Par: Davy Claude Mbananayo
Plus de 1 900 militaires burundais ayant participé à une mission de maintien de la paix en Somalie entre mai 2024 et avril 2026 réclament le paiement de leurs arriérés de salaires. Selon nos informations, certains attendent entre 17 et 18 mois de rémunération, soit plus de 30 millions de francs burundais par militaire.
Ces soldats affirment n’avoir perçu que cinq mois de salaire sur toute la durée de leur mission. Pour les mois restants, il leur avait été promis que les fonds seraient versés sur leurs comptes bancaires à leur retour au Burundi. Une promesse qui, à ce jour, n’a toujours pas été honorée.
« Certains sont déjà partis à la retraite et espéraient recevoir cet argent pour disposer d’un capital leur permettant de subvenir à leurs besoins, mais malheureusement, leurs espoirs ont été déçus », explique l’un d’eux. Il ajoute que la longue séparation d’avec leurs familles a laissé de nombreux besoins accumulés, notamment en matière de scolarisation des enfants.
Plusieurs militaires indiquent avoir contracté des dettes pour faire face à ces dépenses, en espérant pouvoir les rembourser dès la réception de leurs salaires. Aujourd’hui, ils disent traverser une période particulièrement difficile et appellent les autorités à régulariser leur situation.
Selon des sources proches de ces militaires, les fonds destinés au paiement de ces arriérés sont disponibles depuis le mois de juin 2026. Ils s’étonnent toutefois que l’argent n’ait toujours pas été transféré sur leurs comptes bancaires.
Parmi les demandeurs figurent également des militaires déjà partis à la retraite, qui affirment vivre dans des conditions particulièrement précaires. Ils demandent aux autorités et aux services concernés de prendre les mesures nécessaires pour leur permettre de percevoir leur dû.
Contacté, le porte-parole de l’armée, le général de brigade Gaspard Baratuza, n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de la rédaction.




