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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Prison centrale de Gitega: Les détenus souffrent d’une maladie inconnue

Prison centrale de Gitega: Les détenus souffrent d’une maladie inconnue

Une maladie inconnue s’est propagée dans la prison centrale de Gitega depuis une semaine. Plusieurs détenus ont déjà été infectés par cette maladie. Ils présentent des éruptions cutanées sur le corps.

Les détenus atteints de cette maladie qui s’est propagée comme une épidémie dans la prison centrale de Gitega, présentent des symptômes tels que la toux, une éruption cutanée, des yeux rouges, de la fièvre, la faiblesse, des maux de ventre, un manque d’appétit.

Cette maladie a commencé à se manifester dans cette maison carcérale jeudi 18 avril. Ils ont soigné environ 70 personnes et le lendemain, les malades étaient plus d’une centaine, raconte toujours notre source dans la prison de Gitega.

Les détenus malades disent n’avoir pas été diagnostiqués pour savoir quelle est cette maladie, mais selon notre source interne, il y a des médicaments qu'on leur administre par voie intraveineuse. Ils leur donnent aussi du paracétamol et d'autres comprimés contre ces éruptions cutanées.

Contactée par la rédaction de la RPA, la directrice de la prison de Gitega, Josiane Nishimwe, n’a pas voulu s'exprimer  sur le sujet.

Les détenus de cette prison centrale de la capitale demandent que des médecins soient envoyés pour faire le dépistage de cette maladie afin qu’elle soit connue et que les détenus soient sensibilisés sur sa prévention, surtout que le surnombre des prisonniers est l’un des facteurs de la propagation rapide des maladies contagieuses. En effet, précisent les sources, cette prison de Gitega héberge 1663 détenus alors que sa capacité d’accueil est de 400 détenus.

  Pénurie de médicament des troubles psychiques

Pénurie de médicament des troubles psychiques

Depuis deux semaines, il se remarque une carence d’un des médicaments administrés aux patients ayant des troubles mentaux. Une carence signalée sur tout le territoire national. Les quelques doses encore disponibles sont vendues sur le marché noir et à un prix exorbitant.

Haldol est le nom du médicament qui manque dans les stocks du Centre Neuro Psychiatrique de Kamenge, le centre national de suivi des patients ayant des troubles mentaux, et dans différentes pharmacies du pays. Pour les patients alités dans ce centre CNPK, le Haldol est substitué par un autre médicament  tandis que  les patients à domiciles eux doivent chercher ce médicament Haldol dans les pharmacies. S’ils parviennent à le  trouver c’est souvent sur le marché noir et à un prix élevé comme l’explique notre source qui a un patient suivi par ce centre. « Pour les malades mentaux qui sont obligés de prendre ce médicament une fois par mois, on leur demande d’aller chercher ce médicament dans des pharmacies. Ce n’est pas facile de le trouver. Et quand ils le trouvent, cent millilitres d’Haldol coûtent cent dix-huit mille francs burundais, tandis que cinquante millilitres coûtent quatre-vingt-huit mille six cent alors qu’avant au CNPK, ce médicament ne dépassait pas quarante mille francs burundais. »

Déjà confronté à une grande pauvreté, ces personnes ayant des troubles psychiques demandent intervention du gouvernement pour aider à disponibiliser ce médicament. Ils déplorent aussi que le ministère de la solidarité a suspendu depuis quelques jours la prise en charge des nécessiteux.

Selon les médecins du Centre Neuro Psychiatrique de Kamenge CNPK, ce médicament Haldol  disponible sur le marché noir provient souvent  des pays voisins.

Nous n’avons pas pu avoir la réaction d’Imelde Sabushimike,  la ministre de la solidarité nationale.

Ngozi : Des milliers de cas de malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans

Ngozi : Des milliers de cas de malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans

6955 enfants âgés de moins de cinq ans de la province Ngozi présentent des signes de malnutrition. Des chiffres qui sortent d’une enquête soutenue par l’organisation internationale AVSI et qui a été faite le mois dernier de mars sur différentes collines de cette province du nord du pays.

685 de ces enfants étaient en état critique et sont sous traitement dans différents établissements sanitaires de Ngozi. Le reste bénéficie d’une assistance alimentaire équilibrée dans leurs foyers.

La famine dans les ménages en est la principale cause, expliquent les intervenants dans le domaine de la santé dans cette province. Suite à une mauvaise production agricole de ces dernières années, les familles ne trouvent plus suffisamment à nourrir leurs enfants. Une situation qui déplorent ces sources du domaine sanitaire, est aggravée par la politique nationale de gestion des récoltes de céréales.

Le maïs étant la céréale la plus cultivée et consommée au Burundi, avec la politique d’achat de toute la récolte du pays par le gouvernement, le maïs n’est plus consommé comme avant dans les ménages alors qu’il est nutritif. Depuis deux ans, tout cultivateur de maïs est obligé de vendre sa récolte à l’Agence Nationale de Gestion Stratégique des Stocks (ANAGESSA) alors qu’en avant, il gérait à sa convenance sa récolte, décidant quelle quantité consommer et celle à vendre.

En visite au Burundi vers la fin du mois de mars cette année, le Directeur de la Nutrition et du Développement de l’enfant à l’UNICEF a alerté sur la situation alarmante du Burundi où la moitié des enfants de moins de cinq ans sont atteints de malnutrition chronique.

Prison de Mpimba: Plus de la moitié des détenus infectés par  la  conjonctivite virale

Prison de Mpimba: Plus de la moitié des détenus infectés par la conjonctivite virale

Depuis l’apparition de cette maladie des yeux dans la prison de Mpimba, située en Mairie de Bujumbura,  plus de la moitié des détenus l’ont déjà attrapée. Nos sources de cette maison  carcérale  précisent  que les agents de santé de la prison ont essayé de les soigner mais en vain à cause d’un nombre considérable des malades.

Les détenus de la prison centrale de Mpimba font savoir que cette maladie pourrait continuer à se propager car ils n’ont aucun moyen de se protéger ni les médicaments pour être soigné. Extrêmement contagieuse, les médecins recommandent le lavage fréquent des mains  ce qui n’est pas possible dans cette prison de Mpimba suite aux coupures répétitives d’eau. Comptant  6 fois plus que sa capacité d’accueil, il est aussi impossible de séparer les détenus malades du reste malgré la propagation rapide de la maladie. En conséquence, même  ceux qui guérissent  sont de nouveau infectés.

Les détenus nous ont fait savoir qu’ils se lavent avec du thé ou du savon dans les yeux pour soulager leurs douleurs.

 

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