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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Manque chronique du carburant à Bujumbura.

La pénurie du carburant du type essence s’observe dans la capitale économique du Burundi. Les chauffeurs qui utilisent ce type de carburant indiquent qu’ils passent beaucoup de jour à l’attente de ce carburant. Ils préfèrent acheter au marché noir d’où un litre s’achète à 15.000 francs burundais.

Ce sont des brouhahas des gens et des véhicules qui sont à l’attente du carburant du type essence qui règnent à différentes stations- services depuis ce lundi. L’un de gens qui y étaient à l’attente du carburant dit qu’ils ont attendu le carburant toute la journée ce lundi de  mais en vain. Ils ont préféré en acheter au marché noir où un litre s’achète à 15.000 francs burundais. « Nous avions déjà ce problème de manque de carburant. Mais, ça devient de plus en plus inexprimable. Imaginez-vous, hier toute la journée on attendait le carburant mais en vain. On est rentré main vide. A la 7ème  avenue de la zone Buyenzi et en zone Bwiza, il y a du carburant au marché noir. Hier, on a passé toute une journée sans travailler. Aucune station n’a distribué du carburant ».

Sur deux stations- service qui avaient ce type de carburant le matin de ce mardi, la distribution se faisait par favoritisme. « Aujourd’hui où on l’a trouvé  sur la station City Oil à Kigobe et Interpetrol juste tout près de City Oil à Kigobe. Ce qui nous a le plus  étonné,  sur l’une de ces stations on nous a dit qu’un patron vient d’envoyer 30 véhicules. Après avoir fait le plein de tous ces véhicules, on nous a dit que le carburant est fini. Donc, ils donnent du carburant à qui ils veulent », se lamentait un chauffeur.

Les habitants de la mairie de Bujumbura demandent au gouvernement de trouver une solution à ce problème qui persiste.

Fuite des familles de Buganda et Rugombo suite à la famine.

Certaines parmi ces familles fuient vers l’intérieur  du pays où  la récolte aurait été bonne tandis que d’autres  se rendent en République Démocratique du Congo. Le gouverneur de la province de Cibitoke demande aux administratifs à la base de collecter des aides destinées au soutien des familles pauvres.

Certains administratifs de la colline Rusiga en commune de Rugombo indiquent que la récolte n’a pas été bonne suite à la secheresse observée au cours de la dernière  saison culturale.

Cela a été annoncé ce lundi lors d’une réunion de sécurité. Au cours de cette réunion  tenue tous les trois mois  par le gouverneur à l’endroit des autorités administratives, Firmin HABUMUREMYI, secrétaire permanent de l’administrateur de la commune de Rugombo  révélé que 210 familles de la colline Rusiga  ont déjà fui à cause de la famine.

Nos sources parmi les administratifs en province de Cibitoke confirment que  certains parmi ces citoyens fuient vers l’intérieur du pays tandis que d’autres fuient vers la République Démocratique  du Congo à la recherche de l’emploi.

Certains habitants de la colline Rusiga qui se sont entretenus avec la RPA sous anonymat font savoir que parmi ceux qui fuient figurent les rapatriés et sinistrés des différents sites pour lesquels  la récolte n’a pas été bonne pour la dernière saison culturale.

Même son de cloche  en commune de Buganda où  certaines familles ont déjà quitté cette commune  vers d’autres milieux. Toutefois, le secrétaire permanent de ladite commune n’a pas donné l’effectif de ceux qui ont fui à cause de la famine.

Les habitants de ces deux communes  demandent aux bienfaiteurs de leur venir en aide surtout en leur fournissant des vivres.

Quant à Carême BIZOZA,  gouverneur de la province de Cibitoke, il a invité les administratifs  à la base en collaboration avec les natifs de cette province à identifier les familles pauvres et à collecter des vivres  pour venir en aide à ces derniers.

Se déplacer devient de plus en plus un casse-tête en mairie de Bujumbura.

Depuis 14 heures, des longues files d’attente se font remarquer à la gare du centre-ville de Bujumbura. Le matin, les mêmes files d’attente sont observés aux arrêts- bus dans les quartiers parce que les bus fonctionnent tant bien que mal à cause de la persistance de la pénurie du carburant.

Certains des véhicules de transport en commun sont stationnés depuis la semaine dernière devant les stations-services en attendant d’être servis en carburant. La plupart de ces stations ne disposent même pas de carburant depuis quelques temps. Ce qui fait que ces véhicules peuvent même y passer une période indéterminée.

Cela a occasionné des perturbations dans le système de transport depuis la semaine passée. Au centre-ville de Bujumbura, l’habitude s’installe petit à petit de voir de longues files d’attente toujours à 14 heures. Le matin, ces files d’attente sont observés dans les quartiers pour ceux qui veulent se déplacer vers les lieux de travail.

Parfois, les bousculades font que seuls les plus forts peuvent entrer dans les bus. Certains des habitants de Bujumbura disent avoir repris l’habitude de faire de longues marches à pieds pour se rendre au travail. Ils déplorent néanmoins qu’ils ne peuvent être assez productifs quand ils sont fatigués. 

Le carburant n’a jamais été suffisant depuis la hausse des prix à la pompe et la situation ne cesse de s’empirer. Ce week-end, la quasi- totalité des stations- services était fermée.

L’or noir fait défaut dans les provinces de Gitega et Ngozi depuis plus d’une semaine.

Depuis plus d’une semaine,  aucune goutte de carburant n’est disponible  dans toutes les stations-service  des villes de Gitega et Ngozi. La population et les chauffeurs de transport en commun  font savoir que  les conséquences  de cette pénurie sont très énormes.

La pénurie du carburant est devenue un casse-tête dans la capitale économique de Gitega. Notre  source indique que  les stations- service de la ville de Gitega n’ont pas d’essence depuis jeudi de la semaine dernière. Le peu de carburant trouvé sur le marché noir se vend à un prix exorbitant. Une bouteille d’un litre et demi d’essence  s’achète à plus de 14 mille francs burundais. « Les chauffeurs du taxis ou  de véhicules  pour  le transport en commun font des files indiennes sur les stations. Chaque soir, ils rentrent bredouille pour revenir le lendemain sans toutefois espérer qu’ils vont trouver  ce carburant. Actuellement, nombreux d’entre eux  l’achètent   dans des bouteilles de 1 litre et demie.  Cette bouteille, se vend moins de cinq mille au prix officiel. Mais pour le moment, on l’achète à 14 mille francs voire même 15 milles. Là aussi  on en trouve par hasard. Des fois, tu peux  manquer cette bouteille pour un montant  de 14 mille francs », nous a révélé notre source.

Les conséquences de cette pénurie du carburant sont très énormes  tant pour   les chauffeurs de transport en commun puisque ils ne trouvent  pas l’argent pour le  versement tant pour la population  car  les prix du ticket de transport   ont  grimpé. « Ces personnes maquent  la ration alors qu’elles ont des familles. Les chauffeurs ne trouvent pas de versement pour donner à leurs patrons. Cela devient un problème. Les autres conséquences concernent le déplacement. Les gens  ne trouvent pas le moyen de déplacement. Par exemple, ceux qui se déplacent à bord de motos payaient mille francs pour un trajet qui coûtait cinq cent francs. Maintenant,  on dépense  une somme  de deux milles franc pour le même trajet », a- t- elle ajouté.              

Les habitants de ville de Gitega demandent aux responsables de trouver une solution à ce problème.

 

 

Pareille situation à Ngozi.

Depuis plus d’une semaine, pas une goutte de carburant de type essence sur les neuf stations-services que compte la province de Ngozi. Selon nos sources au chef-lieu de la province Ngozi, le carburant est disponible au marché noir à un prix exorbitant. Une bouteille de 1,5 litres coûte 12000 francs et plus dans les quartiers Rubuye tout près de la station de chez Khalfani, au quartier Shikiro et en commune de Ruhororo alors que le prix officiel est de 3500 francs  par litre.

Cette pénurie du carburant a entrainé la hausse du prix du ticket de transport pour les passagers. . A titre illustratif, de Ngozi à Kayanza le ticket est passé de 3 mille à 5 mille francs tandis que de Ngozi à Gitega le ticket est passé de 6 mille a 10.000 francs. A bord des véhicules appelés Kagongo, le ticket est de 20.000 francs actuellement pour le trajet Ngozi- Bujumbura.

Les véhicules de l’agences Mémento ne fonctionnent  plus actuellement tandis que l’agence Volcano n’est plus disponible à temps suite au manque de carburant de type essence.

Les habitants de la province de Ngozi demandent aux chargés de cette question de régler rapidement ce problème. Sinon, les prix des denrées alimentaires peuvent augmenter.

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