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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

La Tanzanie continue sa persécution des réfugiés burundais.

Au camp de Nduta, des communiqués à travers les hauts parleurs et les affiches  dans des lieux plus fréquentés rappellent aux réfugiés burundais  que l’heure a sonné pour qu’ils rentrent chez eux. De plus, le processus des burundais  en protection et en attente de partir pour le troisième pays d’asile a été suspendu.

Ce mercredi un véhicule sur lequel était installé un  haut-parleur parcourait le camp de Nduta en lançant un message qui invite les réfugiés burundais à rentrer au pays natal. Le même message est affiché un peu partout au camp surtout dans les lieux les plus fréquentés comme le témoigne ce réfugié. « On observe des affiches partout dans les sites où étaient aménagés les  marchés, sur les arbres, sur des pancartes implantés le long des routes et sur  des tableaux d’affichage. Il est écrit que  chaque réfugié burundais  n’a d’autre choix que celui du rapatriement et qu’aucun n’aura plus droit à l’assistance. Vous comprenez alors que  ça revient à dire qu’on a plus le droit d’être réfugié. C’est très grave.»

Ce courant n’a pas épargné même les Burundais qui sont sous la protection et ceux pour qui le processus était avancé. « Ce qui m’a beaucoup choqué, ce sont les réfugiés qui étaient  sous la protection et qui devraient bientôt partir pour le 3ème pays d’asile. Certains avaient  même déjà signé et pour d’autres, le processus  était avancé. Il y a même une famille qui avait déjà vendue et distribuer  tous ses biens puisque  le visa étaient, dit –on, déjà  disponible. Mais, on lui a signifié qu’il n’y aura plus de 3ème  pays pour les Burundais et que plutôt l’urgence pour les Burundais est le rapatriement», a ajouté un autre réfugié.

Le même  message avait récemment été adressé aux réfugiés burundais du camp de Nyarugusu. Il était précisé dans  ce  message que seuls les Congolais pouvaient  avoir droit au 3ème pays d’accueil.

L’APRODH interpelle l’EAC et l’UA pour venir en aide aux réfugiés burundais en Tanzanie.

La communauté de l’Afrique de l’Est et l’Union Africaine devraient forcer le gouvernement tanzanien à mettre fin aux persécutions et violations des droits des burundais réfugiés dans ce pays. Déclaration de l’Association burundaise pour la protection des droits humains et des personnes détenues, APRODH, sortie ce dimanche. L’APRODH mentionne sa préoccupation face aux persécutions continuelles des autorités tanzaniennes en collaboration avec le gouvernement burundais contre ces burundais sans que rien ne soit fait pour les protéger.

Depuis que les burundais se sont réfugiés en Tanzanie en 2015, l’APRODH fait savoir dans cette déclaration qu’ils n’ont jamais cessé de subir des persécutions de la part des autorités tanzaniennes. Plusieurs de ces réfugiés ont été tués et d’autres enlevés puis portés disparus.

En s’appuyant sur les événements de 2019, l’APRODH montre que ces réfugiés burundais ont été victimes de plusieurs sortes de violations de droits humains tels que les attaques répétées des hommes armés dont les agents secrets burundais et la milice imbonerakure.  Ils ont également subi des violations sexuelles, des arrestations arbitraires, des tortures, des vols à main armée ainsi que d’autres crimes.

Ces violations à leur encontre ont pris une grande ampleur dans le but de pousser ces réfugiés burundais à se rapatrier de force. Depuis le début du mois de janvier 2022, l’APRODH indique que la police tanzanienne et les jeunes affiliés au parti au pouvoir nommés Basungusungu ont détruit les champs de bananerais et d’autres cultures des réfugiés dans les camps de Nyarugusu et de Nduta. Et cela vient  s’ajouter aux mesures qui interdisent les réfugiés de faire toute activité génératrice de revenus et le droit d’aller au marché.

L’APRODH déplore que toutes ces violations de leurs droits soient commises en présence des autorités tanzaniennes alors que la Tanzanie a joué un grand rôle dans les pourparlers de paix pour le Burundi.

Ainsi, l’APRODH recommande au gouvernement Tanzanien de laisser ces réfugiés chercher librement un autre asile s’il ne veut plus les héberger au lieu de les tuer et de les maltraiter. Cette association burundaise recommande aussi à la communauté Est-Africaine et à l’Union Africaine de forcer le gouvernement tanzanien à mettre fin aux mauvais traitements contre ces réfugiés burundais et au HCR de prendre des mesures appropriées afin d’assurer la protection de ces réfugiés et de continuer à les assister convenablement en collaboration avec d’autres organisations humanitaires. 

Arrestation aux allures d’enlèvement d’un des responsables du parti CNL à Kayogoro

Un responsable du parti CNL en commune Kayogoro de la province  Makamba a été enlevé par des personnes en tenues militaires  dans l’après de ce lundi. Les militants de ce parti alertent pour sa sécurité car, disent-ils, la victime a été arrêtée brutalement et conduit dans un lieu jusqu’ici inconnu.

L’un des responsables du parti CNL en commune Kayogoro de la province  Makamba qui a été arrêté aux allures d’enlèvement est le nommé Bonaventure Ndikuriyo surnommé Bolingo. Il est le chargé de la sécurité au sein du comité directoire du parti CNL en commune de Kayogoro. Certains membres de ce parti révèlent qu’avant de partir, il a dit qu’il  répondait à un rendez-vous avec une autre personne. Cette source fait savoir qu’après l’avoir rejoint, des personnes en tenues militaires sont venus et les ont emportés comme si c’était une scène d’enlèvement. « A son arrivée, il a rencontré la personne avec qui il avait un rendez-vous mais dont l’on ignore encore l’identité. Il est venu  par la suite un véhicule de type double cabine avec des vitres teintées. A bord, il est sorti des individus en tenues militaires  qui les ont arrêtés, ligotés et embarqués à bord de ce véhicule. Personne ne connait l’endroit où ils ont été conduit », raconte un membre du parti CNL.

Au moment où Bonaventure Ndikuriyo et la personne non identifiée ont été arrêtés et acheminés dans un endroit inconnu, certains membres du parti CNL en comme de Kayogoro craignent pour la sécurité de ce membre du comité de leur parti.  Ils demandent que de telles arrestations aux allures d’enlèvement cessent et que les proches soient informés si le leur est arrêté. « Nous les membres de différents partis politiques autres que le parti au pouvoir, nous sommes attristés par ces pratiques qui se font ici dans notre pays. Nous demandons qu’une personne soit arrêtée par des institutions sécuritaires identifiables et que nous soyons informés des lieux de détention de ces victimes d’arrestation », a poursuivi un membre d’un parti d’opposition. ‘

La rédaction de la RPA n’a pas pu joindre  Antoine Ndayiragije, administrateur de la commune  Kayogoro, pour savoir si des enquêtes auraient été amorcées.

Le patron du CNL sort enfin du silence pour dénoncer les exactions à l’endroit de ses fidèles

En moins d’un mois, au moins 10 membres du parti CNL ont été portés disparus dans la seule province de Ngozi. La seule infraction leur reprochée serait d’être de mèche avec les groupes rebelles. Ce que réfutent les familles des victimes qui parlent plutôt d’intolérance politique qui prend de plus en plus de l’ampleur.

Les enlèvements les plus récent sont au nombre de 5. Parmi ces 5, 4 ont été enlevés le 02 de ce mois de Décembre. Il s’agit d’Olivier Nkurunziza, enseignant à l’école fondamentale de Gisha en commune Tangara. Originaire de la colline Gasekanya, zone et commune Tangara, il a été arrêté à son domicile puis embarqué dans un véhicule de la police à bord duquel se trouvaient des jeunes imbonerakure du parti au pouvoir, le CNDD-FDD.

Le deuxième est le nommé  Manassé Nduwayo. Il a lui aussi été appréhendé alors qu’il se trouvait chez lui. Cela s’est passé pendant la nuit sur la colline Munagano de la commune Kiremba. Embarqué à bord d’un véhicule de la police plein d’imbonerakure, il est introuvable depuis.

Le troisième est un certain Salomon Nduwayo. Habitant la zone Mubuga, son arrestation s’est passée comme les deux précédentes. Idem pour Manassé Uwimana, le quatrième membre du parti CNL originaire de la colline Kobero en commune Ruhororo.

Le cinquième est le nommé Venant Nahabonimana. Représentant du parti CNL à l’université de Ngozi, il a été arrêté le 1er décembre de cette année. Tiré de chez lui au quartier Rubuye pendant la nuit par des imbonerakure, il a lui aussi été embarqué dans un de la police. Il est originaire de la colline Ciri en commune Kiremba.

Les deux dernières semaines du mois de novembre, cinq autres membres du parti CNL ont été enlevés dans les mêmes circonstances. Deux sont de la ville de Ngozi tandis que 3 autres sont de la commune Gashikanwa.

Les familles de tous ces membres du parti CNL indiquent que les leurs ne sont victimes que de leur appartenance politique. Elles ajoutent qu’elles ont cherché partout dans les maisons de détention mais en vain.

A propos de ces disparitions forcées, nous n’avons pas pu joindre Bonfort Ndoreraho, commissaire provinciale à Ngozi encore moins Epipode Baranyikwa, le gouverneur de la province Ngozi.

Après un long silence radio, le numéro un du parti CNL dénonce la persécution de ses membres

Selon Agathon Rwasa, l’intolérance politique dont font face ses partisans s’est beaucoup accrue depuis la prise de pouvoir par Evariste Ndayishimiye. Comme ce leader de l’opposition l’a déclaré ce samedi 04 décembre, des montages ont été orchestrés juste pour coffrer ou faire disparaître au moins une centaine de ses fidèles. ‘’On dénombre plus de 200 cas d’arrestations arbitraires depuis que le président Ndayishimiye est aux affaires. Là c’est côté CNL seulement. Nous déplorons également plus de 20 morts et portés disparus. Malheureusement, on voit que c’est un modus operandi parce que ça se pérénise. Aujourd’hui, la province la plus ciblée est celle de Ngozi. Ce qui se passe est un harcèlement. Si  les autorités administratives ou autres étaient conscientes, elles devraient se conformer à la loi.’’ Et Agathon Rwasa de regretter que ses gens continuent d’être arrêtés en violation de la loi, sans aucune preuve. ‘’ Nul ne devrait être arrêté sans qu’il y ait un mandat quelconque. De plus, nous pensons que c’est juste des bricolages que l’on fait juste pour accuser, à tort, mes sympathisants de participation à des groupes rebelles ou de détention d’armes alors que nul n’a été attrapé avec un quelconque indice. Le pire, c’est qu’on arrête des quinquagénaires et des sexagénaires. Par ailleurs, s’il s’avère qu’il y a des gens qui ont choisis de prendre les armes contre ce pouvoir en place, ce dernier devrait plutôt faire une introspection et voir si ses prestations envers la population sont conformes aux aspirations de cette population. Car, nulle part au monde, un peuple ne peut pas se soulever s’il est bien traité.’’ A-t-il souligné.

Aghaton Rwasa n’a pas manqué de dénoncer le fait que ces arrestations soient faites par des jeunes Imbonerakure. D’où il a demandé à la justice de se ressaisir pour qu'un membre de son parti qui serait accusé d'une infraction quelconque soit poursuivi par les organes habilités. ‘’ Nous demandons à la justice de se ressaisir et d’exercer sa mission à savoir rendre la justice pour aider la société à être stable et à être respectueuse de la loi.  Et le respect de la loi commence par le respect d’autrui. Lorsque dans un pays on voit que la justice penche du côté de celui qui est détenteur du pouvoir au détriment du citoyen ordinaire, vous comprendrez qu’on n’avancera jamais. Nous demandons à la magistrature de sévir contre tous ceux-là qui s’immiscent dans le travail de la justice, de la police et de l’administration. Ici je veux dire ces citoyens ordinaires comme tout le monde  qui s’arrogent le droit d’arrêter, des fois même d’infliger des sanctions à leurs concitoyens dans différentes zones ou dans différents villages du pays. On voudrait jouir d’une justice équitable. On ne demande pas plus.’’

Le fondateur et président du parti CNL fait un clin d’œil au système judiciaire burundais afin de redorer son image au lieu de toujours rester passif devant toutes ces exactions.

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