
La province Gitega fait face à une inquiétante possibilité de résurgence de la variole du singe (Mpox), suscitant de vives préoccupations parmi ses habitants. Cette situation préoccupante est largement attribuée à un relâchement significatif des mesures préventives et à une diminution de la vigilance des autorités sanitaires et administratives.
Selon les témoignages recueillis, la baisse apparente du nombre de cas a paradoxalement conduit à un assouplissement des protocoles de prévention. Un habitant de Gitega rapporte : « Nous ne recevons plus les vaccins comme auparavant. L'effectif des médecins a été réduit et les médicaments injectables ont été remplacés par des comprimés, ce qui rend le traitement moins efficace et augmente le risque de transmission. »
Le manque d'information et de sensibilisation est relevé comme l'une des principales causes de cette situation préoccupante. La population déplore une diminution drastique des campagnes d'information, laissant place à une dangereuse méconnaissance des symptômes et des modes de transmission de la maladie.
Les habitants de Gitega lancent un appel pressant aux autorités sanitaires pour qu'elles reprennent et intensifient les mesures de lutte contre le Mpox. « Nous demandons au ministère de la Santé de porter une attention particulière à la situation. Il est crucial qu'ils prennent des mesures pour garantir que les patients soient correctement pris en charge et que les médicaments soient disponibles », insiste un résident.
Le premier cas de Mpox a été détecté au Burundi en juillet dernier.