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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Des réfugiés menacés par la faim dans les camps au Kenya

Des réfugiés menacés par la faim dans les camps au Kenya

Des milliers de réfugiés sont affectés par la malnutrition aiguë dans les camps au Kenya selon l'IRC. Cette organisation humanitaire indique que la situation est particulièrement grave chez les enfants dans ce pays qui héberge aussi les réfugiés burundais.

Les camps des réfugiés du Kenya les plus affectés par la malnutrition sont ceux de Kakuma et Dadaab. International Rescue Committee indique des milliers de personnes vulnérables, particulièrement les enfants, y sont affectés par un niveau alarmant de malnutrition aiguë et qu’ils ont besoin d’une assistance urgente.

En mai dernier, le nombre de patients admis pour la forme de malnutrition la plus mortelle avec d'autres complications a augmenté de près de 95 % dans le camp de réfugiés de Hagadera à Dadaab selon l’IRC. L’organisation signale que la sécheresse prolongée dans la Corne de l'Afrique a accru l'insécurité alimentaire, entraînant une augmentation des niveaux de malnutrition tant pour les réfugiés que pour la population kenyane en général.

 La saison des pluies au Kenya a également contribué à la vulnérabilité globale de la population, avec des pics de maladies, comme le paludisme, rapporte l’IRC. ‘’Les rations alimentaires ont été réduites à 80 % de leur quantité habituelle, ce qui a un impact significatif sur la sécurité alimentaire des réfugiés vivant au Kenya.’’ Selon cette organisation humanitaire, la malnutrition aiguë a des conséquences considérables, affectant non seulement le développement physique mais aussi les capacités cognitives. ‘’Sans une nutrition adéquate, les enfants sont plus vulnérables aux maladies, aux infections et aux problèmes de santé tout au long de la vie. En outre, la malnutrition aiguë compromet les chances des enfants de briser le cycle de la pauvreté, entravant leur potentiel de mener une vie épanouissante et de contribuer à leurs communautés.’’

Le directeur national de l'IRC au Kenya Mohammed el Montassir a ainsi appelé les gouvernements, les donateurs et la communauté internationale  ‘’à se joindre à eux pour lutter contre la malnutrition et offrir un avenir meilleur à ces enfants en adoptant le protocole simplifié de traitement et en utilisant des agents de santé communautaires pour apporter un traitement directement aux communautés dans le besoin.’’

Jusqu’à la fin du mois de mars de l’année en cours, le Kenya hébergeait près de 600 mille réfugiés. La localité de Turkana où sont situés les camps de Kakuma et Kalobeyei totalise près de 260 mille réfugiés dont environ 20 mille Burundais.

 

Hôpital Roi Khaled : les activités perturbées par le départ des spécialistes et l’insuffisance des matériels

Hôpital Roi Khaled : les activités perturbées par le départ des spécialistes et l’insuffisance des matériels

Les employés du Centre Hospitalo-Universitaire de Kamenge, situé dans la
commune Ntahangwa en mairie de Bujumbura, déplorent le fait que le
matériel usé ou abîmé n’est pas remplacé ou réparé causant ainsi la
perturbation de certaines activités. De plus, certains médecins désertent le
travail pour aller se faire embaucher ailleurs.
« Les problèmes qui se posent sont, entre autres, le fait de ne pas réparer ou
remplacer le matériel en panne. C’est l’une des causes du dysfonctionnement de
l’hôpital. Un autre élément est le départ de certains médecins spécialistes. Nous
pouvons dire que cela est dû au directeur qui est très insolent et qui ne
manifeste aucun respect. » Indique un des employés de cet hôpital.
Suite au départ du personnel spécialisé, les patients ne sont pas actuellement
traités comme il se devait selon notre source. « On peut donner l’exemple d’un
médecin spécialiste en oto-rhino-laryngologie (ORL), d’ailleurs deux médecins
de ce service sont déjà partis. Le premier est allé prester à l’hôpital KIRA tandis
que le second est allé en France. On a dû faire recours à un retraité pour
continuer le travail. Même d’autres employés des autres services continuent de
partir. L’hôpital est pour le moment dans une situation déplorable. » Ajoute un
des prestataires de cet établissement sanitaire.
La rédaction de la RPA n’a pas pu joindre le directeur général de l’hôpital Roi
Khaled, Stanislas Harakandi, pour de plus amples éclaircissements.

Prison de Mpimba : Une maladie inconnue fait des morts

Prison de Mpimba : Une maladie inconnue fait des morts

Les détenus atteints d’une maladie non encore identifiée bénéficient des
traitements depuis ce mercredi à la prison centrale de Mpimba. Cette maladie, qui
aurait emporté quatre vies humaines, a provoqué l’évacuation de huit détenus.
Au total, 8 détenus ont été évacués ce mercredi pour être traités à l’extérieur de
la prison parce qu’ils étaient gravement malades selon les sources sur place.
Même si la maladie n’a pas encore été identifiée, les patients reçoivent
actuellement une combinaison Azithromycine et Coldiset selon nos sources.

Des médicaments contre la COVID-19

Selon les acteurs du secteur de la santé du Burundi et de l’extérieur du pays
contactés par la RPA, ces médicaments ont été utilisés pour des cas de COVID-19.
« L’azithromycine est le médicament que l’on a beaucoup utilisé en cas de
soupçon de COVID-19. On donne 2 cures à chaque patient. Quant au Coldiset,
c’est pour le traitement des symptômes de rhume, des problèmes bronchiques et
nasaux. C’est ça en gros. Mais, les médecins peuvent prescrire de différentes
façons suivant les consultations. »
La maladie en question a déjà fait 4 morts au bout d’une semaine seulement
selon nos sources à Mpimba. Elles précisent aussi que plus de 200 détenus ont
attrapé cette maladie qui se manifeste par la fièvre, la toux, des éruptions
cutanées, des écoulements nasaux et buccaux ainsi que le gonflement du visage.

Le choléra aux portes de Bujumbura suite au manque d’eau.

Le choléra aux portes de Bujumbura suite au manque d’eau.

Plusieurs quartiers ou zones de la mairie de Bujumbura manquent
cruellement de l’eau potable. Certains viennent de passer plus de 5 mois sans
une goutte qui coule des robinets. A certains endroits, des cas de choléra ont
été enregistrés. Laissés à leur sort, les habitants de ces zones et quartiers sont
obligés de débourser de l’argent pour se payer cette denrée si rare.
Les ménages de la 11 ème Avenue de la zone urbaine de Cibitoke ne sont pas
approvisionnés en eau potable depuis presque 5 mois. La partie qui n’est pas
approvisionnée se trouve en haut de la route dite Kanyoni. Une situation que les
habitants de la localité disent ne pas comprendre personne ne leur a fait savoir
les raisons de ce manque. « Nous venons de passer environ 5mois sans eau
potable. Vous savez que l’eau est indispensable dans la vie d’une personne.
Nous avons essayé de toquer ici et là mais aucune lumière ne nous a été
donnée », dénonce un habitant de la localité qui précise « qu’ils ont même saisi
leur chef de quartier et le chef de la zone ».
Les habitants de cette partie de la ville de Bujumbura peinent beaucoup pour
trouver de l’eau à utiliser. Un bidon de 20 litres d’eau coûte mille francs.
Ils demandent aux organes habilités de trouver une solution.
Plus d’une semaine sans eau potable à Musaga.
Dans la zone Musaga, certaines localités sont privées d’eau potable depuis plus
d’une semaine. Une fois disponible, l’eau ne dure que le temps de la rosée.
« Depuis mercredi de la semaine passée, on n’a vu aucune goutte d’eau couler
de nos robinets. Rarement, on approvisionne les robinets publics et là aussi
pour quelques heures seulement. Quelques gens seulement parviennent à avoir
de l’eau. Des vendeurs d’eau se sont improvisés. Ils alignent leurs nombreux
bidons et nous ne parvenons pas à avoir de l’eau » se plaint un habitant de
Musaga.
Un manque aux conséquences multiples.
Pour le moment, un bidon de 20 litres d’eau potable coûte entre 1500 et 2000
francs burundais. Pauvres, certaunes habitants de Musaga ne parviennent pas à
acheter quotidiennement de l’eau à utiliser. Des conséquences de ce manque
d’eau potable commencent à se manifester. « On a peur des maladies qui

peuvent nous attraper à cause de la carence d’eau potable. Il y a ceux qui ont
des toilettes à siège et qui ont besoin de plus d’eau. Ils essaient d’utiliser l’eau
de la rivière Mpimba. Mais, ce n’est pas satisfaisant. Pour le moment, on ne
trouve pas d’eau pour préparer de la nourriture. Des enfants ne peuvent pas
aller à l’école sans avoir mangé. Par exemple, nous qui habitons dans des
ménages sommes obligés de gérer un bidon de 20 litres pendant deux jours. On
l’achète entre 1500 et 2000 francs. Il y a ceux qui achètent de l’eau et la
conserve pour la revendre à un prix trop élevé. Par manque de choix, nous
sommes obligés d’en acheter », ajoute une autre source.
Et en zone Kanyosha….
C’est la quasi-totalité des quartiers de la zone de Kanyosha en mairie de
Bujumbura qui n’ont pas d’eau potable. Durant le long de la journée, des vas et
viens des personnes à la recherche d’eau potable s’observent à l’intérieur des
quartiers. Des bidons à la main ou sur la tête, les uns se dirigent vers la rivière
Kizigwe et d’autres vers le lac Tanganyika. D’autres encore errent dans les
quartiers sans toutefois qu’ils sachent leur destination finale.
Les familles qui en ont les moyens s’approvisionnent en eau potable auprès des
gens qui profitent de la situation pour faire le commerce de l’eau. Mais,
nombreuses de ces familles ne peuvent s’acheter qu’un seul bidon de l’eau à
boire. « A l’heure où l’on se parle, on ne peut trouver nulle part là où
s’approvisionner en eau potable dans les quartiers de la zone de Kanyosha.
Seulement, on peut se payer le luxe de s’acheter un bidon pour 5 cinq cent franc
uniquement pour l’eau à boire. Pour d’autres besoins comme la cuisson, l’on
utilise l’eau de la rivière Kizigwe. C’est de l’eau trop boueuse. Les autres se
retournent vers le lac Tanganyika. C’est de l’eau qui n’est pas aussi du tout
potable ». s’est confié à la RPA un habitant de la zone Kanyosha.
Pourtant, le choléra sévit.
Cette pénurie d’eau potable se pérennise dans cette zone endémique aux cas de
choléra. « La semaine dernière, des cas de choléra ont été signalés en zone de
Kanyosha .C’était en bas de la 7 e avenue à l’endroit communément appelé
EPOKA. Des cas ont été également déclarés au quartier Kajiji et à la 8 ème
avenue », a déclaré une source à la RPA.
La population de la zone de Kanyosha craint la propagation rapide de
l’épidémie de choléra. « On a énormément peur que l’épidémie de choléra se
répande dans toute la zone voire toute la capitale économique suite au manque

d’eau potable. Nous supplions les responsables de la Regideso pour qu’ils
fassent tout pour alimenter en eau potable notre zone. Sinon, ce sera la
catastrophe. C’est déjà le début de la saison sèche. Sans eau potable, les gens
vont subir de lourdes conséquences », insiste la source.

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