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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Burundi : Les élèves en vacances privés  du droit de voyager  au-delà des  frontières  du pays

Burundi : Les élèves en vacances privés du droit de voyager au-delà des frontières du pays

Le gouvernement burundais interdit toute sortie vers l’extérieur du pays aux enfants en vacances. La déclaration a été faite jeudi dernier à Gitega par le ministre ayant l’intérieur dans ses attributions, c’était dans une réunion avec deux de ses homologues. Les élèves devraient se faire occuper par l’éducation civique et les travaux de développement.

C’est une décision qui devrait freiner le mouvement des élèves qui sortent le pays pour aller chercher du travail.  Martin Niteretse, ministre ayant l’intérieur et la sécurité dans ses attributions, avait, le jeudi 27 juin, demandé aux directeurs communaux de l’éducation ainsi qu’aux directeurs provinciaux de se préparer déjà pour retenir tous les élèves.

 « Je demande aux Officiers de la Police Judiciaire, eux qui sont chargés de punir les crimes, qu’ils nous aident à surveiller et éviter qu’il y ait quelqu’un qui trompe notre vigilance et réussisse à faire sortir ne serait-ce qu’un seul enfant », a déclaré Martin Niteretse, le ministre ayant l’intérieur et la sécurité dans ses attributions.

Dans cette réunion qui avait été convoquée par le ministre Martin Niteretse, participaient le ministre François Havyarimana ayant l’éducation dans ses attributions et Prosper Dodiko, en charge de l’agriculture. Prosper Didiko a indiqué que les élèves devraient être utilisés dans le traçage des courbes de niveau.

 « Ça fait partie des services civiques », a ajouté le ministre François Havyarimana, ministre ayant l’éducation dans ses attributions qui a également demandé aux administratifs d’assurer le suivi de ces activités. Les administrateurs communaux et les gouverneurs provinciaux avaient été conviés à la réunion.

Les parents déplorent la mesure

Les parents expliquent qu’ils laissaient leurs enfants majeurs franchir les frontières pour aller chercher de l’argent et ainsi appuyer financièrement leurs parents.

« Ils y vont pour gagner la vie. Ce ne sont pas des enfants, y aillent ceux qui ont plus dix-huit ans et qui possèdent des documents de voyage. C’est normal qu’ils aillent chercher ce travail. Comme ils ont pris cette mesure, qu’ils leur donnent donc du travail pour qu’ils ne restent pas désœuvrés, ce qui augmente le risque d’adopter de mauvais comportements comme la consommation des stupéfiants. » Dénonce un parent.

En ce qui est de contraindre ces enfants en vacances à des activités d’éducation civique, les parents estiment que ce ne sont pas leurs enfants qui devraient les faire en premier.

 « Les dirigeants du pays ont beaucoup besoin de ces séances d’éducation civique plus que nos enfants. Le président de la République l’a d’ailleurs récemment dit lors de la croisade à Mwaro. Il a dit que ses proches collaborateurs sont tous des gens malhonnêtes, des corrompus. Le pays a plus besoin de la moralisation de ces décideurs et non celle de nos enfants. 

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Photo :  Prosper Dodiko (à gauche), Martin Niteretse (milieu) et François Havyarimana (à droite), en réunion à Gitega

Ngozi : La prison centrale sans eau potable ni nourriture suffisante

Ngozi : La prison centrale sans eau potable ni nourriture suffisante

Manque de farine de maïs depuis huit jours à la prison centrale de Ngozi qui est destinée à nourrir les détenus. Actuellement, la vie est dure pour ces détenus qui font également face au manque d'eau potable depuis trois semaines.

Les détenus de la prison centrale de Ngozi sont affamés, car depuis mercredi 19 juin, ils ne reçoivent pas la farine de maïs qu’ils mangent avec du haricot. Durant toute cette période, ces détenus mangent juste la petite quantité de haricot leur offert et une fois par jour.

Ce manque de nourriture est aggravé par le problème de pénurie d’eau potable qui vient de durer trois semaines dans cette prison de Ngozi. « La direction sollicite un camion des sapeurs-pompiers pour apporter l’eau aux détenus afin qu’ils puissent faire cuire le haricot. » Cependant, cette quantité d’eau ne peut pas suffire à plus de 2000 détenus afin que chacun ait une qualité suffisante et qu’il puisse se laver et faire la propreté, surtout dans les latrines.

Les détenus qui le peuvent, achètent l’eau à l’extérieur de la prison où « une bouteille d’un litre et demi s’achète à 300 Francs burundais, tandis qu’un bidon de 20 litres est vendu à 2000 francs burundais. » Une somme jugée énorme par les détenus qui n’ont aucun revenu entre les quatre murs de la prison.

Ainsi, les détenus de la prison centrale de Ngozi demandent avec insistance au gouvernement ainsi qu’aux bienfaiteurs de leur venir en aide en leur fournissant de la farine de maïs, et que le problème de manque d’eau potable soit réglé une fois pour toutes et ainsi leur éviter d’attraper des maladies liées au manque d’une bonne hygiène.

Manque de farine de maïs dans la prison centrale de Gitega

Manque de farine de maïs dans la prison centrale de Gitega

Depuis le début de la semaine qui s’écoule, les détenus de la prison centrale de Gitega ne sont pas servis en farine de maïs et ne mangent que quelques grammes de haricots. Les détenus qui n’ont pas de familles pour les assister ou ceux qui n’ont pas de moyens pour s’acheter un complément de nourriture sont les plus touchés par la situation.

La carence de la farine de maïs dans la prison centrale de la province Gitega, la capitale politique, a commencé à s’y observer mardi 25 juin. Les détenus qui, d’habitude, reçoivent  350g de haricots et 350g de farine de maïs par jour, n’ont droit qu’à 350g de haricots uniquement depuis ce jour.

« La dernière fois qu’on nous a donnés de la farine, on nous a donnés un gobelet de farine soit 350 grammes et c’était lundi 24 juin, la semaine touche déjà à sa fin sans farine », déplore un des prisonniers de cette maison carcérale.

Dans de telles situations, chaque détenu doit s’arranger pour ne pas mourir de faim.  « Il y a un petit marché ici, ceux qui ont de l’argent s’achètent ce qui va avec le haricot comme la patate douce, la banane et le manioc, bien qu’ils soient trop chers. Pour ceux qui ont des familles près de la prison, elles les assistent », explique notre source.

Cette carence de farine de maïs s’observe également dans d’autres prisons, notamment la prison centrale de Ngozi où les détenus totalisent 11 jours sans farine de maïs.   

 Quel sort réservé à Jean-Marie Bizimungu ?

Quel sort réservé à Jean-Marie Bizimungu ?

Plus de deux semaines après son enlèvement, Jean-Marie Bizimingu n’est pas localisable. La famille avait été informée qu’il était détenu dans un des cachots du Service National des Renseignements(SNR), pour après être signifié que Bizimingu n’y est pas.

Jean-Marie Bizimungu a été kidnappé le 07 juin, c’était un vendredi. Il a été arrêté en début d’après-midi de ce vendredi, au Quartier Industriel, près du rondpoint Chanic  (en maire de Bujumbura)  et emmené par des hommes en tenue policière.

A la poursuite des traces de cet habitant du Quartier Mutakura mais originaire de la commune Gihanga en province Bubanza, la famille a été informée par des sources diversifiées que Jean-Marie Bizimungu était détenu dans un cachot du SNR en zone Rohero près de la Cathédrale Régina Mundi. Les mêmes sources leur disaient qu’il avait été torturé et que sa santé était critique. 

Nos sources de la famille de Jean-Marie Bizimingu disent avoir été également averties qu’il figurait sur la liste des prévenus à comparaitre en chambre de conseil le 11 juin. Un rendez-vous auquel il n’a pas répondu ce jour-là, et à chaque fois les informateurs de la famille, dont des agents du SNR, leur expliquait qu’il allait comparaitre le jour suivant, que c’est à cause de son état de santé, qu’il repoussait sa comparution. N’ayant pas finalement comparu toute la semaine, les parentés de Bizimungu ont cherché à s’informer sur la situation réelle du leur, qu’ils n’ont d’ailleurs jamais vu malgré ces informations qui affirmaient qu’il était détenu par la police présidentielle.

L’agent de la police présidentielle qui a été contacté leur a juste conseillé de ne plus perdre leur temps à chercher les nouvelles de Jean-Marie Bizimungu, sans un mot de plus. C’était le vendredi 14 juin et depuis, la famille n’a plus de nouvelles de ce jeune homme.

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