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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

La propagation de la Covid- 19 à travers le pays n’inquiète pas le gouvernement.

Plus de 40 nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été détectés au cours de 48 heures seulement dans le district sanitaire de Vumbi en province Kirundo. Le district sanitaire de Vumbi est menacé par la flambée de cette pandémie depuis le début du mois d’avril de cette année au moment où les informations en provenance de cette localité disent que le gouvernement ne fait rien pour empêcher la propagation de cette maladie dans le pays.

44 personnes ont été testées positives à la Covid-19 sur 439 test effectués dans le district sanitaire de Vumbi en date du 02 au 03 de ce mois de juin selon le rapport du ministère de la santé publique et de la lutte contre le Sida.

Dans cette période de 48 heures, 76 personnes ont été testées positives à la Covid-19 dans 24 districts sanitaires sur les 49 districts que compte le pays. Parmi ces personnes testées positives à la Covid-19, ce rapport précise que 72 proviennent de la communauté locale et 4 autres étaient des voyageurs venus de l’étranger.

Egalement, ce rapport indique que parmi ces nouveaux cas positifs figurent 46 agents de la santé. Le même rapport fait savoir que dans tout le pays 14 388 personnes ont reçu au moins la première dose de vaccin contre la Covid-19 dont 13 811 personnes qui ont été complétement vaccinées.

 Même si dans ce rapport le ministère de la santé publique confirme que le district sanitaire de Vumbi situé en province Kirundo est menacé par une flambée de cette pandémie à Covid-19 depuis le 18 avril 2022 où l’effectif des cas positifs ne cesse d’augmenter, nos sources d’information dans ce district affirment que le gouvernement ne fait rien pour stopper la propagation de cette pandémie dans le pays.

Manque d’eau potable à Busoro en zone Kanyosha

Les habitants de Busoro en zone Kanyosha souffrent d'un manque d'eau potable. Ces citadins expliquent qu'ils puisent actuellement l'eau sale de la rivière Kanyosha.

Les habitants du quartier Busoro en commune Kanyosha indiquent que trouver de l’eau potable  dans ce quartier est un casse-tête.  Notre source dans ce quartier de Busoro fait savoir qu’ils sont obligés d’aller chercher de l’eau potable en zone Musaga ou à la 12ème  avenue où un bidon coûte 500 francs transport inclus.

Un  citoyen du quartier Busoro témoigne. « Un bidon de 25 litres coûte  500francs pour ceux qui vont puiser à la 12ème  avenue car c’est un trajet d’au moins 10 minutes. Si on va puiser à Musaga, là c’est autre chose parce que ceux qui  transportent ces bidons sur la tête y mettent au moins 30 minutes de marche. Vous comprenez que ce n’est pas chose facile».

Ceux qui sont incapables de supporter ce prix se lèvent tôt le matin pour aller puiser dans la rivière Kanyosha de l’eau qui contient beaucoup de saletés. « Ceux qui n’en sont pas capables se lèvent à 5 heures du matin pour aller puiser de l’eau de la rivière Kanyosha avant qu’elle ne soit rendue sale par ceux qui extraient du moellon et du sable », ajoute un habitant.

Les habitants du quartier Busoro demandent avec insistance au gouvernement ou à une autre  organisation capable de leur fournir de l’eau potable avant qu’ils n’attrapent des maladies de mains sales.

Pénurie d'eau potable en zone Gatumba

Depuis un peu plus de  2 mois,  la zone Gatumba fait face à un manque d’eau potable suite à une pompe qui serait endommagée. La population craint des maladies de mains sales.

C’est dans les localités de Mushasha, Muyange et Gaharawe de la zone Gatumba que cette pénurie d’eau potable se remarque depuis plus de 2 mois. Les habitants disent qu’auparavant l’eau était disponible durant les heures de la nuit, ce qui n’est plus le cas actuellement. Cet habitant révèle que seules les habitations riveraines de la rivière Rusizi obtiennent de l’eau à certaines périodes. « On a n’a pas de l’eau ici dans la zone Gatumba. La pompe qui nous servait de l’eau était installée à Kajaga tout près de l’aéroport .On ne sait pas si elle est tombée en panne ou pas. On avait également des tanks d’eau tout près de la rivière Rusizi.  Mais,  l’un a été emmené au camp militaire de Gatumba. Avant,  ceux qui vivent aux environs de  la rivière Rusizi pouvaient s’approvisionner en eau vers 1heure ou 2 heures. Ceux qui habitent les collines Mushasha, Muyange et Gaharawe n’ont  aucune goutte d’eau est ce depuis deux mois ».

Par manque de choix, ces habitants utilisent l’eau du Lac Tanganyika et de la rivière Rusizi. « Ce problème est bien connu par nos administratifs à la base.  Mais,  ils sont eux aussi incapables. Actuellement, on fait recours aux eaux de la rivière Rusizi et du lac Tanganyika. Franchement, ce sont des eaux sales. Le prix du bidon de l’eau coûte très cher car il s’achète a 500 francs burundais à la personne qui l’apporte du lac Tanganyika », ajoute- t- il.

Les habitants de la zone Gatumba demandent que cette problématique de manque d’eau soit résolue avant que certains n’attrapent des maladies liées au manque d’hygiène.

 La rédaction de la RPA n’a pas pu obtenir le service de communication de la REGIDESO pour recueillir sa réaction.

Manque d’hygiène au site de rassemblement des déplacés de Muhuta

Les déplacés rassemblés à l’église catholique de la commune Muhuta en  province Rumonge suite aux inondations de la rivière NYAMUSENYI craignent d’attraper les maladies liées au manque d’hygiène. Ils n’ont qu’une seule latrine pour se soulager.

Deux cent dix personnes de 90 familles ont été rassemblées dans une église catholique de Nyamusenyi en commune Muhuta de la province Rumonge.

Nos sources sur place indiquent que  ce site de regroupement est dans un état déplorable d’hygiène. Les sinistrés disent qu’ils risquent d’attraper des maladies  liées au manque d’hygiène s’ils ne trouvent pas d’autres lieux d’aisance supplémentaires. Un des sinistrés raconte. « Une des difficultés rencontrées est le manque de toilettes suffisantes. Ici, il y a une seule toilette. S’y pressent en grand nombre des femmes et des jeunes filles qui salissent cette toilette. Nous avons peur d’attraper des maladies liées au manque d’hygiène. Nous demandons aux humanitaires de nos secourir ».

Un habitant indexe la Croix-Rouge de ne pas leur venir suffisamment en aide et qui se contente uniquement de dresser la liste des sinistrés. Par ailleurs, la confection de cette liste est à la base de la mésentente entre l’administrateur communal et la Croix-Rouge surtout en rapport avec le nombre de personnes à secourir. « La Croix-Rouge n’est même pas venu pour nous fournir des couvertures, des tentes ou autres matériel. Selon des indicateurs, cette situation est due à la mésentente entre l’administrateur et la Croix-Rouge sur le nombre de gens à mettre sur la liste. Nous lançons un appel aux instances, aux autorités, à toute personne susceptible de nous venir en aide. Sinon, nous risquons de mourir avec nos enfants », déplore- t- il.

Même si l’église catholique a réservé un abri à ces sinistrés, le lieu de regroupement n’est pas couvert totalement. Ce qui, indiquent- t- ils, peut causer des affections pulmonaires à cause du froid et par manque de couvertures. Aucune autre organisation humanitaire ne leur est venue en aide. Ces sinistrés demandent  au gouverneur de venir leur rendre visite surtout qu’il est natif de la commune éprouvée.

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