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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Tanzanie : violences en hausse contre les réfugiés burundais du camp de Nduta

Tanzanie : violences en hausse contre les réfugiés burundais du camp de Nduta

Par: Davy Claude Mbananayo

Les violences et actes de persécution visant les réfugiés burundais installés dans les camps en Tanzanie connaissent, ces derniers temps, une recrudescence particulièrement préoccupante. Dans la nuit du 24 mars 2026, au camp de Nduta, plusieurs réfugiés ont été pris pour cible lors d’attaques violentes. Selon nos  sources, certains ont été grièvement blessés à l’arme blanche, tandis que d’autres ont subi des passages à tabac d’une rare brutalité, les laissant dans un état critique.

 À l’heure actuelle, il est impossible d’établir un bilan précis du nombre total de blessés et de personnes grièvement atteintes. Les structures sanitaires sont débordées, notamment celles soutenues par Médecins Sans Frontières (MSF), où affluent de nombreuses victimes présentant des blessures graves. Plusieurs d’entre elles risquent de garder des séquelles irréversibles, pouvant conduire à des handicaps permanents.

Selon les informations recueillies, des tirs ont été effectués contre des personnes qui s’étaient réfugiées dans une zone de départ. Des gaz lacrymogènes y ont également été utilisés, affectant aussi bien les enfants que les adultes, dont certains présentent de graves atteintes oculaires.

Par la suite, les forces impliquées ont procédé à des violences ciblées : des hommes ont été systématiquement battus, certains grièvement, tandis que d’autres ont été poignardés.

 

FRAD ou façon de légitimer la milice du parti CNDD-FDD ?

FRAD ou façon de légitimer la milice du parti CNDD-FDD ?

Par: Josiane Muzaneza 

Des entrainements paramilitaires sont en train d’être dispensés aux seuls membres du parti CNDD-FDD en commune Ruyigi. Anciens PMPA démobilisés et quelques imbonerakure triés à la select réapprennent à manier des armes à feu et des armes de destruction massive dont des mines.

Ces entrainements ont débuté depuis une semaine. Ils se déroulent au centre semencier de Kigarika. Erigé sur une superficie de plus de 107 hectares, ce centre de formation est situé à 3 km du chef- lieu de ladite commune. Avant que ces gens en formation ne s’y installent, ce centre a d’abord été vidé par des véhicules militaires pour libérer l’espace. Quant aux plantations de maïs qui étaient prêtes à être récoltées, ces combattants se les sont appropriées.

Au nombre de 211, ces derniers constituent le premier bataillon et viennent de 3 compagnies, 2 de 70 personnes et 1 de 71.  9 de ces combattants sont des filles. La plupart d’entre eux sont des démobilisés, anciens combattants du CNDD-FDD alors au maquis. Ces derniers ont d’ailleurs gardé leurs grades. Et, selon une source de la RPA parmi les bénéficiaires de cette formation, certains imbonerakure les plus zélés et virulents font également partie de ce groupe d’anciens combattants. Selon nos sources, tous les 211 ont deux points communs : être membres du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, et reviennent tous du front en RDC où ils avaient été envoyé pour combattre le M23.

Armés tous de fusils de type kalachnikov, ces combattants apprennent à poser et à désamorcer les mines, à manier les grenades ainsi qu’à démonter et  huiler leurs fusils en un temps record.

Un des anciens combattants qui s’est confié à la RPA fait savoir qu’’’ils s’entrainent 7 jours sur 7, de 5h à 21, exception faite des samedis et dimanches où la formation se clôture à midi.’’ Le but de ces formations intensives : intégrer l’armée nationale et ainsi obtenir des numéros matricules afin de retourner en RDC en tant que membre de l’armée régulière burundaise, surtout que bon nombre de ces démobilisés PMPA ont gardé les grades de Colonel, Lieutenant- Colonel, Major ou Capitaine.

Ce centre de Kigarika prévoit former 3 bataillons, et chaque bataillon devra s’entrainer pendant 3 mois. Estimé à plus de 80, les instructeurs sont tous issus de différents camps militaires et ont comme supérieur hiérarchique le commandant MINANI. Quant au responsable de toutes ces activités, il se prénomme Ignace, un cadre militaire du grade de Général. Le Général Major Ignace Sibomana est le commandant de la Force de Réserve et d’Appui au Développement (FRAD).

Rappelons que ce genre de formations sont également en train de se dérouler en commune Muyinga, plus précisément au centre semencier de MWOKORA.

Burundi : neuf personnes tuées en une semaine dans quatre provinces

Burundi : neuf personnes tuées en une semaine dans quatre provinces

Par: Emmanuel Ndayishimiye

La Radio Publique Africaine a répertorié neuf cas d’assassinats enregistrés au cours de la semaine écoulée dans les provinces de Gitega, Bujumbura, Burunga et Butanyerera. Parmi les victimes figurent un enfant de 14 ans et une femme.

En province Gitega, la population a été choquée par la découverte du corps sans vie de Cédric Irankunda, un garçon de 14 ans retrouvé samedi dernier dans une brousse sur la colline Kanyonga, commune Gitega. La victime, portée disparue depuis deux jours, présentait des blessures à la tête et aux jambes. Toujours dans la même province, un homme sexagénaire, Pascal Gahungu, a été retrouvé mort sur la rivière Kaniga, sur la colline Gihehe. Lui aussi portait des blessures au niveau de la tête et avait disparu depuis près d’une semaine. Les causes de ces assassinats restent pour l’instant inexpliquées.

La province de Bujumbura concentre à elle seule cinq des neuf cas enregistrés.
Jeudi dernier, le corps de Abraham Niyogarura, 41 ans, chef de colline Bitare en zone Ndora, commune Bukinanyana, a été repêché dans la rivière Kaburantwa. Il présentait des blessures à la tête et était porté disparu depuis une journée.
Le même jour, à Maramvya (13ᵉ avenue, localité Kumatafari, zone Mutimbuzi), Jacques Ntacobakinkiza a été poignardé à mort après une dispute autour d’une dette de 5 000 FBu avec une femme identifiée comme Francine Munyaneza. Sa famille demande justice.
Toujours dans la même province, deux présumés voleurs ont été abattus par la police mercredi dernier près de la rivière Nyabagere, au quartier Mirango I, zone Kamenge. Selon des témoins, ils faisaient partie d’un groupe de bandits tentant de cambrioler un cabaret dénommé USA, sis au quartier Songa.
Enfin, une femme du nom de Béatrice Mpawenimana, âgée de 40 ans, a été retrouvée morte lundi sur la colline Kabati, toujours en commune Bukinanyana. D’après des proches, un conflit foncier familial serait à l’origine du drame. Trois membres de sa famille ont été arrêtés pour enquête.

En province Burunga, le corps d’un jeune homme, Cédric Itiriteka, âgé de 20 ans, a été découvert mardi dernier dans la rivière séparant les collines Gitobo et Gikana, commune Muhweza. La victime portait, elle aussi, des traces de blessures à la tête. Sa famille demande l’ouverture d’une enquête pour identifier les auteurs du crime.

Enfin, en province Butanyerera, un homme de 38 ans du nom de Ferdinand Habayo a été retrouvé mort dans un caniveau près d’une station-service, au chef-lieu communal de Kayanza. Selon les témoins, il aurait été tué à l’aide d’armes blanches par des individus non identifiés. Les mobiles du crime demeurent inconnus.

Un tenancier de Mutimbuzi poignarde à mort son client pour une dette de 5 000 francs

Un tenancier de Mutimbuzi poignarde à mort son client pour une dette de 5 000 francs

Par: Josiane Muzaneza

Un habitant de la zone Mutimbuzi a succombé ce jeudi 12 mars soir à ses blessures à l’hôpital Prince Régent Charles. C’est après qu’il a été poignardé en plein poumon par la propriétaire d’un bar de la place à qui il devait 5 000 francs burundais. Mais selon les voisins de la victime, ce crime aurait d’autres mobiles cachés d’où ils demandent à la justice de mener une enquête approfondie et de sévir sévèrement.

Le crime a eu lieu mercredi, plus précisément à la 13ème Transversale de la localité de Maramvya, à un endroit communément appelé ku matafari. Selon notre source, feu Jacques Ntacobakimvuna s’était levé du bon pied car il venait de recevoir une somme de 5 000 francs burundais en guise de récompense de la part d’une vieille femme à qui il avait récemment sauvé de la noyade. Mais sa réjouissance fut de courte durée car c’est ce même montant qui le conduira à sa perte.

En effet, aussitôt arrivé dans un bistrot de la place pour se payer une bière, son argent a été confisqué par la patronne dudit bistrot nommé Francine Munyaneza à qui Jacques devait de l’argent. Quand ce dernier a essayé de protester vu que l’échéance de paiement n’était pas encore arrivé, « la dame a sorti un couteau et l’a poignardé au niveau des côtes. Alertés par le bruit, les passants sont accourus pour s’enquérir de la situation et la police n’a pas tardé à arriver sur les lieux. La dame a été aussitôt arrêté et la victime évacuée à un centre de santé de la place. » Témoigne un des habitants de la place qui regrette que la victime a fini par rendre l’âme quelques heures seulement après son hospitalisation. « Le lendemain matin, Jacques s’est plaint des douleurs abdominales et a commencé à vomir du sang. Après avoir constaté qu’il développait une distension abdominale, le centre de santé qui le soignait a alors décidé de le transférer. Malheureusement, quelques heures seulement après son admission à l’hôpital  Prince Régent Charles, il est décédé. » Raconte notre source qui fait savoir que les amis, tout comme les proches de la victime ‘’exigent l’implication des meurtriers dans l’inhumation du leur’’ et demandent à la justice de diligenter une enquête approfondie car ils craignent que des mobiles cachés ne soient derrière cet assassinat.

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