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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Tortures et abus à la prison centrale de Gitega

Tortures et abus à la prison centrale de Gitega

A la prison centrale de Gitega, un détenu prénommé Joël a échappé de peu à la mort, mercredi dernier, suite à une altercation qui a rapidement dégénéré, impliquant le représentant en chef des prisonniers, connu sous le nom de "capita général".

L'affaire a débuté par une dispute entre Joël et le frère aîné du capita général, Siméon Nzikwitonda. Selon des témoignages recueillis auprès de sources internes à la prison, Nzikwitonda est intervenu rapidement pour défendre son frère, mais sa réaction a été d'une violence disproportionnée.

« Sans poser de questions, le capita général a immédiatement commencé à battre Joël avant de le traîner dans la cellule de correction où il l'a aspergé d'eau », rapporte un prisonnier témoin de la scène. L'incident a provoqué une révolte parmi les autres détenus, choqués par la brutalité de l'agression. Les sources indiquent que Joël a non seulement subi des coups et blessures, mais a également été victime de tortures ciblant particulièrement ses organes génitaux.

Ce n'est apparemment pas un cas isolé. Le capita général est accusé d'avoir un comportement abusif récurrent, y compris envers les détenues. « La dernière fois, il est allé jusqu'à abuser sexuellement des femmes détenues en leur donnant un peu d'argent, en collaboration avec des policiers. Ils ont versé des pots-de-vin pour étouffer l'affaire », révèle notre source.

Le comportement du capita général est décrit comme provocateur et intimidant, créant un climat de peur au sein de la prison.La rédaction a tenté de contacter Salomon Nduwayezu, directeur de la prison centrale de Gitega, pour obtenir des commentaires sur cette affaire, mais sans succès.

Le PAM sonne l'alarme : la situation des réfugiés congolais au Burundi se détériore

Le PAM sonne l'alarme : la situation des réfugiés congolais au Burundi se détériore

Depuis janvier 2025, près de 70 000 Congolais ont trouvé refuge au Burundi, fuyant les violences qui ravagent l’est de la République Démocratique du Congo. Cet afflux massif, inédit depuis des décennies, met à rude épreuve les capacités d’accueil et les programmes d’aide humanitaire du Programme Alimentaire Mondial (PAM), déjà fragiles et sous-financés.

La majorité des réfugiés sont des femmes, des enfants et des personnes âgées, arrivant dans des conditions précaires après avoir traversé des rivières dangereuses et parcouru de longues distances à pied. Dragica Pajevic, directrice régionale adjointe du PAM pour l’Afrique de l’Est, décrit une situation qui se détériore chaque jour avec l’arrivée continue de nouveaux réfugiés, souvent démunis. Face à cette crise humanitaire croissante, le PAM a dû prendre une décision difficile : réduire les rations alimentaires quotidiennes pour les réfugiés déjà présents, passant de 75 % à seulement 50 % des besoins nutritionnels essentiels. Cette mesure vise à étendre l’aide aux nouveaux arrivants malgré les ressources limitées.

Pour maintenir un soutien alimentaire jusqu’à la fin de l’année, le PAM estime qu’un financement supplémentaire de 19,8 millions de dollars est nécessaire. Cette somme permettrait non seulement d’assurer des rations complètes pour les réfugiés, mais aussi de répondre aux besoins des populations vulnérables dans les zones d’accueil. Sans ce financement urgent, le PAM avertit d’une possible interruption de l’aide dès juillet 2025, un scénario aux conséquences dramatiques.

Le PAM appelle la communauté internationale à intensifier son soutien pour éviter une catastrophe humanitaire imminente. L’urgence est réelle : répondre rapidement aux besoins essentiels des réfugiés congolais au Burundi est crucial pour éviter une aggravation dramatique de leurs conditions de vie.

Ruyigi : un citoyen livré à des inconnus par la police

Ruyigi : un citoyen livré à des inconnus par la police

Un habitant de la zone Kabuyenge, dans la commune de Gisuru, province  Ruyigi, est porté disparu depuis une semaine après son arrestation par la police locale. Salomon Bemerimana a été appréhendé le lundi 17 mars 2025, plongeant sa famille dans l'angoisse et l'incertitude quant à son sort et son lieu de détention actuel.

Selon des témoignages recueillis auprès de sources locales, Bemerimana a d'abord été placé en garde à vue dans un cachot de la commune. Cependant, le lendemain de son arrestation, le responsable de la police de Gisuru l'a remis à des individus non identifiés circulant dans un véhicule immatriculé en Tanzanie. Un voisin de Bemerimana a déclaré : « Il a été remis à des personnes non identifiées qui se déplaçaient à bord d'un véhicule qui avait une plaque tanzanienne. Il avait été accusé de collaborer avec des groupes de malfaiteurs qui commettent des vols en Tanzanie. »

Cette situation soulève de graves préoccupations quant à la sécurité de Salomon Bemerimana. Les habitants de Gisuru, inquiets, demandent que les autorités fassent la lumière sur cette affaire. « Nous demandons avec insistance qu'on nous montre où il se trouve et s'il a commis un crime, qu'il soit jugé conformément à la loi », a déclaré un membre de la communauté.

Les tentatives de la rédaction de la RPA pour obtenir une réaction de Jean Gentil Nizigiyimana, responsable de la police en province Ruyigi, sont restées vaines jusqu'à présent.

Camp de Nduta : Deux réfugiés burundais introuvables

Camp de Nduta : Deux réfugiés burundais introuvables

Deux réfugiés burundais du camp de Nduta, en Tanzanie, sont portés disparus depuis plus d’une semaine. Rémy, habitant de la zone six, et Saul, de la zone sept, n’ont plus donné signe de vie depuis leur départ pour une mission professionnelle. Leur disparition suscite une vive inquiétude parmi les réfugiés du camp.

Selon des témoins, les deux hommes, tous deux bouchers, avaient quitté le camp pour aller chercher une vache à abattre. Cependant, ils ne sont jamais revenus. Seul un enfant qui les accompagnait a réapparu dans le camp dans un état critique, ayant été sévèrement battu. Depuis cet incident, aucune information  sur le sort des deux hommes n’a été obtenue.

Les familles et les habitants du camp expriment leur désespoir face à cette situation. « Rémy et Saul ont été enlevés alors qu’ils allaient récupérer une vache. Depuis leur départ, aucune nouvelle. L’enfant qui était avec eux est revenu grièvement blessé », rapporte un réfugié du camp. L’état de l’enfant renforce les craintes quant à l’éventuelle violence subie par les deux hommes.

Les réfugiés exhortent les autorités à intensifier les recherches pour retrouver Rémy et Saul. Ils demandent également des réponses claires en cas de décès : « Si nos proches ne sont plus en vie, qu’on nous rende leurs corps pour leur offrir des funérailles dignes », implorent-ils.

Des sources locales évoquent la possibilité d’un enlèvement orchestré par ceux qui avaient contacté les deux hommes pour leur signaler la disponibilité de la vache.

Les tentatives de la RPA pour obtenir des éclaircissements officiels sur cette affaire n'ont pas encore abouti. Le responsable du camp de Nduta n'a pas pu être joint.

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