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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Manque d’instruction ou boycott de la décision du Ministre ?

La mise en application de la mesure de suspension des évaluations communales s’est avérée en quelque sorte perturbée. Récemment prise par le ministre de tutelle, cette décision n’a pas été exécutée dans certaines provinces du pays.

La suspension des évaluations communales ou en réseaux avait été décidée en réponse aux différentes inquiétudes relevées par différents acteurs du domaine de l’éducation. Cela avait apparu dans la correspondance du ministre de l’Education nationale adressée ce lundi 07 juin aux directeurs provinciaux de l’enseignement.

Toutefois, nos sources font savoir que cette mesure n’a pas été observée dans certaines circonscriptions provinciales. Certains enseignants qui se sont entretenus avec la RPA indiquent que le nœud du problème réside dans la rétribution des frais de passation de ces évaluations.  ‘’Quand nous suivons ce que les directeurs communaux de l’enseignement disent, ça se sent qu’ils sont déboussolés. En effet, ils avaient déjà collecté des contributions au sein des écoles  et maintenant ces évaluations ont déjà été dactylographiées et multipliées. Donc, ils ne savent pas à quel saint se vouer ‘’, a révélé un des enseignants.

D’autres enseignants s’étonnent  que la décision prise par le Ministre ne soit pas respectée sur tout le territoire du pays. Ils disent être pessimistes quant à  l’adaptation effective  de la décision ministérielle. ‘’ Nous remercions Dieu que les médias et les réseaux sociaux avaient essayé de faire une large diffusion pour élucider le problème à propos de ces évaluations. Cela a fait que le Ministre de l’éducation soit au courant de cela et propose une voie de sortie. Cependant, l’argent collecté ne peut plus être restitué ‘’. 

Les enseignants prestant dans les communes qui n’ont pas suspendu les évaluations communales indiquent, quant à eux,  qu’ils ne sont pas au courant de la nouvelle mesure du Ministre de l’Education. Rappelons que cette mesure a été prise alors que ces évaluations avaient déjà débuté dans certaines Directions Provinciales de l’Enseignement.

Deux promotions d’encadreurs réclament leurs émoluments à l’ENS

Les encadreurs recrutés pour la formation des stagiaires issus de l’Ecole Normale Supérieure, ENS en sigle, réclament leurs  honoraires. Certains d’entre eux  ont signé des contrats avec cet institut depuis  9 mois  mais  ils n’ont pas jusqu’ici perçu leur argent.

Ces enseignants sont regroupés en deux promotions. La première a encadré les stagiaires issus de l’Ecole Normale Supérieure en septembre 2020. Cette promotion de formateurs indique que depuis cette époque,  la direction générale de l’ENS  n’a pas honoré ses engagements. ‘’ Je fais partie des personnes qui ont eu la chance d’être sélectionnés dans le groupe des encadreurs chargés de former les stagiaires. Nous avons signé un contrat avec l’ENS  l’année dernière. Le contrat stipulait que chacun d’entre nous prestera 45 heures et chaque séance d’une heure était rémunérée à 5000 francs burundais. Depuis ce temps, personne n’a même reçu une pièce d’argent. Ces encadrements se sont déroulés sur tout le territoire du pays et nous ne sommes pas moins de 10 par province.’’ Témoigne l’’un d’entre eux.

Au mois de février de cette année, l’Ecole Normale Supérieure ENS a encore une fois lancé un autre appel d’offre et a ainsi recruté le deuxième groupe  d’encadreurs. Ces derniers font également savoir qu’ils n’ont pas non plus reçu leurs honoraires. Certains affirment même qu’ils ont presté en tant que formateurs dans les deux promotions.   

’Les honoraires de chaque encadrement étaient de 225.000 francs burundais par formateur. Cela veut dire que l’ENS à une dette de 450.000  francs burundais envers tout enseignant qui a été recruté deux fois. ‘’ Fait savoir ce formateur.

Ces enseignants demandent à la direction générale de tenir sa promesse et de les rémunérer comme convenu étant donné qu’ils ont laborieusement exécuté  leur part du contrat.

La rédaction de la RPA n’a pas encore pu joindre la  Directrice Générale  de l’Ecole Normale Supérieure ENS,  Dr Ir Noussra  Hassan.

Un enseignant écroué au commissariat de Gitega pour sévices corporels envers ses élèves

Un enseignant de l’ECOFO Ngobeke de la zone Mubuga en commune et province Gitega est accusé par les parents des élèves de cette école d’avoir exagérément puni ses élèves jusqu’à ce que certains soient blessés. Ces parents demandent que leurs enfants soient soignés et que cet enseignant réponde de ses agissements.

Cet incident s’est passé mardi dernier à l’école fondamentale de Ngobeke. Selon notre source, une trentaine d’élèves de la 4ème année ont été exagérément punis pour n’avoir pas intériorisé la leçon de français que leur dispensait leur professeur. Il s’agissait de la conjugaison, poursuit la même source. Frustrée de voir que ses élèves ne captaient rien de ce qu’elle était en train de leur enseigner, l’enseignante Espérance Nzeyimana se serait emportée et a ordonné à ses élèves de marcher à quatre pattes dans la cours de l’école, une cours caillouteuse.

Même si ils ont beaucoup hésité, poursuit notre source, les élèves ont fini par s’exécuter. Comme résultat, bon nombre d’entre eux se sont retrouvés avec des genoux écorchés ou enflés.

Selon les informations en provenance des proches de cet enseignant, ce dernier ne nie pas avoir puni sévèrement ses élèves et indique avoir demandé pardon pour ça, après s’être engagée à payer tous les frais de soins y relatifs.

Les informations en possessions de la RPA font savoir que cet enseignant a été arrêté le matin de ce dimanche puis conduit au commissariat communal de Gitega.

De leur côté, les parents de ces élèves demandent que leurs enfants soient soignés jusqu’à la guérison totale et que cet enseignant soit puni conformément à la loi.  

Les tests provinciaux inefficaces en sciences techniques suite au manque de sélectionneurs

Les enseignants des écoles post-fondamentales déplorent l’incompétence des agents chargés de  sélectionner les examens programmés au niveau provincial dans le domaine technique. Une sélection effectuée par les conseillers des directions provinciales d’enseignement. Ces éducateurs affirment que ces tests n’aident pas finalement les élèves.

Les enseignants du cycle post-fondamental des sections techniques indiquent qu’après avoir dressé les questionnaires pour les tests des directions provinciales, les conseillers de ces directions ne parviennent pas à condenser les questions proposées dans un seul questionnaire. Ces enseignants expliquent que la principale raison est que ces conseillers n’ont pas  de connaissances  dans ce domaine pour centrer les examens sur des questions pertinentes dans le domaine.  ‘’ Que ce soit au niveau de la direction communale ou provinciale, les conseillers qui sélectionnent les questions pour ces tests n’ont pas fait d’études techniques. Au lieu de choisir et de combiner les questions selon la pertinence ou la convergence des propositions des enseignants, ils choisissent des questions au hasard ‘’, révèle un des enseignants.

Comme conséquence, les examens dispensés au niveau provincial n’aident  pas les élèves à se préparer pour les examens nationaux. ‘’ Ce qui nous inquiète, c’est comment ces tests vont se dérouler. Comment les élèves qui fréquentent les écoles techniques vont faire les examens en réseau au niveau provincial et ensuite faire les examens de fin d’année pour se préparer pour l’examen national prévu au mois de juillet ? Même les inspecteurs provinciaux n’ont pas fait d’études techniques. Les élèves semblent alors  se fatiguer pour rien, surtout que ces tests ne sont même pas bien élaborés ‘’. Se désole un des enseignants qui s’est entretenu avec la RPA.

Ces enseignants du domaine technique  demandent aux directions provinciales de les associer à l’avenir dans le choix  de ces tests.

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