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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les enseignants de Bujumbura redéployés à l’intérieur depuis deux ans demandent leur retour à Bujumbura.

Les enseignants de différentes écoles fondamentales de la mairie de Bujumbura demandent qu’ils soient  réaffectés à leurs anciennes  écoles comme promis par le ministère de tutelle. Redéployés dans d’autres provinces depuis déjà 2 ans, ces enseignants  disent éprouver de grandes difficultés à accomplir leur travail loin de leurs familles.

Avant d’être envoyé pour travailler à l’intérieur du pays, ces enseignants de la Mairie de Bujumbura avaient la promesse de revenir pour travailler à leurs différentes écoles fondamentales d’origine une fois que le ministère de l’éducation aura recruté des nouveaux enseignants pour ces écoles de l’intérieur.

Mais jusqu’à présent, rien n’a été fait pour ces enseignants alors que le dit ministère ne cesse de recruter comme témoigne cet enseignant. « Nous sommes des enseignants qui ont été envoyés travailler loin de nos familles. En plus, nous sommes âgés. Ils nous avaient dit qu’ils vont nous donner l’opportunité de retourner travailler en mairie de Bujumbura comme avant. Mais comme   au Burundi c’est l’injustice qui domine, ils ont refusé carrément de nous autoriser à retourner où nous travaillions avant. Nous demandons que vous plaidiez en notre faveur pour retourner tout près de nos familles.  Nous avons laissé des enfants. Ici nous payons trois milles francs burundais de déplacement par jour. Mais,  ils ne cessent de recruter des jeunes et sont engagés là où nous étions avant. C’est de l’injustice ».

Actuellement, ces enseignants font savoir qu’ils mènent une vie difficile car beaucoup ont dû louer deux maisons à cause de l’éloignement de leurs familles.  A cela s’ajoute l’insuffisance de leur salaire. Ce qui les pousse à demander au gouvernement de réagir à cette situation. « Même s’ils font comme s’ils ne comprennent pas notre situation, ils devraient vraiment changer et la corriger. Ils devraient vraiment réagir car à voir l’insuffisance de nos salaires, nous étions habitué à vivre proche de nos lieux de travail.  En plus, nous avons des enfants.  Ce qui nous pousse à louer d’autres maisons. A cela s’ajoute la ration journalière. C’est vraiment difficile.  Nous vous prions de nous aider pour que cela soit porter à la connaissance de tout le monde afin que les concernés fassent quelques choses », plaide un enseignant. 

Les sources de la RPA parmi ces enseignants indiquent que le gouvernement a déjà recruté deux fois au niveau national. Mais, il n’a rien fait pour ces anciens enseignants. A ce propos, la rédaction a essayé de contacter le ministre de l’éducation mais en vain.

Le Lyccé de Rugazi fait face à plusieurs problèmes à la veille de la rentrée scolaire.

Alerte des éducateurs  du lycée RUGARI situé en  province MUYINGA sur les difficultés auxquelles fait face cet établissement pour affronter la nouvelle année scolaire qui s’annonce. Parmi ces difficultés figurent  quelques locaux en état vétuste, le manque d’eau potable et de matelas mais aussi l’insuffisance d’enseignants. Une situation susceptible de perturber la rentrée et toutes les activités scolaires.

Le lycée RUGARI  compte à peu près 320 élèves. C’est une école à régime d’internat. Il  fait face à d’innombrables  problèmes qui risquent d’entraver  son fonctionnement. L’un de problèmes majeur c’est un manque de matelas. Non seulement ils sont vieux mais aussi ils sont insuffisants comme le témoigne un des enseignants  de ce lycée. « Je commence par les écoles à régime d’internats car c’est là où la logistique est problématique. Les matelas à notre disposition sont en état vétuste  car nous les avons eus en 2009.  Nous les utilisons ainsi mais ils sont vraiment en mauvais état.  Donc, nous avons besoin de 250 matelas en plus de ceux que nous avons et qui sont dans un état plus ou moins supportable ».

L’autre  problème se situe du côté des sanitaires. Non seulement le bloc sanitaire est en état piteux mais aussi le lycée connaît un problème d’eau. « Notre plus grand problème est lié au manque de blocs  sanitaires. Ils ont été détruits car ils datent de très longtemps. Il y a deux blocs sanitaires qui sont hors d’usage. Les garçons utilisent aujourd’hui un seul bloc de douze portes et les filles utilisent également un autre bloc sanitaire de douze portes. C’est ça notre plus grand problème. Un autre problème crucial est lié au manque d’eau. D’habitude,  le lycée de Rugari  et le chef-lieu de la commune Rugari sont  toujours confrontés  au problème de manque d’eau », poursuit l’enseignant.

Par ailleurs, cette école a un problème de  ressources humaines. « Sur le plan des ressources humaines, nous avons aussi un problème de manque d’enseignants et d’encadreurs  car ceux qui sont partis n’ont pas été remplacés », a- t- il précisé.

Enfin,  ce lycée enregistre un manque de supports pédagogiques tandis que ses  locaux  et dortoirs sont en état de délabrement.

Les écoliers du camp de réfugiés de Nakivalé viennent de passer deux ans à la maison.

Les enfants réfugiés  au camp de Nakivalé situé en Ouganda viennent de passer une longue période sans aller à l’école suite aux mesures de lutter contre la COVID-19.  Les burundais réfugiés dans ce camp s’inquiètent de l’avenir de leurs enfants.

Depuis l’apparition de la pandémie à COVID-19,  les élèves du camp de Nakivalé ne vont pas à l’école. Une situation qui touche également tous les enfants  ougandais. Les  parents burundais réfugiés dans ce camp indiquent que le  suivi de ces élèves devient de plus en plus difficile et qu’ils manquent d’occupation depuis les deux  années scolaires qu’ils restent à la maison. Ceux qui ont de moyens cherchent des enseignants qui assurent le suivi de leurs enfants à la  maison. Ce qui n’est pourtant pas possible pour tous les parents. « C’est dommage de rester avec l’enfant à la maison. Il ne va pas labourer  un champ.  Il ne va pas chercher du bois de chauffage. Il  n’a pas de quoi faire si ce n’est que la lessive et la cuisine. Mais,  cela ne peut pas l’occuper pendant toute la journée. Les enfants passent tout leur temps  à déambuler. Leur  éducation  devient difficile. Ce n’est pas vraiment facile sauf pour ceux qui ont de moyens pour payer des cours  à la maison. Sinon,  ils n’ont pas  d’occupations qui pourraient les priver du vagabondage », se plaint un parent.    

Les conséquences qui découlent de cette situation sont très multiples et parmi lesquelles les cas de grossesses non désirées. « Des  conséquences ne peuvent pas manquer quand les enfants restent à la maison. Chez les filles, c’est le pire.  Les unes se sont mariées  et d’autres ont des grossesses non désirées. Les choses ont changé par rapport à  leur  éducation  et discipline. Ces enfants passent leur temps à vagabonder », poursuit le parent.  

Entretemps, les enfants issus des familles qui ont plus de moyens suivent des cours en ligne. 

A Bujumbura, le prix du matériel scolaire est hors portée de la bourse des citadins

A quelques jours de la rentrée scolaire, les habitants de la ville de Bujumbura s’inquiètent et ont peur de ne pas parvenir à trouver assez d’argent pour l’achat du matériel scolaire. Ces citadins indiquent que les prix des cahiers et des uniformes ont vertigineusement grimpé alors qu’ils sont dans une précarité sans nom.

Les acheteurs et les vendeurs du marché Cotebu sont unanimes pour dire que les prix du matériel scolaire ont grimpé par rapport à l’année dernière. « Une douzaine de cahiers de 100 feuilles s’achète actuellement à 13.000 francs burundais alors que l’année dernière elle s’achetait à 10 500 francs burundais. Celle de 60 feuilles est passée de 5 500 à 7500 francs burundais tandis que la douzaine de cahiers de 36 feuilles coûte  4000 francs alors qu’avant elle se vendait entre 3200 et 3500 francs burundais. Les prix ont vraiment sensiblement grimpé », précise un vendeur.

Ces citadins indiquent qu’ils ne savent pas comment ils vont se procurer de ces matériels scolaires indispensables pour leurs enfants compte tenu de la situation d’extrême pauvreté dans laquelle ils se trouvent. « Certaines familles ne voient pas comment ils vont s’en sortir car même  les prix des livres pour élève et ceux des cartables ont été revus à la hausse. Si nous demandons le pourquoi de cette hausse des prix, on nous explique que cela est dû au manque de devises et à la dévaluation de la monnaie burundaise. Avec notre situation financière, on ne voit pas comment nous allons envoyer nos enfants à l’école », se lamente un parent.

Les vendeurs du matériel scolaire constatent d’ores et déjà cette pauvreté qui gangrène la population car, à deux semaines seulement de la rentrée scolaire, l’affluence des demandeurs de ces matériels a sensiblement chutée.

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