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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Baisse de la production du ciment à l’usine Buceco

Les employés de l'usine BUCECO indiquent que la production du ciment a baissé ces derniers jours. Selon eux, le manque de matières premières en est la cause.

L’usine Buceco achetait les matières premières nécessaires pour la fabrication de son ciment en République Démocratique du Congo. L’idée d’importer ces matières premières de la RDC est venue après que la direction de Buceco se soit rendue compte qu’elle enregistrait des pertes en achetant des matières premières déjà transformées en Tanzanie. Cet employé de Buceco dit que la situation a encore une fois changé ces derniers jours car les matières premières sont de nouveau achetées en Tanzanie. « Ces derniers jours, il y a des difficultés d’obtenir les matières premières à l’état brut qui sont constituées par des pierres que Buceco achetait en RDC et transformait sur place. Nous, les employés, nous ne savons pas pourquoi. Les responsables de Buceco achètent actuellement les matières premières déjà transformées en Tanzanie au sein d’une autre société qui produit du ciment appelé Dangote. Cela a occasionné des pertes comme c'était le cas dans le passé », a- t-il révélé.

Actuellement, nos sources indiquent que Buceco n’est plus capable de produire la même quantité que celle qui était produite lorsqu'elle achetait les matières premières en RDC. Elles indiquent que cette société ne peut plus travailler 24 heures sur 24. Et des fois, certains des employés sont exigés de rester à la maison. Ce qui accentue leurs inquiétudes quant à un probable licenciement dans les jours à venir. « Avant, les ouvriers pouvaient charger 15 camions capables de transporter 700 tonnes chacun par jour. Et il n’y avait pas une rupture de stock car les dépôts de stockage restaient remplis de ciment. Mais actuellement, nous sommes capables de remplir au moins 2 ou 3 camions », a – t- il ajouté.

La rédaction de la RPA n’a pas encore réussi à joindre les responsables de la société Buceco pour entendre leurs réactions.

La pénurie du carburant explose les prix de transport à Gitega.

La flambée des prix de transport est l’une des conséquences de la pénurie du carburant depuis plus de deux semaines dans la province de Gitega. Les habitants de cette province demandent au gouvernement de trouver une solution à ce problème.

Se déplacer devient de plus en plus trop cher pour les habitants de Gitega que ce soit pour ceux qui se rendent d’une commune à une autre ou ceux qui vont dans d’autres provinces. Selon un des habitants de la place qui s’est entretenu avec la RPA, depuis qu’il s’observe une pénurie de carburant, le prix de transport par moto est passé du simple au double en seulement deux semaines. « Sur une distance ou le prix d’une moto était de 500 francs, actuellement il est 1000 francs. Et là où le prix était de 1000 francs, il est de 2000 francs. Durant la nuit quand les motos sont interdites, le prix est fixé à 4000 francs  alors qu’il était de 2000 francs.  L’autre difficulté se remarque quand tu veux te rendre en Mairie de Bujumbura par exemple. Pour ce déplacement, seules les agences de transport font régulièrement des aller- retour  pour Gitega-Bujumbura. Le problème est qu’il est souvent difficile d’obtenir une place en temps voulu comme c’était avant car les voyageurs sont nombreux. Tu dois acheter un ticket le matin pour voyager à  la tombée de la nuit. Et si tu désires voyager le lendemain, tu achètes un ticket la veille après-midi », a indiqué cet habitant.

Certains habitants de Gitega révèlent que pour ceux qui veulent se rendre sur Bujumbura mais qui ne parviennent pas à obtenir des places au sein des agences de voyage, ils font recours aux véhicules de type Hiace et Probox. Mais ces derniers ont, eux aussi, revu à la hausse les prix du transport.

A titre illustratif, le ticket est passé de 5000 à 7000 ou 8000 francs burundais pour le déplacement en Hiace. Pour ce qui est du Probox, poursuivent nos sources, les chauffeurs font payer soit 9000 ou 10000 francs voire plus et ce pour un déplacement vers Bujumbura qui ne coûtait que 7 000 francs burundais.

Ainsi, les habitants de la capitale politique du Burundi demandent avec insistance au gouvernement de résoudre cette problématique de pénurie du carburant qui risque de se répercuté aussi sur les denrées de première nécessité surtout qu’ils ont déjà du mal à joindre les deux bouts du mois.

Les prix des denrées explosent suite au manque de carburant à Bujumbura.

Les prix de certaines denrées alimentaires les plus sollicités commencent à grimper en mairie de Bujumbura. Les commerçants de ces denrées disent que le transport des marchandises jusqu’à leur lieu de travail leur coûte cher. Raison pour laquelle,  plus de deux cent francs burundais ont été ajoutés au prix initial.

Le prix de certaines denrées alimentaires a grimpé par rapport à leur prix d’avant. Ces denrées sont entre autres le haricot, le riz, la pomme de terre et autres. Sur ces denrées, on a ajouté cent francs burundais et plus sur un kilo par rapport à leur prix initial avant la pénurie du carburant. Cet habitant indique que les prix ont grimpé dans presque tous les quartiers de la mairie de Bujumbura et que quand ils essaient de demander la cause, on leur répond que le transport de ces denrées jusqu’au marché est cher. « Un kilo de haricot dit  Kinure s’achetait à mille deux cent francs. Mais actuellement,  il coûte mille trois cent et plus.  Le haricot dit Kirundo s’achetait à neuf cent franc  mais aujourd’hui coûte  mille deux cent francs. La dernière qualité du riz qui s’achetait à mille huit cent  coûte aujourd’hui  deux mille et plus. La pomme de terre à l’intérieur du pays s’achète à quatre cent cinquante. Ici à Bujumbura, elle s’achète  à  sept cent cinquante. Quand nous essayons de demander le pourquoi de cette hausse, les commerçants nous répondent que le transport leur  a couté cher » a- t- il indiqué.

A côté de cela, les habitants de la mairie de Bujumbura font savoir que même le prix de l’huile de palme a également grimpé. Selon eux, la cause est toujours les véhicules qui ont augmenté le prix pour le transport des marchandises. « Même le prix de l’huile de palme a grimpé. Avant une bouteille d’un litre et demi qui s’achetait pour quatre mille quatre cent coûte  actuellement six mille. Tout ça est dû  à la pénurie du carburant. Une voiture Probox que le commerçant louait à trente- cinq mille se loue aujourd’hui  à quarante mille toujours à cause du manque du carburant », a- t- il ajouté.

Nos sources parmi les commerçants de la mairie de Bujumbura révèlent que ces prix risquent de continuer à augmenter si le problème de pénurie du carburant n’est pas résolu. La rédaction de la RPA n’a pas pu joindre le ministre du commerce pour s’exprimer à ce propos.

Paralysie de certaines activités suite au manque de carburant à Bujumbura.

Certaines activités ne se déroulent pas à la normale en mairie de Bujumbura à cause du manque du carburant. Actuellement, les élèves et les fonctionnaires sont souvent en retard à cause du manque de moyens de déplacement. Après le travail,  ce n’est plus facile de rentrer surtout quand il fait nuit.

Les habitants de Bujumbura indiquent qu’actuellement que ce soit ceux qui possèdent des véhicule ou ceux qui ne les possèdent pas ont tous le même problème quand il s’agit de se déplacer. Selon eux, les conséquences du  manque du carburant sont multiples. Les élèves et les fonctionnaires sont toujours en retard. Pire encore, c’est quand il est l’heure de rentrer le soir. Les queues des gens qui attendent les bus sur les parkings sont toujours très longues. Cet habitant témoigne. « Les conséquences existent. D’abord,  les élèves sont souvent en retard car ils habitent loin de leurs écoles. Comme ils sont habitués de se déplacer avec des véhicules, ces derniers manquent parfois du carburant et cela entraine des retards pour ces élèves. Les fonctionnaires aussi sont souvent en retard à leur travail à cause du manque des bus. Pire encore, les moyens de déplacement peuvent manquer jusque 23 heures en ville. Ainsi, les gens restent sur les lignes à l’attente de bus sur les parkings. Tout ceux-ci sont des conséquences du manque du carburant ».

L’autre conséquence de la pénurie du carburant est le désordre qui se remarque sur les parkings. Actuellement, certains conducteurs des bus sont obligés de déplacer les gens des quartiers où ils ne sont pas affectés à cause du manque des bus suite à la pénurie du carburant. En ces moments, d’autres bus se retrouvent dans différentes stations- service à faire la queue  à la recherche du carburant. D’où les habitants demandent au gouvernement de résoudre ce problème. « Quand il est dix- huit heures, les bus qui font le transport dans les  quartiers Nyakabiga par exemple sont obligés de déplacer les gens de Maramvya. Ceux de Bwiza sont obligés  de déplacer les gens de Gihosha. Tout cela à cause de l’insuffisance de ces bus suite  à la pénurie du carburant. En plus, cela ne fait qu’augmenter files d’attente  sur les parkings. Nous les habitants,  nous demandons au gouvernement de prendre dans ses mains ce problème pour que le carburant soit disponible. Et quand nous demandons aux propriétaires des stations- services, ils nous répondent qu’ils n’ont pas des devises pour s’approvisionner en carburant », constate un habitant de Bujumbura.

Les conséquences de la pénurie du carburant se répercutent également sur les prix des denrées alimentaires comme l’indiquent  nos sources de la capitale économique du Burundi.

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