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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Des enseignants de la 2ème année réclament leur dû.

Certains enseignants de la 2ème  année réclament le per diem pour  une formation professionnelle qu’ils ont bénéficié au début du mois d’Août.  Ces enseignants viennent de passer trois semaines à l’attendre mais en vain. Ils demandent aux concernés de leur octroyer ces frais afin qu’ils puissent subvenir à quelques besoins dont ils font face.

Cette formation professionnelle a été dispensée aux enseignants de la 2ème  année primaire de tout le pays au début du mois d’Août dernier. Un per diem d’un montant de 280 mille était réservé à chaque enseignant participant à la formation.   

Certains ont reçu la totalité du  montant, d’autres ont eu la moitié et certains autres n’ont rien eu. La colère gronde chez ces derniers qui font savoir qu’ils étaient dans l’obligation de contracter de dettes parce qu’ils n’étaient pas pris en charge ni dans le déplacement ni dans le rafraîchissement. Ils s’inquiètent de ne pas pouvoir rembourser ces dettes une fois qu’ils ne recevront pas ce per diem. L’un de ces enseignants se lamente.  « Cette formation a débuté le 1er Août et voilà où nous en sommes. On contractait régulièrement de dettes à hauteur de 100 mille francs ou  50 mille francs. Dans ma circonscription de la province Bujumbura, ceux de différentes communes n’ont pas eu cet argent. Le pire est que jusqu’à présent nous n’avons pas d’espoir d’avoir cet argent».     

Ces enseignants lancent un appel à l’autorité compétente de leur venir en aide pour avoir leur dû. 

Les enseignants de Bujumbura redéployés à l’intérieur depuis deux ans demandent leur retour à Bujumbura.

Les enseignants de différentes écoles fondamentales de la mairie de Bujumbura demandent qu’ils soient  réaffectés à leurs anciennes  écoles comme promis par le ministère de tutelle. Redéployés dans d’autres provinces depuis déjà 2 ans, ces enseignants  disent éprouver de grandes difficultés à accomplir leur travail loin de leurs familles.

Avant d’être envoyé pour travailler à l’intérieur du pays, ces enseignants de la Mairie de Bujumbura avaient la promesse de revenir pour travailler à leurs différentes écoles fondamentales d’origine une fois que le ministère de l’éducation aura recruté des nouveaux enseignants pour ces écoles de l’intérieur.

Mais jusqu’à présent, rien n’a été fait pour ces enseignants alors que le dit ministère ne cesse de recruter comme témoigne cet enseignant. « Nous sommes des enseignants qui ont été envoyés travailler loin de nos familles. En plus, nous sommes âgés. Ils nous avaient dit qu’ils vont nous donner l’opportunité de retourner travailler en mairie de Bujumbura comme avant. Mais comme   au Burundi c’est l’injustice qui domine, ils ont refusé carrément de nous autoriser à retourner où nous travaillions avant. Nous demandons que vous plaidiez en notre faveur pour retourner tout près de nos familles.  Nous avons laissé des enfants. Ici nous payons trois milles francs burundais de déplacement par jour. Mais,  ils ne cessent de recruter des jeunes et sont engagés là où nous étions avant. C’est de l’injustice ».

Actuellement, ces enseignants font savoir qu’ils mènent une vie difficile car beaucoup ont dû louer deux maisons à cause de l’éloignement de leurs familles.  A cela s’ajoute l’insuffisance de leur salaire. Ce qui les pousse à demander au gouvernement de réagir à cette situation. « Même s’ils font comme s’ils ne comprennent pas notre situation, ils devraient vraiment changer et la corriger. Ils devraient vraiment réagir car à voir l’insuffisance de nos salaires, nous étions habitué à vivre proche de nos lieux de travail.  En plus, nous avons des enfants.  Ce qui nous pousse à louer d’autres maisons. A cela s’ajoute la ration journalière. C’est vraiment difficile.  Nous vous prions de nous aider pour que cela soit porter à la connaissance de tout le monde afin que les concernés fassent quelques choses », plaide un enseignant. 

Les sources de la RPA parmi ces enseignants indiquent que le gouvernement a déjà recruté deux fois au niveau national. Mais, il n’a rien fait pour ces anciens enseignants. A ce propos, la rédaction a essayé de contacter le ministre de l’éducation mais en vain.

Une rentrée scolaire qui s’annonce sur fond de grands défis.

La persistance des  défis qui minent  le secteur de l’éducation   depuis plusieurs années peut engendrer un mauvais rendement durant la prochaine année scolaire de 2021-2022. C’est l’une des préoccupations  des enseignants de différentes localités du pays. Ils demandent ainsi au gouvernement de fournir des efforts afin de revaloriser  la qualité de  l’enseignement au Burundi.

A six jours de la rentrée scolaire, les enseignants dans les provinces du nord du pays à savoir Ngozi et Muyinga disent que la majorité des problèmes qui hantent les écoles en général n’ont pas encore été résolus alors que ce sont des problèmes  sérieux.  Cet enseignant de la province Muyinga affirme que la plupart des écoles ont un manque criant de fichiers du maître et des livres d’élève.  « En province Muyinga et presque dans tous les établissements scolaires, il s’observe un manque criant de livres.  Les élèves sont très nombreux que certains suivent les cours en étant assis par terre. Par conséquent, nous craignons que le rendement ne soit pas bon surtout que l’effectif des élèves est très élevé alors qu’ils n’étudient pas dans de bonnes conditions. Il n’y a pas de livres dans certaines classes. Ainsi, trois classes peuvent partager un seul livre. Surtout, il y’a une rupture de livres de Kirundi dans les écoles primaires. Mêmes les fichiers du maître ne sont pas en nombre suffisant dans certaines écoles ».  

La situation est pareille en province de Ngozi où les enseignants se  plaignent   du nombre pléthorique d’élèves.  « Une seule classe peut compter 100 élèves ou plus. Quand l’enseignant parle l’élève assis derrière n’entend rien. Les élèves de derrière peuvent même jouer pendant le cours sans que l’enseignant s’en rende compte. Vous comprenez que c’est très difficile. Cela demande que la construction d’autres salles de classes et aussi recruter d’autres enseignants car l’effectif des élèves continue à augmenter », se confie un enseignant.

A cela, s’ajoute le problème d’harmonisation des salaires des fonctionnaires de l’état qui n’est pas résolu depuis des années. Selon eux, ils perçoivent un salaire insignifiant par rapport aux efforts qu’ils fournissent. « Et si nous évoquons le problème de salaire, cela dépasse l’entendement. Vous savez que tous les fonctionnaires attendaient la mise en œuvre de l’harmonisation des salaires des fonctionnaires de l’état selon leurs diplômes. Chose qui n’a pas été faite jusqu’à présent. L’enseignant qui percevait un salaire minime va alors rester dans ce gouffre ».

La rédaction de la RPA a essayé de joindre François Havyarimana, le ministre de l’éducation, pour qu’il puisse nous dire ce qu’il envisage de faire pour trouver une solution à ces problèmes mais son téléphone sonnait sans que personne ne décroche.

Les écoliers du camp de réfugiés de Nakivalé viennent de passer deux ans à la maison.

Les enfants réfugiés  au camp de Nakivalé situé en Ouganda viennent de passer une longue période sans aller à l’école suite aux mesures de lutter contre la COVID-19.  Les burundais réfugiés dans ce camp s’inquiètent de l’avenir de leurs enfants.

Depuis l’apparition de la pandémie à COVID-19,  les élèves du camp de Nakivalé ne vont pas à l’école. Une situation qui touche également tous les enfants  ougandais. Les  parents burundais réfugiés dans ce camp indiquent que le  suivi de ces élèves devient de plus en plus difficile et qu’ils manquent d’occupation depuis les deux  années scolaires qu’ils restent à la maison. Ceux qui ont de moyens cherchent des enseignants qui assurent le suivi de leurs enfants à la  maison. Ce qui n’est pourtant pas possible pour tous les parents. « C’est dommage de rester avec l’enfant à la maison. Il ne va pas labourer  un champ.  Il ne va pas chercher du bois de chauffage. Il  n’a pas de quoi faire si ce n’est que la lessive et la cuisine. Mais,  cela ne peut pas l’occuper pendant toute la journée. Les enfants passent tout leur temps  à déambuler. Leur  éducation  devient difficile. Ce n’est pas vraiment facile sauf pour ceux qui ont de moyens pour payer des cours  à la maison. Sinon,  ils n’ont pas  d’occupations qui pourraient les priver du vagabondage », se plaint un parent.    

Les conséquences qui découlent de cette situation sont très multiples et parmi lesquelles les cas de grossesses non désirées. « Des  conséquences ne peuvent pas manquer quand les enfants restent à la maison. Chez les filles, c’est le pire.  Les unes se sont mariées  et d’autres ont des grossesses non désirées. Les choses ont changé par rapport à  leur  éducation  et discipline. Ces enfants passent leur temps à vagabonder », poursuit le parent.  

Entretemps, les enfants issus des familles qui ont plus de moyens suivent des cours en ligne. 

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