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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Burundi : Perte stratégique majeure pour la FDNB

Burundi : Perte stratégique majeure pour la FDNB

Par: Janvier Nininahazwe

L’armée burundaise vient d’encaisser la plus lourde perte matérielle de son histoire opérationnelle. Un abri principal, dépôt central d’armement et de munitions, est parti en fumée hier soir au quartier Musaga, dans la capitale économique Bujumbura.

Il ne s’agissait pas d’un simple magasin, mais d’une infrastructure enterrée de type bunker, d’environ 200 m sur 300 m, avec une profondeur de plus de 10 mètres, capable d’abriter en toute sécurité l’essentiel des réserves de guerre. À l’intérieur se trouvaient des bombes pour blindés de combat, des obusiers lourds, ainsi que plusieurs milliers de munitions aériennes du type employé par les drones CH-4 sur le front est-congolais. Du matériel neuf, récemment livré par des partenaires russes, y était également stocké, selon des sources proches du dossier.

Ironie du sort, cet abri avait été relocalisé il y a peu depuis la zone de Gikoto, sur les hauteurs de Gasekebuye, une localité ensuite cédée par les autorités et transformée en domaine privé où se dressent aujourd’hui de luxueuses villas pour dignitaires.

Quant à l’explication officielle, l’armée évoque un « court-circuit électrique ». Détail troublant : selon les mêmes sources, le courant est systématiquement coupé après le passage des contrôleurs dans cet abri. La compréhension opérationnelle de l’incident reste donc en cours d’évaluation.

Les dégâts matériels s’étendent bien au-delà du camp. Plusieurs immeubles situés à des centaines de mètres se sont effondrés sous l’effet des ondes de choc, tandis que des débris d’obus, de roquettes et d’engins explosifs ont endommagé des habitations civiles dans les quartiers voisins. Le ciel de Bujumbura a été illuminé par un panache de fumée et une série de détonations secondaires dignes d’un champ de bataille.

Douze militaires du camp Base de Musaga ont été blessés, et de nombreux étudiants officiers de l’Institut supérieur des cadres militaires (ISCAM) ont dû sauter des auditoires en étage, certains se blessant grièvement ou se fracturant des membres. Il s’agit d’une déflagration budgétaire et opérationnelle de première catégorie pour la Force de défense nationale du Burundi.

Une douzaine de pertes humaines, selon la FDNB

Le ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants fait état de 13 morts et 57 blessés, dont 3 militaires, dans cet incendie survenu au camp militaire de Musaga dans la nuit de mardi. Lors d’une conférence de presse donnée ce mercredi soir, le général de brigade Gaspard Baratuza, porte-parole de l’armée burundaise, a insisté sur le fait que « personne n’a attaqué le Burundi » et qu’il s’agit bel et bien d’un incendie. Il a demandé à la population de signaler la présence de bombes ou d’engins qui n’ont pas encore explosé.

 

Burundi : Quatre personnes assassinées en une semaine

Burundi : Quatre personnes assassinées en une semaine

Par: Emmanuel Ndayishimiye

La Radio Publique Africaine a recensé quatre cas d’assassinats commis la semaine écoulée dans les provinces de Bujumbura, Butanyerera)et Gitega. Parmi les victimes figurent un enfant de trois ans et un jeune homme tué pour des raisons politiques présumées.

En province de Bujumbura, le corps sans vie d’un homme a été retrouvé dimanche dernier dans un caniveau de la transversale 8, zone Musenyi, commune Mpanda. La victime, non identifiée, présentait des signes de torture au visage. Les auteurs du meurtre n’ont pas encore été retrouvés.

À Ngozi (province Butanyerera), une affaire macabre a bouleversé les habitants du quartier Muremera. Une femme, Consolate Nizigiyimana, a été arrêtée samedi dernier alors qu’elle transportait dans une valise le corps sans vie de son enfant âgé de trois ans. Selon des sources locales, l’enfant a été étranglé, mais les motivations du crime restent inconnues.

Toujours samedi, dans la province Butanyerera, commune Kirundo, le motard Gérard Nibigira, surnommé Kagabo, a été découvert enterré sur la colline Kireka. Les malfaiteurs avaient volé sa moto et une somme de trois millions de francs burundais. La victime était portée disparue depuis six jours.

Enfin, en province Gitega, Elvis Ndikuriyo, âgé de 28 ans, a été poignardé à mort vendredi dernier sur la colline Nkanda, commune Bugendana. Selon plusieurs témoins, le meurtrier, identifié comme un Imbonerakure du nom d’Innocent Congera, a agi en raison des opinions politiques de la victime. La famille d’Elvis Ndikuriyo réclame que justice soit faite.

 

Bugendana : une maison incendiée après un meurtre attribué à un Imbonerakure

Bugendana : une maison incendiée après un meurtre attribué à un Imbonerakure

Par: Digne Karondo

Un climat de tension règne sur la colline Nkanda, en commune Bugendana, province de Gitega. Après le meurtre d’un habitant par un Imbonerakure, des représailles ont conduit à l’incendie de sa maison. Les habitants redoutent désormais une escalade de la violence et dénoncent l’impunité dont jouissent certains membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir.

Un incident violent a de nouveau secoué la colline Nkanda, dans la commune de Bugendana. Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, la maison d’un certain Nahimana Innocent, identifié comme membre de la ligue Imbonerakure, a été incendiée par des individus non identifiés. Selon les informations recueillies sur place, cet acte est une vengeance après le meurtre de Ndikuriyo Elvis, tué vendredi soir par le même Innocent.

« C’est arrivé vers 22 heures », confie une source locale. « Après le meurtre, des habitants en colère se sont rendus chez Innocent pour se venger, mais ne l’ont pas trouvé. Le lendemain matin, ils ont incendié sa maison ainsi que tous ses biens, y compris ses ruches. »

Les habitants affirment que l’identité des auteurs de cet incendie reste inconnue, mais que les soupçons se portent désormais sur les membres du parti CNL, fidèles d’Agathon Rwasa. Ces derniers sont accusés d’avoir aussi fourni des informations à la Radio Publique Africaine.
« Ils ont même fouillé les téléphones de certains militants du CNL pour savoir qui a contacté la RPA », témoigne une autre source.

Ce climat de méfiance et de peur inquiète les résidents de Nkanda, qui appellent les autorités à agir rapidement. « Les Imbonerakure qui bénéficient d’une sorte de protection de l’État continueront à commettre des crimes s’ils ne sont pas recadrés », déplorent plusieurs villageois. Ils estiment que cette impunité pourrait engendrer d’autres drames.

Aucune autorité administrative ou sécuritaire ne s’est encore rendue sur les lieux pour apaiser la population ni soutenir la famille de la victime.

 

Tanzanie : violences en hausse contre les réfugiés burundais du camp de Nduta

Tanzanie : violences en hausse contre les réfugiés burundais du camp de Nduta

Par: Davy Claude Mbananayo

Les violences et actes de persécution visant les réfugiés burundais installés dans les camps en Tanzanie connaissent, ces derniers temps, une recrudescence particulièrement préoccupante. Dans la nuit du 24 mars 2026, au camp de Nduta, plusieurs réfugiés ont été pris pour cible lors d’attaques violentes. Selon nos  sources, certains ont été grièvement blessés à l’arme blanche, tandis que d’autres ont subi des passages à tabac d’une rare brutalité, les laissant dans un état critique.

 À l’heure actuelle, il est impossible d’établir un bilan précis du nombre total de blessés et de personnes grièvement atteintes. Les structures sanitaires sont débordées, notamment celles soutenues par Médecins Sans Frontières (MSF), où affluent de nombreuses victimes présentant des blessures graves. Plusieurs d’entre elles risquent de garder des séquelles irréversibles, pouvant conduire à des handicaps permanents.

Selon les informations recueillies, des tirs ont été effectués contre des personnes qui s’étaient réfugiées dans une zone de départ. Des gaz lacrymogènes y ont également été utilisés, affectant aussi bien les enfants que les adultes, dont certains présentent de graves atteintes oculaires.

Par la suite, les forces impliquées ont procédé à des violences ciblées : des hommes ont été systématiquement battus, certains grièvement, tandis que d’autres ont été poignardés.

 

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