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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Poursuite d’interdiction de toute activité génératrice de revenus au Burundais du camp de réfugiés de Nduta.

La matinée de ce vendredi, des policiers ont mené une opération de saisie de toutes les machines à coudre appartenant aux réfugiés burundais du camp de Nduta. Ces policiers étaient accompagnés par des agents de sécurité appelés Basungusungu.

Les réfugiés du camp de Nduta déplorent la persécution dont ils sont victimes du jour au lendemain. Après l’interdiction d’utiliser les motos et bicyclettes dans ce camp, il n’est plus question aujourd’hui d’utiliser les machines à coudre. Ce vendredi, une fouille été menée pour non seulement saisir les machines à coudre mais aussi enregistrer les ménages qui les détiennent. « L’on dirait qu’il y’aurait un pêché qui nous serait reproché. L’on se demande l’infraction qu’on aurait commise dans ce pays. Apres la mesure d’interdire toute circulation de motos et de bicyclettes dans le camp, ils viennent d’introduire une nouvelle mesure. Ils sont entrain de saisir les machines à coudre. Ils mènent des enquêtes et enregistrent les détenteurs de ces machines à coudre», témoigne un réfugié du camp.  

Ces machines à coudre avaient été octroyées aux réfugiés par les associations qui œuvrent dans l’enseignement des métiers dans ce camp et d’autres issus des efforts consentis par les réfugiés eux-mêmes pour pouvoir survivre. Les réfugiés burundais s’étonnent donc de la saisie de ces machines. « Il y’ a des associations qui ont appris à coudre aux réfugiés et qui leur ont donné des machines à coudre à la fin de la formation. D’autres réfugiés se sont débrouillés pour s’en procurer. Et voilà que toutes ces machines à coudre sont en train d’être collectées. Les réfugiés sont alors consternés et accablés», poursuit- il    

Les informations dignes de foi en provenance du bureau du président du camp de Nduta révèlent que des fouilles régulières seront menées dans les ménages pour saisir tout objet et matériel sans facture. Une situation qui inquiète et indigne les réfugiés qui trouvent qu’il s’agit des stratégies qui visent à les rapatrier de force. Ils demandent ainsi d’être traités à la manière d’autres réfugiés au monde.

Le délabrement du cachot pour femmes de Bwiza menace la santé des femmes y détenues

Le cachot pour femmes de la zone Bwiza ne respecte pas les normes et une grande partie de son toit n’est pas couverte. Souvent, les femmes y détenues passent la nuit dans ce cachot à ciel ouvert au risque d’attraper différentes maladies.

Ce cachot de la zone Bwiza se trouve à la quatrième avenue, non loin d’une structure de santé dénommée ‘’ Maison médicale’’. Selon les habitants de la zone Bwiza, ledit cachot n’a ni toiture ni porte. Les détenus sont exposés au soleil sans aucune protection. « L’endroit où sont emprisonnées les femmes et les filles est un hangar qui n’a ni toit ni porte. Il est aussi dépourvu de fenêtres. Plus étonnant,  les détenus n’ont ni protection ni couverture pour se protéger contre le soleil accablant. Imaginez-vous quelqu’un qui passe une journée sous le soleil durant cette période d’été sans aucune couverture. C’est vraiment hallucinant ». S’indigne cet habitant.

Selon le règlement, personne ne devrait rester longtemps dans ce cachot. Mais, les détenus y passent souvent la nuit, voire des jours, alors que les bâtiments de cette maison carcérale ne remplissent pas les normes.  « Ils passent des nuits à cet endroit. Moi,  je m’y suis rendu hier car j’avais une personne emprisonnée là- bas. J’ai appris qu’il y avait des détenues qui venaient d’y passer 2 jours, d’autres presque une semaine. Cela m’a tellement étonné car il est inconcevable qu’on emprisonne des gens dans un endroit sans toiture. Je me demande ce qui pourrait arriver aux détenues pendant la saison pluvieuse.», précise notre témoin.

Les habitants de la zone Bwiza font savoir que les prisonniers de ce cachot risquent d’attraper des maladies suites à ces mauvaises conditions de détention.

A ce propos, la rédaction de la RPA n’a pas pu joindre l’administrateur de la commune Mukaza,  Rénovat Sindayihebura, pour qu’il s’exprime là- dessus.

Affamer les réfugiés burundais pour les contraindre de rentrer.

Des mesures injustes à l’endroit des réfugiés burundais en Tanzanie continuent de tomber. Depuis ce jeudi, ces réfugiés ne sont plus autoriser d’exercer une activité génératrice de revenus.

Les responsables du camp de Nduta ont sorti un communiqué pour interdire tout réfugié dudit camp  d’exercer toute activité génératrice de revenus.

Parmi ces activités interdites figure celle d’utiliser une moto et un vélo dans le camp. Pourtant, ces matériels roulant servaient aux réfugiés dans le transport des biens et des personnes. Les réfugiés ont été également interdits d’exercer leurs travaux champêtres aux alentours du camp.

Les réfugiés du camp de Nduta s’inquiètent de ces mesures. Selon eux, ces mesures  ne visent qu’à les rapatrier de force.

Le 7 juin dernier, Sudi Mwakibasi, commissaire chargé des questions des réfugiés en Tanzanie avait déjà donné un délai d’une année maximum pour que tous les réfugiés burundais soient rentrés chez eux au Burundi.

L’agent du SNR Gérard Ndayisenga serait-il encore en vie ?

Le flou plane autour du sort réservé à Gérard Ndayisenga, ancien cadre du Service  National  des Renseignements du Burundi introuvable dans tous les cachots après qu’il soit sorti de la prison centrale de Mpimba à la mi-juillet 2022.

Gérard Ndayisenga, ancien officier du Service National des Renseignements du Burundi, a été sorti de la prison centrale de Mpimba en date du 16 juillet 2022 puis conduit dans un endroit jusqu’ici tenu secret. Les informations fournies par certains agents des services secrets burundais révèlent que cette opération a été menée par deux hauts gradés de cette police présidentielle à savoir Mathias- Joseph Niyonzima alias Kazungu et Alexis Ndayikengurukiye  dit Nkoroka. Certains locataires de la prison centrale de Mpimba, de même que les amis et proches de Gérard Ndayisenga  craignent pour sa sécurité. Des informations concordantes font savoir qu’il est introuvable dans tous les cachots. 

Pour rappel, le nommé Gérard Ndayisenga avait été arrêté après la mort d’Augustin Matata, militant du parti CNL enlevé non loin de son domicile sis en zone de Buringa  de la commune Gihanga  en province Bubanza en date du 16 novembre 2021.  Augustin Matata a subi beaucoup de tortures dans les bureaux du Service National des Renseignements  de la part de Gérard  Ndayisenga. En état  très critique, il sera admis à la Clinique Prince Louis Rwagasore avant de rendre son âme le mercredi 15 décembre 2021. 

Les enquêtes menées par la RPA révèlent également que Gérard Ndayisenga fait partie des instigateurs de l’incendie qui a décimé des centaines de détenus de la prison centrale de Gitega, le 7décembre 2021.

Pour le moment, plus d’un s’interrogent  sur le sort de cet ancien officier du Service National des Renseignements burundais cité dans plusieurs cas de violations des droits de la personne humaine.

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