Welcome to RPA   Click to listen highlighted text! Welcome to RPA Powered By GSpeech

Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Plus de deux mois de détention et sans comparution des habitants de Mugamba.

Ecouter:

Quatre habitants de la commune de Mugamba en province de Bururi viennent de passer plus de deux semaines après avoir été arrêtés par des policiers et des imbonerakure. Aucun d’entre eux n’a déjà comparu devant la justice.

Trois de ces quatre habitants de la commune de Mugamba ont été arrêtés en date du 11 mars dernier tandis que l’autre a été interpellé en date du 15 du même mois. Certains habitants de ladite commune révèlent que l’arrestation de ces 4 personnes aurait été commanditée par des responsables des imbonerakure. Cette source dit que ces quatre personnes ont des liens avec le parti CNL. « En premier lieu, c’est trois personnes qui ont été arrêtées. Il s’agit d’un certain Hankanimana Romuald qui fût responsable du parti CNL à Mugamba mais qui actuellement a migré vers le parti CNDD-FDD et de deux membres du parti CNL en l’occurrence Jean-Pierre Ntinanirwa et Emile Nsabimana. Les trois ont été retirés par la suite du cachot de la brigade Mugamba par des agents de la documentation qui les ont conduits vers Bujumbura.  La quatrième personne interpellée est le responsable actuel du parti CNL en commune de Mugamba, le nommé Sindimwo Philippe. Ce dernier est toujours détenu au cachot de la brigade de Mugamba ».

La comparution devant les juridictions compétentes de ces quatre individus afin que leur crime soit connu telle est la requête des habitants de Mugamba. « Ça fait mal de voir une personne être détenue durant toute cette période sans qu’elle ne soit signifiée du motif de son arrestation. Nous demandons que ces persécutions cessent et que la justice fasse son travail de manière indépendante. C’est de cette manière que des arrestations arbitraires qui visent à incarcérer des gens sans motifs pourraient être bannies. De telles pratiques engendrent un mauvais voisinage au sein de la population », a insisté un autre habitant.

Contacté à ce propos par la RPA, l’administrateur de la commune Mugamba, Vénuste Ntahombaye, a déclaré qu’il ne pouvait pas s’exprimer car étant en réunion.

Manque de nourriture dans les prisons burundaises

Grognes des détenus des différentes prisons du Burundi. Ils risquent de mourir de faim. A Gitega le manque de la farine de manioc dure au moins une semaine tandis qu’à la prison de Muramvya il totalise deux semaines. A la prison de Ngozi, 2 jours viennent de passer sans manger du haricot à cause du manque de bois de chauffage.

Certains crient que la faim va empirer la situation tandis que d’autres disent qu’ils ne pourrons pas survivre sans recevoir de la farine de manioc. Il s’agit des détenus incarcérés dans la prison centrale de Gitega qui indiquent que cela fait toute une semaine qu’ils n’ont pas mangé de la pâte à cause du manque de la farine de manioc ou de maïs.

Nos sources au sein de cette maison carcérales font savoir que  jeudi le 17 mars était le dernier jour où ils ont été servis en farine. Un lot qui devrait les nourrir pour quatre jours, c’est-à-dire jusqu’à lundi de la semaine dernière.

A la prison centrale de Muramvya, c’est le pire. Les informations sur place indiquent que les détenus  viennent de passer au moins deux semaines sans recevoir de la farine de manioc. Nos sources révèlent qu’il ne reste plus que du haricot pour se nourrir.

Un autre pénitencier menacé par cette situation est la prison centrale de Ngozi. Là-bas, les détenus indiquent qu’ils viennent de passer deux jours sans manger du haricot. Ils disent que le bois de chauffage pour cuire cette denrée leur fait actuellement défaut. Une poignée de détenus se trouvant dans cette prison indiquent que c’est avec peine qu’ils parviennent à payer du charbon pour cuire cet aliment de base. 

Les prisonniers de ces trois prisons demandent aux autorités habilitées de leur venir en aide avant qu’il ne soit trop tard.

La persécution dans les camps de réfugiés burundais en Tanzanie continue.

Au camp de Nduta, les policiers en compagnies des agents de sécurité dits Sungusungu ont procédé à la destruction méchante des bananeraies qui repoussaient Ceux qui vandalisaient ces cultures ont rappelé aux refugies burundais qu’ils ne veulent pas voir de banane dans ce camp.

Les burundais réfugiés du camp de Nduta dénoncent la persécution répétitive dont ils sont victimes. Ce lundi, les agents de sécurité  dits Sungusungu en compagnie de la police tanzanienne et le responsable dudit camp ont découpé toutes les cultures vivrières  des réfugiés se trouvant au camp. L’un de ces réfugiés témoigne. « Les réfugiés burundais, sommes vraiment désespérés suite à ces persécutions. Avant, ils l’ont fait et voilà ils reviennent encore pour découper les cultures. Actuellement, ils viennent avec une grande fureur car ils découpent même les colocases et les tiges de manioc. Donc, ils ne laissent rien sur leur chemin .C’est très dommage ».

Ces persécutions s’ajoutent à d’autres mesures qui ont été prises dans le passé. Ceux qui sont en train d’exécuter ces destructions ont signifié aux réfugiés que s’ils veulent cultiver  n’ont qu’à le faire chez eux au Burundi. « Ils nous disent qu’ils ne veulent voir personne sortir du camp pour faire quoi que ce soit. Ils précisent que si nous voulons faire n’importe quelle activité champêtre ou d’élevage il faut rentrer au pays car ils ne veulent aucun réfugié burundais sur leur sol », se plaint un des réfugiés.

Plus triste, ces réfugiés burundais ne sont pas aidés lorsqu’ils présentent leurs doléances chez  les organisations œuvrant dans ce camp. « En général, notre sécurité n’est pas bien assurée. Ces ONGs travaillant dans ce camp ne nous aident en rien lorsque nous les saisissons pour exprimer nos craintes. Franchement, on ne sait pas lequel pire qui nous attend », déplore un réfugié.

Il y a trois mois, les Sungusungu et la police avaient détruits toutes les bananeraies des camps de Nduta et Nyarugusu.

Ces réfugiés demandent au gouvernement tanzanien et à la communauté internationale de faire tout pour que ces persécutions cessent et que les droits des réfugiés soient respectés.

Des violences faites aux femmes explosent au camp de réfugiés de Nakivale

Certaines femmes burundaises refugiées au camp de Nakivale en Ouganda sont victimes des violences de leurs maris. Elles indiquent qu’elles sont tabassées et chassées de leurs ménages. Des fois, elles ne reçoivent pas la ration pour leurs enfants.

Au camp de Nakivale en Ouganda, les femmes subissent diverses violences faites aux femmes. Leurs maris les font  passer à tabac. Cette femme témoigne. « Ce n’est pas facile dans nos foyers. Nous sommes victimes des maltraitances de nos maris. Ils nous battent, nous jettent dehors. Et lorsque nous portons plainte à la police, ils nous aident en rien. Ils nous exhortent de retourner à la maison pour en finir entre nous ».

Certaines femmes indiquent qu’elles ne parviennent pas à trouver de quoi nourrir leurs enfants. Certaines d’entre elles ont des dépressions  suite aux problèmes dont elles font face. « Vous savez la stress qu’a la femme lorsqu’elle manque de quoi nourrir son enfant. Même la ration alimentaire qu’on bénéficiait de la part du HCR n’est plus car le PAM a donné des raisons de la pandémie covid-19. Beaucoup de femmes ont aujourd’hui des maladies cardiaque ou souffrent de l’estomac à cause des problèmes qu’elles ont », se plaint l’une des femmes réfugiées.

Le responsable des réfugiés au camp de Nakivale confirme que les femmes dudit camp subissent de telles violences. « Les violences faites aux femmes dans les ménages existent ici au camp. Les maris maltraitent leurs femmes. Ces femmes portent plaintes aux organisations différentes chargées des questions des violences faites aux femmes qui se trouvent ici au camp. Il y a également la police qui intervient souvent dans ces problèmes. Lorsqu’il y a une femme qui a subi des violences de toute sorte, on l’aide souvent à saisir ces organisations chargées de ces questions. Ces violences augmentent de plus en plus. Actuellement, nous avons 10 cas de violences faites aux femmes qui sont dans les instances habilitées », a- t- il indiqué.

Nos journaux parlés

Qui est en ligne?

Nous avons 135 invités et aucun membre en ligne

Click to listen highlighted text! Powered By GSpeech