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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les militaires burundais entrent officiellement en RDC pour combattre les groupes rebelles

Plus de 600 militaires burundais sont entrés à l’Est de la République Démocratique du Congo ce 15 Août 2022 dans le cadre des opérations conjointes décidées récemment à Nairobi par les chefs d’Etats de l’EAC.  Ce contingent burundais entre en RDC officiellement au moment où  d’autres  militaires burundais et des imbonerakure sont déjà sur place officieusement depuis un certain temps.

 

Ce contingent burundais composé de 630 militaires est officiellement entré en République Démocratique du Congo, précisément à Uvira dans la province du sud Kivu, ce lundi 15 Août 2022. Parmi les 630 militaires déployés en RDC, 600 proviennent des bataillons 111, 112 et 122 de la Police Militaire et DCA passive tandis que les 30 autres font partie des forces spéciales. Ils sont sous le commandement du colonel Baranyikwa qui fut commandant de la Police Militaire et sont déployés dans le cadre des opérations conjointes décidées le 21 Avril à Nairobi par les chefs d’états de l’EAC dans le but de traquer les groupes armés qui pullulent dans l’Est de la RDC.

Selon le lieutenant Marc Elongo, porte-parole des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, FARDC en sigle dans la province du sud Kivu, ce contingent burundais a pour mission, sous le commandement de l’armée congolaise, de pourchasser tous les groupes armés étrangers et locaux afin de restaurer la paix dans la région. Il a précisé que ‘’ cette force burundaise est pour le moment cantonnée au centre d’instruction de Luberizi.’’

Le lieutenant Marc Elongo souligne également que le commandant du secteur opérationnel du Sud Kivu, Sokola II, le général Ramazani Fundi, a appelé la population au calme et à une franche collaboration avec les forces loyalistes afin de mettre un terme à l’activisme des forces irrégulières. 

Il sied de rappeler que ce contingent burundais entre officiellement en RDC au moment où d’autres militaires burundais et des imbonerakure du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, se trouvent déjà dans ce pays officieusement depuis un certain temps pour combattre le mouvement Red-Tabara.

Gitega viole la constitution pour ses opérations en RDC caractérisées par divers crimes de ses militaires et Imbonerakure.

Gitega viole la constitution du pays en cachant la vérité au public sur ses opérations militaires en République Démocratique du Congo et en leur évitant tout contrôle démocratique. D’un autre côté, les militaires congolais ne se réjouissent pas trop de la présence des éléments burundais sur leur territoire car les militaires burundais en collaboration avec les Imbonerakure et les membres de groupes armés congolais ont commis de graves exactions contre des civils congolais. Par ailleurs, l’insuffisance des moyens de prise en charge ont conduit ces groupes alliés à s’adonner aux actes de pillage des biens de la population locale. Entretemps, un grand nombre de militaires burundais et des Imbonerakure auraient péri dans des affrontements avec le mouvement RED-TABARA en République Démocratique du Congo.

Des mécontentements se font entendre au sein des forces régulières de la République Démocratique du Congo quant à la présence des soldats envoyés par l’Etat du Burundi dans ce pays, selon du moins les informations déjà recueillies par  l’Initiative des Droits de l’Homme au Burundi (IDHB).

Dans son rapport de juillet 2022, cette organisation indique que même si le gouvernement du Burundi qualifie en privé son opération d’« opération conjointe » avec les forces de sécurité congolaises, ces dernières ont révélé qu’elles n’ont pas jusqu’à présent reçu d’instructions de Kinshasa sur cette situation.

En effet, les militaires congolais font savoir que leur armée semble avoir donné un laissez-passer à l’armée burundaise pour traquer les groupes armés burundais, selon le rapport de l’IDHB. Pour ces FARDC, s’il y aurait eu un accord entre Gitega et Kinshasa pour mener des opérations conjointes, cette entente n’a pas filtré au niveau local.

De même, l’IDHB critique les autorités burundaises concernées qui, à tour de rôle, ont catégoriquement nié la présence des soldats burundais sur le sol congolais. Ici, ladite organisation pointe du doigt notamment le porte-parole militaire du Burundi, Floribert Biyereke, ainsi que le ministre de la Défense, Alain Tribert Mutabazi qui, au mois de janvier, ont qualifié de rumeur toute allégation sur les opérations militaires du Burundi en République Démocratique du Congo.

Toutefois, le rapport de l’IDHB signale qu’en date du 15 janvier cette année des militaires burundais et des Imbonerakure en collaboration avec des membres du groupe rebelle local Gumino ont attaqué le village de Kitoga dans les hauts plateaux. Selon l’IDHB, ces combattants auraient tué des dizaines de civils, incendié des maisons, pillé et détruit des infrastructures ainsi que des équipements locaux.

En définitive, les chercheurs œuvrant au sein de cette organisation déplorent que le gouvernement du Burundi n’ait pas informé son parlement ni de la raison ni de l’endroit et la période pour laquelle les forces armées sont déployées. L’IDHB trouve que, de ce fait, le gouvernement viole la constitution burundaise, en cachant la vérité au public sur les opérations de son armée chez son voisin le Congo malgré l’obligation légale et démocratique de rendre des comptes.

Des accusations de vols, viols et assassinats à l’encontre des militaires burundais et Imbonerakure.

Plus de 1000 militaires et Imbonerakure auraient été déployés par Gitega  en République Démocratique du Congo, selon les estimations de l’Initiative des Droits Humains au Burundi. Dans son récent rapport, l’IDHB indique que  des experts de l’ONU ont recueilli des informations sur au moins 17 incursions ou opérations de l’armée burundaise et des Imbonerakure dans le territoire d’Uvira entre septembre 2021 et mars 2022.

Le rapport baptisé « Une opération de Dissimulation : La mission secrète du Burundi au Congo» par l’IDHB montre également que jusque vers mi-juillet l’armée burundaise a continué à déployer des éléments pour renforcer ou remplacer ses troupes. Cependant, après l’accueil leur donné par des membres des Maï-Maï Kijangala, les militaires et les Imbonerakure se sont retrouvés souvent sans nourriture ni médicaments en quantité suffisante, comme l’indique toujours ledit rapport.

En effet, l’IDHB indique que certains militaires burundais ont déclaré qu’une somme de 5 000 francs burundais par jour avait été promise à chaque soldat pour la nourriture avant de quitter le Burundi. Mais, cet argent ne leur est jamais parvenu.

De ce fait, le rapport de l’IDHB  affirme qu’un grand nombre d’Imbonerakure ont pillé les récoltes des champs et volé du bétail appartenant à la population civile congolaise. Comme l’indique toujours ledit rapport, cette milice du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, a également perpétré des exactions contre les civils en assassinant principalement des enfants, des femmes et des personnes âgées.

De surcroit, les militaires burundais ou des Imbonerakure auraient également violé des femmes congolaises, selon les révélations recueillies par l’IDHB auprès de ses sources congolaises et burundaises.

Des militaires et Imbonerakure ont été tués.

Au moins 200 militaires burundais et Imbonerakure auraient été tués au cours des opérations menées par la RED TABARA entre fin décembre 2021 et avril 2022, selon les chiffres estimés  par les sources de l’Initiative pour les Droits Humains au Burundi au sein de l’armée burundaise. 

Dans son rapport du 27 juillet 2022, l’IDHB révèle également que des militaires burundais et des Imbonerakure ont déclaré avoir été attaqués à maintes reprises par ce groupe rebelle burundais dans la plaine de la Rusizi parfois très peu de temps après leur arrivée en RDC. 

Les témoins oculaires de l’IDHB affirment que des dizaines de soldats burundais et d’Imbonerakure ont été tués sur le champ de bataille surtout au début du mois de janvier et qu’un petit nombre aurait été blessé par balle ou par des éclats d’obus. L’IDHB précise également que d’autres ont succombé aux blessures en raison d’un manque d’équipement médical adéquat et du personnel médical qualifié.

Selon toujours ce rapport, les informations révélées par les militaires burundais indiquent qu’une autre partie de leurs frères d’armes ont été tués lors d’affrontements entre leurs collaborateurs appartenant à des groupes armés congolais et des militaires des FARDC en avril et mai 2022. D’autres encore ont été abattus au cours des pillages du bétail, comme le soulignent ces militaires. 

L’IDHB indique que le nombre exact de morts dans les rangs de l’armée burundaise est très difficile à obtenir étant donné que  les militaires et les Imbonerakure ont été envoyés sur le sol congolais en plusieurs vagues. L’IDHB fait également savoir qu’un nombre indéterminé de combattants Red-Tabara sont morts au cours des affrontements.

Enfin, l’IDHB déplore  que les autorités burundaises donnent très peu d’informations aux familles des Imbonerakure en RDC. Cette organisation spécifie que dans certaines provinces du Burundi les autorités ont empêché  les familles éprouvées d’organiser des cérémonies de deuil.

La paranoïa du Cndd- Fdd, cause majeure de l’incursion de l’armée burundaise en RD Congo.

L’incursion secrète de l’armée burundaise en République Démocratique du Congo serait liée à la campagne du parti CNDD-FDD visant  à réprimer tous les groupes d’opposition avant de nouvelles élections. Conclusions de l’initiative des Droits Humains au Burundi, IDHB en sigle, dans son rapport de juillet cette année. Selon cette organisation, la paranoïa de Gitega pousse celui-ci à mettre en œuvre cette stratégie très couteuse.

La paranoïa persiste au sein du CNDD-FDD malgré le maintien du contrôle que ce parti au pouvoir prétend avoir sur le pays. Ce sentiment de peur est la raison pour laquelle l’armée burundaise aurait décidé son installation militaire en République Démocratique du Congo.

Pourtant, les chercheurs de l’IDHB indiquent que cette coûteuse opération a été entreprise au moment où son principal adversaire, Red- Tabara, ne semblait pas constituer une menace significative. Selon les sources de l’IDHB parmi les anciens officiers de l’armée burundaise, cette stratégie consisterait à réduire la capacité du  mouvement Red- Tabara de mener des incursions au Burundi ou de recruter des membres supplémentaires à l’intérieur du pays.

Pour les chercheurs de l’IDHB, les opérations militaires effectuées par l’armée burundaise chez son voisin le Congo sont plus étroitement liées à la vision du parti CNDD-FDD. L’IDHB explique que ce parti au pouvoir a mis au point une stratégie concertée visant la répression violente de l’opposition armée ou non armée.

Parallèlement à l’opération militaire en République Démocratique du Congo, les experts de l’IDHB constatent que certaines personnalités de l’aile dure du parti CNDD-FDD ont également lancé une campagne de mobilisation à grande échelle et de recrutement de la milice Imbonerakure à l’intérieur du pays. Ici l’IDHB pointe surtout du doigt le secrétaire général de ce parti, Révérien Ndikuriyo, ainsi que le secrétaire national de cette ligue, Sylvestre Ndayizeye.

De même, l’IDHB montre que la création de la Force de réserve et d’appui au développement (FRAD) serait une tentative d’éliminer les obstacles juridiques à l’armement et à l’entraînement militaire des Imbonerakure. Selon l’IDHB, la mise en place d’une armée parallèle viserait la préparation de cette milice pour son déploiement à l’intérieur ou à l’extérieur du pays.

L’IDHB conclut que les inquiétudes au sein du gouvernement Ndayishimiye s’expliquent par un manque de confiance qui se traduit par sa stratégie d’affaiblir à tout prix les concurrents potentiels aux élections législatives de 2025 et l’élection présidentielle de 2027.

Un réfugié burundais du camp de Mulongwe tué samedi dernier.

Un réfugié burundais du camp de Mulongwe en République Démocratique du Congo a été tué la nuit de samedi dernier. La victime a été tuée dans son champ de tomate où elle veillait contre les voleurs.

Le réfugié burundais du camp de Mulongwe qui a été tué samedi dernier est le prénommé Donatien du Bloc II de la commune 6. Les informations en provenance de ce camp font savoir qu’il était cultivateur. Les mêmes informations indiquent que ça faisait longtemps que les voleurs lui volaient des tomates dans son champ.  Raison pour laquelle il avait décidé d’y passer la nuit pour veiller à ce que personne ne lui vole plus. Ce qui lui a coûté la mort de la part des malfaiteurs. Un Congolais de la tribu des Babembe serait à l’origine de sa mort, selon ce voisin de la victime. « Le prénommé Donatien est un homme qui habitait ici dans le camp et voisin d’un certain Papa Yvan tout près du centre des jeunes. Il était borgne. Il a été tué dans son champ de tomates où il était en train de le  protéger contre les voleurs. Il a été tué par les Congolais de la tribu des Babembe. Ces derniers l’ont attaqué pendant la nuit vers 23 heures dans le même champ. Ces congolais nous menacent beaucoup. La situation est très dangereuse vraiment »

Les voisins de la victime affirment qu’il est impossible jusqu’à présent de savoir réellement ceux qui l’ont tué car il n’avait aucun problème dans la communauté. En plus, il n’était pas en conflit avec qui que ce soit à part qu’il avait mis en garde quiconque qui vole ses plantes. « Il est difficile de savoir ceux qui l’ont tué car il n’avait aucun problème avec les autres. Il est victime de son champ de tomates. Si vous essayez de bien observer, ce champ ne peut être en aucun cas une raison pour qu’il soit tué. Bien sûr qu’il avait mis en garde les Congolais de la tribu des Babembe qui lui avaient volé dans son champ. Mais, cela n’était pas grave. C’était juste une mise en garde. Mais voilà, ça vient de lui coûter la vie. Jusqu’ici, personne n’est au courant des vraies raisons  de sa mort car, ce sont les personnes qui étaient avec lui qui sont venues nous informer qu’il vient d’être tué », explique son voisin. 

Nos sources dans le camp de Mulongwe indiquent que certains parmi ceux qui étaient avec la victime dans le champ la nuit ont  été arrêtés pour des raisons d’enquête.

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