Welcome to RPA   Click to listen highlighted text! Welcome to RPA Powered By GSpeech

Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

ECOFO Buhevyi : les cours perturbés par une enseignante engagée en politique

ECOFO Buhevyi : les cours perturbés par une enseignante engagée en politique

Par: Emmanuel Ndayishimiye

À l’École fondamentale Buhevyi, en commune Busoni (province Butanyerera), des parents d’élèves expriment leur exaspération. Ils accusent une enseignante de délaisser ses classes au profit d’activités politiques, perturbant ainsi la régularité des cours de sciences et de technologies.

Des parents d’élèves de l’École fondamentale (ECOFO) Buhevyi, en commune Busoni, montent au créneau. Ils reprochent à une enseignante de ne plus assurer convenablement ses cours, invoquant son engagement au sein du parti au pouvoir.

Selon leurs témoignages, Evelyne Manirabaruta, en charge des cours de sciences et de technologies pour les 6ᵉ et 9ᵉ années, s’absente  fréquemment depuis plusieurs semaines. Une situation jugée « préoccupante », car elle compromet la qualité de l’enseignement.

« C’est vraiment regrettable. Alors que le pays manque déjà d’enseignants, Mme Manirabaruta s’absente pour des activités politiques. Ses heures ont été confiées à un autre enseignant, déjà débordé. Il dépasse désormais les 33 heures hebdomadaires, alors que le maximum fixé est de 24 heures », déplore un parent d’élève.

Face à cette situation, les parents appellent la direction de l’école à réagir rapidement. Ils demandent le recrutement d’un enseignant vacataire pour assurer la continuité des cours, voire le remplacement définitif de l’enseignante si elle choisit de poursuivre ses engagements politiques.

« Nous sommes fatigués de cette situation. Si elle préfère s’engager en politique, qu’elle le fasse, mais qu’elle cède sa place à quelqu’un d’autre. L’éducation de nos enfants ne doit pas être sacrifiée », plaide un autre parent.

Interrogés à ce sujet, le directeur de l’ECOFO Buhevyi et le responsable communal de l’éducation à Busoni n’ont pas encore livré leur version des faits.

 

Départ massif des enseignants : des écoles sans cours essentiels

Par : Générose Niyonkuru

Six mois de retard et coupure de prêt bourse : le calvaire des étudiants en psychologie

Six mois de retard et coupure de prêt bourse : le calvaire des étudiants en psychologie

Par: Digne Karondo

Les étudiants de troisième année en psychologie à l’Université du Burundi dénoncent un retard de plus de six mois dans la clôture officielle de leur année académique, ce qui a entraîné la suspension de leur prêt‑bourse et les plonge dans une grande précarité. Ils appellent les autorités académiques à accélérer la publication des résultats et à régulariser les mois de retard pour leur permettre de subvenir à leurs besoins essentiels.

En temps normal, ces étudiants de BAC3 de la faculté de psychologie, basée au campus de Kamenge, auraient dû terminer leur année académique en septembre 2025. Pourtant, à ce jour, ils n’ont toujours pas reçu les résultats des examens déjà passés, et l’année n’est pas officiellement clôturée. Or, une fois l’année académique close, le prêt‑bourse cesse automatiquement d’être versé, ce qui fait que, depuis plus de six mois, ces étudiants ne bénéficient plus d’aucun soutien financier.

Une étudiante explique que la plupart d’entre eux viennent de familles défavorisées, incapables de leur fournir les moyens nécessaires pour couvrir leurs besoins de base. « Normalement, nos études devaient durer trois ans, or plus de six mois se sont déjà écoulés au‑delà de ce délai. Durant toute cette période, nous vivons à Bujumbura sans aucune assistance, ne bénéficiant ni d’aide financière ni de prêt‑bourse, et survivant dans des conditions extrêmement précaires », témoigne‑t‑elle.

Cette situation a plongé de nombreux étudiants dans une misère profonde. L’un d’eux décrit un quotidien marqué par l’angoisse et le manque. « Cette situation nous étouffe profondément. Aujourd’hui, nous survivons au jour le jour, en nous demandant sans cesse comment nous allons passer la nuit, ce que nous allons manger et comment nous allons continuer à vivre. Nous manquons souvent de quoi nous nourrir, les dettes se sont accumulées de manière excessive, et nous nous retrouvons plongés dans une détresse extrême, confrontés à des difficultés de plus en plus insoutenables », raconte‑t‑il.

Les étudiants interpellent les autorités académiques, en particulier le doyen de la faculté de psychologie, afin que toutes les mesures nécessaires soient prises pour accélérer la finalisation de l’année académique, comme cela a été fait dans d’autres facultés de l’université. « Nous demandons avant tout que l’affichage des résultats soit accéléré, car un mois entier s’est déjà écoulé depuis la fin de la première session sans qu’aucune information nouvelle ne soit communiquée. Nous vivons ainsi dans l’incertitude totale, sans savoir quand cette situation prendra fin ni à quel moment elle sera régularisée », déplorent‑ils.

Ils sollicitent en outre que l’État leur accorde au moins le prêt‑bourse correspondant aux six mois de retard déjà accumulés, afin de pouvoir faire face à leurs besoins essentiels durant cette période prolongée d’attente.

Contacté à ce sujet, Nduwimana Melance, doyen de la faculté de psychologie à l’Université du Burundi, n’a pas pu être joint : son téléphone sonnait sans que personne ne décroche.

 

 

Mwarusi : des élèves privés d’eau potable, les parents dénoncent l’inaction des autorités

Mwarusi : des élèves privés d’eau potable, les parents dénoncent l’inaction des autorités

À l’école fondamentale et au Lycée communal de Mwarusi, les pannes prolongées des robinets obligent les élèves à puiser de l’eau à la rivière Musagara, exposant leur santé et leurs études.

Les robinets qui alimentaient l’école fondamentale et le Lycée communal de Mwarusi, en zone Muhweza, commune Bururi, province Burunga, sont en panne depuis l’année scolaire 2024–2025. Cette coupure durable d’approvisionnement en eau préoccupe vivement les parents d’élèves, qui pointent la passivité des autorités administratives.

L’un des parents d’élève fréquentant  l’école fondamentale de Mwarusi regrette que, faute d’eau sur place, les enfants soient contraints d’interrompre les cours pour aller puiser dans la rivière Musagara, située à proximité. Selon lui, cette situation dure depuis l’année scolaire passée, malgré les alertes répétées adressées aux autorités locales.

Ce parent rappelle que le premier robinet avait été installé par l’organisation AMAZI WATER et le second par l’association CARITAS. Aujourd’hui, les deux installations sont hors service, et les élèves se rendent chaque jour à la rivière, seaux à la main. Il craint que le temps perdu sur ce trajet n’affecte le rendement scolaire, les élèves disposant de moins de temps pour l’apprentissage.

Au-delà de l’impact sur les études, les parents s’alarment des risques sanitaires liés à l’utilisation de cette eau de rivière. Ils indiquent que les élèves la boivent et s’en servent aussi pour nettoyer les latrines et les salles de classe. Ils redoutent l’apparition de maladies dites de « mains sales » et appellent les autorités administratives à intervenir rapidement pour prévenir des problèmes de santé.

Contacté par la rédaction de la RPA, le chef de la colline de Mwarusi, Radan Butoyi, confirme la panne des robinets dans ces établissements scolaires. Il assure que des démarches sont en cours et promet que le problème d’accès à l’eau sera résolu prochainement.

 

Faire un don

Nos journaux parlés

Qui est en ligne?

Nous avons 436 invités et aucun membre en ligne

Click to listen highlighted text! Powered By GSpeech