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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Rusengo : le marché payant imposé aux réfugiés congolais par les Imbonerakure

Rusengo : le marché payant imposé aux réfugiés congolais par les Imbonerakure

Des membres des Imbonerakure de la zone Rusengo commune Ruyigi en province Buhumuza, exigent entre 5 000 et 10 000 FBu aux réfugiés congolais du camp de Busuma pour accéder au marché local. Tout refus entraîne une interdiction de passage aux barrières illégales installées sur les axes menant au marché de Rusengo.

Ces barrières ont été dressées par des jeunes Imbonerakure affiliés au CNDD-FDD sur les deux principales routes reliant le camp au marché local. Selon un habitant de la localité, ces contrôles ont lieu les jeudis et dimanches, jours de tenue du marché. La première barrière se trouve à Nganji, tandis que d’autres jalonnent l’ensemble des chemins d’accès. Pour pouvoir passer,  les femmes paient        5 000BIF  et les hommes 10 000BIF

Un témoin sur place dénonce ces pratiques de racket, qui se déroulent au vu et au su des autorités de la zone. « Le marché de Rusengo nous est pratiquement fermé. Ces jeunes Imbonerakure dépouillent les réfugiés congolais », déplore cette source, qui pointe un manque flagrant de réaction des responsables locaux.

Parmi les individus impliqués figurent un certain Duriduri, originaire d’Ibonongera, Mamba ainsi que Désiré, connu pour avoir participé à des combats en République démocratique du Congo. D’après les informations recueillies, ces cinq Imbonerakure auraient tous séjourné en RDC, où ils auraient soutenu les Forces armées de la RDC (FARDC) dans les affrontements contre le mouvement M23.

La rédaction de la RPA a tenté à plusieurs reprises de contacter le chef de la zone Rusengo, Patrice Irakoze, pour obtenir sa réaction face à ces accusations, mais nos tentatives sont restées sans réponse.

Camp Nduta : les réfugiés burundais  dénoncent de nouvelles démolitions malgré les assurances du HCR

Camp Nduta : les réfugiés burundais dénoncent de nouvelles démolitions malgré les assurances du HCR

Alors que le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) avait annoncé la suspension des opérations de démolition dans les camps tanzaniens, de nouvelles maisons des réfugiés burundais ont été détruites  à Nduta. Les victimes, livrées à elles-mêmes, dénoncent le silence du HCR et appellent la communauté internationale à l’aide.

Les réfugiés burundais vivant dans les camps de Tanzanie font face à une nouvelle vague de violences. À l’aube du vendredi dernier, 16 janvier, les Basungusungu ont détruit plusieurs habitations dans la zone 18 du camp de Nduta, selon des témoignages concordants recueillis sur place. Une intervention survenue à peine une semaine après que le HCR avait annoncé la suspension de toute assistance et des démolitions à leur encontre.

« Octavia et ses hommes sont venus au petit matin pour raser toute la zone, ils n’ont rien laissé debout », raconte un réfugié joint par téléphone. Selon lui, les habitants du camp s’interrogent sur le silence du HCR face à de telles opérations, qu’ils perçoivent comme une manipulation orchestrée pour les pousser à rentrer de force au Burundi.

« Nous voulons comprendre la position du HCR. On nous avait dit que les destructions étaient suspendues, mais sur le terrain, on voit le contraire. Nous vivons dehors, sous la pluie, sans abri, et personne ne nous dit ce qui se passe vraiment », poursuit-il d’une voix résignée.

Cette incompréhension grandit au sein du camp. Plusieurs réfugiés estiment « inacceptable » qu’une organisation humanitaire de cette envergure adopte une attitude aussi passive alors que les autorités tanzaniennes semblent renforcer la pression sur une population déjà vulnérable. « C’est choquant d’être abandonnés par ceux censés nous protéger. Le HCR ne dit rien, pendant que l’État multiplie les actes que nous jugeons inhumains », déplore un autre résident.

Les réfugiés burundais de Tanzanie adressent un appel urgent à la communauté internationale. Ils demandent une intervention rapide pour garantir leur sécurité et faire respecter le principe du retour volontaire, tel qu’annoncé par le HCR.

 

Des rapatriés du camp de Nduta oubliés de l’aide alimentaire

Des rapatriés du camp de Nduta oubliés de l’aide alimentaire

Un mois après leur retour du camp de Nduta en Tanzanie, des rapatriés burundais lancent un cri d’alarme. Ils affirment n’avoir reçu aucune aide alimentaire malgré les promesses d’assistance faites avant leur départ.

Arrivés le 16 décembre 2025 au Burundi, ces rapatriés ont été accueillis à Nyabitare, dans la commune Gisuru, province Buhumuza et espéraient bénéficier, comme le prévoit le programme d’accueil, de rations alimentaires censées couvrir leurs besoins pendant les trois premiers mois de réinstallation. Mais à la place, il leur a été annoncé que les vivres n’étaient pas disponibles et qu’une aide financière équivalente leur serait attribuée. Un mois plus tard, rien n’a été versé.

Chaque rapatrié a seulement reçu un appui au développement évalué à 200 dollars américains soit environ 500 000 francs burundais  ainsi qu’une aide de 50 000 francs pour le transport jusqu’à sa famille. « Avant notre retour, il nous avait été clairement indiqué que nous bénéficierions d’une assistance alimentaire pour trois mois, le temps de reprendre nos activités », témoigne l’un d’eux, joint par la RPA.

Selon la même source, les responsables de leur accueil leur avaient promis une compensation financière de 145 000 francs burundais au lieu des vivres habituels. « On nous a demandé de patienter, nous assurant que l’argent serait transféré par téléphone. Mais jusqu’à présent, nous n’avons rien reçu », se désole un rapatrié.

Ces familles, plongées dans l’incertitude, demandent à l’État d’intervenir auprès des organisations humanitaires, notamment du Programme alimentaire mondial (PAM), afin qu’une solution soit trouvée. « Depuis notre arrivée, nous ne savons plus vers qui nous tourner. Nous avons décidé d’alerter la RPA pour que nos doléances soient entendues. La situation devient critique, nous risquons la famine », poursuit notre interlocuteur.

Contacté pour réagir à ces plaintes, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Burundi n’a pas donné suite à nos sollicitations.

 

 Affaire Sandra Muhoza : RSF dénonce une ‘’criminalisation du journalisme’’

Affaire Sandra Muhoza : RSF dénonce une ‘’criminalisation du journalisme’’

Condamnée une première fois puis rejugée après l’annulation de la procédure initiale, la journaliste burundaise Sandra Muhoza a écopé cette fois de quatre ans de prison ferme. Une décision dénoncée comme arbitraire par son avocat et par Reporters sans frontières (RSF), qui y voient une volonté manifeste de criminaliser le travail journalistique au Burundi.

La journaliste burundaise Sandra Muhoza, déjà condamnée une première fois à 21 mois de prison, a vu sa peine presque doubler à l’issue d’un nouveau procès tenu au tribunal de Ngozi. La première procédure avait été annulée après que la cour d’appel s’est déclarée incompétente. Rejugée sur des accusations différentes, elle a finalement été reconnue coupable d’“atteinte à l’intégrité du territoire national” et d’“aversion raciale”, selon Reporters sans frontières (RSF).

Pour son avocat, Maître Rémy Nsabimana, cette nouvelle décision est dépourvue de fondement juridique. Il estime que les faits reprochés ne correspondent à aucune infraction prévue par le code pénal burundais, et qu’aucun indice sérieux ne permet de soutenir une culpabilité. « Il n’y a aucune base légale pour une telle condamnation. L’acquittement aurait dû s’imposer. Interjeter appel reste la seule voie possible », a-t-il déclaré.

RSF dénonce de son côté une persécution systématique. L’organisation rappelle que la journaliste avait été arrêtée pour avoir simplement relayé un message dans un groupe WhatsApp professionnel, un acte qui ne saurait constituer un crime. L’ONG critique également les manœuvres ayant prolongé sa détention : arrestation jugée arbitraire, changement d’accusations, conflits de compétence judiciaire et refus répété de liberté provisoire malgré la fragilité de son état de santé.

Pour RSF, la sévérité de la peine illustre une volonté de criminaliser l’exercice du journalisme et d’étouffer toute voix critique. L’organisation appelle à la libération immédiate de Sandra Muhoza, la seule femme journaliste actuellement en détention dans toute l’Afrique subsaharienne. Dans son communiqué, RSF  rappelle que le Burundi occupe la 125ᵉ place sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse 2025.

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