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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

La sorcellerie comme alibi tue toujours à Cibitoke.

Un habitant de la colline Rugeregere en commune Rugombo de la province Cibitoke a été tué la nuit de ce lundi  à coups de machettes. La victime était soupçonnée de sorcellerie,  ce qui serait à l’ origine de son assassinat.

La victime  s’appelle  Amiel BIKORIMANA,  âgée de 50ans. Elle habitait sur la colline Ruvumera en commune Rugombo de la province Cibitoke. Nos sources à Rugombo indiquent que  le défunt avait confié à sa famille ce lundi après-midi qu’il se rendait au chef-lieu de la commune Rugombo.

Malheureusement, Amiel BIKORIMANA  a été  retrouvé mort le matin de ce mardi sur la colline Rugeregere. Et visiblement,  la victime a été tué à coups de machettes, précisent nos sources locales.

Selon toujours les mêmes sources,  la victime était accusée de sorcellerie par ses voisins de  la colline Ruvumera. Sa famille demande  des enquêtes pour connaitre les auteurs du crime.

Contactés, certains administratifs de la commune Rugombo affirment que les enquêtes sont en cours.

Il y a plus d’un mois, un sexagénaire du nom de Gabriel MBAZUKONGIRA de la même colline de Ruvumera en commune Rugombo, a lui aussi été tué à coups de machettes accusé  également de sorcellerie.

Evariste Ndayishimiye, l’homme à un double langage.

Le président de la République a récemment nié l'existence des disparitions forcées au Burundi. Pourtant, le président Evariste Ndayishimiye avouait, il y a peu, que les hautes autorités issues du CNDD-FDD commettaient des assassinats.

Mercredi dernier sur France 24 et RFI, le président Evariste Ndayishimiye a dit qu’il n’y avait pas de cas de disparitions forcées au Burundi. « En tout cas et à ce que je sache, il n’y a pas de disparitions au Burundi. Ce que je sais aussi, c’est qu’il y a des criminels qui, juste après le crime, vont au Rwanda. Et nous n’avons pas le droit d’aller fouiller au Rwanda ».

 

Pourtant, Evariste Ndayishimiye semblait dire aux hautes autorités de ne plus commettre des assassinats lors de la célébration des 30 ans de la charte de l’unité nationale le 5 février cette année. « Commettez tous les crimes mais ne commettez pas le crime de sang. Chères autorités, chers Burundais, faites tout ce que vous voulez mais ne tuez pas des gens. Vous pouvez incendier des maisons. Vous construirez d'autres mais si vous tuez une personne vous ne pouvez pas la ressusciter ».

Autant de propos qui corroborent avec ceux tenus par la première dame trois ans auparavant. Le 30 décembre 2018 au cours d’une croisade de prière, la première dame,  Denise Bucumi, avait également avoué que le pouvoir CNDD-FDD commettait plusieurs crimes dont des assassinats. « Notre Dieu plein de bonté, nous les puissants et les faibles on s’agenouille devant toi, Seigneur on reconnaît nos pêchés. Vraiment au Burundi, des personnes ont été tuées et cela à cause de la haine, de la jalousie et de la méchanceté. Au nom de Jésus, je déclare que des dirigeants dictateurs existent ici, ceux qui bafouent les droits de la population existent », avait- t-elle prêché à l’époque.

La population de Mugamba dans l’œil du cyclone Nyeganyega.

Deux femmes ont été arrêtées à leur domicile par la police qui les a aussitôt embarquées. Pour moment, les deux femmes sont incarcérées au cachot de lae police communal de Mugamba en province Bururi. Les voisins indiquent que le motif de cette arrestation reste inconnu.

Les deux femmes appréhendées à leurs domiciles sont Evelyne KAMIKAZI et Dévote NKUNZUBURUNDI. Toutes les deux habitent sur la colline Mpota située en zone Kibezi de la commune Mugamba en province de Bururi. A bord de deux véhicules de l’OTB Tora, les policiers qui les ont arrêtés étaient dirigés par le prénommé NYEGANYEGA, commissaire de la police communale à Mugamba  comme le révèle notre source. « Ils sont venus pendant les heures avancées de la nuit. Ils ont fait des fouilles perquisitions. Et comme ils n’ont rien trouvé, ils ont commencé à tabasser les deux femmes.  Vers  4h du matin, ils ont embarqué les deux femmes dans des  véhicules et sont partis. Nous, les voisins, avons été témoins de ces arrestations vu que nous avons été réveillés par le bruit des portes défoncées et nous nous sommes accourus pour nous enquérir de la situation ».

Nos sources sur place indiquent que les maris des deux femmes sont en exile. Les familles des deux victimes de même que leurs voisins disent ignorer  les motifs de leur arrestation. « Jusqu’à maintenant, nous ne connaissons pas les motifs de cette arrestation. Pour le moment, ces deux femmes sont incarcérées au cachot de la commune Mugamba sous l’ordre de NYEGANYEGA. Famille et voisins sont en colère parce que les deux femmes ont des enfants en très bas âges. C’est  vraiment triste », s’est exprimé notre source.   

Pour le moment, les proches des familles demandent que les leurs soient relâchés car ils ne sont coupables d’aucune infraction.

La rédaction n’a pas pu joindre Moise ARAKAZA surnommé NYEGANYEGA, Commissaire de police communale à Mugamba pour de plus amples éclaircissements.

Le pouvoir Cndd- Fdd réactive son plan macabre contre ses supposés opposants.

Le régime burundais vient de réactiver depuis quelques jours une véritable chasse à l'homme contre les membres du parti CNL, des militaires issus des ex Forces Armées Burundaises dites (ex Fab) ainsi que des jeunes de certains quartiers. À cet effet, des réunions et des distributions d'armes ont eu lieu dans certaines parties du pays. Ici nous revenons sur le cas de Kinama en Mairie de Bujumbura.

En date du 13 juillet 2021, un certain Jérôme Hakizimana a rassemblé des imbonerakure de la zone Kinama en Mairie de Bujumbura. Ces imbonerakure étaient au nombre de 42. Une seule communication était à l’ordre du jour : la chasse des militants du parti CNL qui vivent dans la localité. Jérôme Hakizimana disait que ce sont les membres du parti CNL qui font entrer au Burundi  des rebelles et puis les cachent. Ces imbonerakure ont ainsi été appelés à  surveiller les membres du CNL qui habitent dans la zone de Kinama. 

Ces imbonerakure ont été également invités  à orchestrer, si nécessaire, des montages  contre certains membres du CNL pour  les accuser de détenir  des armes et de les éliminer si possible. 

Par ailleurs, nos sources révèlent que des armes ont été distribuées par ce Jérôme Hakizimana avant ladite réunion tenue en date du 13 Juillet à l’école Sainte Famille. Dix fusils de type AK- 47 ont été distribués, précisent nos sources.  Lors de la distribution, des témoins oculaires disent que ces armes avaient été données par le gouvernement  pour les distribuer à des imbonerakure de confiance.

Selon certains membres du corps de défense, de tels rassemblements seraient en train d’être organisés dans différentes provinces du pays. Et enfin, nos sources indiquent que ces rencontres sont couplées aux  multiples enlèvements et assassinats qui s’observent ces derniers jours.

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