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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

HRW demande à Gitega de donner accès au Rapporteur Spécial de l’ONU au Burundi.

Human Rights Watch demande au gouvernement du Burundi de donner accès au Rapporteur Spécial de l'ONU. Cette organisation internationale réclame aussi la libération des innocents et l'arrestation des auteurs des crimes.

Il est urgent de donner accès au Rapporteur spécial de l’ONU et de libérer les prisonniers politiques selon Human Rights Watch.

Dans sa publication de ce lundi, cette organisation se focalise sur le récent refus du gouvernement du Burundi de donner accès à son territoire au Rapporteur Spécial sur les droits de l’homme lors de la 50ème  session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Selon Human Rights Watch, le Burundi a mis fin à tout espoir de coopérer avec ce rapporteur spécial chargé de surveiller et de rendre compte de la situation des droits de l’homme dans le pays.

Cette organisation internationale rappelle qu’au cours de cette réunion de mercredi dernier, certains Etats ont exprimé leurs préoccupations du fait que des figures de l’opposition sont prises pour cibles. Human Rights Watch rappelle aussi que ces Etats ont demandé aux autorités de mener des enquêtes approfondies et de poursuivre les cas présumés d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, de torture et d’autres violations et abus des droits humains.

Human Rights Watch rappelle toutefois que de nombreux États ont aussi salué les efforts du gouvernement, les progrès supposément accomplis et le travail de sa commission nationale des droits humains, qui manque pourtant d’indépendance selon Human Rights Watch.

Cette organisation internationale qui lutte pour les droits de l’homme estime que malgré quelques mesures positives limitées sous Evariste Ndayishimiye, son régime commet depuis environ deux ans les mêmes abus que ceux du régime Nkurunziza. Human Rights Watch dénonce au passage l’emprisonnement injuste du défenseur des droits humains Tony Germain Nkina et de six réfugiés burundais renvoyés de force au Burundi par les autorités tanzaniennes.

Donner accès au Rapporteur spécial, libérer toutes les personnes injustement emprisonnées, arrêter les auteurs de violations des droits humains et entamer des poursuites à leur encontre figurent parmi les recommandations adressées aux autorités burundaises par Human Rights Watch.

Les réfugiés burundais du Camp de Nyarugusu persécutés pour rentrer de force.

Les responsables et agents de sécurité du camp de réfugiés de Nyarugusu sont en train de démolir toutes les maisons nouvellement reconstruites par des  briques neuves.  Une opération qui s’inscrit dans le prolongement des persécutions pour forcer les réfugiés burundais à rentrer le plutôt possible.

Les réfugiés burundais du camp de Nyarugusu indiquent qu’ils ont été choqués par ce qui se passait dans ce camp ce mercredi. Ils font savoir que le personnel du bureau du responsable du camp en compagnie des Sungusungu sont passés dans toutes les zones pour démolir toute maison reconstruites par des briques neuves. Ce réfugié dudit camp raconte : « Il y a vraiment un grand problème. Toutes  les briques qui ont été  fabriquées par les réfugiés sont en train d’être détruites. Plus grave, ils sont en train de démolir toute maison qui a des briques neuves. Nous sommes vraiment dépassés »

Ces agents de sécurité et le personnel du bureau du responsable du camp n’épargnent même pas les salles de cinéma qui aidaient les réfugiées à  se distraire, martèle notre source. «  Nous avions des salles ou des maisonnettes pour le cinéma. Mais, ils sont en train de les détruire et de les bruler en plein jour. Ces lieux nous étaient vraiment très utiles car ça nous aidaient à diminuer le stress et à rigoler un peu lorsqu’on regardait le film car nous avons beaucoup de problèmes dans ce camp ».

Les responsables du camp ont prévenu les réfugiés burundais qu’ils ne veulent plus voir de maison neuve dans ce camp mais plutôt que ces réfugiés n’ont qu’à aller les construire chez eux.

La semaine dernière, les réfugiés burundais avaient été quasiment interdits de reconstruire leurs maisons présentant déjà des fissures.

La somme de toutes les mauvaises odeurs au chef- lieu de la province de Mwaro.

Les détenus du cachot du commissariat de la police à Mwaro  vivent dans de très mauvaises conditions à cause de leur effectif très élevé. De plus, ils respirent des odeurs nauséabondes provenant des toilettes qui débordent de déchets.

Les conditions carcérales dans lesquelles vivent les détenus aux cachots du commissariat de police de Mwaro sont très déplorables.  Les prisonniers n’ont pas d’espace pour dormir suite à leur nombre très élevé. Normalement, ce cachot devrait accueillir 40 personnes. Actuellement, il héberge plus de 100 détenus. Notre source dans ce commissariat de police révèle que ces détenus ont même du mal à trouver d’espace pour se tenir debout parce qu’ils sont très nombreux.

Un autre problème qui hante ces détenus est qu’ils n’ont pas de lieux d’aisance. Les fosses septiques des toilettes de ce commissariat de police sont saturées et ces détenus ne respirent que des odeurs nauséabondes qui proviennent de ces toilettes. Les déchets qui proviennent de ces fosses septiques pleines se déversent sur la route qui mène vers les bureaux de la province de Mwaro et ceux de la commune de Gisozi. Les bureaux du parquet de la République et ceux des autorités sanitaires se trouvent aussi sur cette route. Cette insalubrité étonne les habitants de cette localité étant donné que ce problème existe depuis plus d’une année sans qu’il ne soit résolu.

A ce propos, la rédaction de la RPA a essayé de joindre le commissaire de police en province de Mwaro. Son téléphone sonnait sans que personne ne décroche.

Lettre ouverte de l’Initiative pour les droits humains au Burundi à Evariste Ndayishimiye.

L’organisation, Initiative  pour les droits humains au Burundi, demande au président de la République  de faire preuve de garant de l’indépendance  de la magistrature et de mettre  terme à l’impunité  pour les crimes commis au Burundi. Dans une lettre ouverte  de ce 30 juin adressée  au numéro 1 burundais, IDHB regrette le fait que  toutes les promesses du président  NDAYISHIMIYE  lors de son entrée en fonction il y a de cela deux ans n’ont jamais été traduites en actes.

Deux ans plus tard, pas de justice au Burundi : c'est le titre de la lettre ouverte adressée au président Evariste Ndayishimiye à l'occasion du deuxième anniversaire de son investiture comme président du Burundi.

L'Initiative pour les droits humains au Burundi rappelle une autre lettre qui  lui avait été adressée qui décrivait comment 6 citoyens ont été tués entre octobre 2019 et mai 2020 en raison de leurs affiliations politiques. La plupart des victimes étaient membres du parti d'opposition, le Congrès National pour la Liberté, CNL en sigle. Les imbonerakure, membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir étaient responsables de la plupart de ces crimes. L'IDHB indique que ces imbonerakure agissaient  en connivence avec des autorités locales ou des représentants locaux du CNDD-FDD ou avec leur soutien apparent.

L'IDHB évoque 12 militants du parti CNL décédés du 7novembre  2019 jusqu'au 15 décembre  2021. Selon cette organisation de défense des droits de l'homme, certains membres du parti d'Agathon Rwasa ont succombés de leurs blessures quelques jours après suite aux coups leur infligés par des imbonerakure  tandis que d'autres ont été tirés dessus  par des organes de l'Etat. L'exemple illustratif est celui du nommé Albert Niyondiko qui était soupçonné de soutenir l'opposition armée abattu dans la province de Bururi le 9 mars 2020 par des agents de la police et ceux du service national des renseignements. C'était lors d'une opération menée dans cette province.

L'IDHB revient sur l'enlèvement d'Elie Ngomirakiza, qui était responsable du parti CNL en commune de Mutimbuzi le 9 juillet 2021 et qui n'a jamais été revu.

En 2021, Gérard Ndayisenga, cadre du service national des renseignements a été arrêté pour avoir joué un rôle dans la mort du certain  Augustin Matata. L'initiative pour les droits humains au Burundi rappelle que le président Ndayishimiye avait promis que cet agent du SNR allait être puni de façon exemplaire  mais en vain.

L'IDHB déplore l'impunité qui protège les auteurs des meurtres et toutes les violations graves des droits humains contre les opposants réels ou supposés et qui a continué à s'observer au cours des dernières années.

IDHB rappelle qu’en qualité de chef de l'Etat, de garant de l'indépendance de la magistrature, le président a la capacité d'assurer que les hommes puissants dans son entourage ainsi que ses  proches impliqués dans différents crimes soient traduits en justice.

Enfin, l'IDHB indique que c'est lorsque la justice sera rendue pour les crimes graves que le Burundi pourra se concentrer sur les défis sociaux et économiques à venir.

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