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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Une mère et un imbonerakure se concertent pour un mariage forcé de sa fille.

Une jeune fille finaliste au Lycée Vugizo est sous menaces de mort de la part d’un imbonerakure du quartier Gasenyi, zone Gihosha en commune Ntahangwa qui veut l’épouser de force avec la complicité de sa mère. Aujourd’hui, elle est en clandestinité pour avoir manqué la protection de la CNIDH, la Commission nationale indépendante des droits de l’homme.

Laika IRAKOZE est une jeune fille de 19ans et est finaliste au Lycée Vugizo en mairie de Bujumbura.Dimanche de la semaine dernière,  elle a été kidnappé par un imbonerakure du nom de Samuel NDIKURIYO du quartier Gasenyi situé en zone Gihosha dans la  commune Ntahangwa. Les informations fournies par les proches de sa famille indiquent que cet imbonerakure  l’a trouvée chez une famille de la victime en zone Gihosha au moment où elle participait à une fête.

Embarquée à bord d’un véhicule immatriculé I 8812A, Laika IRAKOZE  a été emmenée au bar Iwabo w’abantu de feu Lieutenant-Général Adolphe Nshimirimana, ancien patron des services secrets burundais. L’enlèvement de Laika IRAKOZE serait un coup préparé à l’avance par sa mère en complicité avec cet imbonerakure  Samuel NDIKURIYO. Un  des proches de la victime parle de ce qui est arrivé à la fille Laika IRAKOZE,  après avoir été  forcée d’épouser cet imbonerakure.   « La maman a envoyé un message audio à ce monsieur en lui disant de ne pas la laisser aller. Le monsieur a conduit cette fille au bar Iwabo w’abantu et lui a dit que c’était fini et qu’elle venait d’être sa femme. La jeune fille a, par cette occasion, répondu qu’elle accepte. Par la suite, la jeune fille est entrée dans la chambre puis elle a retiré son tricot et a voulu se suicider par étranglement.  Le monsieur est entré dans la chambre et a commencé à la battre toute nue et en l’abusant  sexuellement ».

Après avoir passé la nuit chez l’imbonerakure Samuel NDIKURIYO, la jeune fille a décidé de fuir. « Ce monsieur a demandé à la jeune fille de l’accompagner à Ngagara pour rendre visite à une famille. Arrivés là-bas, la jeune fille en a profité pour prendre fuite en passant derrière et a arrêté un taxi pour s’enfuir. Le monsieur la cherche partout et a même alerté certains imbonerakure et policiers pour qu’ils lui aident.  Sa maman s’est jointe aussi à eux et elle cherche partout en demandant que sa fille soit arrêtée. Il y a une famille qui vit à Gihosha où la jeune fille est passée et maintenant cette famille subit des menaces. Elle est accusée d’avoir cachée cette jeune fille », poursuit un proche de famille

Les informations dignes de foi font savoir que la victime a saisi la CNIDH mais sans succès.

Lorsque la rédaction a tenté de joindre Geneviève Manirambona, mère de Laika IRAKOZE, il lui a été signifié que son numéro a été suspendu. L’imbonerakure Samuel NDIKURIYO, quant à lui, affirme que Laïka IRAKOZE est sa femme et ajoute qu’il a alerté différents organes afin de  l’aider à la rechercher. La rédaction de la, RPA n’a pas  pu joindre  Sixte Vigny NIMURABA, président de la CNIDH, pour donner des éclaircissements.

Dans notre prochaine livraison, on vous parlera de comment la jeune fille a été trompée pour signer à l’état civil lorsqu’elle avait été emmenée en commune Marangara en province Ngozi.

Problème de logements pour les réfugiés de Mtendeli dont les maisons ont été détruites.

Les réfugiés burundais du camp de Mtendeli en Tanzanie qui étaient sur le point d’être délocalisés vers le camp de Nduta et dont les maisons déjà  détruites depuis  plus d’une semaine vivent aujourd’hui dans des conditions déplorables.  Ils n’ont pas où loger leurs familles et sont obligés de demander hébergement chez les voisins dans ce camp.

Ces réfugiés burundais du camp de Mtendeli en difficulté de logement sont au nombre de 300 personnes composées de 80 familles. Depuis que le projet de les délocaliser au camp Nduta ait été suspendu, ils n’ont pas où se loger car leurs maisons ont été détruites. « Ils n’ont pas reconstruit leurs maisons. Pour le moment, certains réfugiés vont demander où loger chez les voisins et d’autres qui ont de petits moyens vont louer de petites maisons dans ce camp », précise notre source.

D’autres réfugiés profitent du rapatriement de certains de leurs concitoyens  pour avoir de l’abri. « Il y a des réfugiés qui ont de grandes familles qui ont vraiment du mal à trouver de l’abri. Ils attendent qu’il y ait des réfugiés qui se rapatrient pour récupérer leurs maisons. C’est vraiment dommage », poursuit notre source.

Ces réfugiés demandent aux organes habilités de leur construire des maisons. Les maisons de ces réfugiés ont été démolies sous l’ordre des responsables du camp de Mtendeli le 12 Août de cette année.

Jeudi noir pour les réfugiés burundais du camp de Nduta.

Un mauvais jeudi pour les réfugiés burundais du  camp de NDUTA en Tanzanie. Ceux qui exercent le petit commerce  ont été dépouillés de leurs marchandises par la police tandis que ceux qui se rendaient  à l’extérieur du camp pour chercher du  bois de chauffage  ont été sérieusement tabassés par les éléments de la même police.

Au  camp de Nduta en Tanzanie,    des réfugiés  organisaient de petits points de vente à l’intérieur  de leurs villages et surtout chacun devant sa maison ce jeudi vers 17 heures. Aussitôt, des  policiers sont venus et ont confisqués  les biens de ces burundais. Ils visaient surtout de l’argent comme le témoigne ce réfugié. « Des réfugiés  faisaient du petit commerce. Ils ont érigé de petits points  de  vente. Ils avaient  tous  de petits articles. Des policiers sont alors venus se  comportant  en voleurs .Ils visaient de  l’argent. C’était du vol tout simplement.  Vraiment,  ça nous a choqués. Se  faire voler  en pleine journée dans un pays sensé être  un pays de lois. C’est regrettable ».

Au  cours de la journée,  des  Burundais partis à l’extérieur du camp à la recherche du bois de chauffage avaient été victimes des mêmes éléments en uniformes. Hommes, femmes et enfants ont été  sérieusement tabassés. Un comportement qui n’est pas nouveau  selon ces réfugiés. « A l’extérieur du camp,  c’est devenus une habitude. Des réfugiés se font battre, se font violées et se font même tués. La police de l’immigration, la police du camp et  mêmes les jeunes miliciens tanzaniens  dit s WANAMGAMBO  maltraitent tous de réfugiés burundais. Ils les tuent mêmes. Ils les chassent par des  arcs  et des flèches, les  blessent  à l’aide des machettes. C’est très malheureux ».

Le camp de Nduta se trouve à l’intérieur des arbres.  Mais, les réfugiés n’ont pas droit à un arbre même s’il tombait de lui-même. Les réfugiés doit parcourir des kilomètres pour se  procurer en bois de chauffage. Aujourd’hui,  ce camp héberge près de 70 milles réfugiés burundais.

Les habitants de Makamba plaident pour la libération d’un militant du parti CNl victime d’un montage.

Des habitants de la province  Makamba alertent sur  le cas d’un homme incarcéré depuis plus de 2 semaines au cachot du parquet de  Makamba. Blessé et privé de soins de santé, le détenu est poursuivi pour tentative d’assassinat de son compagnon, lui aussi blessé,  avec qui il était à bord d’une moto lors d’un accident. Les habitants de Makamba parlent plutôt de  mobiles politiques derrières son emprisonnement.

Jean-Marie Ciza, militant du CNL, est cet individu incarcéré arbitrairement et en mauvais état sanitaire, selon certains habitants de la commune Mabanda. Ces habitants révèlent que tout a commencé le jour où Jean-Marie Ciza a fait un accident de moto avec son compagnon nommé Gérard Niyera, un imbonerakure de la localité. Les deux venaient d’un bistrot où ils avaient passé ensemble du temps en partageant un verre. C’était en date du 29 Juillet dernier.

Blessés, des passants leur ont secouru et sont rentrés. Arrivés sur la colline où ils habitent, ils se sont séparés et chacun a pris le chemin de chez lui. Jean-Marie Ciza était blessé au niveau de la cuisse de sa jambe tandis que Gérard Niyera était blessé au niveau de son coup et de son bras qui avait été coupé par une tôle, selon les sources de la RPA.

Ces dernières disent que, par la suite, Gérard Niyera a opté pour se rendre à l’hôpital car il voyait que son état de santé pouvait s’aggraver. Mais, Jean-Marie Ciza a reçu les premiers soins chez lui de la part de sa mère qui a coupé avec un couteau une partie de sa peau déchirée. Gérard Niyera a passé la nuit au centre de santé et avait déclaré à son arrivée qu’il s’était blessé au cours d’un accident. Une déclaration qu’il a fini par changer lors que des imbonerakure et responsables du parti CNDD-FDD lui ont ordonné d’accuser son compagnon du parti CNL en lui faisant porter le chapeau que ses blessures étaient dues au fait qu’il voulait l’étrangler. Cet habitant qui a suivi de près le dossier relate un montage orchestré par la suite contre Jean-Marie Ciza. ‘’A l’hôpital, il disait qu’il a fait un accident.  Mais après, ils sont partis chez Ciza et ont pris un couteau que sa mère avait utilisé pour enlever une partie de sa peau déchirée. Ce couteau a été transformée en une preuve d’accusation que Ciza voulait l’étrangler ».

Jean-Marie Ciza a été arrêté le lendemain en date du 30 juillet et a été conduit au cachot de la commune Mabanda où il a séjourné jusqu’au 10 août. Après, il a été transféré au cachot du parquet de Makamba où il est incarcéré jusqu’à l’heure actuelle. Ce membre du parti CNL a sollicité qu’il soit écouténtendu et que des gens qui les ont secourus le jour de l’accident soient entendus.  Ce qui a été refusé par un officier de la police judiciaire qui avait le dossier. L’une des sources dit que la santé de Gérard Ciza continue à se détériorer. « Il a été sorti de son 1er  cachot communal au moment où l’os de sa jambe sur la partie où il s’était blessé était visible et lui causait plusieurs douleurs. L’OPJ qui avait le dossier avait refusé de l’interroger en disant qu’il ne peut pas le faire avant que son compagnon hospitalisé ne guérisse. Un acte qui nous a étonnés puisque Ciza, lui aussi, était souffrant et l’est toujours en prison et qu’il ne bénéficie même pas des soins ».

Certains habitants de Mabanda disent que Gerard Ciza serait victime de son appartenance politique car, dans le passé, il avait été convoité pour qu’il adhère au parti CNDD-FDD. Mais à l’époque, il n’avait pas obtempéré. Ils demandent ainsi à l’administration et à la justice de le libérer étant souffrant et emprisonné arbitrairement. 

A ce propos, la RPA a tenté de joindre sur téléphone, Françoise Ngozirazana, la gouverneure de Makamba, mais son téléphone sonnait sans que personne ne décroche.

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