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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Sud-Kivu : des soldats burundais à bout de souffle réclament leur relève

Par : Inès Gakiza

En mission depuis plus de deux ans dans l’Est de la République démocratique du Congo, certains militaires burundais déployés au Sud-Kivu lancent un cri d’alarme. Épuisés, affamés et oubliés, ils demandent à être remplacés, tandis que leurs camarades, eux, ont déjà été relevés.

Déployées depuis plus de deux ans dans les zones de combat de la République démocratique du Congo, plusieurs troupes burundaises engagées au Sud-Kivu réclament d’être relevées. Ces soldats, toujours basés dans la région de Baraka, affirment ne plus tenir face à la fatigue et aux conditions de vie qu’ils qualifient d’inhumaines.

« Nous sommes épuisés. Aidez-nous à être remplacés. Nous n’en pouvons plus », implorent-ils dans un appel transmis à la RPA. Selon leurs témoignages, certains d’entre eux ont été envoyés au front dès la fin de l’année 2023, d’autres au début de 2024. Après avoir combattu dans le Nord-Kivu, ils ont été redéployés dans le Sud-Kivu, sans jamais regagner le pays, contrairement à plusieurs autres bataillons déjà relevés.

« Nos camarades de la plaine de la Rusizi sont rentrés. Tous les bataillons des hauts plateaux ont été remplacés, sauf le 11e, ainsi que certains soldats du 13e et du 8e bataillon. Nous, nous sommes encore à Baraka », déplore l’un d’eux.

Certains de ces militaires sont de jeunes recrues ayant bénéficié d’une formation militaire sommaire. « Certains n’ont eu qu’un entraînement de base avant d’être envoyés directement au combat », raconte l’un de ces soldats, qui se dit désemparé.

La situation est d’autant plus tendue que, selon leurs témoignages, tout militaire qui ose réclamer une relève est puni. « Celui qui pose la question est battu ou jeté en prison », confie le soldat.

Contacté pour réagir à ces accusations, le porte-parole de l’armée burundaise, le général Gaspard Baratuza, n’a pas répondu aux appels de la RPA.

Au-delà de la fatigue, ces combattants pointent aussi des conditions de vie déplorables : quantité insuffisante de nourriture et manque d’hygiène. « Nous vivons dans la faim, la saleté et la misère », résument-ils.

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