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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Camp de Nakivale : Un enfant burundais victime de cannibalisme

Camp de Nakivale : Un enfant burundais victime de cannibalisme

Une tragédie bouleversante a secoué le camp de réfugiés de Nakivale en Ouganda ce week-end. Un jeune garçon burundais de huit ans, porté disparu samedi, a été retrouvé mort dimanche dans des circonstances horrifiantes, victime d'un acte de cannibalisme.

L'alerte concernant la disparition de l'enfant a été lancée samedi soir, le 22 mars, via des groupes WhatsApp. La famille burundaise, réfugiée dans le camp, implorait l'aide de la communauté pour retrouver leur fils.

Malheureusement, le lendemain, le corps de l'enfant a été découvert dans un état effroyable. Le cadavre, retrouvé dans la brousse, était démembré et  couvert de brûlures.

Dans un développement choquant, une femme de nationalité congolaise a été appréhendée en possession de restes du corps de l'enfant. Selon les sources locales, cette femme est l'auteure de cet acte barbare. Un témoin a déclaré : « L'enfant a été retrouvé assassiné. Ils l'ont brûlé et ils ont mangé la chair de ses jambes. Le monde est devenu terrible. »

La communauté du camp de Nakivale est plongée dans un état de choc et de détresse suite à cet événement tragique. La famille de la victime et les voisins sont particulièrement affectés par cette perte brutale et la nature horrifiante du crime.

Les autorités ougandaises ont réagi rapidement. La suspecte congolaise est actuellement en détention dans le cachot de la police ougandaise.

Ngozi/Frontière rwandaise : le CNDD-FDD arme sa milice d'uniformes cagoulés

Ngozi/Frontière rwandaise : le CNDD-FDD arme sa milice d'uniformes cagoulés

Des responsables du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, ont procédé à une distribution de tenues s'apparentant à des uniformes policiers aux jeunes Imbonerakure de la colline Nyabikenke, en commune de Nyamurenza, province Ngozi, le mercredi 19 mars 2025. Cette action, justifiée par la nécessité de renforcer la sécurité dans cette zone frontalière avec le Rwanda, suscite l'inquiétude au sein de la population locale.

Les tenues distribuées sont décrites comme des uniformes noirs similaires à ceux de la police, avec une particularité notable : elles sont munies d'une capuche couvrant entièrement le visage des porteurs. « Ce sont des uniformes noirs semblables à ceux de la police, couvrant le visage avec une sorte de capuche à l'arrière. Ce sont des tenues ne laissant pas voir le visage », rapporte une source locale.

La distribution s'est déroulée sur le chantier d'une future école de la localité, orchestrée par trois leaders du parti au pouvoir, dont un certain Dismas, pressenti pour devenir le représentant des jeunes Imbonerakure de la commune élargie de Kiremba. Les autorités locales justifient cette initiative en invoquant la proximité de la frontière rwandaise : « C'est pour assurer des rondes de surveillance et garantir la sécurité, car ils se situent près de la frontière afin d'éviter toute menace venant du Rwanda », explique un responsable.

Cette décision soulève de vives préoccupations parmi les habitants de Nyabikenke, qui redoutent des abus de pouvoir et des persécutions de la part de ces jeunes miliciens opérant avec le visage dissimulé.

 Kirundo : Où les barrières armées  risquent de raviver des tensions ethniques

Kirundo : Où les barrières armées risquent de raviver des tensions ethniques

Dans la province Kirundo des barrières ont été érigées sur plusieurs sentiers inter-collinaires. Ces installations, qui devraient normalement être placées sous la surveillance des forces de l’ordre, sont exclusivement contrôlées par des Imbonerakure sélectionnés sur des critères ethniques. Cette situation inquiète les habitants qui craignent d’être séquestrés, voire tués, mais également ils redoutent un probable embrasement ethnique.

Ces points de contrôle sont visibles dans plusieurs localités, notamment à Gaharata, à un endroit connu sous le nom de "kubahindi", ainsi qu’à Kavomo, Yaranda et Ceru. Les témoignages recueillis sur place révèlent que les Imbonerakure d’origine tutsie ont reçu l’ordre explicite de ne pas s’approcher de ces barrières. Cette exclusion ethnique suscite une vive inquiétude parmi la population locale, qui redoute un possible retour des tensions communautaires.

Selon les habitants, les Imbonerakure en poste à ces barrières ont pour mission de fouiller systématiquement les passants afin de vérifier s’ils transportent des armes. Cependant, ce qui alarme davantage les résidents est le fait que cette tâche soit confiée uniquement à des membres issus d’une composante ethnique spécifique. « Tous les Imbonerakure tutsis ont été écartés », confie une source locale.

Le mercredi 26 mars 2025, une réunion s’est tenue dans l’enceinte de la permanence provinciale de Kirundo. Elle était dirigée par Abel Ahishakiye, responsable provincial des Imbonerakure pour Butenyerera (la nouvelle dénomination administrative de la province), et Pierre Macumi, responsable communal des Imbonerakure à Kirundo. Lors de cette rencontre, les anciens combattants démobilisés ainsi que les instructeurs des Imbonerakure ont reçu des directives précises. Il leur a été ordonné de veiller à ce qu’aucun Imbonerakure tutsi ne soit impliqué dans la surveillance des barrières. Par ailleurs, chaque barrière doit être équipée d’au moins trois armes à feu pour les rondes nocturnes, tandis que des bâtons et gourdins doivent être utilisés pour sécuriser les lieux durant la journée.

Une source ayant participé à cette réunion a également révélé qu’une autre rencontre est prévue ce vendredi. Cette fois-ci, elle rassemblera les Imbonerakure formés au maniement d’armes entre 2018 et 2020.

Nyabikenke : Un homme échappe à la mort face aux Imbonerakure

Nyabikenke : Un homme échappe à la mort face aux Imbonerakure

Un homme nommé Ndikumana, habitant de la colline Nyabikenke, commune Nyamurenza, dans la province Ngozi, a échappé de justesse à une tentative d’assassinat dans la nuit du vendredi dernier. Selon des sources locales, il a été attaqué par deux jeunes affiliés aux Imbonerakure alors qu’il rentrait de la colline Buhigiranka vers 20 heures. Gravement blessé, Ndikumana est actuellement hospitalisé dans un centre de santé de Nyamurenza.

Ndikumana, pensant trouver des compagnons de voyage en croisant deux jeunes hommes sur son chemin, a décidé de les rejoindre. Cependant, ce qui semblait être une rencontre fortuite s’est rapidement transformé en cauchemar. Arrivés au pont séparant les collines Nyabikenke et Bugiranka, les agresseurs ont tenté de l’étrangler pour lui voler une somme d’environ 50 000 francs qu’ils avaient aperçu sur lui. Face à sa résistance courageuse, l’un des bourreaux a sorti un couteau pour tenter de l’achever.

Selon des témoins, Ndikumana a crié à l’aide, alertant sa famille et sa mère qui se sont précipitées sur les lieux. Cet acte désespéré a permis d’interrompre l’agression avant qu’elle ne devienne fatale.

Les auteurs présumés sont identifiés comme Ndabarushima Emmanuel, fils du chef de la colline Nyabikenke, et un certain Suguru surnommé "Washushe". Washushe a immédiatement pris la fuite avant d’être arrêté par les autorités locales. Emmanuel, quant à lui, aurait bénéficié de l’intervention conjointe de son père et de la police pour échapper à toute arrestation.

Ces événements ont suscité une vive inquiétude parmi les habitants de Nyabikenke. Ils dénoncent une multiplication des actes violents impliquant des membres des Imbonerakure et accusent certains agents de sécurité de protéger ces individus. La distribution récente d’uniformes policiers aux jeunes Imbonerakure dans cette région alimente également les suspicions.

Le chef de la colline Nyabikenke, Arthemon Nsaguye, confirme les faits tout en niant toute implication dans la fuite de son fils. De son côté, l’administrateur communal Niyonzima Dieudonné n’a pas souhaité commenter l’affaire malgré les sollicitations.

 

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