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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Des formations pour enseignants suspendues à Gasorwe

Annulation des formations des responsables des 3 premiers cycles et directeurs des écoles fondamentales de la commune Gasorwe en province Muyinga. Les enseignants dispenseront désormais des cours sans  responsables formés pour les superviser. Ce qui entraînera des répercutions  sur  l’apprentissage des élèves.

La formation qui est en train d’être dispensée aux enseignants des trois  premiers cycles du primaire était initialement prévue pour les directeurs des écoles fondamentales et les maitres responsables. C’est-à-dire les responsables des 6 premières années de l’école fondamentales et des enseignants de la 2ème année primaire.

Selon les informations que nous détenons de ces responsables de la Direction Communal de l’Enseignement de Gasogwe, ils ont été indignés d’entendre que la formation pour les maitres responsables et les directeurs des écoles fondamentales ne devait pas continuer au 3e jour, jour de  la fin de la formation.

Pour motif, certains parmi eux avaient bénéficié de cette formation à savoir les responsables des 6 premières années qui ont fait 4 jours de formation et les directeurs des écoles fondamentales qui ont été formés intégralement conformément au temps prévu. 

Ces responsables indiquent en effet que ceux qui ont bénéficié de cette formation étaient des titulaires de classes et que par conséquent ces derniers ne peuvent en aucun cas suivre leurs pairs car ils sont eux aussi des enseignants.

De plus, ajoutent ces responsables, au moment où ils seront en train de superviser les enseignants qui ont suivi une formation que ces responsables n’ont pas subi, ils se moqueront d’eux comme quoi ces responsables n’en savent rien. Ces directeurs et maîtres responsables ajoutent que même l’argent qu’ils ont utilisé pour se déplacer n’a pas été remboursé.

A propos de ces grognes, ces responsables indiquent qu’ils ont soumis la question au Directeur Communal de l’Enseignement qui, à son tour,  leur a conseillé de saisir le Directeur Provincial de l’Enseignement en province Muyinga.  Ainsi, ils demandent que cette question soit suivie de près et que l’argent utilisé pour le déplacement leur soit remboursé. 

Au Lyccée communal de Buhayira, le comité des parents indexé dans les détournements.

Les membres du comité des parents du Lycée communal de Buhayira sont accusés par d’autres parents de complicité dans le détournement des biens de cette école. Ces parents révèlent qu’ils sont souvent menacés quand ils soulèvent la question de la gestion opaque des biens dudit établissement. D’où ils demandent que ce comité soit dissout et remplacé.

Le comité des parents présidé par le nommé Michel MBAZUMUTIMA est celui qui est accusé par les parents des élèves du Lycée communal Buhayira d’être de mèche avec François HABONIMANA, directeur de ce Lycée,  dans le détournement des biens de cet établissement scolaire. Un des parents s’appuie  sur le fait que les membres de ce comité menacent souvent tous ceux qui osent donner leurs points de vue lors des réunions organisées sur ce lycée. «  A bien y réfléchir, il est clair que les membres du comité des parents dirigé par Michel Mbazumutima sont derrière tout ça. Souvent lors des réunions qu’il organise, il s’adresse à nous avec un ton dur et menaçant à chaque fois qu’on prend la parole pour exiger de la lumière sur la gestion des biens de l’école. Certains préfèrent alors se taire. A la fin de ces réunions, les membres du comité s’entretiennent à huis clos avec le directeur pour que personne ne puisse entendre leur conversation», révèle un des parents.

Un autre fait qui prouve que les membres de ce comité des parents ont une part de responsabilité dans la mauvaise gestion est que ledit comité refuse d’organiser des élections et vient de passer plus de 5 ans sans être remplacée. « Les membres du comité des parents ont, eux-aussi, une grande responsabilité dans le détournement de ces biens de l’école car, nous les parents avons souvent demandé que ce comité soit changé. Mais, ils ont refusé d’organiser des élections. Ils sont là depuis 2015.  Ce qui fait qu’ils n’ont pas été remplacés depuis 6 ans. Nous avons même demandé au directeur du Lycée de nous dire le délai limite qu’un comité des parents ne doit pas dépassé  mais, il a refusé de nous le dire. En somme, nous avons constaté que c’est pour qu’ils puissent continuer à commettre ces malversations sans que personne ne s’en aperçoive», révèle un autre parent.

Ces parents d’élèves du Lycée communal Buhayira ne cessent de  dénoncer le détournement des biens de ce  Lycée et de ceux de l’école fondamentale Buhayira par leurs directeurs respectifs mais ces derniers  n’ont jamais été inquiétés sous prétexte qu’ils sont affiliés au parti au pouvoir, le CNDD-FDD. Ces parents demandent donc au ministre de l’éducation de faire tout son possible pour résoudre les problèmes qui minent ces deux écoles.

L’EAC s’engage à devenir le champion dans les réformes nécessaires pour recentrer le programme d'enseignement supérieur.

C’est l’issu d’une conférence organisée vendredi dernier par le conseil Inter-Universitaire de l’Afrique de l’Est au cours de laquelle les vice-chanceliers et les décideurs politiques ont entrepris à établir des réseaux de recherche régionaux ciblant les problèmes qui gangrènent la région.

Un directeur du lycée d’excellence de Musenyi défie la loi sur les délibérations

Les enseignants de l’école d’excellence de Musenyi commune Tangara en province Ngozi, s’insurgent contre le comportement de leur directeur qui fait avancer de classes les élèves qui ne le méritent pas. Ces enseignants indiquent que cette attitude est à l’origine du taux très bas de réussite lors de l’examen d’Etat.

Dans une lettre que ces enseignants ont adressée au ministre de l’éducation, le 7 juillet de cette année, ils lui font savoir les irrégularités qui ont émaillé les sessions de délibération à la fin de cette année scolaire.

Comme mentionné dans cette lettre et confirmé par les enseignants avec qui nous nous sommes entretenus, ces enseignants accusent le directeur de cette école, Victor NTIHABOSE, d’avoir donné le droit de repêchage aux élèves non-méritants en violation des instructions du ministère de l’éducation. Ce qui, selon ces enseignants, a permis à certains élèves de réussir sans repêchage et à d’autres d’être admis au repêchage frauduleusement.

En principe, révèlent ces enseignants,  le règlement indique que pour avoir droit au repêchage, l’élève doit avoir eu  55%.  Mais, le directeur, lui, a considéré  que la note de 50% était largement suffisante. Toujours, lit-on dans cette lettre, ces enseignants indiquent qu’ils n’ont découvert ces magouillent qu’à la deuxième délibération quand ils ont demandé à Victor NTIHABOSE de leur lire le règlement en rapport avec la délibération dans les écoles d’excellences, un règlement uniquement en possession du même directeur.

Ces enseignants indiquent que ce directeur  a essayé en deuxième délibération de faire les mêmes magouilles pour laisser les élèves réussir avec 50% alors que le règlement parle de 60% dans les cours principaux et 55% dans les cours secondaires. Les enseignants ont alors gardé les copies des élèves, ce que ce directeur n’a pas digéré et les ont mis à la porte. Victor NTIHABOSE, directeur de cette école,  a alors décidé de laisser  réussir tous les élèves qui ont fait le repêchage en leur attribuant une note de 60%. Ce qui a poussé ces enseignants à saisir le ministre de l’éducation  selon l’article 36 paragraphe 2 qui stipule qu’en cas de défaillance, le ministre de tutelle ou son délégué se réserve le droit d’intervenir pour faire prévaloir la loi.

Un de ces enseignants avec qui nous nous sommes entretenus révèle que je cite : «Nous les enseignants des écoles d’excellence, nous avons un contrat avec l’Etat qui nous a engagés selon lequel nous devons nous assurer que le taux de réussite dans l’examen d’état soit supérieur ou égal à 65%, faute de quoi nous verrons nos contrats résiliés. Si donc le directeur se met à avancer de classe les élèves qui ne le méritent pas, les conséquences nous tombent dessus car ils ne peuvent en aucun cas parvenir à avoir cette note dans l’examen d’Etat. D’où nous avons saisi le ministre  pour qu’il intervienne ». Fin de citation.

Ces enseignants demandent en effet au ministre de l’éducation d’ordonner la reprise de toutes les délibérations afin que réussissent ceux qui en ont le mérite pour que les objectifs de l’Etat en rapport avec les écoles d’excellences soient atteints.

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