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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Des familles des membres du parti CNL persécutés par les imbonerakure de Muyumpu

Trois ménages des membres du parti CNL qui se sont esquivés car traqués ont été attaqués par un groupe des imbonerakure la nuit de ce dimanche sur la colline Muyumpu de la zone et commune Kiremba. Les habitants de cette colline indiquent que ces imbonerakures ont tabassé les épouses de ces membres duparti  CNL tandis que leurs bétails et maisons ont été vandalisés.

Selon les habitants de la colline Muyumpu, un groupe des imbonerakure a attaqué vers 21heures  de ce dimanche trois ménages des membres du parti CNL en cavale pour ne pas être attrapés par les imbonerakures. Arrivés dans ces ménages, ces imbonerakure ont passé à tabac les épouses de ces hommes en cavale et vandalisé leurs maisons selon ce témoin. « Cette attaque a visé les ménages des membres du parti CNL qui ont récemment fui la persécution des imbonerakure. Ces derniers ont détruit les portes des maisons et ont blessé tout le bétail trouvé sur place dont les vaches, les chèvres et les porcs. Ils ont détruit mêmes les ustensiles de cuisine. Ils ont également tabassé  les femmes de ces hommes en cavale ».

Ce groupe d’imbonerakure était dirigé par certains administratifs à la base selon toujours notre source. « A la tête de ce groupe se trouvaient un chef collinaire, Balthazar MANIZANAVYOSE alias MINOKO, un chef sous-collinaire nommé DENGADENGA et un prénommé Alexandre alias DIDI. Ce sont ceux- là qui dirigeaient cette attaque cette nuit ».

Les femmes persécutées se sont rendues à la commune le matin de ce lundi pour porter plainte.

Ces trois ménages ont été attaqués par ces imbonerakure au moment où 7 autres membres de ce parti d’Agathon Rwasa sont incarcérés sur la même accusation que ceux- là en cavale  à savoir se chamailler avec les membres du parti au pouvoir, le CNDD FDD, le dimanche 24 Avril 2022.

A ce propos, la rédaction a contacté  Pascal SEBIGO, administrateur de la commune Kiremba, mais il n’a pas voulu s’exprimer.

Un employé de la Fondation Stamm porté disparu depuis 9 jours à Ngozi.

Un habitant du  chef-lieu de la province Ngozi  est introuvable depuis 5 jours. Il a été arrêté  par les agents du service national des renseignements à Ngozi.

La personne portée disparu  s’appelle  Claver KANTUNGEKO. Il  habite au quartier Kinyami au chef-lieu de la province Ngozi. Il travaille à la Fondation Stamm à Ngozi.

Nos sources à Ngozi indiquent que Claver KANTUGEKO a été  appréhendé lundi dernier, jour de la célébration de la fête du travail et des travailleurs  par des agents du service national des renseignements dirigé par l’agent  Pascal CIZA. 

Le lendemain mardi, Perpétue NIZIGIYIMANA, épouse  de claver KANTUNGEKO s’est  rendue au bureau du service national des renseignements à Ngozi pour demander où  se trouve son mari. Mais, elle a été  à son tour arrêtée accusée d’être impliquée dans l’affaire de  disparition de son mari. Elle a été le même jour transférée au cachot de la police judiciaire à Ngozi. 

Pascal CIZA, agent du service national de renseignement à Ngozi, cité parmi  le groupe qui a arrêté Claver KANTUNGEKO  a aussi été mis au cachot. Tous les deux sont incarcérés au cachot de la police judiciaire de Ngozi.  « Le service national des renseignements a transféré la femme au cachot de la police judiciaire de Ngozi. Jusqu’à maintenant, elle est au cachot. Pour continuer les enquêtes, Pascal CIZA, agent du service national des renseignements, a aussi  été arrêté. Les deux sont incarcérés à la police à Ngozi », a indiqué notre source à Ngozi.

Les mêmes informations  précisent  qu’après avoir arrêté  Claver KANTUNGEKO lundi dernier, Pascal CIZA, agent du service national des renseignements avait  tenté d’arrêter aussi son épouse. En plein festivités de la journée dédiée au travail et aux travailleurs, ses collègues  employés  de l’hôpital de Ngozi  se sont opposés à son arrestation. « Les agents du service national des renseignements voulaient arrêter  cette femme le jour de la fête du travail. Mais, les employés de l’hôpital de Ngozi et le directeur de cet hôpital  ont refusé. Pascal CIZA a dit au directeur de l’hôpital que c’est le responsable du parti CNDD-FDD  qui a besoin de cette femme. Mais, le directeur a refusé », a ajouté notre source.   

La famille de Claver KANTUNGEKO et ses voisins demandent  aux  agents du service national des renseignements  à Ngozi de préciser le lieu de détention de Claver KANTUNGEKO. Ils réclament aussi la libération de Perpétue NIZIGIYIMANA, son épouse.

A ce propos, notre rédaction n’a pas pu joindre Bonford NDORERAHO, commissaire provincial de la police, pour donner des éclaircissements.

Deux jeunes imbonerakure combattant pour le compte du groupe « Gumino » remis aux autorités burundaises

L’armée congolaise  confirme avoir reçu de la Mission de Nations Unies au Congo, Monusco,  des jeunes burundais. Il s’agit  selon le  porte-parole de la FARDC  au sud KIVU,  des jeunes Burundais qui s’étaient rendus auprès de cette mission onusienne avouant  qu’ils combattaient pour  le compte du mouvement armé  ‘’GUMINO’’. Ces jeunes de la milice imbonerakure auraient été déjà remis à  l’armée burundaise.

« Posez la question aux autorités militaires ou administratives  burundaises », voici la réponse du  porte-parole des FARDC au Sud KIVU au sujet des 2  burundais qui se sont rendus jeudi de la semaine dernière aux forces onusiennes

Marc Elongo, porte- parole des FARDC,  avait récemment confirmé à la RPA  que la Mission des Nations Unis au Congo, Monusco, leur a effectivement remis deux jeunes burundais. Désiré Havyarimana de 19 ans  et Claude HATUNGIMANA de 25 ans identifiés comme étant des membres de la milice Imbonerakure de Rugombo, leur commune  natale.

Ces deux imbonerakure s’étaient rendus auprès des militaires de  la Monusco  dans la localité de SANGE  disant  qu’ils combattaient  dans le groupe des  combattants de « GUMINO ». Ce groupe est connu  comme allié  des militaires burundais et miliciens imbonerakure  qui ont été envoyés en RDC par le régime burundais pour combattre les éléments du mouvement RED- TABARA opposé à Gitega et basé dans les hauts et moyens plateaux au sud Kivu.

Le porte- parole de l'armée burundaise, Floribert Biyereke, reste injoignable

 Dans l’entre- temps, des sources proches des familles de  ces deux imbonerakure disent ne pas être au courant de l’évolution du dossier. Selon ces sources, des délégués  de ces familles s’étaient rendus ce mercredi se renseigner auprès du gouverneur de la province de Cibitoke qui leur aurait  demandé de regagner leurs domiciles tout en promettant de se renseigner davantage.

Un corps d’un enfant a été découvert à Busoni.

Un corps sans vie d’une petite fille a été découvert samedi dernier sur la colline Marembo de la commune Busoni en province de Kirundo. Les informations en provenance de la population locale indiquent que la victime était sans traces depuis deux semaines. L’administration locale confirme les faits et indique que des enquêtes sont en cours.

La victime s’appelait Iradukunda Nadine et son corps a été découvert samedi dernier.  Cette fillette de 10 ans  habitait sur la colline Marembo de la commune Busoni dans la province de Kirundo.

Les informations en provenance des habitants de cette commune font savoir qu’Iradukunda Nadine était portée disparu depuis le 22 avril de cette année.

Depuis le jour de sa disparition, personne ne l’a plus revue. Ce n’est donc que ce samedi que le corps d’Iradukunda Nadine a été découvert par des passants qui venaient du lac Cohoha pour s’approvisionner en eau et que ces derniers ont par la suite alerté les autorités administratives et policières.

Après le constat, l’officier de la police judiciaire de la commune Busoni a indiqué que le corps de la victime se trouvait déjà en état de décomposition et qu’il aurait passé 5 jours avant sa découverte. L’administrateur de la commune Busoni, Dismas Nsavyimana, a confirme également les faits  et a indiqué que des enquêtes sont en cours.

Du côté de la famille d’Iradukunda Nadine qui était élève à  l’Ecole Fondamentale de Marembo, ils demandent que les auteurs de ce crime soient démasqués.

La population locale craint de l'apparition de cette nouvelle forme d’assassinat perpétré contre les enfants.

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