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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les réfugiés burundais du camp de Lusenda demandent leur délocalisation.

Les réfugiés burundais de Lusenda à l’Est de la RDC demandent au gouvernement congolais et à la communauté internationale de les délocaliser pour échapper aux groupes armés qui jurent de les exterminer. Ils rappellent que les combattants Maï Maï ont récemment assassiné un réfugié et qu'ils ont élaboré une liste des réfugiés à éliminer.

Ces réfugiés burundais du camp de Lusenda en RDC révèlent l’existence d’une liste des réfugiés à éliminer élaborée par des combattants Maï Maï de la communauté des Babembe. Ces combattants accusent les réfugiés burundais d’avoir les mêmes coutumes et caractère que des Banyamurenge et auraient de bonnes relations avec eux. Ils ne digèrent pas leur présence dans cette localité et veulent qu’ils partent immédiatement pour éviter qu’ils puissent s’y installer définitivement à l’instar des Banyamurenge. Ce réfugié témoigne.   « Ils font savoir que les Banyamurenge se sont installés dans cette région petit à petit car ils étaient venus à la recherche du pâturage de leurs troupeaux. Ils affirment que ces Banyamurenge ont eu la nationalité congolaise sous le régime de Mobutu et précisent que certains réfugiés burundais ont la culture et les coutumes des Banyamulenge. Ils ne veulent pas entendre parler de tutsi dans cette région. Mêmes les hutu qui ressemblent aux tutsi ou qui élèvent des vaches tout simplement sont tous sur la liste des personnes à éliminer ».

Ces réfugiés burundais seraient aussi victimes de leurs biens. Dans la mentalité de la communauté des Babembe, un réfugié ne peut en aucun cas être riche plus qu’un indigène.  « Ils disent que nous sommes venus mains vides et que nous rentrerons aussi mains vides. Ils précisent que tous les biens que nous avons obtenus grâce à nos efforts, nous les laisserons ici. On ne va rien emporter. Ils le disent en pleine journée. C’est leur principe. Lorsqu’on te soupçonne que tu as plus d’un million de franc congolais, tu es la cible d’attaque. Ils veulent nous chasser de cette localité pour laisser la place aux indigènes afin de bien combattre leurs ennemis Banyamurenge », ajoute notre source.    

Ces réfugiés burundais de Lusenda demandent au gouvernement congolais et aux Nations Unies de les délocaliser pour échapper aux groupes armés qui jurent de les exterminer. A ce propos, nous n’avons pas pu joindre le porte-parole du gouvernement congolais ainsi que le représentant du HCR en République Démocratique du Congo.

Des armes utilisées dans des entraînements para- militaires trimbalent dans des écoles.

Un fusil de type Kalachnikov  a été découvert par les écoliers ce mercredi dans une salle de classe de l’Ecole fondamentale de Muhanga II en commune Muhanga de la province Kayanza. Ce fusil aurait été laissé sur place par des imbonerakure qui  fréquentent souvent cet établissement pour une formation para- militaire après les heures de service.

Ce fusil de type Kalachnikov a été découvert par des écoliers de l’Ecole fondamentale de Muhanga II mercredi à 7 heures du matin dans une salle de classe.

Selon nos sources à Muhanga, ces écoliers ont vite alerté  les enseignants et ces derniers ont par la suite renseigné la police. Les habitants de cette localité indiquent avoir été étonnés de constater qu’il y a eu un bras de fer entre le policier qui a récupéré  cette arme à feu et l’administrateur de la commune Muhanga, Lambert Nduwimana, qui voulait lui aussi la saisir. « Un policier qui assurait la garde de l’agence de la banque BANCOBU est intervenu rapidement pour récupérer ce fusil. L’administrateur qui venait en courant a exigé au policier de lui donner l’arme.  Ce que ce dernier a refusé», indique un témoin.

Pour les habitants proches de l’Ecole fondamentale de Muhanga II, ce fusil aurait été laissé dans cette salle de classe par des imbonerakure qui fréquentent souvent cet établissement scolaire pour une formation para- militaire après les heures de service. « On était informé qu’à partir de 3 heures du matin se déroule souvent à cette école une formation para- militaire des imbonerakure. Ce sont donc les mêmes imbonerakure qui auraient oublié cette arme à feu dans cette salle de classe », révèle- t- il.     

Une  grenade a blessé une quinzaine d’écoliers ce jeudi à l’Ecole fondamentale Muramba III de la commune Buhinyuza en province Muyinga.

De l’insécurité et crainte de maladies au camp de Lusenda.

Quatre parmi les présumés auteurs d’attaques perpétrées ces derniers jours à l’endroit des réfugiés burundais du camp de Lusenda en RDC ont été capturés cette nuit par des réfugiés qui faisaient les rondes nocturnes. Il s’agit des jeunes de la communauté des Babembe qui agissent en complicité avec les policiers qui assurent la sécurité de ce camp. Entre temps, ces réfugiés craignent d’attraper des maladies surtout celles liées au manque d’hygiène vu les conditions dans lesquelles ils vivent aujourd’hui.

Ces réfugiés burundais du camp de Lusenda en RDC décrivent leurs conditions auxquelles ils sont confrontés pendant les trois jours qu’ils viennent de passer devant les bureaux de la Commission Nationale en charge des Réfugiés, CNR. « La nuit, on ne dort pas. On est exposé au froid et aux moustiques. Pendant la journée, nous sommes exposés au soleil accablant. En cas de pluie, ça sera une catastrophe. Ici, nous sommes vraiment  dans les conditions déplorables ». 

Ayant fui les attaques d’hommes armés, ces réfugiés déplorent le manque d’assistance de la part du gouvernement congolais et des bienfaiteurs. « On a rien à manger. Nous allons mourir de faim. On nous empêche d’aller dans nos champs. On n’a même pas de l’eau à boire ou se laver les mains. Nous sommes entassés les uns contre les autres. Le respect des mesures  barrières contre la covid-19 n’est plus une priorité. Seul le Dieu tout puissant va nous protéger contre cette pandémie », se plaint un des réfugiés.

Mis à part la faim et le risque d’attraper le coronavirus, ces réfugiés courent le risque d’attraper d’autres maladies des mains salles suite au manque d’eau et de latrines. « Il n’y a pas ici de latrines. Les gens sont exposés au choléra et à la dysenterie. Nous demandons au gouvernement congolais de tout faire dans l’immédiat pour nous délocaliser vers une autre localité plus au moins sécurisée. Au cas contraire, qu’il avoue auprès des Nations Unies qu’il n’est plus à mesure d’assurer notre sécurité afin que cette organisation trouve un autre pays capable de nous protéger», lance un autre réfugié.

Entre temps quatre parmi les présumés auteurs d’attaques perpétrées ces derniers jours à l’endroit de ces réfugiés ont été capturés cette nuit par des réfugiés qui faisaient les rondes nocturnes. Il s’agit des jeunes de la communauté des Babembe qui agissent en complicité avec les policiers qui assurent la sécurité de ce camp, témoigne un de ces réfugiés.  « Certains policiers qui assurent la sécurité du camp y compris le commissaire sont impliqués dans ces actes criminels. On cite également le chef de groupement. Ce dernier serait le principal responsable pour avoir planifié ces actes. Nous avons appris qu’ils ont procédé ce dimanche au partage des vaches qu’ils ont volé au cours des deux dernières attaques. Ils étaient à 3 km du camp. Ils disaient entre eux, telles vaches sont pour tel chef et telles autres sont pour tel responsable. Qui sont donc ces commanditaires ? Ce sont les responsables policiers qui assurent la sécurité du camp de Lusenda».

Dans un message adressé cette nuit aux réfugiés du camp de Lusenda, les responsables de ce camp ont recommandé aux réfugiés d’arrêter les rondes nocturnes car la sécurité de ce camp sera désormais assurée par les combattants Maï Maï. Ces derniers tranquillisent les réfugiés arguant qu’ils veulent aussi traquer les bourreaux qui ternissent leur image. Les réfugiés se demandent comment ils vont être protégés par une milice. La rédaction de la RPA  n’a pas pu joindre le responsable du camp de Lusenda pour de plus amples éclaircissements.

Les Mai Mai menacent le sécurité des réfugiés burundais du camp de Lusenda.

Les réfugiés burundais du camp de Lusenda en République Démocratique du Congo demandent que leur sécurité soit renforcée ou à défaut d’être délocalisés dans un autre endroit plus sécurisé. La nuit de mardi, un groupe des Mai Mai a pénétré dans ce camp et a volé des vaches avant de repartir sans être inquiétés. 

 L’attaque contre ce camp de Lusenda a été perpétrée mardi dernier vers 3 heures du matin. Selon une source de la RPA dans ce camp, des malfaiteurs Mai Mai ont volé plusieurs vaches et ont fait savoir aux réfugiés qu’ils devaient s’attendre à les revoir bientôt. « Ils nous ont volés 20 vaches et en partant ils nous ont dit qu’ils comptaient revenir pour se réapprovisionner encore en bétail. Pour eux, les vaches que nous avons ici appartiennent aux Banyamulenge », indique un réfugié.

Par crainte de perdre tout, certains réfugiés ont opté à vendre le reste de leur bétail tandis que d’autres les ont abattus pour vendre vente leur viande. « Cela nous a fait très peur. Les éleveurs ont vendu leurs vaches tandis que  d’autres les ont abattu  pour vendre de la  viande. Tout ça prouve que nous vivons dans l’insécurité malgré la présence des Basungusungu et des policiers. Cela n’empêche pas ces Mai Mai d’entrer et sortir comme ils veulent au camp et d’y commettre des forfaits sans s’inquiéter », a- t- il ajouté.

Ce même groupe avait déjà volé 7 vaches une semaine avant.  Pour le moment, les réfugiés du camp de Lusenda demandent aux organisations telles que le Comité National pour les Réfugiés, CNR en sigle, et le Haut-Commissariat pour les Réfugiés, HCR, de faire en sorte que leur sécurité soit assurée ou à défaut de les délocaliser dans un endroit plus sûr.  

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