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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Ruyigi : Des morts étranges à la prison centrale

Ruyigi : Des morts étranges à la prison centrale

Une maladie inconnue emporte des vies à la prison centrale de Ruyigi. Quatre prisonniers sont morts  en moins d’un mois. Les détenus demandent d’être secourus.

 Les détenus de la prison centrale de Ruyigi indiquent qu’ils ne savent pas ce qui cause la mort de leurs codétenus. Certains sont retrouvés morts dans la matinée alors que d’autres rendent l’âme dans des structures de santé.

Dans la semaine en cours, deux détenus sont morts selon nos sources qui affirment qu’au total 4 détenus ont trouvé la mort dans une période de 3 semaines seulement. Deux parmi eux sont morts dans la prison et les deux autres à l’hôpital, précisent les mêmes sources.

Les symptômes de la maladie sont soudains raconte l’une de nos sources qui explique que le patient n’est plus capable de parler avant de subir des hémorragies externes. Le sang coule au niveau de la bouche et du nez avant de mourir selon ce témoin.

Ce jeudi, un détenu connu sous le nom de Musebeyi était dans un état critique dans la prison de Ruyigi selon nos sources qui disent ne pas savoir s’il était encore vivant ce vendredi. Contacté, le directeur de la prison centrale de Ruyigi Eric Emerusabe n’a pas voulu s’exprimer sur ces décès signalés au sein de cet établissement pénitentiaire.

Cette prison de Ruyigi où l’on signale des morts liées à une maladie inconnue compte actuellement plus de 800 détenus alors qu’elle a la capacité d’accueil ne dépassant pas 300 personnes.

Tanzanie : Recrudescence du paludisme au camp des réfugiés de Nduta

Tanzanie : Recrudescence du paludisme au camp des réfugiés de Nduta

Augmentation des cas de malaria  au camp de Nduta en Tanzanie. Plus de 80% des patients qui se sont rendus la semaine passée à un des dispensaires du camp avaient la maladie. Les réfugiés lient cette situation à leurs conditions de vie difficiles.

 Le nombre de cas de  paludisme  augmente du jour au lendemain au camp de Nduta en Tanzanie. Cette situation  a conduit  à l’intervention de l’ONG  Médecins sans frontières pour appuyer l’ONG  IRC qui s’occupe des soins de santé des réfugiés à Nduta.

‘’Il s’observe beaucoup de malades actuellement ici au camp Nduta et la majorité ont la malaria. La semaine du 23 octobre, au centre de santé de la zone 5,  ils ont testé plus de 1500 réfugiés  et seuls 298 n’avaient pas cette maladie.’’ Raconte une source du camp.

Selon les réfugiés de Nduta, c’est la malnutrition, le manque de mousquetaires et l’environnement dans lequel ils sont  qui  sont à l’origine de cette intensification des cas  du paludisme.

Nos sources du camp de Nduta révèlent que des formations en rapport avec les moyens de lutter contre cette maladie ont déjà commencé et  très bientôt même les moustiquaires imprégnées  y seront distribuées.

Rumonge : Des cas de choléra dans la zone Gitaza

Rumonge : Des cas de choléra dans la zone Gitaza

6 cas de l’épidémie de Choléra ont été identifiés dans la zone Gitaza, en commune Muhuta, province  Rumonge. Cette maladie s’est manifestée dans cette zone depuis ce mardi et  des mesures de prévention ont été prises par l’autorité administrative afin d’empêcher sa propagation.

Les 6 personnes qui ont été affectées par cette épidémie de Choléra proviennent de 3 familles de la sous–colline Nyamusenyi, colline Mubone de la zone Gitaza. Toutes ces 6 personnes sont alitées à l’hôpital de Kabezi.

‘’6 personnes habitant  toutes sur  l’avenue Kuryasaze de  la colline Mubone ont déjà attrapées la maladie. Ces malades ont été conduits à l’hôpital de Kabezi parce que les médecins de l’hôpital Gitaza n’avaient pas de moyens et n’étaient pas à la hauteur pour traiter leur cas’’, indique un habitant de la zone Gitaza  qui précise que  les médecins de l’hôpital de Gitaza ont aussi  pulvérisé  des produits médicamenteux tout autour des  ménages des malades.

Dans le cadre de prévenir cette épidémie, les autorités administratives de la commune Muhuta ont suspendu les certaines activités commerciales  au marché de la zone Gitaza. ‘’ Les commerçants ayant des restaurants, ceux qui font des barbecues, ceux qui vendent du maïs grillé, des mangues, des bananes et des cannes à sucre, des bières de bananes ont été interdits de travailler. Et ceux qui vendent des tomates, ont été  obligés de les nettoyer avec de l’eau avant de les vendre aux clients.’’

Malgré ces mesures administratives, les habitants de Gitaza affirment  que leur santé est toujours menacée par des maladies liées au manque d’une bonne hygiène tant qu’il s’observe  une montagne d’immondices entassées devant ce marché, se trouvant tout près des bureaux de l’administrateur de la commune Muhuta ainsi que des autorités locales de la zone Gitaza.

Le Burundi se vide de ses médecins

Le Burundi se vide de ses médecins

Le ministère de la santé indique que le Burundi est confronté actuellement à une carence de médecins suite à leur départ massif vers l’étranger.  Des centaines de médecins ont quitté le pays ces dix dernières années. Un recrutement politisé et un salaire bas sont les principales raisons données par ces médecins.

 

Répondant aux questions orales des députés en date du 19 Septembre cette année 2023, la ministre de la  santé publique et de lutte contre le Sida a reconnu que le pays souffre du départ des médecins. Une centaine a quitté le pays en trois ans.

 ‘’ Les médecins généralistes et spécialistes sont partis nombreux  depuis 2020. Selon nos enquêtes faites sur 80 hôpitaux, 130 médecins sont partis.’’ A indiqué la ministre d’alors, Dr Sylvie Nzeyimana avant d’ajouter qu’avant l’année 2020 les départs n’étaient pas inquiétants mais qu’‘’actuellement les hôpitaux en souffrent.’’

Même avant l’année 2020, plusieurs médecins burundais sont partis. Le déclenchement  de ce mouvement de départ : la suspension des recrutements de médecins par le ministère à partir de 2013, nous ont expliqués des médecins qui prestent à l’étranger.  Plusieurs médecins se sont retrouvés au chômage.  Ces médecins déplorent aussi que le peu de médecins embauchés jusqu’aujourd’hui, le sont par clientélisme. ‘’Tu réussis le test de recrutement mais tu n’es pas embauché si tu n’es pas membre du parti au pouvoir CNDD-FDD.’’ Dénoncent les mêmes sources.

Contraints à un chômage malgré leurs diplômes, les médecins ont appris à chercher du travail ailleurs. Ils ont commencé à découvrir  le marché du travail de la sous-région comme au Rwanda, au Kenya, en Zambie avant de découvrir les pays d’Europe comme la France.

Le Rwanda emploie une centaine de médecins burundais, le Kenya et la Zambie un peu moins. En France, les médecins burundais qui y exercent se comptent à plus de 300 dont une centaine qui y est partie depuis 2019. La France reconnait le diplôme burundais. ‘’Nous passons un test et celui qui réussit est autorisé  à exercer comme tout médecin français’’, explique un des médecins burundais exerçant dans ce pays et qui révèle qu’actuellement  chaque mois il y a au moins un médecin burundais qui arrive en France.

Les médecins disent quitter le Burundi suite aussi à l’environnement de travail qui n’est pas bon, et au salaire maigre. Un médecin qui débute sa carrière touche 470 000BIF  par mois qui équivaut  à 100 euros aux taux actuel du marché noir. Ce maigre salaire fait donc que même les médecins recrutés privilégient le marché de travail de l’étranger qui leur paye mieux.

Devant l’Assemblée Nationale, la ministre de la santé a fait savoir que le gouvernement est informé de cette situation et qu’il travaille déjà sur une solution.

 

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