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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

SOSUMO : la disparition d’un cadre sème la discorde au sein du personnel

SOSUMO : la disparition d’un cadre sème la discorde au sein du personnel

Par: Janvier Nininahazwe

Un climat de tension et de méfiance s’installe au sein de la SOSUMO, une semaine après la disparition inexpliquée de l’ingénieur Ismaël Mugisha, chef adjoint du service de maintenance. Entre ceux qui réclament une enquête approfondie et ceux qui affirment qu’il est en voyage à Dubaï, le personnel de la société sucrière craint que cette situation n’affecte davantage son fonctionnement et sa production.

La disparition de l’Ir. Ismaël Mugisha, survenue il y a exactement une semaine, a divisé les employés de la SOSUMO en deux groupes. Le premier, proche de la Directrice générale, demande une enquête sérieuse afin d’établir les circonstances de sa disparition. Le second, qui soutient le directeur de l’agriculture, affirme de son côté que l’ingénieur est parti en voyage à Dubaï.

Selon des informations recueillies par la RPA au sein de la société, cette divergence de positions crée progressivement une discorde entre les employés. Certains craignent que, si la situation ne trouve pas rapidement une explication claire, les tensions ne s’aggravent et ne nuisent à la cohésion du personnel ainsi qu’au bon fonctionnement de l’entreprise.

La disparition de ce cadre intervient également à un moment sensible pour la SOSUMO. La source de la RPA indique que la campagne de production du sucre pourrait prendre fin ce week-end avec environ 11 000 tonnes produites, alors que la société atteignait habituellement entre 18 000 et 20 000 tonnes. Cette baisse de production ajoute aux inquiétudes déjà suscitées par le climat de suspicion qui règne au sein du personnel.

Contacté par la rédaction de la RPA, le directeur de l’agriculture, Jean-Claude Ntwari, reproché par certains d’être à l’origine de ce climat malsain, a décroché son téléphone lors du premier appel. Mais, après avoir appris l’objet de l’appel, il n’a pas souhaité s’exprimer. Lors d’un second appel, il n’a plus décroché et n’a pas réagi au message envoyé via WhatsApp.

 

Les déplacés du site de Kabezi dénoncent la démolition de leurs habitations

Par: Emmanuel Ndayishimiye

Les déplacés du site de Kabezi, en commune Mugere, dénoncent des opérations de démolition de leurs habitations menées par les autorités locales. Ils craignent d’être contraints de retourner dans les collines qu’ils avaient fuies lors de la crise de 1993, alors qu’aucune solution durable de réinstallation n’a encore été mise en place.

Somalie : plus de 1 900 militaires burundais réclament jusqu’à 18 mois de salaires impayés

Somalie : plus de 1 900 militaires burundais réclament jusqu’à 18 mois de salaires impayés

Par: Davy Claude Mbananayo

Plus de 1 900 militaires burundais ayant participé à une mission de maintien de la paix en Somalie entre mai 2024 et avril 2026 réclament le paiement de leurs arriérés de salaires. Selon nos informations, certains attendent entre 17 et 18 mois de rémunération, soit plus de 30 millions de francs burundais par militaire.

Ces soldats affirment n’avoir perçu que cinq mois de salaire sur toute la durée de leur mission. Pour les mois restants, il leur avait été promis que les fonds seraient versés sur leurs comptes bancaires à leur retour au Burundi. Une promesse qui, à ce jour, n’a toujours pas été honorée.

« Certains sont déjà partis à la retraite et espéraient recevoir cet argent pour disposer d’un capital leur permettant de subvenir à leurs besoins, mais malheureusement, leurs espoirs ont été déçus », explique l’un d’eux. Il ajoute que la longue séparation d’avec leurs familles a laissé de nombreux besoins accumulés, notamment en matière de scolarisation des enfants.

Plusieurs militaires indiquent avoir contracté des dettes pour faire face à ces dépenses, en espérant pouvoir les rembourser dès la réception de leurs salaires. Aujourd’hui, ils disent traverser une période particulièrement difficile et appellent les autorités à régulariser leur situation.

Selon des sources proches de ces militaires, les fonds destinés au paiement de ces arriérés sont disponibles depuis le mois de juin 2026. Ils s’étonnent toutefois que l’argent n’ait toujours pas été transféré sur leurs comptes bancaires.

Parmi les demandeurs figurent également des militaires déjà partis à la retraite, qui affirment vivre dans des conditions particulièrement précaires. Ils demandent aux autorités et aux services concernés de prendre les mesures nécessaires pour leur permettre de percevoir leur dû.

Contacté, le porte-parole de l’armée, le général de brigade Gaspard Baratuza, n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de la rédaction.

 

Rumonge : des habitants dénoncent des contributions forcées pour financer le siège du CNDD-FDD

Par: Digne Karondo

À Rumonge, dans la province de Burunga, des habitants dénoncent des contributions financières imposées pour la construction du siège communal du parti CNDD-FDD. Les sommes réclamées varient entre 2 000 et 10 000 francs burundais. Selon une source locale, le paiement des 2 000 francs par ménage conditionne désormais l’accès aux robinets publics.

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