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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Présence illégale des imbonerakure au camp de Nduta.

Présence ces derniers jours des gens qui s’introduisent au camp de réfugiés burundais de Nduta en Tanzanie sans passer  par des voies légales. Différentes sources à Nduta indiquent que ce phénomène inquiète.

Certains réfugiés burundais de Nduta révèlent qu’ils ont commencé à voir ces personnes qui entrent illégalement au camp depuis la semaine dernière. Parmi ces personnes figurent des imbonerakure en provenance du Burundi selon ce réfugié qui affirme avoir reconnu l’un d’entre eux.  « Moi personnellement,  j’ai vu un imbonerakure que je connaissais au Burundi. Je l’ai vu ici au camp et je sais qu’il n’avait jamais fui le pays.  Ici nous sommes donc habitués à ça. Des malfaiteurs entrent sans souci à l’intérieur du camp ».

Les sources de la RPA parmi les réfugiés indiquent également que  parmi ces individus figurent aussi des anciens réfugiés qui s'étaient rapatriés au Burundi. « Il y a beaucoup de personnes que tu vois ici y compris même ceux qui étaient rentrés au pays et qui reviennent au camp. On se demande par quel moyen ils sont arrivés sans toutefois comprendre. On ne sait pas s’ils ont fui de nouveau le pays pour des raisons de sécurité ou s’ils sont venus pour sensibiliser les autres à rentrer », ajoute notre source.  

Ces individus inquiètent les réfugiés car selon eux ils entrent illégalement à l’intérieur du camp sans être inquiétés.

La RPA a tenté de savoir l’objectif de ces gens et un des imbonerakure qui a accepté de parler hors micro a révélé qu’ils ont été envoyés pour repérer des réfugiés à convaincre afin qu’ils retournent au pays. Cet imbonerakure affirme qu’en essayant de convaincre ces réfugiés, ils ne leur promettent rien à leur retour contrairement à ce que fait le HCR qui donne des paquets-retour aux rapatriés. Sept réfugiés seraient déjà retournés au Burundi dans ce cadre selon les dires de cet imbonerakure.

Une sentinelle de Kiganda a été tué la nuit de ce mardi par un groupe armé non encore identifié

 Une personne a été tuée  par balle la nuit dernière en commune Kiganda  de la province MURAMVYA. Les auteurs de ce crime  faisaient partie   d’un  groupe de plusieurs hommes lourdement armés qui s’est,  par la suite, volatilisé dans la nature.

L’homicide a été commis sur la colline  MUSONGATI –KINYAMI  en commune Kiganda  de la province Muramvya .Le défunt,  Omer NDAYISHIMIYE,   était sentinelle chez un certain KABAYABAYA. Selon la version policière,  Omer NDAYISHIMIYE   a été tué par un groupe de 2 bandits armés. Ils avaient toujours, selon la police,  l’intention de voler une vache chez  KABAYABAYA quand Omer Ndayishimiye a voulu les en empêcher. Aussitôt,  il a été fusillé.

Toutefois, des informations collectées par la rédaction de la RPA  au sein de la population révèlent qu’un groupe d’hommes lourdement armés faisait un passage dans la localité vers une heure du matin. Omer Ndayishimiye qui montait la  garde a cru qu’il s’agissait des bandits et a voulu s’intercaler tout en criant. Selon nos sources, le groupe a alors tiré et tué sur place Omer Ndayishimiye. Le groupe  a continué  son chemin   pour finalement se volatiliser dans la nature.  Dès le matin de ce mercredi,  des centaines de militaires  ont investi la localité. La situation a  provoqué la peur et inquiétude chez la population et sur la vraie identité  de ces hommes qui  sont passés dans cette  localité.

Un imbonerakure de Kibago a été tué ce mardi par ses camarades

Une personne a été tuée la nuit dernière sur la colline Rubimba, commune Kibago de la province Makamba. La victime a été exécutée à la machette. Les auteurs du crime, des imbonerakure,  sont connus mais ne sont pas inquiétés.

La personne tuée ce mardi sur la colline Rubimba était connue sous le nom de Jean Bosco Ndihokubwayo. Les habitants de cette colline de la commune Kibago de la province Makamba expliquent que ce membre de la ligue des jeunes du parti CNDD-FDD avait passé la journée à partager un verre avec d’autres imbonerakure avant que des querelles ne commencent. « Ils ont commencé à se disputer dans le bistrot. Ils se menaçaient mutuellement. Jean Bosco a été ensuite tué à la machette alors qu’il rentrait chez lui », révèle un témoin.  

Certains habitants de la colline Rubimba ont été surpris de voir que les autorités se sont précipitées pour enterrer cet imbonerakure sans mener d’enquête. « Ils n’ont mené aucune enquête.  Mais, ils commencent déjà à arrêter des gens dans la localité de Mukaka sur la colline Rubimba », ajoute le témoin.

Les habitants de la colline Rubimba signalent que Jean Bosco Ndihokubwayo était un imbonerakure très actif, membre d’un groupe d’imbonerakure qui dépouillait de leurs biens les Burundais qui rentraient au pays en provenance de la Tanzanie et les tuaient parfois.  Selon ces habitants, ces imbonerakure en sont venus aux mains parce qu’ils ne se seraient pas mis d’accord sur la façon de partager les biens volés. Nos sources ne comprennent pas pourquoi la police est en train d’arrêter actuellement les militants du parti CNL sur la colline Rubimba.

La rédaction de la RPA n’a pas pu joindre l’administrateur de la commune Kibago, Espérance Inarukundo, pour plus d’éclaircissements sur le dossier.

Des rafles de la police à Buringa pour soutirer de l’argent à la population

Plusieurs habitants de Buringa ont été arrêtés par la police ce mercredi matin, lors d’une fouille perquisition opérée dans cette zone de la commune Gihanga de la province Bubanza. Même s'ils ont été accusés de ne pas posséder des cahiers de ménages et de la carte nationale d’identité, ces habitants, eux, estiment que c’est une stratégie adoptée pour leur  soutirer de l’argent. 

 Les habitants  de la colline et zone Buringa en commune Gihanga de la province Bubanza indiquent qu’ils ont été encerclés par la police  ce mercredi matin, pour une fouille-perquisition. Des personnes dont on ignore l’effectif ont été arrêtées.

Ce citoyen était sur les lieux. Il témoigne. « Un camion  rempli  de policiers en  provenance de la Mairie  et ceux de Gihanga ont commencé à fouiller dans les ménages ciblés. Ils cherchaient des armes et demandaient  des cahiers de ménages, la carte nationale d’identité et les occupants de la maison. Mais paradoxalement, ils ont arrêté  même ceux qui avaient la carte nationale d’identité. Ils  ont  rassemblé beaucoup de gens. Ayant constaté qu’ils ne pouvaient les embarquer tous, ils ont commencé à leur exiger une somme de 10 mille ou 5 mille francs ».

Ceux qui n’avaient pas cette somme  pour se faire libérer  étaient pris comme des malfaiteurs avant d’être conduits au bureau de la police à Gihanga. Les habitants de la colline Buringa trouvent que c’est une stratégie adoptée par la police de leur soutirer de l’argent. Les mêmes habitants s’insurgent contre  ce comportement des policiers alors qu’ils sont rémunérés par l’Etat. « Je ne comprends pas la police qui est payée  par l’Etat  mais qui rançonne publiquement   les gens qu’elle était censée  protéger. Ils disaient que celui qui n’a pas de l’argent à donner afin qu’il soit relâché  est  considéré comme un malfaiteur  et  c’est déplorable. Nous demandons que ce comportement cesse si réellement ils sont de vrais policiers », se lamente un habitant de la place.

Les  informations qui sont parvenues à la RPA font savoir que certains de ceux qui avaient été emmenés au bureau de la police à Gihanga ont été relâchés un à un après paiement de l’argent.

La rédaction  de la RPA  n’a pas pu joindre Pierre NKURIKIYE, porte-parole du ministère de l’intérieur, sécurité publique  et développement communautaire, pour de plus amples éclaircissements.

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