapidation des caisses communales par le parti au pouvoir CNDD-FDD. Ils  font savoir qu’ils ne comprennent pas pourquoi ce parti au pouvoir utilise le charroi  des communes pour ses diverses activités et demandent aux administratifs de cesser de confondre le parti et l’Etat.

Les habitants de la province Rumonge s’insurgent contre le fait que les membres du parti CNDD-FDD s’arrogent le droit de confisquer tous les véhicules communaux pour qu’ils assurent leur transport dans différentes activités organisées par ce parti au pouvoir. Le cas le plus illustratif est celui de samedi dernier où tous les 5 véhicules avaient été dépêchés pour déplacer les membres du parti CNDD-FDD lors d’un match amical. «  Cela s’est fait remarquer au cours du récent tournoi organisé par le CNDD-FDD où les participants se déplaçaient à bord des véhicules communaux. Toutes les communes avaient mobilisé leurs véhicules pour cette fin», a révélé notre source. 

Pire encore, poursuivent nos sources, le responsable provincial de ce parti a fait sien le véhicule de la commune Rumonge qu’il utilise à chaque fois qu’il veut se déplacer. « Le responsable du parti CNDD-FDD utilise le véhicule de la commune Rumonge dans tous ses déplacements, et sur les frais de la commune. Cela est contraire à la loi car les biens de l’Etat ne peuvent en aucun cas être assimilés à ceux du parti», ajoute notre source.

Etant donné que le budget utilisé par les communes provient des contribuables issus de différents partis politiques, les habitants de Rumonge demandent avec insistance au gouvernement en général et au ministère de l’intérieur en particulier de couper court avec cette pratique qui nuit au développement de toute cette province. Par ailleurs, certaines activités sont paralysées car certains administratifs sont parfois obligés d’attendre le retour de ces véhicules pour s’occuper de certains dossiers pénalisant ainsi les demandeurs de ces services.

Les employés de l’ENAB totalisent six mois d’arriérés de salaire.

Les employés de l’Enquête Nationale Agricole du Burundi,  ENAB en sigle, réclament leur salaire d’à peu près six mois. Actuellement, ces travailleurs se plaignent d’être talonnés par la misère alors qu’ils ont un emploi.

Les employés du secteur de l’Enquête Nationale Agricole du Burundi  sont au nombre de 170 et se trouvent  dans différentes provinces. Depuis le mois de janvier 2022, aucun d’entre eux n’a eu même un franc burundais de salaire. Pourtant, on leur avait promis de recevoir chaque mois  leur salaire sans problème comme celui-ci le témoigne. « Maintenant,  ça fait cinq mois que nous n’avons pas eu nos dus. En plus le mois de juin risque aussi de toucher à sa fin sans rien avoir. C’est pour cela que nous vous demandions de nous aider à porter loin notre voix pour voir si le président de l’ENAB  peut nous donner notre argent. Avant, il nous payait par saison et chaque année avait trois saisons. Mais, il a changé ce moyen de paiement et il nous avait promis de nous payer chaque mois.  Mais, nous n’avons rien vu venir ».    

Les conséquences dues au retard de ces salaires se fait remarquée davantage. A part qu’ils ne sont plus capables de subvenir aux besoins de leur familles, personne ne leur fait plus confiance car certains sont incapables de payer leurs dettes. « Les retards de cet argent nous cause beaucoup de problèmes. Surtout dans nos familles et dans notre société entière. Des gens nous voient faire des mouvements de va et vient vers le travail et croient que nous avons quelque chose. Pour ceux qui ont des enfants, ces derniers attendent tout le temps que leur père revienne avec quelque chose en main mais en vain. Les parents contractent des dettes qu’ils sont incapables de payer, ce qui nuit au bon voisinage et entraîne un manque de confiance  du fait que les délais de paiement de la dette ne sont plus respectés ».

Nos sources au sein de l’ENAB révèlent que certains de ces employés ne peuvent pas même assurer les soins de santé de leurs enfants. Ainsi, ils demandent à  leur employeur de faire son mieux pour que leur salaire soit disponible  surtout que ce problème  est récurent au sein de cette institution.

Contacté à ce propos par la rédaction de la RPA, jean Claude Ngwebu, le directeur de l’Enquête Nationale Agricole du Burundi n’a pas nié l’existence de ce problème.  Il a plutôt tranquillisé ces employés en leur promettant qu’ils vont avoir leur argent lundi prochain.

Du favoritisme dans la distribution du sucre en zone Bwiza.

La population des différents quartiers de la zone Bwiza en commune Mukaza de la Mairie de Bujumbura se plaignent de la mauvaise distribution du sucre par les chefs de ces quartiers. Certains habitants de ces quartiers ne sont jamais servis.

Les habitants des quartiers de la zone Bwiza indiquent que le problème de manque du sucre n’en est plus un pour le moment. Ils affirment que ces derniers jours le sucre est disponible et que sa distribution est surveillée par les administratifs à la base. « Le sucre est souvent disponible dans différentes boutiques que ce soit à  Jabe et à Bwiza. Mais, sa distribution doit être surveillée par les chefs de quartier et les chefs de cellule », a déclaré un habitant.

Seulement, le problème majeur réside dans la mauvaise distribution du sucre disponible dont ces administratifs sont responsables. « Ces chefs de quartiers se servent d’abord entre 5 et 10 kg. Puis, ils servent leurs amis. Ceux qui ont fait la queue ne reçoivent qu’un seul kg et d’autres rentrent sans être servis alors qu’on avait donné entre 10 et 20 sacs. C’est là où nous disons qu’il y a du favoritisme », s’est plaint un autre habitant.

A ce propos, la rédaction de la RPA n’a pas encore pu joindre le chef de la zone Bwiza pour qu’il s’exprime là-dessus.

Trafic d’enfants au camp de réfugiés de Nduta en Tanzanie.

Un  réseau de trafiquants  fait sortir du camp des enfants   pour aller les  faires travailler comme des esclaves. L’opération se fait sans consentement des parents et des fois ces derniers passent des années sans aucune nouvelle de leurs enfants.

Le réseau  des personnes  impliquées  dans ce trafic d’enfants est fait en général des gens venant de l’extérieur du camp mais qui ont des contacts   à l’intérieur de ce camp. Ces contacts de l’intérieur s’occupent du recrutement. Le réseau s’intéresse  aussi bien aux filles qu’aux garçons  dont l’âge est compris entre 14 et 18ans. Le réseau change de tactique selon la situation comme le révèle ce réfugié. « Les trafiquant existent encore mais auraient changé de tactiques. Avant, ils entraient eux même pour recruter dans le camp. Mais aujourd’hui, ils utilisent leurs contacts à l’intérieur du camp. Ce sont ces derniers qui recrutent  et se chargent  de faire sortir ces enfants du camp ».

 

La majorité de ces enfants quitte  le camp à l’insu  de leurs parents. Tellement on leur fait miroiter d’une  vie meilleur  à  l’extérieur du camp  que ces enfants ne toléreraient point  quelque  que chose qui viendrait  gâcher leur  rêves. « Les parents ne sont jamais informés. Les tractations se font en cachette parce que les enfants  fatigués de la vie dure dans le camp voudraient sortir coûte que coûte. Les trafiquants savent aussi qu’ils sont dans l’illégalité et ne peuvent pas oser associer les parents », ajoute notre source.

Arrivés à destination,  c’est le désenchantement. La grande majorité se retrouve en train de travailler comme esclaves. « La tâche  n’est pas du tout facile pour ces enfants. Ils font face à de multiples défis. Ils travaillent dur  sans être payer. Quand arrive le moment de retourner au camp, ils rentrent bredouille », compatit notre source à leur peine.

 

Des enfants sont partis depuis de longues dates  mais ne sont toujours pas revenus. Les espoirs de les revoir chez les parents s’amenuisent au fil des jours. « Il y en a même qui ne sont plus revenus  et pour qui les parents ne savent  pas s’ils sont encore en vie ou s’ils sont morts. Les parents  continuent  seulement  à garder espoir de les revoir un jour », précise- t- elle.

Selon des informations recueillies au camp de Nduta,   certains enfants ont été emmenés dans des  centres non loin camps comme Kasulu et Kibondo  et d’autres dans des  villes comme  Mwanza et  Dar- Es  Salaam. Certains  seraient employés  comme domestiques et d’autre comme travailleurs dans des maisons d’hébergement. Les filles quant à elles auraient pours rôle de faire plaisir aux clients de ces maisons.

La rédaction de la  RPA n’a pas encore pu joindre les responsables du HCR au camp de Nduta.

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