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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Rugombo : La rougeole menace les réfugiés congolais dans des conditions précaires

Rugombo : La rougeole menace les réfugiés congolais dans des conditions précaires

Les milliers de réfugiés congolais en commune Rugombo de la province Cibitoke sont confrontés à une crise sanitaire croissante. La rougeole, une maladie virale hautement contagieuse, se propage rapidement parmi les populations vulnérables, mettant en danger particulièrement les enfants.

Le stade de Rugombo, qui compte  39 000 réfugiés congolais, est caractérisé par des conditions de vie extrêmement difficiles. Le manque d'hygiène et la surpopulation créent un environnement propice à la propagation rapide de maladies infectieuses. Les enfants sont les plus touchés, et plusieurs cas d'hospitalisation ont déjà été signalés.

Une mère réfugiée a témoigné de la détresse dans laquelle elle se trouve : « Dès notre arrivée, mes enfants ont souffert de diarrhée sévère. Les conditions ici sont catastrophiques. Les enfants n'ont presque rien à manger et nous vivons dans une extrême précarité. »  Elle souligne également le manque d'hygiène qui aggrave la situation : « Les ordures sont partout. Les enfants passent la journée à jouer dans la saleté, dorment dans ces mêmes conditions et doivent y manger. Comment ne pas tomber malade ? Nous supplions les autorités et les organisations de nous aider à améliorer l'hygiène. »

Un autre réfugié exprime son inquiétude face à la propagation de la rougeole et appelle à des mesures pour limiter sa propagation : « La rougeole est déjà parmi nous. Récemment, j'étais avec un voisin dont l'enfant est tombé malade. Aujourd'hui, il est à l'hôpital. Nous savons tous que cette maladie est très contagieuse. Nous demandons que chaque famille ait un abri individuel pour limiter la propagation et protéger nos enfants. Si rien n'est fait, la situation deviendra incontrôlable. »

Ce 21 février, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a confirmé plusieurs cas de rougeole parmi les réfugiés fuyant les combats à l’est de la RDC.

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Photo : Le stade de Rogpmbo (crédit photo UNHCR Burundi)

 

 Marburg : La province  Muyinga oubliée dans la lutte contre le virus ?

Marburg : La province Muyinga oubliée dans la lutte contre le virus ?

Alors que la région tanzanienne de Kagera, limitrophe de la province burundaise de Muyinga, fait face à une épidémie du virus Marburg, une inquiétante disparité dans l'application des mesures préventives se dessine de part et d'autre de la frontière.

Au poste frontalier de Kobero, principal point d'entrée entre la Tanzanie et le Burundi, les autorités ont instauré un protocole sanitaire rigoureux. Chaque voyageur entrant au Burundi doit se plier aux mesures barrières imposées par l'équipe d'intervention rapide : contrôle de température, lavage des mains et port du masque obligatoire, visant à minimiser les risques de propagation du virus hémorragique.

Cependant, à quelques kilomètres de là, à Muyinga, la situation est radicalement différente. Aucune mesure de prévention visible n'est en vigueur. Les résidents poursuivent leurs activités quotidiennes sans restrictions particulières. Les autorités locales n'ont mis en place aucun dispositif de sensibilisation ou de prévention, laissant la population potentiellement vulnérable face à cette menace sanitaire.

Une source locale à Muyinga révèle que la population n'a reçu ni directives ni sensibilisation concernant le virus Marburg : « À l'hôpital de Muyinga, aucun cas de virus Marburg n'a été signalé. C'est peut-être pour cette raison qu'aucune mesure barrière n'a été prise. »

Cette situation contraste fortement avec celle de la Tanzanie, où les autorités renforcent leurs dispositifs de lutte contre l'épidémie. Le Burundi semble se contenter d'un contrôle simple, limité aux points d'entrée officiels.

Il convient de noter que le 23 janvier, le ministère de la Santé publique du Burundi a publié un communiqué concernant la menace du virus Marburg, détaillant les mesures et précautions à prendre pour se protéger contre cette infection.

 

 

 La variole du singe toujours présent au Burundi

La variole du singe toujours présent au Burundi

La variole du singe, Mpox, continue de se propager à travers le Burundi, touchant particulièrement les jeunes. Selon le dernier rapport de l'UNICEF, publié le 17 février 2025, l'épidémie a atteint une ampleur nationale alarmante, avec 46 des 49 districts sanitaires du pays touchés.

Les districts sanitaires de Bujumbura nord, centre et sud sont les plus durement frappés, concentrant 57% des cas positifs au niveau national. Sur les 3 347 cas confirmés, 1 932 proviennent de cette région.  

Un aspect particulièrement préoccupant de cette épidémie est son impact sur les jeunes. L'UNICEF rapporte que les enfants de 15 ans et moins représentent 36% des cas positifs. Le bilan total de l'épidémie au Burundi s'élève à 3 347 cas confirmés et plus de 6 779 cas suspects.

L’UNICEF et ses partenaires intensifient leurs efforts de sensibilisation à travers des dialogues communautaires, des discussions éducatives et des visites à domicile. Ces actions visent à informer la population sur les mesures de prévention et à lutter contre la propagation du virus.

Le ministère de la Santé et de la Lutte contre le SIDA, pour sa part, mentionne le rapport de l’UNICEF, poursuit activement le dépistage et la surveillance continue des cas suspects pour contenir l'épidémie.

Journée mondiale des malades : un cri du cœur des réfugiés burundais de Nakivale en quête de soins

Journée mondiale des malades : un cri du cœur des réfugiés burundais de Nakivale en quête de soins

En cette Journée internationale des malades du 11 février, les réfugiés burundais du camp de Nakivale en Ouganda lancent un cri d'alarme concernant leurs conditions de santé alarmantes. Confrontés à des difficultés croissantes pour accéder aux soins, ils dénoncent particulièrement la pénurie de médicaments qui met leur vie en danger.

Les témoignages recueillis auprès des réfugiés révèlent une situation préoccupante. L'un d'eux explique : « Pour ce qui est du secteur de la santé, nous avons beaucoup de problèmes. Si tu es malade, tu peux passer toute la journée dans l'attente de l'obtention de médicaments. Et là aussi, on te donne 3 ou 5 comprimés de paracétamol. »

La situation est particulièrement critique pour les enfants atteints de maladies chroniques, qui ne reçoivent pas suffisamment de médicaments pour traiter efficacement leurs conditions.

Cette pénurie de soins et de médicaments a déjà eu des conséquences tragiques. Selon les témoignages, des décès ont été enregistrés suite au manque de soins de santé adéquats. Un réfugié rapporte : « Parfois on nous dit que du fait que les médicaments à prendre sont chers, qu'on doit les acheter nous-même à la pharmacie. Mais compte tenu de nos faibles revenus, ce n'est pas tous les réfugiés qui sont capables de les acheter. »

Ces réfugiés burundais du camp de Nakivale lancent un appel pressant au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR). Ils demandent que des mesures urgentes soient prises pour garantir l'accès à des soins de santé appropriés pour tous les résidents du camp.

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