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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les propriétaires des parcelles de Gasenyi rejette la proposition de la commission ministérielle

La commission mise en place par le ministre de l'agriculture et l'élevage a visité ce lundi les propriétaires des parcelles de Gasenyi- Nyakabondo en commune Mutimbuzi situées près de la présidence de la République. Mise en place pour trouver une solution aux doléances de ces propriétaires de parcelles, elle avait plutôt la mission de les convaincre  afin d’accepter le recensement de ces terres et ce qui s'y trouve en attendant le versement des indemnités après la promulgation de la nouvelle loi y relative. Une proposition qui a été vivement décriée par ces propriétaires.

La commission a indiqué qu'elle était venue pour recenser chaque parcelle et de tout ce qui s’y trouve pour dresser les prévisions des indemnités comme l’a mentionné cet envoyé du ministre. « Aujourd’hui, notre objectif est de recenser les parcelles et savoir la superficie de la propriété de chacun ainsi que tout ce qui se trouve sur son terrain tels des bananiers, des palmiers ou une maison.

Ainsi,  on saura la valeur de la propriété et dès que la nouvelle loi sera d'application nous serions prêts ».

Ces explications n'ont pas convaincu les propriétaires des parcelles. Ces derniers indiquent que la loi en rapport avec l'expropriation est claire en la matière. Selon eux, l’expropriation intervient après versement des indemnités. « L'article 427 en rapport avec les propriétés foncières stipule que la décision d'expropriation pour motif d'intérêt général précise le moment de quitter les terres et ce après le versement de l'indemnité. Vous comprenez bien que toute chose se fasse après le versement des indemnités », a indiqué un des propriétaires.

Depuis plus de 12 ans, ces propriétaires des parcelles se trouvant aux alentours du palais présidentiel n’ont plus droit d’y exercer des activités génératrices de revenus et n’ont jamais été indemnisés.

Les militaires de la 3ème division exigent la transparence dans la gestion des contributions leur exigées.

Indignations des militaires de la troisième division militaire à propos des contributions leur exigées et destinées aux préparatifs des rencontres sportives.  Ces militaires accusent leurs responsables de détourner ces contributions car leur usage n’est pas connu.

La troisième division militaire est composée de 4 provinces du nord du Burundi. Des rencontres sportives sont organisées entre les militaires des bataillons de cette division. Les militaires sont exigés de contribuer de l’argent pour les préparatifs des militaires qui vont représenter les autres. Mais, les militaires de cette division se lamentent que l’argent collecté n’est pas utilisé pour son motif initial. « Au sein des bataillons, on nous dit qu’un ordre est venu de la division pour nous ordonner de donner des contributions. Nous avons commencé à contribuer depuis l’année passée. A cette époque, on nous avait exigés de donner 9000  francs burundais  et actuellement les contributions sont de 4000 francs burundais. Malgré ces contributions, les militaires qui nous représentent dans ces rencontres sportives ne reçoivent ni de maillots, ni de sucre pour au moins récupérer après les séances d’entrainement et encore moins de limonades après les rencontres. On cherche à quoi servent ces contributions et on n’en trouve rien », a dénoncé un des militaires.

Tout militaire qui ne donne pas sa contribution est sanctionné. Il n’a plus droit à certains vivres offerts par l’armée burundaise. « Celui qui ne contribue pas ne reçoit plus sa ration complète. On lui retire les 4 cornes bœufs dont chaque militaire reçoit par mois. Vous comprenez donc que ces contributions sont forcées. Nous demandons que ces pratiques cessent et que si l’armée burundaise souhaite préparer de telles rencontres sportives  prépare aussi un budget y relatif » a insisté un autre militaire.

A propos de ces lamentations et sollicitations de ces militaires, la rédaction de la RPA a téléphoné Floribert Biyereke, porte-parole de l’armée burundaise, mais il n’a pas daigné décrocher son téléphone.  

Evariste Ndayishimiye viole la constitution et les autres textes en matière de syndicats

Le président de la république du Burundi  ne cesse d’entreprendre des actions qui visent à museler  les syndicats. Dans son bulletin UMWIDEGEMVYO  no 3,   la coalition  burundaise des défenseurs des droits humains, CBDDH, indique que par de tels actes le président de la république viole non seulement la  constitution mais aussi les dispositions pertinentes des instruments nationaux et internationaux en matière des  droits syndicaux.

 Parmi les exemples   de tentative de  violation   des droits syndicaux cités par la CBDDH dans son bulletin UMWIDEGEMVYO figure celui des propos très menaçants  du président de la Republique  à l’endroit des enseignants.

Selon  la CBDDH, le président est allé jusqu’à dire le 27 Janvier 2022 lors de la prière organisée chaque dernier jeudi du mois par le parti CNDD-FDD que si les enseignants  venaient à déclencher le mouvement de grève devront s’attendre à être giflés par les parents des élèves.

De plus, le président Ndayishimiye  n’a pas manqué de proférer des menaces plus lourdes à l’endroit de ces syndicalistes en les accusant de financer le terrorisme .Une  accusation extrêmement grave qui,  selon la CBDDH, cache mal la démarche du gouvernement de mettre un frein au fonctionnement des syndicats et de restreindre tous les droits et libertés des citoyens pour prévenir des soulèvements.

La  CBDDH rappelle que des menaces similaires ont été proférées à l’endroit du syndicat de l’ONATEL et de ses représentants au mois de septembre 2021. Ce jour-là, le président Ndayishimiye les a accusés d’être responsables de la faillite de cette société para- étatique de télécommunication. La menace est tombée  alors que le personnel réclamait des arriérés de salaires.

Cette tentative de museler les syndicats viole toutes les dispositions pertinentes des instruments nationaux et internationaux en la matière. A titre illustratif, la CBDDH cite la constitution burundaise du 07 juin 2018 en son article 37 alinéas premiers.

Les urbains de Muyinga demandent l’autorisation d’enterrer non loin de chez eux.

Les habitants du centre urbain de Muyinga ne sont plus autorisés d’enterrer les leurs dans les cimetières des autres communes depuis la fermeture du cimetière de Kinyota. Dans son communiqué de ce mercredi, l’administrateur de la commune Muyinga invite ses administrés à enterrer les leurs dans les cimetières de Kayenzi et Kivoga. Des cimetières jugés lointains par la population de la ville de Muyinga.

Ce mercredi, le communiqué de l’administrateur de la commune Muyinga, Amedée Misago, invite ses administrés à, désormais, enterré les leurs dans les cimetières de Kayenzi et Kivoga.

Pour motif, le cimetière de Kinyota a été fermé depuis longtemps et le délai de retrait des restes des leurs dans ce cimetière, pour ceux qui le souhaitent, a expiré avec le mois de décembre 2021. De plus, cet administratif fait valoir que des activités de développement vont être aménagées bientôt dans cet ancien cimetière de Kinyota.

Depuis la fermeture de ce dernier, les habitants du centre urbain de Muyinga faisaient recours aux cimetières des autres communes environnantes à l’instar de celui de Kiremba en commune Gasogwe jugé le plus proche.

Mais depuis ce mercredi, les habitants du centre urbain de Muyinga ont été sommés par l’administrateur de la commune Muyinga d’enterrer les leurs dans les deux cimetières de Kayenzi et Kivoga de la commune Muyinga et interdits de retourner au cimetière de Kiremba en commune Gasorwe.

Cette décision de l’administrateur a aussitôt provoqué des lamentations au sein de ses administrés. Pour ces derniers, les cimetières de Kayenzi et Kivoga sont trop loins du centre urbain de Muyinga par rapport à celui de Kiremba de la commune voisine de Gasorwe. De plus, ils indiquent que les coûts de transport des corps seront plus élevés pour l’enterrement dans un des cimetières de la commune Muyinga par rapport à celui de Gasorwe.

Les habitants du centre urbain de Muyinga demandent à leur administration de se concerter avec celle de la commune Gasogwe pour leur permettre de continuer à inhumer les leurs au cimetière de Kiremba arguant que les moyens dont disposent les ménages sont très limités.

A ce propos, la rédaction de la RPA n’a pas encore pu joindre Amedée Misago, administrateur de la commune Muyinga, pour qu’il s’exprime sur ces doléances de ses administrés.

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