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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

 Enième victime d’enlèvement en mairie de Bujumbura

Enième victime d’enlèvement en mairie de Bujumbura

Djuma Ndayishimiye, habitant de la zone Kinama commune Ntahangwa de la mairie de Bujumbura a été enlevé il y a trois jours par des personnes en tenue policière. Elles l’ont tiré de son domicile les heures avancées de la nuit. Sa famille ignore jusque-là le motif et le lieu de sa détention.

C’est dans la nuit de ce vendredi 05 avril 2024 que Djuma Ndayishimiye a été arrêté par des personnes en tenue policière. Selon notre source, pour l’arrêter, ils ont d’abord fracassé la porte de son domicile situé à la 12ᵉ avenue, numéro 9 au quartier Gitega, zone Kinama, en commune Ntahangwa. Un membre de sa famille indique qu’il a été d’abord malmené et ne lui ont même pas laissé le temps de s’habiller.   « Il a été arrêté vers minuit. Ils l'ont arrêté à son domicile après avoir escaladé la clôture et cassé la porte de sa maison. Ils l'ont emmené bras ligotés et sans habits. »

La famille est très inquiétée, car elle n’a encore eu aucune nouvelle de lui. « Nous ne pouvons pas affirmer qu'il est incarcéré sans avoir vu où il est détenu. Personne ne sait ce qui se passe. Nous ne savons pas le motif de son arrestation. Nous ne savons rien du tout ».

La famille de Djuma Ndayishimiye demande au corps de sécurité de l’informer des raisons de son arrestation et du lieu de sa détention. Elle demande aussi que ses droits soient respectés.

Nous n’avons pas pu avoir la réaction de la police nationale.

 

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Photo: Djuma Ndayishimiye

Gihanga : Le responsable communal des imbonerakure  sème la terreur

Gihanga : Le responsable communal des imbonerakure sème la terreur

Le chef de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, les imbonerakure, dans la commune Gihanga de la province Bubanza est dénoncé par les habitants de la commune. Il  fait la pluie et le beau temps. Non seulement il est dénoncé pour ses actes de persécution mais aussi il est reproché de vol dans les ménages.

Olivier Nahimana, c’est le nom de ce chef des imbonerakure de Gihanga. C’est un  enseignant à  l’école fondamentale de Kagwena 2 de la même  commune Gihanga. Natif de la colline Kagwema, il est connu  pour ses actes de la persécution de la population.

 « Olivier Nahimana  a un groupe d’imbonerakure qui assure la garde de son domicile et un autre groupe assure sa sécurité. La nuit, ils entrent dans  des ménages  disant venir faire des fouilles. S’ils trouvent un objet intéressant, ils le prennent et celui qui ose réclamer est sérieusement  tabassé. » Témoigne une source de la colline de Kagwema.

Parmi ces imbonerakure qui assurent la sécurité d’Olivier Nahimana, les habitants de Kagwema citent un policier en formation  nommé  Egide Ininahazwe. Il suit une formation  à l’école  des sous-officiers de police de Muramvya. Il rejoint le groupe ses jours de congé.

A part ces vols, Olivier Nahimana et son team violentent les gens qu’ils croisent la nuit.

 « Ils passent toute la nuit à faire des patrouilles  et  frappent  des gens qu’ils croisent  sur le chemin. Mercredi passé, le 20 mars,  ils ont tabassé deux hommes qu’ils ont croisés vers 21 heures alors qu’il n y a aucune mesure interdisant la circulation nocturne ou même instaurant un  couvre-feu. » Ajoute une autre source de la localité.           

La rédaction de la RPA n’a pas pu joindre ce  responsable  des  imbonerakure  à  Gihanga, Olivier Nahimana, ni  Léopold Ndayisaba, l’administrateur de la commune   Gihanga.

Olivier Nahimana,  responsable des jeunes du parti présidentiel en commune Gihanga est aussi accusé d’avoir trempé dans des cas d’enlèvements des militants du parti CNL, dans différentes localités de la commune  Gihanga.  En 2018, il a participé à l’arrestation d’un surnommé Ecomogue et très récemment vers la fin du mois de février cette année 2024, Olivier Nahimana a prticipé à l’arrestation de David Bamporiki. Les deux sont tous de la colline Kagwema et restent introuvables jusqu’à ce jour.

 

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Photo: Olivier Nahimana, le responsable des imbonerakure  de la commune Gihanga

 

Gasenyi-Nyakabondo: Les propriétaires des 160 hectares sous menaces

Gasenyi-Nyakabondo: Les propriétaires des 160 hectares sous menaces

Le président de la commission qui représente les propriétaires des 160 hectares du site Gasenyi-Nyakabondo vient de totaliser 14 jours détenu par le Service National de Renseignements. Il est victime de plaider pour ces citoyens afin que le gouvernement leur donne les indemnisations d’expropriation de leurs parcelles. Au lieu de les rétablir dans leurs droits, la police présidentielle les menace pour qu'ils abandonnent la procédure judiciaire qu'ils voulaient entamer.    

Emmanuel Niyongabo a été arrêté par les agents de la documentation mercredi matin 20 mars 2024 et il a été conduit au cachot de la documentation situé en mairie de Bujumbura.

Depuis son arrestation la rédaction de la RPA, nous avons eu des informations qui confirment qu’il est victime du simple fait que les propriétaires des 160 hectares du Site Gasenyi-Nyakabondo qui ont été saisis par l’Etat pour y construire le palais présidentiel Ntare House, « avaient l’intention de porter plainte contre l’Etat en justice. Parce qu’ils viennent de passer plus de 10 ans à réclamer les indemnisations d’expropriation de leurs parcelles, mais en vain. »

C’est pour cet objectif, selon toujours ces informations, que ces propriétaires composés de 2900 familles avaient déjà commencé à collecter les fonds pour pouvoir payer les avocats qui vont assurer leur défense devant les juridictions. Par conséquent, cela a fait que la documentation procède à l’arrestation d’Emmanuel Niyongabo leur représentant. Mais ceci ne s’est pas terminé là, car le lendemain de sa détention, « la documentation a obligé tous les propriétaires de ces parcelles que ceux qui avaient déjà contribué, retirent au plus vite leur argent et qu’ils abandonnent leur plan de saisir la justice, afin que leur représentant Emmanuel Niyongabo puisse être relâché. »

Ce que les propriétaires de ces terrains qualifient de menaces étant donné que c’est de leur droit de saisir la justice puisque le gouvernement ne fait rien pour leur rendre justice. Ainsi, les propriétaires de ces parcelles insistent auprès du chef de l’Etat Evariste Ndayishimiye de libérer Emmanuel Niyongabo, car il n’a rien fait de mal si ce n’est que plaider pour leur bien-être, vu que leurs droits ont été bafoués sans que personne ne vienne à leur secours.

 

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Photo: Site Gasenyi-Nyakabondo

Torture dans la prison pour femmes  de Ngozi

Torture dans la prison pour femmes de Ngozi

Des actes de tortures sont signalés dans la prison de la province Ngozi  réservée aux femmes. Des tortures que leur font subir certaines de leurs codétenues, sous la protection de la direction de la prison.

Le groupe de tortionnaires  des détenues de cette prison de femmes  située en province  Ngozi est composé de trois femmes, également détenues dans la même prison. Ce groupe serait à la solde de la direction de la prison, affirment nos sources internes. Celle-ci fait recours à lui pour mater les détenues qui osent soulever les irrégularités ou abus commis dans cette maison de détention. «  Si tu oses parler de quoi que ce soit tu es tabassé sévèrement. On te sort dans la cour la nuit pour te torturer »,  révèle notre source.

La représentante générale des détenues prénommée Virginie fait partie de ce groupe de tortionnaires. Des crimes qu’elle commet avec deux autres détenues Lamantine Muhimpundu et Diane Ciza qui est à la tête du groupe, précisent nos sources de cette prison des femmes.

Les sanctions contre ces détenues qui dénoncent ces abus ne se limitent pas à la torture ;  elles sont transférées dans d’autres provinces loin de leurs familles.

 « Les premières qui ont dénoncé ces crimes ont été vite transférées  vers les prisons de Bubanza et de Mpimba pour les éloigner de leurs familles. Il y a quelques jours, d’autres femmes ont été  également transférées. »

D’après les informations recueillies dans cette maison de détention, Diane Ciza, qui est à la tête de ce groupe est  une femme qui écope d’une peine à perpétuité. Dans cette prison, elle est intouchable  suite à ses capacités financières. Sa parole vaut loi car elle est sous la protection de la direction de l’institution pénitentiaire Jeanine Inamahoro.

Les femmes qui sont détenues dans la prison pour femme de Ngozi, demandent avec insistance que ce groupe qui sème la terreur au sein de la prison et qui est couvert par  Jeanine Inamahoro, la directrice de cette prison soit démantelé avant que l’irréparable ne soit commis. Elles demandent également le remplacement de la directrice  considérant qu’elle a failli à sa mission.

Jeanine Inamahoro,  directrice de la prison pour femme de Ngozi n’a toujours pas réagit à ce propos.

Selon les chiffres de décembre 2023,  plus de 200 personnes étaient dans cette prison pour femmes de Ngozi.

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