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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Où sont  trois combattants du mouvement RED-Tabara ?

Où sont trois combattants du mouvement RED-Tabara ?

Trois combattants du mouvement armé RED-Tabara ont été remis au Service des Renseignements après une détention de plus de deux ans à la prison centrale de Mpimba. Plus de trois mois sans aucune nouvelle d’eux, les proches et les familles alertent pour leur sécurité.   

C’est en date du 30 juillet 2021 que le Rwanda a remis officiellement au Burundi  19 combattants du mouvement rebelle RED-Tabara que l’armée rwandaise avait capturé. Après une détention par le Service National des Renseignements, ces combattants ont été tous transférés à la prison centrale de Mpimba (Bujumbura Mairie) en novembre 2021. Mais depuis quelques mois, trois ont été remis encore aux agents de la documentation.

Gérard Niyonkuru  est le premier à avoir été séparé de ces codétenus, c’était le 21 février 2024. Il a été isolé des autres prisonniers pour par la suite être ramené à la police présidentielle. Sept jours après, le 28 février 2024, Egide Nkurunziza et Saturne Minani ont subi la même opération et ont été conduits, selon des sources internes à la prison centrale de Mpimba,  de façon inhumaine au service des renseignements. Inquiétés à la fois par leur situation sécuritaire et  leur état de santé, leurs familles alertent les instances habilités : « Nous ne savons pas s’ils sont encore vivants ou s’ils seraient morts. Nous craignons aussi qu’ils soient enrôlés dans d’autres actes ignobles ou de criminalités. Nous voulons réellement être informés de leur situation actuelle. »

Le premier responsable, précisent les proches de ces trois prisonniers,  est l’ancien directeur de la prison de Mpimba prénommé Serge et surnommé GIKONA car c’est lui qui les a remis au Service National des Renseignements.

Remis par Kigali le 30 juillet 2021 à Gitega, 19 combattants du mouvement RED-Tabara avaient été appréhendés en septembre 2020 par l’armée rwandaise.  Depuis novembre 2021, ils sont détenus à la prison centrale de Mpimba. Au mois de février 2022, deux des 19 combattants remis par Kigali ont été acquittés et libérés. Les 17 autres ont été condamnés à perpétuité par le Tribunal de Grande Instance Muha au mois de juillet 2022. Ces combattants ont interjeté appel et le dossier est encore pendant devant la cour d’appel.

 

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Photo : Les 19 combattants du RED-Tabara  remis par Kigali, à la frontière Gasenyi-Nimba (30 juillet 2021)

 

 

Près de 2 ans détenu au SNR, sa famille clame justice

Près de 2 ans détenu au SNR, sa famille clame justice

Bientôt deux ans qu’il est incarcéré au cachot du Service National des Renseignements en Mairie de Bujumbura. Innocent Ntirandekura de la Commune Cendajuru  en province Cankuzo a été arrêté à Dar-Es-Salaam en Tanzanie et ramené immédiatement au Burundi. Les proches de la victime non seulement ignorent les mobiles de son arrestation, mais aussi, ils ne sont pas au courant des conditions dans lesquelles il est détenu.

Selon les informations en provenance de sa famille, Innocent Ntirandekura a été arrêté en Tanzanie au mois de juillet 2022. Il a été aussitôt rapatrié au Burundi et mis sous les verrous au cachot du Service National des Renseignements en Mairie de Bujumbura où il croupirait   jusqu’à date. Sans aucune nouvelle du sien, sa famille indique qu’elle n’est au courant de son lieu d’emprisonnement que par le biais de ses anciens codétenus libérés.

« Nous détenons des informations selon lesquelles il serait détenu au cachot du Service National des Renseignements, d’après du moins ses anciens codétenus libérés. II a été arrêté en date du 21 juillet  2022 à Dar-Es-Salaam en Tanzanie. Nous ignorons ses conditions de détention », déplore l’un des membres de la famille.

 Les proches d’Innocent Ntirandekura plaident pour sa libération, ou tout au moins qu’il comparaisse devant la justice.  « Nous avons essayé de lui parvenir à son lieu de détention, mais sans succès. Serait-il normal qu’une personne soit détenue par la documentation pendant deux ans sans comparaitre devant le juge ? Nous demandons avec insistance qu’il soit tout au moins auditionnée par la cour, et s’il est coupable, qu’il soit puni conformément à la loi, et s’il est quitte, qu’il soit libéré et rejoigne sa famille ». 

Innocent Ntirandekura est originaire de la sous-colline Mana, colline Kibande commune Cendajuru  en province Cankuzo.

Nous n’avons pas pu avoir la réaction de la police nationale.

 

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Photo : Innocent Ntirandekura

 

Nyarugusu : Les réfugiés burundais appelés à se rapatrier avant la fin de l’année

Nyarugusu : Les réfugiés burundais appelés à se rapatrier avant la fin de l’année

Les autorités tanzaniennes continuent de rappeler aux réfugiés burundais qu'ils doivent quitter ce pays d'ici la fin de l'année. Dans une réunion tenue ce 12 juin, le chargé des affaires des réfugiés au sein du gouvernement à Kigoma a dit qu'un très petit effectif de Burundais avait la chance de rester dans ce pays comme réfugiés après l'expiration des délais.

Après avoir annoncé aux réfugiés de Nyarugusu les promesses du HCR de renforcer le secteur de la santé à partir du mois de juillet, le chargé des questions des réfugiés dans la province de Kigoma John Walioba Mwita a rappelé aux réfugiés burundais qu’ils devaient quitter la Tanzanie avant la fin de l’année.

« Je ne connais pas la décision qui sera prise après les interrogatoires individuels. Retournez chez vous dans cette période où il y a encore une assistance qui vous permet de vous rapatrier dans la dignité. Après le 31 décembre, toutes ces assistances seront suspendues. »  

Au cours de la réunion de ce mercredi 12 juin, John Walioba Mwita a expliqué aux réfugiés burundais que le sondage du gouvernement tanzanien montre que seulement 200 Burundais peuvent avoir la chance de garder le statut de réfugiés après ces interrogatoires. Il a ensuite dit que les enfants devraient poursuivre leurs études au Burundi.

« Les évaluations nationales se poursuivent normalement pour les Congolais mais le gouvernement burundais a décidé de clôturer le débat sur ce sujet comme on est dans le processus de rapatriement. Chers parents, rentrez avec vos enfants au Burundi pour qu’ils puissent poursuivre leurs études. »

La réinstallation au troisième pays n’est pas autorisée pour le moment pour les Burundais réfugiés en Tanzanie selon John Walioba Mwita qui a mis en garde les réfugiés congolais qui tenteraient d’insérer les noms des Burundais dans leurs listes. « Vos voyages vers le troisième pays seront annulés », a-t-il menacé. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, jusqu’au 31 mai dernier, la Tanzanie hébergeait plus de 128 mille réfugiés sur son territoire.

Multiplication des cas d’abus sexuels sur de petits enfants à Buterere, la population alerte.

Multiplication des cas d’abus sexuels sur de petits enfants à Buterere, la population alerte.

Au moins cinq enfants ont été abusés sexuellement par des gens non encore identifiés, et ce, en seulement trois mois. Cela s’est passé en zone Buterere, commune Ntahangwa dans la municipalité de Bujumbura. Parmi les victimes, quatre sont des jeunes garçons et la 5ᵉ est une fillette qui a par après été assassinée.

Tous ces enfants abusés sexuellement sont âgés de 7 à 8 ans et habitent la zone Buterere. L’un de ces enfants est une fillette qui a été étranglée par ses bourreaux une fois leur sale besogne finie, puis jetée tout près de chez elle.  « Cette fillette s’appelait Péniella.  Elle a été abusée dans la nuit du 4 au 5 juin cette année. Elle a par après été étranglée avant que son corps soit jeté tout près d’une position policière de la place. »  Témoigne notre source à Buterere.

Les jeunes garçons ne sont pas non plus épargnés. Selon notre source, quatre ont également subit le même sort, sauf qu’ils ont eu la chance de ne pas être tué.  « Au quartier Mugaruro, deux garçons ont été violés. Deux autres l’ont été au quartier Mubone, tout près de la 7ᵉ Avenue. Tous les 4 ont 7 ans. Pour les appâter, leurs bourreaux leur ont donné 200 francs et ont fait semblant de les accompagner à la boutique pour acheter des sucreries. Et arrivé dans un endroit où il y a des buissons, ces enfants se sont fait violer. Personne ne connait qui sont ces criminels. » Déplore un autre habitant de la place qui s’interroge si ce ne serait pas une malédiction qui s’abat sur le pays.

Décontenancés, les habitants de la zone Buterere demandent aux autorités administratives et policières de faire tout leur possible pour identifier ces criminels afin qu’ils soient traduits en justice.

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