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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Burundi : trois meurtres en une journée dans différentes provinces

Burundi : trois meurtres en une journée dans différentes provinces

Par: Emmanuel Ndayishimiye 

En l’espace de vingt-quatre heures, trois personnes ont été tuées dans diverses régions du Burundi, selon plusieurs sources locales. Les victimes comprennent une femme battue à mort par son mari à Muyinga, un motard abattu à Bujumbura et une femme non identifiée retrouvée sans vie à Ngozi.

Une série de crimes meurtriers a endeuillé le Burundi ce mardi. Trois personnes ont perdu la vie dans des circonstances différentes, chacune survenue dans une province distincte du pays.

Le premier drame s’est produit à Muyinga, sur la colline Kibogoye, dans la commune Buhumuza. Une femme a été battue à mort par son mari, Salvator Minani, aux alentours de 20 h. Selon les premiers témoignages, le meurtre fait suite à un conflit familial. L’auteur présumé a été interpellé par la police locale.

À Bujumbura, un motard a été abattu par deux passagers qu’il transportait, près du pont de la rivière Kizingwe, dans la zone Kanyosha, vers 18 h. Des témoins rapportent que les agresseurs ont utilisé une arme de poing. Les habitants dénoncent une série d’agressions similaires dans cette zone, où plusieurs conducteurs de moto ont déjà trouvé la mort dans des circonstances comparables.

Le troisième cas a été signalé dans la province de Ngozi, sur la colline Buye, en commune Butanyerera. Le corps sans vie d’une vieille femme non identifiée a été découvert au bord de la rivière Nkaka, ce mardi matin. D’après des sources locales, la victime a été étranglée puis poignardée, présentant des blessures profondes au ventre et aux jambes. Les motifs du meurtre demeurent inconnus.

Les autorités administratives de Buye confirment ces informations et affirment que des enquêtes ont été ouvertes pour faire la lumière sur ces trois crimes qui ont semé la consternation dans leurs localités respectives.

 Des vols nocturnes inquiètent les cultivateurs de Busuma

Des vols nocturnes inquiètent les cultivateurs de Busuma

Les habitants du village de Busuma, dans la commune de Ruyigi (province  Buhumuza), alertent sur une recrudescence de vols nocturnes dans leurs champs. Ils soupçonnent les réfugiés congolais du camp voisin d’en être les auteurs et appellent le HCR ainsi que le PAM à renforcer l’assistance nécessairs pour que ces réfugiés puissent rester dans le camp.

Les paysans du village de Busuma ne dorment plus tranquilles. Leurs récoltes sont régulièrement ravagées par des voleurs qui opèrent à la nuit tombée. Manioc, patates douces, tomates et légumes disparaissent des champs, laissant derrière eux un paysage de désolation.

« Chaque matin, nous découvrons nos champs dévastés. Ils ne prennent que ce qui est mûr et laissent le reste », raconte un habitant de Busuma. Selon lui, les cultures les plus ciblées sont les patates douces et le manioc, emportés en grande quantité lors de ces incursions nocturnes.

Les villageois affirment que ces vols ont commencé peu après l’arrivée de réfugiés congolais sur la colline Busuma. Sans pointer directement du doigt l’ensemble du camp, ils estiment néanmoins que la précarité alimentaire pousserait certains à commettre ces actes.
« Ces réfugiés manquent de vivres. On dit que certains préfèrent voler plutôt que de mourir de faim », poursuit le témoin, appelant les organisations humanitaires à accroître leur aide.

Les habitants demandent au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et au Programme alimentaire mondial (PAM) de garantir un approvisionnement suffisant afin d’éviter que la faim ne pousse à de nouveaux débordements.

Cette population indique avoir saisi les autorités locales de la colline, lesquelles lui auraient assuré que des enquêtes sont en cours afin d’identifier les auteurs de ces actes de pillage.

La rédaction de la RPA a tenté, sans succès, de contacter Patrice Irakoze, chef de la zone Rusengo, afin de connaître les mesures envisagées pour mettre fin à ce phénomène.

 

Contrebande déjouée à Ngozi : 50 kilos de café saisis par la police

Contrebande déjouée à Ngozi : 50 kilos de café saisis par la police

Par: Emmanuel Ndayishimiye

La police de Ngozi a intercepté cinquante kilos de café sec dissimulés sur la colline Rukurazo, près de la frontière rwandaise. Si l’opération a permis une arrestation, des témoignages sur un possible pot-de-vin demandent désormais des éclaircissements.

Une personne a été arrêtée en possession de cinquante kilos de café sec, dissimulés sur la colline Rukurazo, zone Gatsinda, en commune Ngozi. Selon la police, ces marchandises étaient destinées à être passées clandestinement de l’autre côté de la frontière, au Rwanda.

L’opération s’est déroulée dimanche matin lors d’une fouille ciblée dans plusieurs habitations proches de la ligne frontalière. Le café, prêt à l’exportation, était soigneusement entreposé dans une maison où les agents ont également appréhendé le propriétaire des lieux. Celui-ci nie toute implication, affirmant que le café aurait été abandonné par des inconnus circulant à moto.

Une femme soupçonnée d’avoir aidé à dissimuler les sacs de café a également été interpellée. Selon plusieurs témoins, elle a ensuite été relâchée après avoir remis 300 000 francs burundais aux policiers, sans qu’aucun reçu ne lui soit délivré. Une situation qui alimente les soupçons de corruption au sein des forces de l’ordre locales.

Les habitants de la colline Rukurazo expliquent que la contrebande est devenue plus rare dans la région depuis plusieurs mois, précisant que le café saisi pourrait avoir été volé ailleurs avant d’être stocké temporairement sur place. De leur côté, les policiers de Rukurazo et de Kibindi confirment la saisie du café mais refusent de commenter les allégations liées à la somme d’argent versée.

Dans les localités riveraines de la rivière Akanyaru, plusieurs témoins évoquent une fraude bien plus organisée. Ils affirment que de petits exploitants transportent discrètement de faibles quantités, tandis que de grands commerçants parviennent à exporter du café, des haricots et d’autres produits agricoles à l’aide de faux documents  parfois, selon eux, avec la complicité silencieuse de certains policiers.

 

 

Burundi : quatre meurtres en sept jours

Burundi : quatre meurtres en sept jours

Les violences meurtrières ne faiblissent pas au Burundi. En l’espace d’une semaine, quatre personnes ont été tuées dans quatre provinces différentes, dont deux par des agents des forces de sécurité, selon des sources locales de la RPA.

La radio RPA a recensé quatre cas d’assassinats survenus la semaine dernière dans quatre provinces du Burundi. Deux des victimes ont trouvé la mort sous les balles et les coups de membres des forces de sécurité, selon des sources locales.

À Cibitoke, un civil a été abattu samedi dernier par des militaires postés à Mparambo, dans la zone Rugombo. Selon les témoignages recueillis sur place, la victime se rendait dans ses champs de riz lorsqu’elle a été visée par les militaires, qui auraient cru qu’elle tentait de franchir la frontière vers la République Démocratique du Congo.

En province Burunga, un boucher connu sous le surnom de Mukonangwe a été retrouvé mort mardi dernier sur la colline Mugumure, en commune Nyanza. Disparu depuis trois jours, son corps a été découvert dans sa maison, portant de graves blessures à la tête. Deux suspects ont été arrêtés par la police dans le cadre de l’enquête.

Toujours mardi, un membre de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, un Imbonerakure nommé Amissi, alias Mangue, a succombé à des coups portés par des policiers au commissariat de Ruyigi, dans la province  Buhumuza. Des sources locales affirment que cet homme aurait été frappé à mort sur ordre du président communal du CNDD-FDD, Fiacre Nkunzimana, qui l’accusait de vol de ciment. Ces allégations n’ont pas encore été commentées officiellement par les autorités.

Enfin, à Gitega, un commerçant prénommé Vincent a été poignardé alors qu’il rentrait chez lui sur la colline Rusivya, zone Muyebe, commune Mwaro. Deux personnes qui l’accompagnaient ont été arrêtées pour les besoins de l’enquête.

 

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