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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Un gang de malfaiteurs commet des vols et tue au chef-lieu de la province Bubanza

Après de nombreuses attaques de la nuit de samedi dernier, ce groupe a encore gravement blessé deux personnes à leur domicile au quartier Ruvumvu

La nuit de samedi dernier vers minuit passé, un groupe de malfaiteurs armés  a attaqué une famille du quartier  Ruvumvu situé au chef-lieu de la province  Bubanza .Selon les sources proches de cette famille, ces malfaiteurs ont exigé de l’argent à une personne qui avait retiré une somme de vingt mille francs  sur Lumicash. 

Après, ils l’ont  ordonnée  d’aller demander à ses voisins vendeurs du riz d’ouvrir la porte. Quand ses voisins ont ouvert, ces malfaiteurs armés les ont sérieusement tabassés   et ont blésé une maman et sa fille.   Vu que la situation devient plus compliquée, la  maman de cette famille du non de Emeline  a proposé  à ces malfaiteurs  de l’accompagner dans une autre famille pour prendre son téléphone et de l’argent.   Mais, c’était  une façon de pouvoir s’enfuir.

Les habitants du quartier Ruvumvu font savoir que ces malfaiteurs  seraient des imbonerakure de la localité de Gatura qui sont protégés par  Christophe Ntunzwenimana,  chef des imbonerakure de Ruvumvu . Ce dernier est cité dans plusieurs forfaits commis par des imbonekaure dans cette localité.

Parmi les autres forfaits déjà  commis par ces malfaiteurs  figure l’assassinat le 5 décembre dernier d’un certain  Jean Marie Vianney Nsabimana du quartier Ruvumvu tué . Ces malfaiteurs sont également cités dans des cas du viol commis dans le quartier Kanabubu au cours du mois de novembre dernier.

Selon toujours nos sources, les habitants du chef-lieu de la province Bubanza  ne comprennent pas le silence des administratifs alors que la situation s’est dégradé depuis le mois de septembre l’an dernier. Ils  leur demandent  de veiller à leur sécurité et de redresser Christophe Ntunzwenimana, le chef des imbonerakure.

Contactée à ce propos, Olive Niyonkuru, l’administrateur de la commune Bubanza , a dit qu’ elle est en réunion. 

Des militaires burundais s’invitent sur le territoire congolais depuis une semaine

Présence massive de militaires Burundais sur le sol congolais depuis le 22 de ce mois. Ils auraient pour  mission d’en finir avec les rebelles du mouvement  Red-Tabara. Selon nos sources au sein de la FDN, ces militaires  partent  avec un important arsenal militaire pour en faire don à leurs collaborateurs MAI MAI.

Ils sont plus de 250. Rassemblés le 22 décembre courant, ces militaires ont traversé la frontière burundo-congolaise le même jour. Selon nos sources au sein des forces de défense nationale, ces soldats étaient sous le commandement du Lieutenant-Colonel Léonidas Nyandwi, commandant du 212ème bataillon commando et du Major Arakaza de la police militaire. Ce dimanche, poursuivent les mêmes sources, ces militaires ont continué leur progression vers les hauts plateaux  surplombant la plaine de la Ruzizi. Depuis, la population des environs est prise de peur de voir les militaires burundais circuler tranquillement sur le territoire congolais. Dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, l’on montre une longue chaîne de militaires  burundais qui montent  vers les hauts plateaux. La population demandait  l’intervention du gouvernement. Selon cette population, ces militaires burundais étaient lourdement armés.

Dans une autre vidéo publiée par la radio Ondese FM de Kiliba-Ondes sur son compte tweeter, l’on montre cette fois-ci les militaire burundais en colonne par un, en train d’emprunter une route.  ‘’ Les voilà les militaires burundais. Ils vont vers KIDOTI. Ceux que vous voyez sont bel et bien les militaires burundais. Ils forment une longue chaîne. Ils sont accompagnés de miliciens MAI-MAI KIJANGALA. Ils sont lourdement armés. Les militaires FARDC, très peu nombreux, n’avaient pas d’autre choix que de leur céder le passage.’ ‘ Décrivait un citoyen congolais dans cette vidéo.

Les sources de la RPA indiquent que les armes excédentaires que portent les militaires burundais sur le sol congolais devraient être laissées comme cadeaux aux miliciens congolais, leurs collaborateurs.

La rédaction de la RPA n’a pas encore pu joindre le porte-parole de la FARDC ni le porte-parole du gouvernement congolais pour savoir si les militaires burundais auraient reçu l’aval du gouvernement congolais pour opérer sur son sol.

Quand la présence de l’armée burundaise divise la société civile et le gouvernement congolais

Présence militaire burundaise RDC. La société civile prépare des manifestations contre  cette incursion et saisit le président de la république. Quant à l’armée congolaise, elle dit ne pas être au courant de cette situation.

La coalition de la société civile dans la plaine de la RUZIZI en République  Démocratique du Congo confirme l’incursion des éléments  de l’armée burundaise sur le sol congolais depuis un certain temps. Selon  Kidumu  Musegereta, représentant de ladite coalition, ils ont déjà envoyé une correspondance au président de la République congolaise pour lui demander des explications quant à la présence des  éléments de la FDN sur leur territoire. ‘’Nous avons commencé à enregistrer tout sur ces incursions des militaires Burundais et aussi celles des rebelles. On a même envoyé une correspondance au président de la république pour lui faire part de notre inquiétude car notre peuple en a assez de ces guerres qui n’en finissent pas. S’il refuse de nous écouter, nous serons obligés de recourir aux manifestations.’’ S’est indigné ce défenseur congolais des droits de l’homme.

Le porte-parole de l’armée congolaise au Sud-Kivu a, quant à lui, déclare qu’il n’a pas encore eu de rapport officiel de l’incursion des éléments de l’armée burundaise sur le sol congolais. ‘’On n’a pas encore reçu de rapports. Mais nous avons lu dans les réseaux sociaux qu’il y a eu des groupes armés qui se seraient infiltrés sur le sol congolais. Moi je ne peux pas dire qu’ils sont de l’armée burundaise. Mais bon. Nous avons lu comme tout le monde dans les réseaux sociaux que ce sont des groupes armés venant d’un pays voisin. Mais je ne peux pas confirmer ni infirmer cette information.’’ A indiqué  Dieudonné Kaseleka,  porte-parole de l’armée congolaise au Sud-Kivu.

Trois femmes exécutées en 48 heures

Le vendredi 03 décembre, deux femmes cinquantenaires ont été sauvagement assassinées. L’une a été tuée par des inconnus tandis que pour l’autre  cas, il s’agit d’un matricide. Le lendemain, une autre sera tuée par son mari.

La première victime s’appelait Pélagie Rugoke. Agée  de 57 ans,  elle a été tuée  aux environs de 20h dans la nuit du vendredi 03 décembre. Secrétaire  au Lycée de Rutovu, cette maman a été  fusillée  par des individus qui n’ont pas été  identifiés alors qu’elle était dans son kiosque commercial. Les faits se sont déroulés au quartier Mahoro situé sur la colline Bibate, zone Muzenga en commune Rutovu de la province Bururi. Les informations fournies par les habitants de la localité indiquent que seul le téléphone de la victime   a été volé dans ce kiosque. Les mobiles du crime restent jusque-là inconnus. Le corps de la défunte a été évacué dans la nuit de ce même vendredi vers l’hôpital de la province Rutana.

Le même vendredi, une autre femme, mais cette-fois-ci de la colline Musenyi, commune tangara en province Ngozi a été tuée à coups de machettes. L’auteur de ce crime est le fils de la défunte, âgé de 20 ans. Les informations en provenance de cette colline et confirmées par les administratifs à la base indiquent que ce jeune homme a assassiné sa mère pour la simple raison qu’elle aurait refusé de lui acheter des livres de la parole de Dieu afin qu’il puisse aller prêcher dans les chambres de prières. Après le forfait, le garçon aurait tenté de s’évader, mais il a été intercepté par la population. 

La police quant à elle fait savoir que le criminel est détenu au cachot du commissariat pour instruction du dossier.

Le samedi 04 décembre, une femme de la colline Bihogo située en commune Gasorwe de la province Muyinga a été tuée à coups de bâtons.  Agée de 34 ans, la victime s’appelait Aline Niyonkuru. Elle a été tuée par son mari nommé Innocent Toyi . Selon des informations recueillies sur place, ce dernier est rentré vers 23 h, mais sa femme n’a pas pu lui ouvrir la porte. Innocent Toyi aurait alors défoncé la porte. Une fois à l’intérieur de la maison, une bagarre aurait éclatée entre le couple jusqu’à ce que la femme trépasse. Des sources policières indiquent qu’Innocent Toyi a été déjà arrêté.

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