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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Jean Berchimans Nduwayo de Ruyigi reste introuvable depuis ce lundi

Un commerçant du chef-lieu de la province Ruyigi est sans trace depuis ce lundi. Ses proches craignent pour sa sécurité d’autant plus qu’ils l’ont cherché dans différents cachots mais sans le retrouver. 

Ce commerçant de la ville de Ruyigi porté disparu depuis ce lundi s’appelle Jean Berchimans Nduwayo alias Juma. Il habitait le quartier Kinyabakecuru de la même ville. Selon un de ses voisins, Jean Berchimans est sorti de la maison à 14 heures. Il y avait un véhicule qui stationnait tout près de chez lui à bord duquel étaient des individus non identifiés et ces derniers l’ont embarqué.   « Sa femme croyait qu’il était au travail car elle l’a vu sortir de la maison. Elle a appris de la part des autres commerçants qu’il n’était pas au travail. Ces derniers  lui demandaient pourquoi son mari n’était pas au travail. Son téléphone était éteint. Certains de ses voisins qui étaient sur place affirment qu’il a été embarqué à bord d’un véhicule qui stationnait tout près de chez lui ».   

Un des amis de Jean Berchimans Nduwayo indique qu’il lui a parlé vers 15 heures et il lui a dit qu’il est à Gitega. A son deuxième appel, il lui a fait savoir qu’il est au niveau de Bugarama. Il l’a appelé encore mais, cette fois, son téléphone était éteint. « Entre 15 heures et 16 heures, il a appelé un de ses amis pour lui dire qu’ils ne peuvent pas compter sur lui car il est à Gitega. Ils ont voulu savoir pourquoi il a voyagé précipitamment mais son téléphone était éteint. Ils ont essayé encore une fois et il a répondu qu’il arrive au niveau de Bugarama à Muramvya. Depuis ce jour, on a aucune nouvelle de lui car son téléphone est éteint », a indiqué un de ses amis. 

Les proches de Jean Berchimans indiquent qu’ils l’ont cherché dans différents cachots mais sans succès. Ils précisent qu’ils ont alerté les autorités administratives et policières mais ces dernières n’ont pas encore réagi. Ils demandent d’être informés du lieu de détention du leur et qu’on leur montre son corps s’il serait déjà tué afin qu’il soit enterré dans la dignité.

Les voisins de Jean Berchimans affirment qu’il vivait en harmonie avec l’entourage et ne participait dans aucune formation politique.

La rédaction de la RPA a essayé de joindre Antoinette Semugara, administrateur de la commune Ruyigi, ainsi que le commissaire provincial pour de plus amples éclaircissements sur l’enlèvement de ce commerçant de la ville de Ruyigi mais sans y parvenir.

Les réfugiés burundais du camp de Nduta toujours victimes des mesures contraignantes.

Depuis ce mercredi, les  réfugiés de Nduta ont été interdits de cultiver même les amarantes qui les aident à compléter la ration insuffisante octroyé par le HCR. Ces réfugiés  trouvent que l’objectif est de les contraindre à rentrer chez eux.

Dans le communiqué de ce 13 Octobre 2021, le bureau du président du camp de Nduta en Tanzanie a annoncé à tous les réfugiés  qu’il est strictement interdit de cultiver à l’intérieur ou à l’extérieur de ce camp. Les burundais qui se sont réfugiés dans ce camp indiquent que même les amarantes  sont parmi les cultures interdites dans ce camp. « Ils continuent de prendre des mesures contraignantes contre nous. A présent,  ils ont dit que personne ne peut cultiver dans le camp. Avant, les amarantes  ne figuraient pas parmi les cultures interdites. Mais à présent, ces légumes sont interdites. Nous sommes en train d’être persécutés », révèle un réfugié.

Ces burundais  trouvent dans ces mesures une façon de continuer à les persécuter dans le simple but de les contraindre au rapatriement. Ils disent que ces légumes les aidaient à compléter leur ration alimentaire. « Ces légumes nous aidaient beaucoup car le petit poids que nous recevons est  d’une quantité insuffisante pour nous nourrir tout le mois. Et on pouvait alors préparer ces amarantes  pour compléter la ration. Maintenant que c’est interdit, notre situation va s’empirer. La seule explication de la prise de ces mesures est de nous pousser à retourner au pays sans notre volonté », a- t- il déduit.

Dans ce même communiqué, le bureau du président du camp de Nduta a rappelé que tous les réfugiés burundais dans ce camp sont défendus d’exercer toute activité génératrice de revenus  ou de se rassembler dans des marchés. Ils sont également interdits d’élever  des animaux domestiques dans ce camp. Ces réfugiés burundais demandent au HCR de tout faire pour que ces mesures soient suspendues.

Un agent de la Regideso- Karuzi reste détenu au cachot en violation des délais.

Un employé de la REGIDESO est détenu dans un cachot de la police judiciaire depuis un mois au chef-lieu de la province Karuzi. Il est accusé d'avoir volé des câbles électriques. Ses proches et amis dénoncent le dépassement des délais de la garde-à-vue.

Clovis Nkunzimana, c'est l'employé de la REGIDESO  qui est détenu dans un cachot de la police judiciaire à Karuzi depuis le 18 septembre dernier. Nos sources sur place indiquent que c'est le chef de la zone Gitaramuka accompagné d'imbonerakure qui a attrapé Clovis Nkunzimana en train de voler des câbles sur des poteaux électriques en commune Gitaramuka. Les mêmes sources indiquent que Clovis Nkunzimana  est également l'adjoint du chef du centre Karuzi.

Selon nos sources locales,  personne dans la famille ou parmi ses amis ne lui apporte à manger au cachot.

 

Un autre problème, selon ses proches, est que les 14 jours de garde-à-vue prévus par la loi ont été dépassés puisqu'il est détenu depuis un mois. D’où ses proches demandent que Clovis Nkunzimana soit libéré ou mis à la disposition du parquet conformément à la loi.

A propos de ce cas de détention de Clovis Nkunzimana, la rédaction a tenté de contacter le procureur de la République à Karuzi,   François Harerimana, sans succès.

La population de Kibezi demande la libération de leur chef de zone incarcéré depuis la semaine dernière.

Le chef de zone Kibezi en commune Mugamba de la province Bururi est incarcéré depuis jeudi de la semaine dernière. Victime d’avoir interdit aux imbonerakure du parti CNDD-FDD de malmener les citoyens en leur obligeant de donner des contributions forcées, la population de cette localité demande sa libération.

Vincent MISIGARO est le nom du chef de zone Kibezi en commune Mugamba dont la population dénonce sa détention illégale. Ces habitants indiquent que Vincent MISAGARO est incarcéré aux cachots de la Brigade Mugamba depuis jeudi le 07 octobre de cette année  accusé d’avoir empêché  aux imbonerakure de collecter de force de l’argent auprès de la population. Un des habitants raconte. « Le chef de zone Kibezi de la commune Mugamba est détenu depuis jeudi pour avoir interdit aux imbonerakure de la localité de Gitumba de collecter de force de l’argent auprès des citoyens. Il leur a demandé : «  Où est-ce que vous amenez l’argent que vous collectez ? Qui vous a ordonné d’aller collecter de l’argent ? ». Il est emprisonné aux cachots de la Brigade Mugamba jusqu’aujourd’hui ». 

Vincent MISIGARO est aussi victime de s’opposer souvent à l’arrestation illégale des citoyens de l’ethnie Tusti de cette localité. « Il est également victime de défendre les pensionnés militaires de l’ethnie Tutsi. Quand la police vient faire la fouille-perquisition ou arrêter les gens, il demande pourquoi ces pensionnés sont arrêtés alors que la police n’a rien trouvé de chez eux », ajoute notre source.

Les habitants de la zone Kibezi sont frustrés de l’incarcération injuste de leur chef de zone et demandent avec insistance sa libération car, d’après eux, il priorise toujours le bien-être de toute la population. « Les habitants sont dans une grande colère car ce chef de zone est détenu injustement du simple fait qu’il a refusé que la population qu’il dirige soit malmenée. Les gens ne comprennent pas comment un bon dirigeant qui se préoccupe du bien-être des citoyens soit incarcéré », déplore notre source.

La rédaction de la RPA n’a pas pu joindre Vénuste NTAHOMBAYE, l’administrateur de la commune Mugamba, pour qu’il puisse s’exprimer à propos de cette détention de Vincent MISIGARO, chef de zone Kibezi.

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