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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Suicide ou  simulacre de pendaisons à Kayanza ?

Suicide ou simulacre de pendaisons à Kayanza ?

Des cas de mort dans des circonstances douteuses se multiplient dans la province de Kayanza. Le matin de ce lundi 14 novembre, un autre corps sans vie a été retrouvé pendu à un avocatier sur la colline Nyarurama en commune Butaganzwa. Les administratifs parlent de suicide, une hypothèse qui n’est pas soutenue par la population qui demande des enquêtes.

 La personne  retrouvée morte s’appelait Innocent Nimbona.  Âgé de 37 ans, il était originaire de la colline Nyarurama, en commune Butaganzwa, de la province Kayanza. Le corps de la victime a été retrouvé ce lundi, pendu à un avocatier.

Les administratifs en commune Butaganzwa ont annoncé, dans la fraicheur des faits, que « la victime s’est suicidée car elle n’était pas en bons termes avec sa femme ». Ce que les voisins et les habitants de la place réfutent et demandent plutôt des enquêtes approfondies vu que la victime avait partagé la veille un verre avec ses amis dans une buvette de la place. Ces derniers disent n’avoir rien trouvé d’alarmant dans son comportement.

Trois jours auparavant, un certain Céleus Ndagijimana, âge de 34 ans avait été retrouvé mort dans les mêmes circonstances. Il habitait la colline Ruhororo, en commune Kabarore, de la même province de Kayanza. La victime avait été accusée vendredi dernier par son voisin de lui avoir volé 20 avocats. Et, c’est le lendemain que son corps fut découvert.  Là aussi, les administratifs ont parlé de suicide, mais pour les habitants, Céléus a été tué puis pendu à un arbre pour simuler un suicide.

Toujours à Kayanza, vers la fin du mois d’octobre dernier, un nommé Samson Niyibigira, âge de 45 ans a été retrouvé mort pendu lui aussi à un avocatier. Cela s’est passé sur la colline Musema de la commune Butaganzwa.

Les administratifs disent « ignorer toujours ce qui l’a poussé à se suicider vu qu’il n’était en conflits avec personne ». Mais, même si l’administration s’est vite empressée de conclure à un suicide, les habitants de la place qui ont vu le corps de la victime disent qu’ « elle a été étranglée avant d’être pendue ».

Ce qui pousse les habitants de la province Kayanza à penser que toutes ces morts non élucidées cachent mal une nouvelle stratégie de maquiller les assassinats afin que leurs auteurs ne soient pas inquiétés.

Des Imbonerakure s’entretuent à Rwimbogo

Des Imbonerakure s’entretuent à Rwimbogo

Habayimana, membre de la milice Imbonerakure,  a été assassiné à coups de bâtons,  dans la nuit de dimanche 06 novembre 2022, par un groupe des Imbonerakure de la commune Ntega, en province Kirundo. Il aurait été victime d’avoir divulgué leurs secrets.

 C’était  vers 22 heures du dimanche dernier, quand le nommé  Habayimana  est tombé  dans le groupe de  ses camarades  Imbonerakure du parti CNDD-FDD sur la colline Rwimbogo, en commune Ntega. Selon des sources sur place,  ce groupe des Imbonerakure avait déjà arrêté deux personnes, « un homme et une  femme qu’ils avaient déjà tabassés ».

Ces Imbonerakure ont alors demandé à Habayimana ce qu’il était venu faire à cette heure-là à Rwimbogo. «  Il leur a alors répondu qu’il venait s’entretenir avec un certain Nzobarinda, le chef des Imbonerakure, pour préparer le vol de chèvres sur cette colline de Rwimbogo », ajoute notre source.

A ce moment, Nzobarinda a ordonné qu’ils frappent à mort ce lâche qui venait de dévoiler leur secret. Alors, ils ont bastonné la victime jusqu’à ce que la mort s’en suive.

Pour fausser la vérité, selon toujours nos sources, ce chef des Imbonerakure prénommé Nzobarinda a argumenté que « la victime a été attrapée entrain de défoncer une maison avec un fer à béton ».

La famille de la victime demande à la justice de mener des enquêtes afin que les auteurs de ce crime soient arrêtés et sanctionnés.

Une tentative d’évasion qui finit en exécution

Une tentative d’évasion qui finit en exécution

Un prisonnier a été tué par balle  dans  la nuit de ce lundi 14 novembre dans les enceintes de la prison centrale de Mpimba, située en zone Musaga dans  la mairie de Bujumbura. Les informations en provenance de cette maison carcérale révèlent que ce prisonnier  aurait été exécuté, appréhendé tentant de s’évader en escaladant les murs de cette maison carcérale.

 Les habitants de la 3ème avenue de la zone Musaga, communément appelée avenue Mpimba ont passé la  nuit de ce lundi dans la peur suite aux coups de feu entendus  vers minuit. Des coups de feu qui ont retenti une vingtaine de minutes dans les enceintes et derrière la prison centrale de Mpimba.

Nos sources dans cette maison carcérale révèlent qu’il s’agissait des policiers  qui montaient la garde qui essayaient d'empêcher trois détenus qui tentaient de s'évader. L’un d’entre eux a été touché par balles et il est mort sur le champ. « Il avait déjà réussi à escalader le mur séparant le lieu de détention des  hommes et des femmes ».

Le défunt s’appelait Claver Niyonkuru, précisent nos sources, « quand il a été appréhendé,  il aurait demandé pardon aux policiers mais ces derniers lui ont tiré dessus et il est mort sur le champ ».

La victime fut militaire. Il était parmi les chefs de sécurité de la prison. Il  était condamné  à perpétuité pour assassinat par jet de grenade, indiquent nos sources au sein de la prison centrale de Mpinda.

A trois dans cette tentative d’évasion, les deux autres détenus ont été interceptés par la police. Ils sont pour le moment dans une cellule correctionnelle  appelée Tingitingi.

Le RED-Tabara rappelle le rôle des Nations-Unies dans la résolution de la crise burundaise

Le mouvement de Résistance pour un Etat de Droit, RED-Tabara en sigle, s’insurge  contre certains éléments du contenu du rapport du conseil de sécurité des Nations-Unies, sur la situation qui prévaut dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Ayant été cité parmi les groupes  armés qui menacent la sécurité dans l’Est de la RDC, le RED-Tabara indique qu’il cohabite bien avec les populations locales. Il en appelle aussi aux Nations-Unies de s’activer pour  mettre fin à la crise burundaise. 

 Le mouvement de Résistance pour un Etat de Droit, RED-Tabara, « cohabite harmonieusement avec les populations locales congolaises et ne s'est jamais rendu coupable des méfaits attribués aux groupes criminels armés ». C'est en substance la réaction de ce mouvement armé faisant rapport au conseil de sécurité qui s'est réuni fin octobre dernier, pour analyser la situation dans l'Est de la République Démocratique du Congo.

Dans un communiqué rendu public ce 1er novembre et signé par Patrick Nahimana son porte-parole, le RED-Tabara s'insurge contre les accusations à son égard par Mr Xia Huang, l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations-Unies pour la région des Grands-Lacs. C’est au moment où cette haute autorité des Nations-Unies a cité le mouvement RED-Tabara  parmi les groupes armés qui ont aggravé l'insécurité dans l'Est de la RDC.

Selon le communiqué dudit mouvement, cette affirmation dénote au mieux d'une méconnaissance du terrain dans le Sud-Kivu. Le RED-TABARA saisit l'occasion pour rappeler que les Nations Unies ont échoué à résoudre pacifiquement la crise déclenchée au Burundi depuis 2015, suite à la violation de l'Accord d'Arusha. Et que l'Union Africaine a pour sa part été incapable de mettre en œuvre sa décision d'envoyer une force militaire de protection des civiles.

A travers le même communiqué, le RED-TABARA indique qu'il a plusieurs fois proposé la solution à appliquer au Burundi pour que les armes se taisent: réhabiliter l'accord d'Arusha pour la paix et la réconciliation dont les Nations-Unies sont le dépositaire et le garant, et contraindre le gouvernement du Burundi à engager des négociations sincères, pour l'organisation d'élections démocratiques, libres, inclusives et transparentes.

Pour conclure, le mouvement RED-TABARA souligne que la cause de la crise burundaise est la violation de l'Accord d'Arusha par le parti CNDD-FDD au pouvoir. Ainsi, il précise qu’il revient aux Nations-Unies de mettre fin à cette cause avec le moyen non militaire que lui confère son statut de dépositaire et de garant de l'Accord d'Arusha, notamment en son aspect qui garantit au peuple le droit de choisir librement ses dirigeants au cours des élections crédibles.

Si cela est fait, le RED-TABARA indique dans son communiqué, qu'il n'aura plus de raison de poursuivre la résistance armée.

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