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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les habitants de Makamba plaident pour la libération d’un militant du parti CNl victime d’un montage.

Des habitants de la province  Makamba alertent sur  le cas d’un homme incarcéré depuis plus de 2 semaines au cachot du parquet de  Makamba. Blessé et privé de soins de santé, le détenu est poursuivi pour tentative d’assassinat de son compagnon, lui aussi blessé,  avec qui il était à bord d’une moto lors d’un accident. Les habitants de Makamba parlent plutôt de  mobiles politiques derrières son emprisonnement.

Jean-Marie Ciza, militant du CNL, est cet individu incarcéré arbitrairement et en mauvais état sanitaire, selon certains habitants de la commune Mabanda. Ces habitants révèlent que tout a commencé le jour où Jean-Marie Ciza a fait un accident de moto avec son compagnon nommé Gérard Niyera, un imbonerakure de la localité. Les deux venaient d’un bistrot où ils avaient passé ensemble du temps en partageant un verre. C’était en date du 29 Juillet dernier.

Blessés, des passants leur ont secouru et sont rentrés. Arrivés sur la colline où ils habitent, ils se sont séparés et chacun a pris le chemin de chez lui. Jean-Marie Ciza était blessé au niveau de la cuisse de sa jambe tandis que Gérard Niyera était blessé au niveau de son coup et de son bras qui avait été coupé par une tôle, selon les sources de la RPA.

Ces dernières disent que, par la suite, Gérard Niyera a opté pour se rendre à l’hôpital car il voyait que son état de santé pouvait s’aggraver. Mais, Jean-Marie Ciza a reçu les premiers soins chez lui de la part de sa mère qui a coupé avec un couteau une partie de sa peau déchirée. Gérard Niyera a passé la nuit au centre de santé et avait déclaré à son arrivée qu’il s’était blessé au cours d’un accident. Une déclaration qu’il a fini par changer lors que des imbonerakure et responsables du parti CNDD-FDD lui ont ordonné d’accuser son compagnon du parti CNL en lui faisant porter le chapeau que ses blessures étaient dues au fait qu’il voulait l’étrangler. Cet habitant qui a suivi de près le dossier relate un montage orchestré par la suite contre Jean-Marie Ciza. ‘’A l’hôpital, il disait qu’il a fait un accident.  Mais après, ils sont partis chez Ciza et ont pris un couteau que sa mère avait utilisé pour enlever une partie de sa peau déchirée. Ce couteau a été transformée en une preuve d’accusation que Ciza voulait l’étrangler ».

Jean-Marie Ciza a été arrêté le lendemain en date du 30 juillet et a été conduit au cachot de la commune Mabanda où il a séjourné jusqu’au 10 août. Après, il a été transféré au cachot du parquet de Makamba où il est incarcéré jusqu’à l’heure actuelle. Ce membre du parti CNL a sollicité qu’il soit écouténtendu et que des gens qui les ont secourus le jour de l’accident soient entendus.  Ce qui a été refusé par un officier de la police judiciaire qui avait le dossier. L’une des sources dit que la santé de Gérard Ciza continue à se détériorer. « Il a été sorti de son 1er  cachot communal au moment où l’os de sa jambe sur la partie où il s’était blessé était visible et lui causait plusieurs douleurs. L’OPJ qui avait le dossier avait refusé de l’interroger en disant qu’il ne peut pas le faire avant que son compagnon hospitalisé ne guérisse. Un acte qui nous a étonnés puisque Ciza, lui aussi, était souffrant et l’est toujours en prison et qu’il ne bénéficie même pas des soins ».

Certains habitants de Mabanda disent que Gerard Ciza serait victime de son appartenance politique car, dans le passé, il avait été convoité pour qu’il adhère au parti CNDD-FDD. Mais à l’époque, il n’avait pas obtempéré. Ils demandent ainsi à l’administration et à la justice de le libérer étant souffrant et emprisonné arbitrairement. 

A ce propos, la RPA a tenté de joindre sur téléphone, Françoise Ngozirazana, la gouverneure de Makamba, mais son téléphone sonnait sans que personne ne décroche.

Les responsables du camp de Mtendeli n’avouent pas leur rôle dans la destruction des maisons des réfugiés délocalisés.

Les responsables du camp de Mtendeli  nient qu’aucune injection n’a été donné de démolir des maisons des réfugiés burundais.  Le représentant du responsable dudit camp  tentait de s’expliquer devant les réfugiés burundais qui devraient être transférés au camp de Nduta vendredi dernier. Depuis le début du processus de délocalisation des réfugiés de Mtendeli vers la fin du mois dernier, les maisons des réfugiés délocalisées ont été systématiquement détruites.

C’était  en début d’après-midi  de ce mardi lorsque des camions ont ramené les effets appartenant aux réfugiés du camp de Mtendeli situé en Tanzanie. Ces effets avaient été  acheminés jeudi dernier vers le camp de Nduta et leurs propriétaires devaient être délocalisés vendredi  dernier. 

Ce mercredi, l’envoyé  spécial du responsable du camp de Mtendeli a  réfuté les allégations selon lesquelles les autorités du camp ont ordonné la destruction  des maisons des réfugiés. « Je sais très bien que personne n’a ordonné cette démolition. Aucun ordre dans ce sens  n’est sorti », a- t- il dit.

Ces propos ont soulevé la contestation des réfugiés. La majorité des  300 réfugiés qui devaient être délocalisés vers le camp de Nduta vendredi dernier  n’a actuellement plus de toit. Ces réfugiés soutiennent toujours que la destruction de leurs maisons est imputable aux autorités du camp.

Faute d’être dépouiller de ses biens, un militaire se fait tabasser par des policiers à Rugombo.

Un militaire burundais a été passé à tabac ce mercredi par un groupe de policiers de la commune Rugombo en province Cibitoke. Ces policiers  voulaient lui dépouiller de ses biens. Ce militaire a été secouru par les habitants de cette localité  après une échauffourée.

L’après-midi de ce mercredi, un groupe de policiers sous les ordres d’un prénommé Désiré alias Decorps  avaient arrêté un militaire l’accusant de vol.

Les habitants de la localité indiquent que des accrochages entre les agents de la police et la population s’en sont alors suivis. Cet habitant témoigne. « Ce militaire avait passé la journée à s’approvisionner. Il avait acheté du riz et s’était rendu à l’extérieur du marché vers 19 heures pour s’étancher la soif. Les policiers l’ont par la suite arrêté arguant qu’il était un voleur et il a résisté. Quand la population a su qu’il était militaire, elle est accourue à son secours et a plaidé en sa faveur. Les policiers ont continué à le frapper avec leurs fusils pour le faire entrer dans les cachots  du marché ».

La population révèle que ce groupe de policiers avait plutôt l’ambition de voler de l’argent que possédait ce militaire car,  ce dernier  leur avait même  montré ses papiers d’identité. « Le militaire avait ses papiers sur lui. Ce qui nous a étonné c’est que la police voulait l’incarcéré sans même lui demander ses papiers. Ils ne l’ont fait que quand la population est intervenue et s’est interposée. Il y a eu alors une grande contestation. Il est évident que ces policiers voulaient malmener le militaire pour lui dérober l’argent qu’il avait sur lui. Ils voulaient lui prendre sa sacoche et il n’a pas voulu céder », ajoute notre source.

Les informations sur place précisent que ces policiers ont par la suite libéré ce militaire vers 21 heures.

La rédaction n’a pas pu joindre le commissaire de police en commune Rugombo pour qu’il donne sa version des faits.

Le lieu et le motif de détention de trois militants du parti CNL à Kayokwe restent inconnus.

Les familles de 3 militants du parti CNL en commune Kayokwe, province Mwaro demandent d’être informées sur le lieu de détention des leurs. Ces 3 militants du parti CNL ont été arrêtés par des agents de la documentation lundi dernier. Jusqu’aujourd’hui personne ne connaît le motif de leur arrestation ainsi que leur lieu de détention.

Ces trois membres du parti CNL de la commune Kayokwe arrêtés par les agents du service national des renseignements ce lundi 09 août sont NDAGIJIMANA Lazard, responsable du parti CNL dans cette même commune et MANIRAKIZA Marc. Ils sont tous les deux enseignants à l’école fondamentale Rumantimba. Le troisième nommé Butoyi a été arrêté dans la ville de Gitega, comme le témoigne notre source.

Ces informations indiquent également qu’après avoir été appréhendés, personne ne connaît le lieu de leur détention. Cependant, un des imbonerakure pointé du doigt par la population locale dans l’arrestation de ces 3 membres du CNL est le nommé NDUWIMANA Augustin surnommé Tama qui conduisait le véhicule de la documentation au bord duquel ils ont été embarqués.

Après trois jours sans savoir où ils ont été conduits, leurs familles craignent pour leur sécurité étant donné que, ces derniers temps, les membres des partis de l’opposition sont persécutés par les imbonerakure de cette commune Kayokwe. Ils leur accusent de collaborer avec les groupes rebelles et de livrer des informations aux médias qui diffusent depuis l’étranger. Ces familles demandent aux autorités administratives en commune Kayokwe de leur communiquer le motif de ces arrestations ainsi que le lieu de détention des leurs.

La rédaction n’a pas pu joindre Honoré HATUNGIMANA, administrateur de la commune Kayokwe, afin qu’il s’exprime à ce propos.

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