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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Course au contrôle du conseil des notables collinaires par le Cndd- Fdd.

Les  candidats aux élections des notables collinaires de la commune de Ntega en province de Kirundo  se plaignent que les chefs de collines font tout pour les empêcher d’être sur la liste des candidats. Les chefs de collines voudraient  que les conseils des notables  collinaires soient exclusivement composés des membres du parti Cndd-Fdd.

Les collines dont les responsables usent  de tous leurs  moyens pour empêcher aux membres des autres partis politiques  de participer dans la prochaine compétition  sont celles de  Nkorwe, Kanabugiri, Kanyagu Sigu, Mukerwa, Gatare et Nyagatare   toutes de la   commune de Ntega. Selon la population, le parti Cndd- Fdd  voudrait voir  lui revenir tous les 15  places  du conseil collinaire de notables. « Dans les autres communes,  c’est  le même jeu qui se joue. Ceux qui se  retrouvent  sur la liste   sont  les membres du parti Cndd- Fdd. Ils sont désignés à partir des  différentes permanences de ce  parti. C’est tout simplement une discrimination   des autres partis politiques », révèle un témoin.

Cette discrimination est également signalée dans d’autres communes de  la province de Kirundo. « Ce phénomène s'observe dans différentes communes de la province de Kirundo. Les chefs collinaires qui sont chargés des inscriptions indiquent qu'ils ont été ordonnés  de n’enregistrer  que les membres du parti au pouvoir, le Cndd- Fdd.  Pour eux,   ils sont les seuls à avoir le  droit  de participer aux élections. Nous avons déjà constaté que le parti au pouvoir veut écarter les membres des autres partis politiques. On se demande comment ils vont jouer ce rôle de médiateur alors qu'ils n’ont pas été élus dans la transparence. Ils sont de la même formation politique, le Cndd- Fdd. Ce qui veut dire que cet organe s'inscrit dans le cadre des actes de discrimination qui caractérise ce parti », précise une source.

Les habitants  des collines concernées  demandent au ministre de la justice et à celui de l'intérieur  de suivre   ce processus pour en assurer la transparence

Le personnel de l’ONATEL forcé à contribuer pour la construction du palais présidentiel

Le gouvernement burundais aurait toujours l’intention d’exiger une contribution forcée destinée à la construction du palais présidentiel. Le cas illustratif est celui des fonctionnaires de l’ONATEL qui ont été obligés de s’inscrire sur une liste et d’accepter une retenue sur leur salaire pour ladite contribution.

Les fonctionnaires de l’Office National des Télécommunications, ONATEL en sigle, ont été informés qu’ils devront accepter une retenue sur leur salaire pour les mois de septembre et octobre 2022. Selon ces fonctionnaires, ladite décision a été prise par les cadres de cette entreprise lors de la réunion tenue en date du 26 Août cette année. Comme l’indique toujours ces fonctionnaires, ils ont été informés que cette contribution est destinée à la construction du palais présidentiel. Personne d’entre eux n’avait aucun droit de demander quoi que ce soit. « Plaidez pour nous.  Nous voulons qu’il y ait des enquêtes à l’ONATEL. Moi,  je suis un des employés de cette entreprise. Quand nous nous sommes présentés au travail,  notre chef de service nous a informé que le directeur l’a envoyé nous dire que nous avons l’obligation de contribuer pour la construction du palais présidentiel et qu’on va retrancher l’argent sur nos salaires des mois de septembre et octobre. Personne n’avait le droit de poser ne fut-ce qu’une seule question. Il nous signifié qu’on se devait d’obtempérer comme lui l’a fait.», s’indigne notre source. 

Actuellement, une liste sur laquelle chaque fonctionnaire doit s’inscrire et mentionner son numéro matricule et sa signature est en circulation. Chagrinés, ces fonctionnaires ne comprennent pas pourquoi on les contraints à s’acquitter d’une telle contribution à quelques semaines de la rentrée scolaire, en plus du fait que l’ONATEL leur doit trois mois d’arriérés de salaire. « Nous voulons qu’on nous explique pourquoi c’est à nous de contribuer pour la construction du palais présidentiel, lequel palais est d’ailleurs déjà fonctionnel. Pire encore, nous venons de passer trois mois sans percevoir de salaire. Ce qui fait que nous n’avons pas encore acheté les fournitures d’écoles pour nos enfants qui se préparent pour la rentrée scolaire. C’est vraiment insensé », se lamente un des employés de l’ONATEL qui s’est confié à la RPA. 

A ce propos, la rédaction de la RPA a essayé de contacter Privat Kabeba, le directeur de l’Office National de Télécommunications, mais il était injoignable.

Les habitants de Gishingano craignent la spoliation du gouvernement

La décision du conseil des ministres d’exproprier les habitants de la colline Gishingano en zone de Rushubi de la province de Bujumbura inquiète les propriétaires. Ils  indiquent que le gouvernement n’a pas encore indemnisé les anciens propriétaires expropriés et craignent que leurs terres ne soient données aux autres personnes.

Après l’annonce du conseil des ministres selon laquelle le gouvernement va exproprier les habitants des localités de Remba et Karama de la zone de Rushubi en commune d’Isale de la province de Bujumbura sur une superficie de plus de 334 hectares, les propriétaires de ces terres sont très inquiets. Ils trouvent que ce projet du gouvernement ne vise que de s’accaparer de  leurs terres car ils n’ont pas été consultés. « Sachez qu’aucun membre du gouvernement n’est venu pour nous dire que le gouvernement a besoin de nos terres. Et voilà, ils viennent d’annoncer qu’ils vont prendre nos terres sans nous consulter. Or, la loi prévoit qu’avant la délocalisation et les indemnités il doit y avoir une réunion des parties prenantes. Actuellement, plusieurs questions restent sans réponses .A qui allons-nous nous  adresser ? Comment les choses vont- elles se poursuivre ? Où est ce que nous allons être délocalisés? Quel sera notre sort ? », se plaint un des propriétaires

Les propriétaires des terres s’étonnent que  le gouvernement veuille d’autres terres alors qu’il n’a pas encore indemnisé les anciens propriétaires des terrains où sont érigés les bureaux  de la présidence. « Nous, citoyens lambda, ne savons pas à quel saint se vouer car la question de nos terres prises par le gouvernement est devenue un casse-tête. C’est vraiment incompréhensible que l’Etat veuille d’autres terres de la colline Gishingano sur le même projet alors qu’il n’a pas encore indemnisé les propriétaires des terres déjà prises.Ca fait plus de 10 ans que nous attendons nos indemnités des terres de la localité de Gasenyi. Qu’il finisse d’abord avec les indemnités de Gasenyi pour poursuivre avec celles de Gishingano », lance- t- il.

Les anciens et les nouveaux propriétaires  des terres ont tous peur d’être spoliés de leurs terres afin qu’elles soient données aux autres personnes. « Vu la période de 13 ans qui vient de se passer sans nous donner nos indemnités, nous craignons que le motif avancé d’intérêts publics ne soit un mensonge. Ça serait plutôt un plan de nous délocaliser pour que nos terres soient données aux autres. Nous avons vraiment peur », conclut- il.

Ces propriétaires de terres demandent au président de la République d’intervenir pour qu’ils ne soient pas spoliés au vu et au su de tout le monde.

Un infirmier accusé d’intolérance politique au centre de santé de Gahororo

Les habitants de la commune Mabanda, en province Makamba, accusent un infirmier en poste au centre de santé de Gahororo de refuser de soigner les malades qui ne sont pas membres du parti CNDD-FDD. Ils demandent que cet infirmier soit corrigé étant donné que son comportement a été l’objet de plusieurs indignations de la population.

 

Connu sous le nom d’Egide Nishimwe alias Cewusi, il preste comme infirmier au centre de santé de Gahororo, situé sur la colline de Kimba, en commune Mabanda. Cet infirmier est accusé par certains habitants de trier les malades qu’il consulte sur base de leur appartenance politique. « Quand cet infirmier reçoit un malade, il commence d’abord à lui demander son appartenance politique. Et il n’hésite pas à mettre à la porte les militants des partis de l’opposition,  surtout ceux du parti CNL », raconte un habitant.

Etant donné que cet infirmier soigne les malades porteurs de paludisme et preste quelques fois au service de maternité, ces habitants demandent de nouveau qu’il soit corrigé vu que son mauvais comportement ne date pas d’hier, malgré leurs multiples dénonciations. « Certains habitants ont déjà dénoncé le comportement de cet infirmier. Nous, nous souhaitons que de telles pratiques soient bannies et interdites afin que la déontologie médicale prime devant toute chose », soulignent-ils.

La rédaction de  la RPA a appelé Egide Nishimwe alias Cewusi, mais il n’a pas décroché son téléphone. Contactés à ce propos, certains responsables sanitaires dans cette région affirment que cet infirmier a été accusé plus de deux fois les mêmes fautes professionnelles, mais qu’ils ne savaient pas qu’il les avait encore reproduits après avoir été pardonné. D’où, ils ont accepté de mener des enquêtes sur les prestations de cet infirmier et rendre compte de son cas aux supérieurs hiérarchiques afin de prendre une décision adéquate

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