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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Burundi: un an après, le choléra résiste encore dans six districts sanitaires

Burundi: un an après, le choléra résiste encore dans six districts sanitaires

Six districts sanitaires sont encore touchés par l’épidémie de choléra au Burundi. Le rapport du centre des opérations d’urgence de santé publique COUSP, sorti ce 18 janvier, montre que 17 cas de choléra sont notifiés dans ces districts sanitaires. Le manque d’eau potable et les mauvaises conditions d’hygiène sont les principaux facteurs qui font obstacles à l’éradication totale de cette épidémie dans le pays.

Bujumbura, Sare, Bukinanyana, Mpanda, Rumonge et Nyanza sont les 6 districts sanitaires touchés par l’épidémie de choléra. Selon le rapport du centre COUSP sorti le 18 janvier, parmi les 17 cas de choléra notifiés dans ces districts sanitaires, 5 sont admis au centre de traitement de choléra se trouvant à la Clinique Prince Louis Rwagasore, 5 autres sont pris en charge à l’hôpital de Rumonge, 3 se trouvent au centre de traitement de Nyanza, 2 sont admis à l’hôpital de Gihanga, un cas est pris en charge au centre de Rubirizi et un autre au centre de Rugombo.

Dans ce rapport, le centre COUSP précise que les localités qui restent en proie à l’épidémie de choléra sont surtout celles où la population n’a pas accès à l’eau potable, vit dans des mauvaises conditions d’hygiène et manque de latrines adéquates.

Le Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique interpelle le gouvernement burundais  à résoudre ces défis majeurs qui font obstacles à l’éradication définitive de cette épidémie dans le pays, notamment en améliorant l’accessibilité à l’eau potable pour les populations, en construisant des latrines adéquates et en intensifiant la sensibilisation communautaire sur les mesures de prévention.

Depuis le 1er janvier 2025 jusqu’au  18 janvier 2026, 3758 personnes ont été atteintes de choléra, avec environ une centaine de cas de décès.

 

 

Des policiers dénoncent la suspension de leur accès aux soins spécialisés

Des policiers dénoncent la suspension de leur accès aux soins spécialisés

Depuis près d’un an, plusieurs policiers affirment ne plus avoir accès aux hôpitaux et cliniques disposant de médecins spécialistes, comme c’était le cas auparavant. Une décision attribuée à l’Inspection générale de la Police, qui, selon eux, n’a jamais été accompagnée de justification officielle.

Des policiers se plaignent d’avoir été brusquement exclus de la possibilité de se faire soigner dans certaines structures sanitaires spécialisées. Selon des sources internes, l’Inspecteur général de la Police a pris la décision de suspendre l’octroi des bons de soins sans en donner d’explication ni diffuser de note officielle. Les concernés réclament la restauration de leur droit à une prise en charge médicale complète.

Jusqu’à récemment, les membres de la Police nationale bénéficiaient d’un système de couverture médicale leur assurant l’accès aux hôpitaux disposant de médecins spécialistes, notamment à Tanganyika Care, au Centre Médico-Chirurgical de Kinindo (CMCK), ainsi qu’à l’hôpital militaire. En cas de maladie grave ou d’accident, un policier recevait un bon de soins lui permettant d’être admis dans ces établissements.

Mais depuis environ un an, cette procédure n’est plus respectée pour tous. « À l’hôpital, on nous demande une caution avant toute hospitalisation. Et quand on précise que nous sommes pris en charge par la Police nationale, on nous renvoie chercher un bon de soins. Or, les responsables chargés d’en délivrer affirment qu’ils ne sont plus autorisés à le faire », témoigne un policier.

Selon notre source, cette mesure a été imposée oralement par l’Inspecteur général, le docteur Joseph Ninteretse, sans qu’aucun texte administratif ne vienne la formaliser. Une situation que les policiers jugent « aussi incompréhensible qu’injuste », d’autant plus que les hôpitaux de la Police manquent cruellement de médecins spécialistes.

« Même au ministère de tutelle, personne ne semble savoir d’où vient cette décision », confie la source. « Dans l’armée, les soins sont toujours pris en charge, que ce soit à l’hôpital militaire ou dans des structures privées partenaires. Pourquoi la Police serait-elle traitée différemment ? » s’interrogent les policiers concernés, qui réclament la réhabilitation de leurs anciens droits médicaux.

Contacté par la rédaction de la RPA pour réagir à ces accusations, l’Inspecteur général de la Police, le docteur Joseph Ninteretse, n’a pas donné suite.

Burundi : lancement d’une campagne de vaccination contre la rougeole dans les camps de réfugiés congolais

Burundi : lancement d’une campagne de vaccination contre la rougeole dans les camps de réfugiés congolais

Le ministère de la Santé publique a lancé, ce 21 janvier, une campagne de vaccination ciblant plus de 50 000 enfants vivant dans les camps de réfugiés congolais installés au Burundi. L’objectif est d’enrayer la recrudescence des cas de rougeole signalés ces dernières semaines.

Une campagne de vaccination contre la rougeole a officiellement débuté ce mercredi 21 janvier dans les camps de réfugiés congolais au Burundi. Selon les informations recueillies auprès du camp de Busuma, situé dans la province  Buhumuza, cette opération menée par le ministère de la Santé publique vise au total 50 574 enfants.

Parmi eux, 18 768 enfants âgés de 6 à 59 mois recevront, en plus du vaccin contre la rougeole, d’autres vaccins du calendrier de routine, dont ceux contre la poliomyélite, la coqueluche, la diphtérie, le tétanos, l’hépatite et la pneumonie. Ces enfants bénéficieront également de suppléments en vitamine A et de comprimés d’albendazole administrés à domicile.

Les enfants âgés de 5 à 14 ans recevront quant à eux le vaccin contre la rougeole et le traitement antiparasitaire à base d’albendazole. Ce vaste déploiement sanitaire fait suite à la détection alarmante de la rougeole chez la moitié des enfants dépistés récemment dans le camp de Busuma,  soit 5 cas positifs sur 10 tests effectués.

La campagne, qui s’étendra sur cinq jours, couvrira l’ensemble des camps de réfugiés congolais du pays, notamment Busuma, Cishemere, Makombe et Musenyi. Sa mise en œuvre est assurée par les districts sanitaires, en collaboration avec le ministère de la Santé publique, les partenaires au développement et les leaders communautaires des camps.

Forte poussée de grippe dans plusieurs régions du Burundi

Forte poussée de grippe dans plusieurs régions du Burundi

Une épidémie de grippe accompagnée de toux sévère se propage rapidement dans plusieurs provinces. Le ministère de la Santé confirme la flambée et appelle la population à la vigilance.

Depuis quelques jours, plusieurs régions du Burundi font face à une recrudescence inquiétante des cas de grippe accompagnés de toux intense. Dans la zone de Kanyosha, commune de Mugere, province  Bujumbura, de nombreux habitants affirment voir la maladie se propager rapidement d’un foyer à l’autre.

À Kajiji, un des quartiers touchés, les habitants décrivent des symptômes plus sévères que ceux des grippes saisonnières habituelles : fortes fièvres, maux de tête violents, toux persistante et fatigue extrême. « La maladie est bien présente et elle est très grave pour de nombreuses personnes », témoigne un habitant. « Lorsqu’un membre du foyer tombe malade, toute la famille finit par être contaminée. On se demande même s’il ne s’agirait pas d’un retour de la Covid-19 sous une autre forme. »

Face à ces inquiétudes et à la propagation rapide du virus, le ministère de la Santé publique a confirmé l’existence d’une flambée grippale inhabituelle. Polycarpe Ndayikeza, porte-parole du ministère, reconnaît une hausse notable du nombre de cas observés : « Nous constatons une forte augmentation des personnes atteintes de formes sévères de grippe. Nos services de gestion des urgences suivent la situation de près et nous appelons la population à consulter sans tarder en cas de symptômes. »

Le ministère recommande également aux personnes malades d’appliquer rigoureusement les gestes d’hygiène afin de limiter la transmission.

 

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