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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

SOS contre la malnutrition et la famine à Kirundo.

Deux cent mille personnes touchées par le manque de pluies ont besoin d'une assistance urgente dans la province Kirundo. Selon OCHA, le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU, les conséquences dans les familles sont multiples dont la famine, les abandons scolaires et les déplacements à l’intérieur du pays ou vers les pays voisins.

 Plus de dix collines de la province Kirundo n’ont pas vu même une goutte de pluie depuis la fin de l’année dernière. Ces collines appartiennent aux communes Bugabira, Busoni, Kirundo et Ntega. Dans les autres communes de la même province où il a plu, les précipitations étaient mêlées aux vents violents entraînant la pourriture des cultures et l'endommagement des maisons et des infrastructures.

Dans son rapport de ce mercredi, le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, OCHA, indique que lors de la visite de la plateforme nationale de réduction des risques et de gestion des catastrophes et ses partenaires humanitaires au début de cette année dans la province Kirundo pour l’évaluation du déficit pluviométrique, la situation était désastreuse. Plus de deux cents mille personnes ont été touchées et ont besoin d’une assistance urgente.    

Selon OCHA, plus de trente collines ont été les plus touchées par les conséquences de ce changement climatique. Plus de 90 pourcents de cultures légumineuses comme le haricot, le soja et plus de 70 pourcent de cultures de céréales comme le maïs et le sorgho ont été endommagées. Tout cela ne fait qu’augmenter la famine et la malnutrition.

Suite à ce changement climatique, de nombreuses familles de la province Kirundo ne mangent qu’une fois par jour bien que ce soit  la saison de récolte. Et comme la plupart des collines touchées n’ont pas de réserves alimentaires, la situation risque de dégénérer rapidement.

Aujourd’hui, plusieurs familles qui ont perdu leurs récoltes constituent la main-d’œuvre journalière dans d’autres champs pour un salaire journalier de 1000 francs. Néanmoins, selon toujours OCHA, avec ces revenus, ces familles ne peuvent se procurer qu’un kilogramme de farine de manioc ou encore moins d’un kilogramme de haricot ou de farine du maïs, une quantité de nourriture très insuffisante pour des familles ayant plus de cinq enfants.

Actuellement dans la province Kirundo, certaines familles ont décidé de retirer leurs enfants de l’école, d’autres vendent leurs articles ménagers, leurs bétails et autres. A côté de cela, il y a ceux qui se sont déplacés dans d’autres provinces pour chercher comment ils peuvent gagner la vie tandis que d’autres ont même pris le chemin de l’exil vers la Tanzanie à la recherche de l’emploi.

La pénurie des produits Brarudi en province de Rumonge.

La pénurie des produits Brarudi reste une réalité en province de Rumonge. Certains habitants indiquent que le prix de ces produits a grimpé dans certaines localités tandis que dans d’autres ces produits manquent cruellement.

A Rumonge, le manque des produits Brarudi n’a toujours pas trouvé de solution. Dans certaines communes, les gens peinent à trouver ces produits tandis que dans d’autres ces produits sont chers une fois disponible. A titre illustratif, cet habitant dit que le prix officiel n’est plus respecté en commune de Buyengero. « Si les produits Brarudi sont disponibles, ils sont vendus à des prix exorbitants. L’amstel s’achète à un prix qui varie entre 2500 et 3000 francs burundais. Le prix actuel de la primus est de 1800 tandis que celui d’une limonade est de 1000 francs burundais ».   

Au chef-lieu de la province de Rumonge, trouver les produits de la Brarudi est un parcours du combattant. Ces produits semblent être inexistants selon cet habitant. « Ces produits se raréfient davantage. Les petits bistrots ont par ailleurs fermé leurs portes. Si tu organises une fête, tu dois te préparer au moins un mois à l’avance et tu achètes petit à petit les boissons. C’est par cette stratégie que tu peux espérer avoir de quoi donner aux invités le jour J. Actuellement, tu ne peux plus penser que tu vas acheter les produits Brarudi à n’importe quel moment. On ne sait plus si la Brarudi fonctionne normalement ou si elle est tombée en faillite. Pour un évènement qui t’arrive par surprise et que tu désires rassembler des invités, tu optes à leur servir de l’eau », nous a confié un habitant de la place

Les habitants de la province Rumonge demandent que la problématique liée à la pénurie des produits Brarudi soit étudiée et résolue. A ce propos, la RPA n’a pas encore réussi à joindre le service chargé de la communication de la Brarudi pour recueillir sa réaction.

Pas de sucre dans les quartiers sud de Bujumbura et à Rumonge

Le sucre est une denrée rare dans les quartiers du sud de la mairie de Bujumbura. Actuellement, beaucoup des commerçants vendent le sucre au détail et non par kilogramme là où il est disponible.

Dans les quartiers comme Kanyosha, Kinanira et Musaga, c’est un grand problème pour trouver du sucre. Dans différentes boutiques, les commerçants affirment ne pas avoir été approvisionnés en sucre depuis longtemps. Selon certains consommateurs, il est vendu en très petite quantité dans les rares boutiques qui, des fois, en disposent. Cet habitant témoigne. « Le sucre n’est plus disponible. Actuellement, c’est même plus grave. Dans différentes boutiques, on ne te donne pas un kilo de sucre. On te donne juste une petite quantité qu’on vend par détail et qu’on met dans des petits emballages en papier comme  ceux du thé. Personne ne peut vous donner tout un kilogramme ».

Ceux qui ont la chance d’avoir un kilo de sucre l’achètent à 5 000 francs soit le double du prix officiel. De plus, il faut faire la queue durant des heures et des heures sans aucune garantie d’être servi. « A quelques rares endroits se vend le sucre par kilo.  Là- bas, les clients affluents. Raison pour laquelle on y passe des heures et heures à attendre d’être servi. Malheureusement, on rentre des fois sans l’avoir. A ces endroits,  un kilo s’achète à plus de 5000 francs burundais », a déclaré un habitant.

Le manque du Sucre est également signalé dans les autres quartiers de la mairie de Bujumbura.  Parfois, ceux qui cherchent le sucre sont obligés d’acheter d’autres articles comme du pain pour qu’ils soient servis en sucre. Les habitants de Bujumbura demandent aux autorités habilités de suivre de près la commercialisation de cette denrée afin que le peu qui est disponible soit équitablement distribué et à un prix officiel.

Par manque de sucre, la colère gronde à Rumonge

Actuellement, les habitants de Rumonge affirment qu’il est impossible d’avoir du sucre à moins de 5000 francs burundais le kilo. Un des habitants témoigne. « Le sucre s’achète entre 5 et 6000 franc burundais le kg ».

Selon cet habitant du chef-lieu de la province Rumonge  le sucre est non seulement de plus en plus cher mais aussi il est même difficile d’en trouver. « Le  sucre est devenu une denrée très rare. Nous commençons d’ailleurs  à  le rayer de nos habitudes. Si tu parviens à en trouver, c’est à un prix exorbitant. Aujourd’hui, chercher du sucre est comme chercher du chanvre » naus a- t- il révélé.

Pour le moment, les citoyens en veulent aux administratifs qui, au lieu de réguler la vente du sucre et d’en suivre l’approvisionnement, ne font que croiser les doigts. « Les administratifs ne disent rien. Ils sont comme dépassés par les évènements. Ils préfèrent alors  faire semblant de ne rien voir » reproche- t- il aux administratifs.

A ce propos, la rédaction de la RPA n’a pas encore pu joindre Consolateur NITUNGA, gouverneur de la province Rumonge pour de plus amples éclaircissements.

L’or noir manque cruellement au Burundi.

Persistance de la pénurie du carburant dans les provinces Makamba et Gitega. Les habitants de Makamba ne savent plus quoi faire tandis qu’à Gitega le carburant est disponible au marché noir.

Au sud du Burundi, plus précisément en province Makamba, seuls les chanceux peuvent obtenir le carburant. Certains habitants de cette localité affirment que le mazout n’existe plus chez eux. Même le peu d’essence qui est, de temps en temps, disponible se vend au marché noir à un prix compris entre 7 et 9 000 francs le litre et demi.

Automatiquement, les conséquences de cette pénurie se répercutent sur la bourse des habitants. C’est notamment le prix du ticket de transport qui ne cesse de monter en flèche. En effet, les tarifs fixés par le Ministère en charge du transport n’ont pas été respecté. Au contraire, le prix du ticket est passé du simple au double pour les déplacements en transport en commun. Quant aux moto-taxis, le prix du transport a été majoré de 500 francs d’après nos sources.  Certains chauffeurs qui se sont entretenus avec la RPA disent avoir été contraints de revoir à la hausse les prix de transport pour éviter de travailler à perte surtout qu’ils continuent de s’acquitter de différentes taxes malgré qu’ils passent souvent des dizaines de jours sans travailler faute de carburant.

Pour les chauffeurs de véhicules qui consomment le mazout, les pertes sont énormes car ce dernier n’est plus disponible, nous ont-ils indiqué. Certains habitants disent être déçus par cette pénurie du carburant qui s’observe toujours. Ils révèlent qu’ils espéraient qu’avec la récente hausse du prix du carburant, ce produit allait être disponible partout. Ainsi ils demandent au gouvernement de trouver une solution pérenne à cette problématique de manque de carburant qui impacte toujours sur les autres secteurs de la vie du pays.

Pareille situation à Gitega

Sur 10 stations-services fonctionnelles au chef-lieu de la province Gitega, une seule distribuait du carburant ce lundi. Là aussi, il n’y avait que de l’essence. Il y avait de longues files de véhicules et motos.

Suite à cette pénurie, certains optent pour l'achat du carburant au marché noir où un litre d'essence coûte entre 5000 et 6000 francs. Avant la hausse du prix du carburant, le prix variait entre 4.000 et 5000francs. Maintenant, le prix officiel d'essence est de 2730francs à GITEGA.

 

Quant au mazout, un litre coûte entre 4000 et 5000 francs et coûtait une somme variant entre 3500 et 4000 francs avant la hausse. L'actuel prix officiel du mazout est de 2680 francs le litre.

Les transporteurs des passagers, des marchandises, du sable et du moellon, demandent alors que le carburant soit disponible. Ils précisent que cela leur permettrait de ne pas perdre du temps en faisant la queue devant l'une ou l'autre station-service qui parvient à avoir quelques litres de carburant à servir. Ou encore, ça leur permettrait d'éviter d'acheter du carburant  au marché noir. Ils déclarent que le carburant obtenu de cette façon est incertain quant à sa qualité puisqu'ils pensent qu'il peut être mélangé par d'autres liquides susceptibles d'endommager les moteurs de leurs véhicules.

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