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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Le procès des 19 combattants de Red- Tabara n’a pas eu lieu comme prévu ce jeudi

Les combattants de Red- Tabara ont refusé de dire quoi que ce soit car leurs droits sont  bafoués. Ils réclament le droit d’être assistés par des avocats et de les faire sortir de l’endroit où ils sont incarcérés car ils sont traités comme des sauvages. 

C’était dans les enceintes de la prison centrale de Bujumbura communément appelée prison de Mpimba où était prévu ce lundi le déroulement du procès des 19 rebelles du mouvement Red- Tabara. Nos sources dans cette prison indiquent que ces combattants ont choisi de garder le silence devant les juges pour différentes raisons. Parmi ces raisons, il y a le droit d’avoir les avocats et celui d’avoir le droit des visites de leurs membres de famille.

Autre chose évoquée par ces combattants  de Red- Tabara pour la tenue de leur procès, c’est de les faire sortir de l’endroit où ils sont détenus car, selon eux, ils sont dans des conditions inhumaines. Ils dénoncent l’étroitesse de l’endroit, le non accès à l’eau et demandent d’être traités comme d’autres détenus dans cet établissement carcéral.

Nos sources dans cette prison indiquent que l’endroit où ces 19 combattants de Red- Tabara sont incarcérés est situé dans un endroit appelé ‘’Maison Rouge’’ communément appelé TINGITINGI suite à l’histoire dudit endroit.

Selon toujours nos sources, on détenait les gens à cet endroit dans le passé avant de les exécuter.

Le magistrat a banalisé toutes ces raisons énumérées par ces combattants de Red-Tabara et a plutôt ordonné de continuer à les garder à ce même endroit arguant qu’ils sont des combattants qui ont attaqué plusieurs pays, selon toujours nos sources dans cette prison.

Ces 19  combattants de Red- Tabara ont été remis au gouvernement  burundais  le 30 juillet 202. Ils avaient été capturés par les forces rwandaises à la  fin du mois de septembre 2020.

Makamba : une femme placée en détention pour être spolier ou tuer.

Une femme habitante  du chef-lieu de la province de Makamba vient de passer 6 jours sous les verrous sur ordre du procureur général à ladite province. Elle est accusée de la non- coopération avec la justice. Toutefois, les informations en provenance de la population locale indiquent que cette incarcération aurait pour but de spolier sa propriété foncière.

La femme incarcérée répond au nom de Marie- Chantal Nijimbere de la localité communément appelée Kuryabururi au chef-lieu de la province de Makamba. Les voisins de Marie- Chantal indiquent qu’un conflit foncier l’oppose à ses neveux. Egalement, ils indiquent que Marie- Chantal Nijimbere a été emprisonnée jeudi dernier sur ordre du procureur de la République en province de Makamba. Ce dernier lui aurait reprochée de s’être absentée au cours de la descente sur terrain  effectuée dans le cadre dudit conflit. « Elle a été arrêtée depuis jeudi dernier sans aucun mandat. Elle avait reçu une convocation en provenance du procureur l’annonçant qu’ils allaient procéder à une descente sur terrain mardi dernier. Elle a attendu leur arrivée le jour J, mais personne ne s’est présentée. Le lendemain, elle a continué à vaquer à ses activités génératrices de revenus. Elle est retournée voir le procureur jeudi dernier pour lui demander de lui fixer un autre rendez-vous et celui-ci s’est précipité pour la jeter au cachot.  Il lui a dit qu’il allait l’emprisonner pour 3 semaines puisqu’ elle ne s’était pas présentée le mercredi », témoigne un des voisins.

Cependant, les voisins de la femme sous les verrous affirment que cette dernière a reçu en bonne et due forme la parcelle aujourd’hui en confit. Ils font savoir que cet emprisonnement viserait à la contraindre de rendre cette propriété.  « Elle a reçu la parcelle en conflit comme un don émanant de sa sœur avant que celle-ci aille se marier. Elle est en possession des documents attestant que la parcelle lui appartient. Etant donné que  ses neveux ont beaucoup d’argent, ces papiers n’ont aucune valeur pour eux et ces neveux manipulent les autorités. Depuis qu’elle au cachot, les gens ne cessent de venir la menacer qu’elle ne sortira pas avant d’avoir remis la parcelle que sa sœur lui a donnée », poursuit- t- il.

Par ailleurs, les voisins de Marie- Chantal craignent qu’elle ne soit assassinée une fois sortie du cachot car, disent-ils, ses neveux sont connus dans de nombreux meurtres  mais restent intouchables. « Il y a même des rumeurs qui courent comme quoi elle sera sortie du cachot le soir pour l’étrangler ensuite. Toutes les personnes qui connaissent cette femme ont donc peur car ses neveux sont réputés d’avoir tué des gens. Ils sont craints car ils font la pluie et le beau temps », prévient- il.

La communauté africaine de Mayotte demande justice pour Mohamed Feruzi

La communauté  africaine de Mayotte à  majorité constituée de Burundais  demandeurs d’asile  dans cet archipel et département de France  d’outre-mer a manifesté ce lundi. Ces africains demandent justice pour leur  compatriote  Mohamed Feruzi   succombé  de ses blessures  le 17 juillet cette année. Il  s’était fait agressé  par machettes  par un groupe de jeunes Mahorais. Les africains  considèrent  que les assassinats qui  visent les africains  dans ce département de France   commencent à prendre une allure inquiétante.

Ils étaient à peu près 200 africains à  avoir répondu aux manifestations de ce lundi. Cette coalition des africains demandeurs d’asile à Mayotte   réclame   la justice pour la mort  du  burundais Mohamed Feruzi. Une camionnette qui portait   deux photos portraits de feu Mohamed Feruzi était en tête des manifestants qui scandaient  des slogans réclamant la justice. Les manifestants sont passés par  plusieurs bureaux où ils ont été reçus et ont raconté le but de leurs manifestations. « A partir de 8 heures, toute le communauté africaine de Mayotte  a fait une  manifestation pacifique. C’est pour montre la  peine d’avoir perdu  notre  compatriote Mohamed Feruzi. Notre  manifestation est partie de la ville de Mamoudzou. Nous sommes allés au département de police et par la suite on est allé  à la  préfecture   pour montrer notre douleur. Là on a  été accueilli en audience par  le secrétaire du préfet et après on est allé  chez le procureur qui nous  a  signifié  que les enquêtes sur la mort de Feruzi sont déjà en cours », a indiqué un des manifestants.

Mohamed Feruzi est le troisième africain tué à Mayotte en l’espace de 2 ans. La  communauté africaine de Mayotte s’inquiète et demande protection. « Toute la communauté africaine est en deuil pour notre frère qui a été  sauvagement  tué  ici à Mayotte alors que nous sommes des demandeurs d’asile. On est censé être protégé ici. Mais, nous nous faisons tués un à un par des soit disant délinquants de Mayotte », a- t- il poursuivi.

Mohamed  Feruzi est succombé de ses blessures le 17 juillet cette année. Il avait passé plusieurs jours dans le coma  après  s’être fait  attaquer par  un groupe de jeunes mahorais qui l’avait grièvement blessé par machettes. Ces derniers voulaient se venger sur la mort accidentelle d’un  enfant local qui s’était fait percuter par un africain.

Mohamed Feruzi venait de passer à peu près trois un dans l’archipel de Mayotte ou il était parmi les demandeurs d’asile.

Mohamed Feruzi fut gouverneur de la province de Muyinga et directeur général  de  l’Institut National pour la Conservation de la Nature, INCN.

Un violeur reste impuni en commune Rumonge.

La population de la colline et zone Kizuka en commune et province de Rumonge  dénonce  l’inaction de la justice dans cette province  suite  au viol commis au début du mois de mai dernier à l’endroit  d’une jeune élève  et dont le présumé auteur n’a pas été traduit en justice. Certains responsables administratifs seraient à l’origine de l’étouffement de l’affaire selon les habitants de la place.

Tout commence  le dimanche 8 mai dernier lorsqu’une élève de la 7ème  année à l’école fondamentale de Nyamibu située en zone de Kizuka de la commune et province de Rumonge a été violée par le nommé Pascal NTAKIRUTIMANA, enseignant du cours de mathématiques sur cette même école.

Attrapé en flagrant délit à son domicile par la mère de la victime, l’enseignant     Pascal NTAKIRUTIMANA a pris fuite. Selon nos sources à Rumonge, le présumé auteur de ce crime s’est présenté à son service le lendemain comme si de rien n’était. Paradoxalement, c’est la jeune fille qui a été renvoyée définitivement de cet établissement scolaire accusée de violation du domicile de l’enseignant Pascal NTAKIRUTIMANA en même temps militant du parti CNDD-FDD.

Entretemps, les voisins  de la famille de la jeune fille et certains défenseurs des droits humains dans la province de Rumonge  pointent  du doigt certains administratifs de s’y être impliqués pour étouffer l’affaire.

Selon nos sources, une somme de 300.000 francs burundais  donnée par  le présumé auteur de ce viol aurait été partagée par  Jonas NIMENYA et Pascal HAKIZIMANA respectivement chef de la sous-colline et chef de colline Kizuka. Ces responsables administratifs auraient proféré  des menaces à la famille de la victime afin de ne pas porter plainte.

Les autres personnes citées sont entre autre le prénommé Alphonse, responsable de 10 maisons dans la localité où a eu lieu le crime et le nommé Richard NDAGIJIMANA, lui aussi enseignant à l’école fondamentale de Nyamibu. Ce dernier est détenu dans les cachots du commissariat provincial de la police à Rumonge depuis le 15 juillet pour avoir aidé le présumé auteur du crime à s’évader. L’enseignant  Pascal NTAKIRUTIMANA s’est évadé le 9 mai, le lendemain du viol.

Les habitants de la colline et zone de Kizuka  dénoncent  l’inaction de la justice en province de Rumonge pour n’avoir pas poursuivi cet enseignant.

Lors de sa descente dans cette province  en date du 24 juin dernier, le président Evariste Ndayishimiye avait exigé que les présumés auteurs du viol soient arrêtés et traduits en  justice.

Le cas de l’enseignant  Pascal NTAKIRUTIMANA  s’ajoute à celui d’un autre  enseignant prestant au  Lycée  Nyamibu  du nom de  Béthel NTAHOTURI accusé d’avoir violé son élève au début du mois de maiet qui n’est pas du tout inquiété.

A ce propos, la rédaction de la RPA a contacté Fanuel NAHAYO, procureur de la République à Rumonge, mais il s’est réservé  de tout commentaire.

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