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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Nyanza- Lac : Des patrouilles nocturnes des imbonerakure qui inquiètent.

Les habitants de la commune Nyanza-lac de la province Makamba s’inquiètent des patrouilles nocturnes effectuées par des Imbonerakure du parti CNDD-FDD. Ils indiquent que ces imbonerakure les persécutent et les dépouillent même de leurs biens.

Les habitants de la commune Nyanza-Lac non membres du parti CNDD-FDD indiquent qu’ils sont préoccupés par les patrouilles  nocturnes faites par les jeunes Imbonerakure de la localité.

Notre source sur place fait savoir qu’à partir de 19 heures ces imbonerakure commencent à circuler en possession des appareils de communication appelés talkie-walkie et certains même en tenue policière. Ces habitants se demandent comment ces imbonerakure peuvent détenir des effets normalement utilisés par la police. Cet habitant témoigne. « Imaginez donner à des civils du talkie-walkie, des radios portatives émetteur et récepteur pour policiers. Nous ne savons pas ce que manigance le gouvernement ».

Cet habitant fait également savoir que ces jeunes imbonerakure se positionnent dans la rue depuis la commune Nyanza-Lac en passant par Ku Muyange jusqu’en  zone Kabonga. Ils révèlent que ces Imbonerakure  commencent à voler et à tabasser les passants à partir de 22 heures. « A partir de 19 heures jusqu’à 22 heures, toutes les routes qui viennent du chef-lieu de la commune Nyanza-lac, de Ku Muyange et qui mènent vers la zone Kabonga sont bloquées. Le couvre-feu commencent bien à partir de 22 heures. Mais à partir de 19 heures, toutes les personnes qui passent par-là sont passées à tabac ou se voient obligées de donner entre 10.000 et 15.000 francs burundais. C’est déplorable ».

Les habitants de cette commune demandent aux autorités publiques de confisquer ces effets de la police étant donné qu’il leur est difficile de les distinguer des agents de la sécurité publique.

La rédaction a contacté l’administrateur de la commune Nyanza-lac ainsi que le commissaire de la police dans cette commune mais leurs téléphones sonnaient sans que personne ne décroche.

Des burundaises victimes de viol au camp de réfugiés de Lusenda

Huit burundaises du camp de réfugiés de Lusenda en République Démocratique du Congo sont hospitalisées après avoir été victimes de viol ce lundi. Les réfugiés vivant dans ce camp  s’inquiètent de l’état d’insécurité qui se trouve dans cette localité.

Ces huit burundaises réfugiées au camp de Lusenda ont toutes été violées ce lundi par des hommes non encore identifiés. Un des réfugiés vivant dans ce camp se trouvant dans le territoire de Fizi dans la province du Sud-Kivu indique que ces femmes étaient en quête de quoi subsister. « Elles avaient cru que la situation sécuritaire s’était améliorée après que les troupes des FARDC étaient revenues pour assurer la sécurité dans la région de Mulenge. Ces femmes ont donc décidé d’aller chercher de quoi survivre dans les montagnes et sont tombées sur ces malfaiteurs et ces derniers ont abusés d’elle sexuellement », a- t- il révélé.

Actuellement, ces huit burundaises  se trouvent alitées à l’hôpital de Nundu. Les réfugiés du camp de Lusenda disent être tourmentés par les cas de viol qui s’accroissent considérablement ces derniers jours. « Ces huit femmes s’ajoutent à une autre qui a également été victime de viol, il y a quelques  jours. Elle a déjà quitté l’hôpital mais poursuit toujours le traitement à domicile. Nous ne savons même pas les personnes qui se sont adonnées à de tels actes », a- t- il mentionné. 

Ces réfugiés demandent à ce que les auteurs de ces actes soient traqués et que la sécurité soit renforcée dans cette localité.

Découverte de quatre cadavres sur la colline de Mparambo II

Quatre cadavres ont été découverts ce dimanche sur la colline Mparambo II de la commune Rugombo en province Cibitoke. Les sources sur place indiquent que l’identité des victimes n’est pas encore connue.

Il s’agit des corps de trois personnes de sexe masculin et une femme. Les sources de la RPA sur la colline Mparambo II de la commune Rugombo indiquent que de ce dimanche  matin vers 9 heures des bergers ont trouvé ces quatre corps dans un champ de manioc se trouvant à la 3ème  transversale de la colline Mparambo 2, tout près de la rivière Rusizi qui sépare le Burundi de la République Démocratique du Congo.

Les mêmes informations indiquent que deux des corps d'hommes portaient des tenues de sports et étaient ligotés. Les sources militaires  révèlent que ces corps se trouvaient dans un bain de sang.

La découverte de ces corps a été confirmée par des autorités locales. L’administrateur de la commune Rugombo affirme aussi avoir ordonné l’enterrement de  ces corps. Les autorités administratives indiquent que l’identité des victimes n’est pas connue jusqu’à présent mais que des enquêtes ont déjà commencé afin d'identifier les auteurs de ces assassinats.

Une mort mystérieuse d’une jeune fille en zone Maramvya.

Un corps d’une jeune fille a été découvert  suspendu sur une corde ce mardi matin en zone Maramvya de la commune Mutimbuzi en  province de Bujumbura. Les circonstances de la mort de cette fille suscitent une polémique au sein des habitants de la localité.

Cette fille retrouvée  morte ce mardi matin s’appellait Jeannette NIJIMBERE et était âgée de 19 ans.

Originaire de la colline Nkubara en commune Buhiga  de la province Karuzi, son corps a été découvert suspendu à l'aide d'une corde  sur la charpente d’une maison en construction à la 15ème  transversale de la zone Maramvya en commune Mutimbuzi.

Les circonstances de sa mort ont suscité polémique au sein des habitants de la localité. Certains pensent qu’elle se serait suicidée  tandis que d’autres indiquent qu’elle aurait plutôt  été tuée ailleurs avant d’être emmenée dans cet endroit. Un des citoyens de la place témoigne. «Ce corps a été découvert suspendu comme si la victime se  serait suicidé. Mais, les jambes étaient  posées par terre. C’est très  inquiétant et  nous avons vu  que cette jeune fille a été tuée ailleurs avant que ses bourreaux ne viennent la jeter sur cette colline ».

De plus, ces habitants disent ne pas comprendre  comment ce corps aurait  été laissé sur cette colline  à l’insu   d’un comité mis en place  pour veiller  la nuit. «Nous avons des jeunes  réunis au sein du comité mixte de sécurité qui patrouillent la nuit. Ce est alors incompréhensible  comment des gens pouvaient venir jeter ce cadavre sur une colline au moment  où  il y avait des gens en patrouille et qui sont rémunérés pour ça. Nous demandons aux responsables administratifs  et ceux de la sécurité  en zone Maramvya de suivre de près  cette situation  car ça  fait vraiment peur », a insisté un habitant de la localité.

Le corps  de la jeune fille, Jeannette NIJIMBERE, a été conduit ce mardi même à la morgue de l’hôpital Prince Régent en attendant son inhumation.

La rédaction  de la RPA n’a pas pu joindre Roosevelt  Kavasha,  responsable de la 15ème  transversale en zone Maramvya, pour de plus amples éclaircissements.

Ce phénomène de maquiller ce genre de meurtre par le suicide s’est également  manifesté le 20 octobre dernier lorsque  le corps d’un jeune homme a été découvert  suspendu sur un manguier au quartier Mutanga- Sud en zone Rohero de la commune Mukaza dans la municipalité de Bujumbura.

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