Par: Janvier Nininahazwe
Un climat de tension et de méfiance s’installe au sein de la SOSUMO, une semaine après la disparition inexpliquée de l’ingénieur Ismaël Mugisha, chef adjoint du service de maintenance. Entre ceux qui réclament une enquête approfondie et ceux qui affirment qu’il est en voyage à Dubaï, le personnel de la société sucrière craint que cette situation n’affecte davantage son fonctionnement et sa production.
La disparition de l’Ir. Ismaël Mugisha, survenue il y a exactement une semaine, a divisé les employés de la SOSUMO en deux groupes. Le premier, proche de la Directrice générale, demande une enquête sérieuse afin d’établir les circonstances de sa disparition. Le second, qui soutient le directeur de l’agriculture, affirme de son côté que l’ingénieur est parti en voyage à Dubaï.
Selon des informations recueillies par la RPA au sein de la société, cette divergence de positions crée progressivement une discorde entre les employés. Certains craignent que, si la situation ne trouve pas rapidement une explication claire, les tensions ne s’aggravent et ne nuisent à la cohésion du personnel ainsi qu’au bon fonctionnement de l’entreprise.
La disparition de ce cadre intervient également à un moment sensible pour la SOSUMO. La source de la RPA indique que la campagne de production du sucre pourrait prendre fin ce week-end avec environ 11 000 tonnes produites, alors que la société atteignait habituellement entre 18 000 et 20 000 tonnes. Cette baisse de production ajoute aux inquiétudes déjà suscitées par le climat de suspicion qui règne au sein du personnel.
Contacté par la rédaction de la RPA, le directeur de l’agriculture, Jean-Claude Ntwari, reproché par certains d’être à l’origine de ce climat malsain, a décroché son téléphone lors du premier appel. Mais, après avoir appris l’objet de l’appel, il n’a pas souhaité s’exprimer. Lors d’un second appel, il n’a plus décroché et n’a pas réagi au message envoyé via WhatsApp.



