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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Un imbonerakure de Maramvya victime des coups et blessures de ses camarades

 Un imbonerakure de la zone Maramvya a été sérieusement  torturé par ces confrères lundi dernier en commune Mutimbuzi  de la  province Bujumbura. Accusé  de consommer de la boisson prohibée pendant les heures de patrouille, certains des imbonerakure de cette zone disent qu’il s’agit plutôt d’une persécution notoire à l’endroit de leur camarade.

La nuit de lundi dernier, un imbonerakure du nom d’Aloys Nshimirimana alias Kadoyi est tombé dans les mains des autres imbonerakure de la 13ème  transversale de la zone Maramvya en commune Mutimbuzi de la  province Bujumbura en patrouille.

Selon nos sources parmi les imbonerakure de la zone Maramvya, le nommé Aloys Nshimirimana dit Kadoyi buvait de la boisson dite Urwarwa pendant que les autres étaient en pleine patrouille. Il a été ensuite accué de consommer une boisson prohibée. « Ils patrouillent toute la nuit vêtus  de longs manteaux et munis de bâtons. Ils l’ont trouvé en train de boire un vin de banane dit Urwarwa dans un gobelet et l’ont accusé  de boire de la boisson dite umudiringi. Mais ici dans notre localité, la boisson dite umudiringi n’existe nulle part.  Peut –être qu’ils avaient une dent contre lui. Ils l’ont obligé de leur donner 50 mille francs. Mais,  il ne pouvait pas avoir cette somme. Aloys Nshimirimana surnommé Kadoyi a été battu à l’aide d’un fer à béton chauffé au rouge et sa partie derrière a été plus touchée. Il ne peut ni s’asseoir ni marcher, Il reste allonger au lit », a révelé une source au sein de ces imbonerakure.     

Les sources de la RPA  parmi les imbonerakure de la zone Maramvya indiquent que le groupe qui l’a torturé était  composé par David Karikunzira dit Muntu,  chef de la cellule Buhomba, le responsable du parti CNDD-FDD dans la même localité, Emmanuel connu sous le sobriquet de Maniga, le nommé Bigirimana surnommé Bakweta, chef des imbonerakure dans la même cellule de Buhomba ainsi que le prénommé  Albert dit Gisimba  qui serait parmi l’équipe des imbonerakure qui  assurent la sécurité du président de la République.

Deux parmi les quatre qui sont  accusés d’avoir torturé cet imbonerakure ont été arrêtés par la police ce jeudi et sont  actuellement détenus  au cachot de la commune Mutimbuzi tandis que deux autres sont toujours recherchés.  La victime  bénéficie pour le moment des soins. « Les prénommés  Albert dit Gisimba et Emmanuel surnommé Maniga ont passé la nuit au cachot de la commune tandis que  David et le nommé Bigirimana dit Bakweta sont en cavale », ajoute la même source.  

La rédaction de la RPA  a tenté de joindre Christophe Maregeya, le chef de la colline 13 en zone Maramvya mais en vain.

Des membres du parti Cndd- Fdd complices des disparitions forcées

 Les membres du parti CNDD-FDD sont complices des agents du service national des renseignements dans les cas de disparitions forcées enregistrés au Burundi. Le cas d’un certain Bonfils Migabo sans trace depuis le 6 août dernier alors qu’il répondait à un rendez-vous d’une personne porteur de son message est très illustratif.

 « S’il est encore en vie, qu’ils nous montrent son lieu de détention. Et si il a commis une infraction, nous demandons qu’il soit traduit devant la justice afin qu’il soit jugé conformément à la loi ». Ces propos sont ceux d’un membre de la famille de Bonfils Migabo. Il interpellait les autorités du pays et la commission nationale indépendante des droits de l’homme de leur aider à retrouver le leur. C’était sur les ondes de la RPA en date du 27 août dernier.

Bonfils Migabo qui fut un détenu à la prison centrale de Mpimba a été enlevé au moment il venait de passer quelques mois en liberté après la récente grâce présidentielle. La personne qui demandait l’aide aux autorités et à la CNIDH a déclaré que le jour de son enlèvement, Bonfils Migabo était parti à un rendez-vous qu’il avait avec une personne. « Migabo a reçu un coup de téléphone d’un détenu de la prison centrale de Mpimba du nom de Ferdinand Ngendabanyikwa. C’était son ami de longue date. Il lui parlait d’une personne qui allait l’aider à sortir de la prison moyennant bien sûr de l’argent. Migabo jouait donc l’intermédiaire car c’était lui qui allait lui emmener cet argent. Il était en contact avec un colonel. Jeudi le 05 août, il a reçu un appel d’un agent de transmission de ce colonel. Il lui a demandé 500 mille francs burundais pour le traitement du dossier de ce détenu pour qu’il soit relâché. Il est parti vendredi le 06 et n’est plus revenu », a – t- elle indiqué.

Selon les enquêtes menées par la RPA, certaines sources ont révélé que la disparition forcée de Bonfils Migabo a été opérée par l’intermédiaire de son ancien co- détenu qui a collaboré avec un membre du parti au pouvoir. Ce dernier a menti sur son identité à Bonfils Migabo et s’est fait passer  pour un agent de transmission d’un officier de l’armée burundaise. Nos sources révèlent que cette personne est le nommé Bélier Nteziryayo, membre du parti CNDD-FDD et travailleur à la permanence nationale de ce parti. Ce dernier est également accusé par nos sources d’avoir menti à d’autres personnes qui ont fini par être enlevées par des agents des services secrets. Le numéro de téléphone utilisé par ce prétendu agent de transmission d’un officier de l’armée burundaise est le 68765441 et habite au quartier Kajiji de la zone Kanyosha en Mairie de Bujumbura, affirment toujours nos sources.

La rédaction de la RPA a téléphoné Bélier Nteziryayo pour entendre sa réaction sur les accusations portées contre lui mais il n’a pas répondu à l’appel.

Un militaire ex-Fab a été enlevé par des militaires du camp Muzinda.

Un militaire ex-FAB a été  enlevé dimanche dernier au quartier Mutakura de la zone Cibitoke en commune Ntahangwa de la  mairie de Bujumbura. Ses voisins indiquent qu'il a été enlevé par des militaires qui seraient venus du camp Muzinda situé dans la province Bubanza.

Ce militaire ex- FAB enlevé est connu sous le nom de Méthode Manirambona. Il était un sous-officier. Notre source au quartier  Mutakura indique que dimanche dernier Methode Manirambona est allé comme à l'accoutumée à la sixième avenue chez un certain Désiré. Quelques minutes après, ses amis ont vu des militaires cagoulés à bord d’un véhicule Pick- Up l'embarquer. Notre source fait savoir que depuis ce jour sa famille l’a cherché dans presque  tous les cachots sans le trouver. « Méthode est parti dimanche, il aime aller à la sixième avenue à Mutakura chez Désiré. Puis, un véhicule Pick- Up est arrivé et s’est  pointé à l’entrée. Les militaires qui étaient à bord de ce véhicule sont entrés puis ils ont pris Méthode seulement et lui ont confisqué ses téléphones. Ils l’ont ensuite jeté dans ce véhicule et ont commencé à le piétiner. Ce Pick- Up serait du camp de Muzinda. Méthode ne s'intéresse pas à la politique. Nous ne connaissons pas la cause de son enlèvement. Jusqu’ à présent, nous ne savons pas où il se trouve. Il n’était plus militaire depuis quelques temps. Si au moins nous pouvions connaître où il se trouve pour que nous suivions son cas. Nous ne savons pas s’il est encore en vie. Sa famille ne sait pas à quel saint se vouer », a déclaré un témoin.

La rédaction de RPA a essayé de joindre Floribert Biyereke, le porte-parole de l’armée mais en vain.

Les services secrets burundais au cœur des disparitions forcées.

Quatre  individus arrêtés  il y’a plus d’un mois par les agents du service national de renseignements restent introuvables.  Leurs familles ont cherché dans les différents cachots mais en vain. Ces familles pensent d’ores et déjà que les leurs auraient été exécutés.

Ces quatre personnes portées disparues avaient été arrêtées en date du 31 Juillet 2021 par des agents du service national de renseignements. Hormis leur arrestation à caractère d’enlèvement, leurs familles n’ont jamais su le mobile de leur arrestation. Parmi les quatre victimes, figuraient deux natifs de la commune  Matongo en province  Kayanza à savoir Selemani Niyonzima et Venant Kayobera. 

Ces derniers ont été arrêtés à l’ endroit dénommé Gare du nord en zone  Kamenge de la Mairie de Bujumbura. Les témoins oculaires révèlent que les agents des services secrets qui les ont arrêtés se déplaçaient à bord d’un véhicule de type Toyota- Hilux et l’un d’entre eux est connu sous le nom de Rama. Le même jour, ces agents secrets ont arrêté un autre prénommé Bosco, un chauffeur de bus au le parking dit de Cotebu. Lui aussi a été conduit à une destination inconnue.

Ernest Nzambimana, un habitant de la province  Muramvya et ancien militaire des Ex-Forces ArméesBurundaise a été  également arrêté le même jour du 31 Juillet 2021 par des agents des services secrets.  Ces derniers sont passés par leur indic nommé Berchmans Nduwimana alias Jeshi, un ex-Fab détenu à la prison de Muramvya. Il fut un ancien compagnon d’armes d’Ernest Nzambimana.

Les témoins ont révélé que les agents des services secrets qui l’ont arrêté se déplaçaient à bord d’une voiture de marque Toyota Carina TI aux vitres teintées. Ils l’ont embarqué alors qu’il était devant une maison dans laquelle il exerçait son métier de coiffeur.  Après son arrestation, certaines sources de Muramvya ont indiqué qu’il aurait été conduit manu militari en Mairie de  Bujumbura. Son lieu de détention reste inconnu.

Les proches des familles des 4 personnes ci-haut citées vivent dans une crainte de ne plus voir les leurs. Elles ont cherché dans tous les cachots mais sans succès.

Certains proches de ces familles qui n’ont pas voulu s’exprimer sur les micros de la RPA demandent au président de la république de suivre de près ce qui se fait au sein du Service National des renseignements, un service par ailleurs sous sa tutelle, afin d’éradiquer le phénomène de disparitions forcées opéré souvent par ce service est et qui reste d’actualité. 

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