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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

La prison centrale de Bubanza, théâtre de la Covid-19

La prison centrale de Bubanza, théâtre de la Covid-19

144 cas confirmés de Covid-19 sur 512 détenus dépistés ont été enregistrés à la prison centrale de Bubanza. Parmi ces 144 détenus malades, 4 sont hospitalisés à l’hôpital de Bubanza tandis que les 140 qui restent sont sous surveillance à l’intérieur même de la prison.

Les premiers cas de Covid-19 se sont manifestés  le dimanche 08 janvier 2023. Il s’agissait d’une femme et d’un homme détenus dans cette prison centrale de Bubanza qui s’étaient rendus à l’hôpital pour une simple consultation. Selon une source de la RPA, le dépistage massif au sein de la prison a vite été décidé par le bureau du district sanitaire.

Le lendemain, sur 142 détenus dépistés, 17 ont été testés positifs. Le jour suivant, 9 cas positifs ont été détectés parmi les 45 détenus dépistés. Le dernier dépistage a été effectué le jeudi 12 janvier. Et, révèlent nos sources, 341 détenus ont été dépistés et  le virus a été retrouvé chez 102 détenus.

 Jusqu'à aujourd'hui, la source de la RPA fait savoir que 512 détenus ont été déjà dépistés, et au moins 144 cas ont été confirmés positifs à la Covid-19.

Des informations dignes de foi indiquent que 4 sont  actuellement alités à l’hôpital de  Bubanza et 140 sont sous surveillance au sein même de la prison de Bubanza. Nos sources ajoutent que les agents de santé œuvrant dans cette prison ont pris la décision de séparer les malades des autres afin de stopper la propagation de ce virus. 3 salles ont ainsi été libérées pour y installer les détenus testés positifs.

 Une légèreté dans la considération de la situation

Selon nos sources, les détenus de cette prison craignent pour leur santé. Non seulement cette maison carcérale  a déjà dépassé de très loin sa capacité d’accueil, mais également elle continue d’accueillir de nouveaux détenus. Pire encore, les transferts de prisonniers se poursuivent même après que cette pandémie a été détectée dans cette prison, ce qui risque d’en accélérer la propagation surtout dans d’autres maisons de détention, déplorent les mêmes sources.

Cette surpopulation qui rend la vie « invivable » dans les prisons du Burundi

L’effectif des détenus, qui dépasse de loin la capacité d’accueil dans les différentes maisons carcérales du pays, affecte énormément la santé des détenus. Des maladies comme la pneumonie et le paludisme sont fréquentes dans certaines prisons où les détenus dorment à la belle étoile ou dans les toilettes faute d’espaces libres dans les cellules.

Jusqu’au mois d’octobre 2022, les 13 prisons que compte le Burundi, hébergeaient 12 371 détenus alors que leur capacité d’accueil est de 4 294 détenus. Presque le triple de l’effectif requis. Les conséquences sont signalées partout. Dans les prisons centrales des provinces Ruyigi, Gitega et Bujumbura, de nombreux détenus dorment dans la cour. Certains détenus de la prison centrale de Muramvya, eux, sont obligés  d’aller dormir dans les toilettes pleines d’odeurs nauséabondes comme les cellules sont trop étroites pour pouvoir abriter un effectif important.

Dans la plupart de ces maisons carcérales de Ruyigi, Ngozi, Muramvya, Gitega et Bujumbura, plusieurs autres détenus alternent pour dormir à cause du manque d’un espace suffisant. A défaut d’avoir des matelas, certains s’allongent sur le sol cimenté, alors que d’autres se débrouillent en dormant sur  des sacs pleins d’herbes.

La santé des détenus est affectée

Le gonflement des pieds, la pneumonie, la malaria ainsi que la tuberculose sont les maladies qui menacent fortement  la santé des détenus de ces prisons, surtout ceux qui dorment dans la cour.

Car, en cette période pluvieuse, ces détenus n’ont pas d’abri. La pluie leur tombe dessus toute la nuit à l’extérieur. Ils sont également frappés par le vent et piqués par les moustiques.

Cependant, même si les différentes organisations qui défendent les droits humains ne cessent d’alerter, en interpellant le gouvernement du Burundi ainsi que les responsables du secteur judiciaire de tout faire pour réduire l’effectif des détenus, il est déplorable, selon ces organisations, de constater qu’au lieu de baisser, leurs nombres continuent d’augmenter. Pour illustration, la prison centrale de Mpimba héberge 609,5% de la capacité requise selon notre source.

Ces défenseurs des droits de l’homme au Burundi font savoir que les causes majeures de cette surpopulation carcérale sont, entre autres, la lenteur dans le traitement des dossiers des détenus, la plupart des détenus pouvant passer plusieurs années sans avoir eu droit à aucun procès, la non libération soit des prisonniers qui ont purgé leurs peines, soit de ceux qui ont été graciés, ou encore de ceux qui mériteraient la liberté provisoire ou conditionnelle. Ces établissements pénitentiaires débordent aussi à cause des arrestations illégales des personnes pour leur appartenance politique. De telles arrestations sont toujours dénoncées par les défenseurs des droits humains qui disent que cette situation de surpopulation dans les prisons pourrait être redressée à tout moment si les autorités burundaises y mettaient de la volonté.

Des conditions carcérales précaires aux cachots de police de Gitega

Des conditions carcérales précaires aux cachots de police de Gitega

Les personnes détenues dans les cachots de la police dans la ville de Gitega seraient dans des conditions inhumaines. Ces lieux de détention renferment quatre fois le nombre de détenus requis. Les familles des détenus craignent pour la santé des leurs.

L'un des cachots dont les détenus sont cruellement traités est un cachot de district situé dans la ville de Gitega tout près de la prison centrale de Gitega. Notre source a été détenue dans ce cachot très récemment. "La capacité de ce cachot est de 20 personnes mais il renferme plus de 80 personnes. C’est vraiment difficile car il y a trop de chaleur et certains s’accrochent aux dalles de la charpente. On urine dans les petits récipients et l'on va verser l'urine à l’extérieur à 8 heures du matin quand une pause de quelques minutes de voir l’extérieur est accordée."

Notre source nous explique ce qui, selon elle, est à l'origine du sureffectif des détenus dans ce cachot: "Ceux qui étaient détenus à l’endroit communément appelé Bomani ont été transférés ici car on a transformé cet endroit pour abriter les bureaux du gouverneur et l’actuel bureau du gouverneur va servir pour d'autres usages."

Selon notre source, ces détenus n’ont aucune raison d’être et les policiers de ce poste ont tout simplement l'objectif de leur soutirer de l’argent. "On les relâche mais après avoir passé 4 ou 5 jours dans ce cachot. Si tu n’as pas quelqu’un qui s’intéresse à toi pour suivre de près ton cas tu restes là mais si tu donnes 20 mille francs à l’OPJ via quelqu’un qui vient te rendre visite, là tu es vite relâché."

Les familles des détenus indiquent qu’elles s’inquiètent de la santé des leurs, poursuit la source de la RPA. Selon elle, en plus de l'absence des latrines à l'intérieur du cachot, la latrine située à l'extérieur est en mauvais état et n'a pas de toiture.

Les proches des détenus demandent au procureur de la République dans la province Gitega d’effectuer une descente à ce cachot et tenter de redresser la situation. Elles demandent également aux autorités habilités de trouver la solution au comportement des policiers de ce poste qui, selon elles, enferment arbitrairement les innocents pour leur soutirer de l'argent.

Bujumbura : Arrestation en cascade des cambistes du marché noir

Bujumbura : Arrestation en cascade des cambistes du marché noir

Plus de 30 cambistes ont été arrêtés et incarcérés au cachot du commissariat de la police à Bujumbura depuis ce lundi 21 novembre 2022. Il leur est reproché d’exercer au noir en contradiction des recommandations de la Banque de la République du Burundi. Des recommandations impossibles d’application pour ces cambistes parce que le  capital exigé par la banque centrale pour exercer est passé du simple au quintuple.

 Les cambistes du centre-ville de Bujumbura sont dans le viseur de la police depuis  ce lundi 21 novembre 2022. Des policiers sillonnent la ville à bord des véhicules pick-up. Certains sont en tenue policière et d’autres en tenue civile pour se camoufler. Des fois, ils se font passer pour des clients pour bien localiser les cambistes. Jusque ce mardi, plus de 30 cambistes ont été arrêtés et sont incarcérés dans les cachots du commissariat de la police municipale de Bujumbura. 

La pomme de discorde : le capital pour exercer

Dans la réunion avec le chargé des opérations à la banque de la République du Burundi tenue en fin de la semaine dernière, il a été informé aux cambistes qu’ « un capital  de 500 millions de francs burundais est exigé à chaque cambiste pour rouvrir son bureau de change à défaut de quoi  ils ont été sommés d’arrêter ce travail», précise une source au sein des cambistes. 

Ce capital est « jugé exorbitant » par ces cambistes qui venaient de passer 3 ans sans exercer tout en déplorant la hausse vertigineuse du capital par rapport à celui de 100 millions de francs burundais qui était exigé auparavant.

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