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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Imminence d’une attaque sur le camp de réfugiés burundais de Lusenda ?

Les réfugiés burundais du camp de Lusenda en République Démocratique du Congo craignent d’être attaqués, d’un moment à l’autre, par des troupes burundaises déployées en RDC en collaboration avec les FARDC et la milice Maï Maï. Ces inquiétudes se basent sur les propos tenus ce lundi 05 septembre par l’administrateur de cette localité,  propos selon lesquels ces militaires pourront mener une incursion à l’intérieur du camp à la recherche des combattants du mouvement FNL. Ce qu’ils voient comme un prétexte  visant à maquiller une attaque qui serait en cours de préparation.

La sécurité des réfugiés burundais du camp de Lusenda en République Démocratique du Congo se détériore de plus en plus. Tenant compte des messages whatsapp que l’administrateur de cette localité a partagé aux responsables du camp et  à différents villages qui composent le camp de Lusenda, ces réfugiés craignent d’être attaqués par les militaires burundais déployés dans ce pays pour traquer les groupes armés.  « Le message disait ceci : Veuillez vérifier qu’il n’y a aucun combattant du mouvement FNL caché au camp de Lusenda. Selon nos renseignements, ils se sont dirigés vers ce camp de Lusenda. Soyez donc vigilants. » A révélé un des réfugiés. Et l’administrateur de préciser que le message a été envoyé à partir des hauts plateaux.

Selon notre source, une réunion a par la suite été tenue le lundi 05 septembre. Et la même source de préciser que les propos qui y ont été tenus n’ont pas tranquillisé les réfugiés. « L’administrateur a dit que les militaires de la sous-région ne vont pas intervenir ici au camp de Lusenda. Mais il a souligné que si jamais des groupes rebelles infiltraient ce camp, ils seront obligés de les y poursuivre. Cela nous a beaucoup inquiétés. Comment allons-nous cohabiter avec des militaires qui nous ont chassés de notre pays ?». S’est confié un réfugié burundais plein d’appréhensions.

Les réfugiés burundais du camp de Lusenda trouvent que cet argument selon lequel ces militaires viendraient à la recherche des combattants du mouvement FNL est un prétexte qu’ils avancent pour venir massacrer les réfugiés comme ils l’ont déjà fait dans la localité de Kamanyola située à l’Est de la RDC. Ils se demandent pourquoi les autorités de la RDC, tant militaires qu’administratives, n’ont rien dit jusqu’à présent à propos de la milice armée Maï- Maï qui commet le plus souvent des crimes à l’endroit des réfugiés de ce camp de Lusenda. 

A ce propos, la rédaction de la RPA n’a pas encore pu joindre les représentants du HCR et les autorités administratives de la province du Sud-Kivu

Un imbonerakure tué poignardé par ses confrères à Gihanga

Un imbonerakure du parti CNDD-FDD a été tué par plusieurs coups de poignards, la nuit de mercredi 17 août 2022, en commune Gihanga de la province Bubanza. Les auteurs du crime sont les autres imbonerakure qui faisaient des patrouilles nocturnes. Il aurait été victime de trahison envers ces derniers.

La victime de ce crime ignoble était nommée Jean-Marie Sinkirangabo. Originaire du village 3 sur la colline Gihungwe, zone et commune Gihanga, il était âgé de 16 ans. Les imbonerakure qui faisaient la ronde nocturne l’ont tué à plusieurs coups de poignards dans la nuit de mercredi à jeudi. « Ses bourreaux se seraient justifiés en disant qu’ils avaient surpris Jean-Marie Sinkirangabo en flagrant délit de vol », indique notre source.

Mais, d’autres informations révèlent plutôt que ces imbonerakure l’ont éliminé, car la victime dévoilait souvent leurs secrets, surtout concernant les cambriolages à main armée opérés par ce groupe dont il faisait partie.

« Après leur forfait, ce groupe d’imbonerakure a jeté le corps de la victime dans la rivière Ninga. Son cadavre a été retrouvé le matin de ce jeudi et il a été enterré sur place », précise notre source.

Même si, deux des présumés auteurs du crime ont été appréhendés par la police, les habitants de la commune Gihanga craignent qu’ils soient relâchés. Ainsi, ils demandent justice pour la victime. Les administratifs en commune Gihanga confirment ces informations et promets des sanctions judiciaires après les enquêtes.

Du banditisme dans les quartiers de la zone Musaga.

Le phénomène de banditisme prend de plus  en plus de l’ampleur dans les quartiers de la zone de Musaga en mairie de Bujumbura. Des groupes de malfaiteurs volent  et passent  à tabac des personnes qui rentrent  la nuit. Ces bandits  profitent de l’obscurité qui règne dans certains coins des quartiers de la zone de Musaga.

Ces sont des  groupes de jeunes gens qui volent et parfois font du mal aux passants  pendant la  nuit. Dernièrement, ils ont  failli tuer un  homme au quartier Kinanira. La population s’inquiète de l’ampleur que prend ce phénomène. « Le phénomène prend une ampleur inquiétante. Il ne peut plus  passer un jour sans entendre une personne qui a été agressée .Une personne qui a été dépouillée de tous ses biens. Les exemples les plus récents ont été reportes   cette même semaine. On  connaît déjà 5 cas d’agression. D’ailleurs, un jeune homme qui rentrait vers 23 heures est tombé dans le groupe. Il a été battu à l’aide d’un objet métallique. Aujourd’hui, il est hospitalisé », indique une source.

Un autre cas d’une personne agressée par de tels groupes a été reporté au quartier Gasekebuye I. « Il y a une maman qui exerce son commerce au marché chez Sion. Elle rentrait  dans la soirée. Tu vois que  notre quartier n’est pas viabilisé. Elle prenait un sentier qui mène jusque chez elle.  Mais, elle est tombée dans un groupe de jeunes gens. Ils ont fallu la violer. Ils l’ont tordu le cou et la jambe. Ils ont pris son sac à main contenant de l’argent et sont partis. La  femme a passé des jours à se faire masser à l’aide de la pommade », ajoute une autre source.

Dans ce quartier,  ces bandits n’attendent  même pas les heures avancées de la nuit pour agresser des gens comme le témoigne cet habitant de ce quartier. « Ils n’entendent pas les heures avancées de la nuit. Juste à partir de 20 heures, ils commencent à circuler. Ils se pointent dans des sentiers à des endroits non éclairés. Si tu as un téléphone, ils le piquent et disparaissent ».

Selon les habitants de Musaga, c’étaient les quartiers Gasekebuye I et Gitaramuka qui étaient beaucoup affectés par  ce phénomène auparavant. Aujourd’hui, le phénomène se propage dans toute la zone. Ces habitants réclament l’augmentation des forces de l’ordre et beaucoup de patrouilles.

A ce propos, la rédaction de la RPA a  cherché à joindre Magnus Niyokindi, chef de zone de MUSAGA mais en vain.

Les militaires burundais entrent officiellement en RDC pour combattre les groupes rebelles

Plus de 600 militaires burundais sont entrés à l’Est de la République Démocratique du Congo ce 15 Août 2022 dans le cadre des opérations conjointes décidées récemment à Nairobi par les chefs d’Etats de l’EAC.  Ce contingent burundais entre en RDC officiellement au moment où  d’autres  militaires burundais et des imbonerakure sont déjà sur place officieusement depuis un certain temps.

 

Ce contingent burundais composé de 630 militaires est officiellement entré en République Démocratique du Congo, précisément à Uvira dans la province du sud Kivu, ce lundi 15 Août 2022. Parmi les 630 militaires déployés en RDC, 600 proviennent des bataillons 111, 112 et 122 de la Police Militaire et DCA passive tandis que les 30 autres font partie des forces spéciales. Ils sont sous le commandement du colonel Baranyikwa qui fut commandant de la Police Militaire et sont déployés dans le cadre des opérations conjointes décidées le 21 Avril à Nairobi par les chefs d’états de l’EAC dans le but de traquer les groupes armés qui pullulent dans l’Est de la RDC.

Selon le lieutenant Marc Elongo, porte-parole des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, FARDC en sigle dans la province du sud Kivu, ce contingent burundais a pour mission, sous le commandement de l’armée congolaise, de pourchasser tous les groupes armés étrangers et locaux afin de restaurer la paix dans la région. Il a précisé que ‘’ cette force burundaise est pour le moment cantonnée au centre d’instruction de Luberizi.’’

Le lieutenant Marc Elongo souligne également que le commandant du secteur opérationnel du Sud Kivu, Sokola II, le général Ramazani Fundi, a appelé la population au calme et à une franche collaboration avec les forces loyalistes afin de mettre un terme à l’activisme des forces irrégulières. 

Il sied de rappeler que ce contingent burundais entre officiellement en RDC au moment où d’autres militaires burundais et des imbonerakure du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, se trouvent déjà dans ce pays officieusement depuis un certain temps pour combattre le mouvement Red-Tabara.

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