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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

La route Kirwena –Vyanda en piteux état depuis 3 ans.

Depuis plus de 3 ans, tronçon Kirwena –Vyanda est inaccessible. Pour le moment, les habitants de la commune de Vyanda  éprouvent des difficultés pour se déplacer. Les usagers  de ce tronçon demandent qu’il soit réhabilité afin de les faciliter à continuer de bien vaquer à leurs activités commerciales.

Cette route non goudronnée devenue inaccessible depuis plus de 3ans relie les communes de Rumonge en province de Rumonge  à celle de Vyanda en province de Bururi. Pour le moment, aucun véhicule ne passe plus sur cette route exception faite de quelques motos. «C’est l’axe qui part de la route Bujumbura-Rumonge-Nyanza-Lac jusqu’à Bururi en passant par Kirwena, la grande montagne dénommée Nyabukumba et le chef- lieu de la commune de Vyanda. Pour le moment, elle est inaccessible car elle a été très endommagée. Les véhicules n’y passent plus sauf  seulement  des motos de type SANILI », révèle un habitant de Vyanda.    

Ceux qui s’approvisionnent dans la ville de Rumonge sont pour le moment dans la désolation car leurs activités  sont presque au point mort. «Cette route nous était d’une grande importance  parce que tous les commerçants  s’approvisionnent en commune  de Rumonge. C’est- à- dire que les prix de transport de leurs marchandises   deviennent  exorbitants et  ces commerçants sont obligés de majorer les prix de vente une fois à destination », ajoute cet habitant. 

En plus du mauvais  état de cette route, la pénurie de carburant ne fait qu’aggraver le problème de déplacement. Les citoyens de Vyanda demandent que cette soit réhabilitée. «Même les relations sociales sont  paralysées pour des gens qui se visitent mutuellement car  ce sont seulement  les motos qui fonctionnent. Par exemple, on paie une somme de plus de 10 francs pour le trajet Kirwena-chef-lieu de la commune Vyanda alors qu’avant le prix de transport était de 3mille francs. En cette période de pénurie de carburant, on arrive même à payer 20 mille francs. Donc, nous demandons au  gouvernement de réhabiliter cette route  qui nous est d’une grande utilité», insiste- t- il.   

A ce sujet, une source administrative en commune de Vyanda qui s’est entretenue avec la RPA sous anonymat  indique que  cette route figure parmi celles qui seront réhabilitées pour le budget de l’Etat 2022-2023.

Immixtion du numéro un du Cndd- Fdd dans la justice à Bubanza.

Le responsable du parti Cndd- Fdd en province de Bubanza est accusé par la population de se mêler dans les affaires de la justice en faisant libérer des coupables par des magouilles. Le procureur dans cette province est obligé d’intercéder sans hésiter à toutes ses demandes.

Déjà accusé de vol et de vente frauduleuse de l’engrais chimique de l’usine Fomi et du ciment de l’entreprise Buceco, le nommé Alexandre NGORAGOZE secrétaire général du parti CNDD FDD dans la province de Bubanza est également accusé de s’ingérer dans les affaires de la justice dans ladite province.

Selon la population, c’est lui qui fait la pluie et le bon temps. Il décide de ceux qui doivent être emprisonnés ou ceux qui doivent être relâchés. L’exemple est celui d’un certain Ciza surnomé Gihugu de la commune de Gihanga qui avait été arrêté en possession de l’engrais chimique et qui a été relâché par la suite à cause d’Alexandre NGORAGOZE. «C’est lui qui décide de qui doit être emprisonné ou doit être relâché. Il y en a même ceux qu’il fait emprisonner définitivement. Un certain Ciza nommé Gihugu de Gihanga dans le village III avait été arrêté lorsqu’il faisait la vente de l’engrais chimique frauduleux. Mais, ce secrétaire du parti CNDD FDD l’a fait relâcher immédiatement. Il l’a même emmené à bord de son véhicule à la permanence du parti pour que personne ne le touche », a révéle un témoin.

Au mois de mai 2022, le même Alexandre NGORAGOZE a interdit à la justice d’emprisonné une liste des gens qui venaient de blesser les participants à une fête qui avait eu lieu chez l’ancien président de l’assemblée nationale dans la même province de Bubanza. « Il a aussi refusé qu’on emprisonne les gens qui ont tabassé les participants à une fête de Nyabenda. Il s’agit du très fort responsable des imbonerakure au niveau communal, le nommé NDAYISHIMIYE Evariste qui a le même nom que le président de la république comme je viens de le citer, et un certain Emmanuel. Tous ont blessé sévèrement les participants à une fête qui avait eu lieu chez Nyabenda, l’ancien président de l’assemblée nationale à Bubanza. Personne n’a été emprisonnée alors qu’ils avaient blessé les gens », ajoute- t- il.

Nos sources dans la province de Bubanza font savoir que le procureur général dans la province de Bubanza craint tellement le dit secrétaire général du parti CNDD FDD dans cette province.

Selon les mêmes sources, le dit procureur de Bubanza exécute sans hésiter toutes les demandes du secrétaire général du parti CNDD FDD dans la province de Bubanza. Ce comportement reste incompréhensible pour la population de Bubanza qui ne cesse d’entendre des autorités de la dite province que personne n’est au- dessus de la loi.

Contacté à ce propos par la rédaction de la rpa, Cléophas NIZIGIYIMANA le gouverneur de la province de Bubanza,  n’a pas décroché son téléphone.

Une pratique en trainée de poudre au sein de la police.

Certains conducteurs de véhicules s'insurgent contre la pratique d’enlever les plaques d'immatriculation sur fond d'accusation de mauvais parking devenue monnaie courante des policiers. Non seulement cette punition ne figure nulle part dans la loi burundaise mais également les policiers ne déclarent pas leurs identités et finissent par perdre ces plaques.

Ces conducteurs de véhicules s’étonnent de voir se répandre la pratique d'enlever les plaques d'immatriculation comme si c'est un ordre qui leur a été donné. En plus de  la ville de Bujumbura, la pratique s'observe aussi dans certaines provinces de l'intérieur du pays.

Les policiers circulent dans les rues avec des tournes vis et enlèvent les plaques d'immatriculation de tous les véhicules qui, selon eux, ont fait un mauvais parking. Une des victimes de ce forfait qui a témoigné à la Rpa dit qu'il avait garé  sa voiture devant un magasin. À la sortie, il dit avoir remarqué que son véhicule n'avait plus de plaque d'immatriculation. Pour la récupérer, il a eu des soucis parce que les policiers qui l'avaient arraché n'avaient pas décliné leur identité.

Ces policiers exigent toujours des pots de vin pour remettre les plaques d’immatriculation, témoignent nos sources qui demandent que cette pratique soit combattue car contraire à la loi.

Plaintes des enseignants de Rutana.

Certains enseignants prestant dans la direction provinciale d’éducation de Rutana se plaignent du calvaire qu’ils endurent. Durant la formation de recyclage en cours depuis ce lundi qui se déroulent  aux chefs-lieux des communes qui composent cette province, ils sont obligés de se prendre en charge  pour le déplacement et pour la ration. 

Ces enseignants  de l’école fondamentale qui bénéficient d’une formation de recyclage depuis ce lundi 22 août  jusqu’au 2 septembre prochain sont ceux qui n’ont pas pu réussir au test de mise à niveau organisé par le ministère  de tutelle au mois d’avril dernier.

Ceux qui prestent dans la direction provinciale de l’éducation de Rutana suivent cette formation aux chefs-lieux des communes qui composent  ladite province et suivent  les cours de mathématiques  et de français.

Ces enseignants se plaignent des conditions dans lesquelles ils suivent cette formation. «Nous, les enseignants de la province Rutana avons des plaintes car nous n’avons pas de ticket. Nous nous déplaçons avec des moyens que nous n’avons même pas. Et comme il  y a pénurie de carburant, les prix du ticket de transport ont été majorés et nous sommes obligés de contracter des crédits. On ne nous donne rien, pas même de l’eau à boire. Nous y passons toute  la journée sans rien manger. On effectue un trajet de 20 km  pour  y aller et 20 km pour le retour. C’est-à –dire qu’on  fait  40 km de marche par jour ce qui est très fatigant», révèle un de ces enseignants.   

Ces enseignants demandent que cette formation se fasse dans les zones comme ils l’ont fait pour la passation du test de mise à niveau afin de diminuer les dépenses. « Nous demandons que cette formation se déroule dans les zones et en réseaux tel que  nous avons passé le test. C’est regrettable de vouloir  que nous travaillions bien et ayons  de bons rendements scolaires alors que  nous sommes mal traités », se plaint- il.      

A ce propos, la rédaction de la RPA n’a pas pu joindre Siméon NGENZEBUHORO, directeur provincial de l’éducation à Rutana, pour recueillir sa réaction.

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