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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Une victime des coups et blessures a été retrouvée pendue à Mutanga- Sud

Un corps sans vie d'un individu de sexe masculin a été retrouvé ce mercredi matin pendu au quartier Mutanga- Sud de la Mairie de Bujumbura. Des sources sur place indiquent que la victime est décédée des suites des coups et blessures lui infligés. Deux personnes ont été appréhendées par la police pour des raisons d’enquête.

C’était aux environs de 6 heures du matin de ce mercredi lorsque certains habitants du quartier Mutanga- Sud se sont aperçus d’un cadavre pendu sur un arbre se trouvant chez un prénommé Yannick connu sous le sobriquet de Kariri. Les informations en provenance de cette localité révèlent qu’après le constat, certains habitants ont alerté l’administration. Une des sources de la RPA au quartier Mutanga- Sud fait savoir que la victime était de sexe masculin et que son corps présentait des signes qui montrent qu’elle a d’abord été battue avant d’être accrochée sur un arbre. « D’après ce qui se dit dans le voisinage, le prénommé Yannick avait l’habitude d’inviter chez lui des gens. Ils buvaient de l’alcool avec ces invités et y passaient souvent la nuit. Ses voisins se lamentaient des fois qu’ils ne dorment pas tranquillement à cause des tapages nocturnes et qu’ils s’inquiétaient des va-et-vient de ces gens. Hier donc, la victime qui se trouve être un vendeur d’habits était venue demander de l’argent que Yannick lui devait sur plusieurs habits qu’elle lui avait vendu. Au lieu de lui payer son argent, Yannick et ses amis auraient décidé de battre à mort cet homme. Après avoir constaté qu’il est mort, Yannick et ses amis ont vite mis la ceinture d’un pantalon qu’il portait au niveau de son coup et l’ont pendu sur un arbre », indique notre source.

Quand la police est arrivée sur les lieux, elle a descendu le cadavre de cet arbre et a, par la suite, procédé à une fouille perquisition dans le ménage où le cadavre a été découvert. Au cours de cette fouille, nos sources font savoir que la carte d’identité de la victime et sa mallette ont été retrouvées à l’intérieur de la maison. La police a fait savoir par après que, d’après les informations collectées, la victime aurait été tuée entre 20 heures et 22 heures de ce mardi. Elle a également ajouté qu’elle venait de découvrir après une vérification du téléphone appartenant au prénommé Yannick que des échanges téléphoniques ont eu lieu ce mardi aux environs de 19 heures entre lui et la victime. La police a ainsi donc procédé à l’arrestation de Yannick et de son domestique pour des raisons d’enquête.

Le corps sans vie de la victime a été acheminé dans l’une des morgues de la Mairie de Bujumbura.

Un Commandant de bataillon et son agent tués dans des circonstances obscures.

Deux militaires de l’armée  burundaise dont le commandant du 110è bataillon affecté en commune Bukeye  en  province Muramvya sont morts  ce dimanche  fusillés dans la forêt  de  Teza. Les tireurs ne sont pas encore identifiés. La mort de ces deux militaires suscite  déjà beaucoup  d’interrogations.

 

Lieutenant-colonel Jean-Marie Nkurunziza  alias Matwi  SS1300  de  la matricule est mort  au  cours de la journée  de ce dimanche après  son évacuation  à l’hôpital  de Bukeye.

Ce commandant du 110ème   bataillon renfort  avait été grièvement  blessé par balle le mati,  au cours  d’une  patrouille effectuée  dans  la forêt de Teza au niveau  de la commune Bukeye. Ces balles tirées  par des gens non encore identifiés qui se seraient  cachés dans cette  forêt  de Teza ont également  coûté la vie au caporal  Fidèle Ndayitwayeko ,  un agent de  transmission de  cet  officier  issu de la 34ème  promotion de I’ institut   supérieur  des cadres militaires, ISCAM en sigle.

Certaines informations  indiquent que  ces militaires en patrouille seraient tombés dans une embuscade  tendue par  des rebelles et que l’embuscade aurait été suivie par des affrontements  entre les  deux belligérants.  

Toutefois,  la mort de ces deux militaires suscite beaucoup d’interrogations.  Certains analystes au sein du corps de défense  de même que des observateurs  avisés se demandent comment un commandant de bataillon et son agent de transmission  peuvent  être  tués  dans de telles circonstances sans que leurs frères  d’armes ne puissent riposter. Ils ajoutent  également qu’il n’est pas compréhensible qu’un commandant de bataillon puisse se ranger  au-devant  de ses troupes alors que c’est lui le chef de commandement.

Jusqu’à présent, l’armée burundaise ne s’est  pas encore exprimée  sur les circonstances de la  mort  de ces militaires.

Lieutenant-colonel  Jean-Marie NKURUNZIZA est originaire de la colline Murago, zone Buziracanda  en commune Ndava de la province Mwaro tandis que  son agent de transmission, le caporal fidèle NDAYITWAYEKO  est natif de la commune Kibago en province de Makamba.

Quatre personnes d’un même ménage de Muhuzu ont été enlevées ce lundi.

Le chef de secteur Midodo, colline Muhuzu en commune  Rumonge et trois autres personnes ont été arrêtés  tard la nuit de ce lundi et conduits dans un endroit inconnu. Les auteurs de cette arrestation aux allures d’enlèvement étaient en treillis militaires. La famille et les voisins  craignent  pour leur sécurité et demandent aux autorités de les aider à les retrouver.

Les informations en provenance de la sous-colline Midodo révèlent que le chef de cette sous-colline du nom d’Alexis Nimubona, âgé d’à peu près 60 ans, a été arrêté chez lui par des individus en tenues militaires. Nos sources disent qu’il a été arrêté avec ses deux fils et leur  domestique. Les auteurs de cette arrestation qui n’ont pas signalé les motifs de l’arrestation se déplaçaient à bord d’un véhicule. C’est dans ce même véhicule qu’ils ont embarqués les 4 individus arrêtés comme le rapporte cette source. « Ceux qui les ont interpellés  étaient en tenues militaires et ont débarqué au domicile de Nimubona Alexis vers 1 heure. Ils se déplaçaient dans un véhicule qu’ils ont laissé à Muhuzu et sont montés à pied vers la sous-colline Midodo de la zone Minago. Ils ont arrêté ce chef de la sous-colline Midodo nommé Nimubona Alexis, ses deux fils à savoir Eric Nduwamungu et Gabriel ainsi que leur domestique. Les voisins n’ont pas pu intervenir car ils ont eu peur vu que cette arrestation est survenue durant les heures avancées ».

Le matin de ce mardi, la famille a essayé de chercher en vain où les quatre personnes auraient été acheminées. Une situation qui accentue ainsi les craintes pour la sécurité de ces individus interpellés dans un même ménage par des individus non identifiés. « La famille a mené des recherches jusqu’à Muhuzu. Mais, ils n’ont reçu aucune information et elle a opté à se confier aux administratifs. Ces derniers leur ont dit qu’ils vont entamer des enquêtes. Jusqu’à maintenant, personne ne sait si ces gens qui les ont enlevés seraient des militaires, des policiers où des agents du service national de renseignements. Personne donc ne sait  l’endroit où les victimes ont été conduites », poursuit la source.

La famille et les voisins demandent à l’administration de les aider à retrouver leurs proches et à connaître le motif de leur arrestation. 

La rédaction de la RPA n’a pas pu joindre l’administrateur de la commune Rumonge, Jérémie Bizimana.

Des imbonerakure sèment la pagaille en Mairie de Bujumbura lors des rondes nocturnes.

Un groupe de près de 100 imbonerakure effectuent des rondes nocturnes dans les quartiers de Jabe, Bwiza et Nyakabiga. Ces imbonerakure passent à tabac toute personne qu’ils croisent ou ordonnent les gens de se terrer dans leurs maisons.

Ce groupe des imbonerakures débute la ronde nocturne vers 22 heures. Il est composé de près de 100 jeunes hommes. Ils se déplacent en colonne à la manière des militaires ou policiers en patrouille. Selon les informations que nous détenons des habitants des quartiers Jabe, Nyakabiga et Bwiza, si ces derniers croisent quelqu’un sur la route ils le tabassent et obligent les gens rencontrés dans les parcelles de rentrer à l'intérieur de leurs maisons. « Des imbonerakures effectuent des rondes nocturnes depuis 21h30. Cela fait peur à la population. S’ils t’aperçoivent devant la maison,  ils t’intiment l’ordre de rentrer vite sinon tu es battu. Si par malheur  tu les croises en chemin de retour vers la maison,   dans ce cas tu es malmené et tabassé », témoigne une source.

Ces imbonerakure sont vêtus de vestes qui vont jusqu'aux pieds et sont munis  de bâtons dans la main. Cet habitant nous décrit leur itinéraire. « Ils sont vêtus de longues vestes et d’autres non. Certains sont munis de bâtons et d’autres non.  En fait,  ils passent par Bwiza à la 9ème Avenue et emprunte l’Avenue  de l’université. De là,  tu ne peux même pas savoir où ils s’éclipsent ».

Les habitants des quartiers Nyakabiga, Jabe et Bwiza demandent que leur sécurité soit assurée par les forces de l’ordre connues tout en indiquant que jusque-là aucune loi ne les interdisent la circulation au-delà de 22 heures.

La rédaction de la RPA n’a pas encore pu joindre les chargées de la sécurité en zones Bwiza et Nyakabiga.

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