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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Gitega : Les imbonerakure sèment la panique au sein de la population du quartier Shatanya

Gitega : Les imbonerakure sèment la panique au sein de la population du quartier Shatanya

Les habitants  de la commune Gitega, la capitale politique du pays, s'inquiètent des rassemblements organisés par les imbonerakure. Ces jeunes affiliés au parti au pouvoir, le CNDD-FDD, ont organisé ces rassemblements ce 1er mars  en scandant des chansons qui ont effrayé la population.

La population, craignant ces activités des imbonerakure, sont les habitants du quartier Shatanya  de la commune Gitega et des environs de ce quartier. Ils indiquent qu'aux alentours de 17 heures ce vendredi 1er mars (heures du Burundi), un groupe d'imbonerakure a parcouru toutes les avenues du quartier Shatanya. C’était une cinquantaine  portant tous des vêtements qui ont des insignes du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, décrivent des sources sur place.

Ce qui a le plus effrayé la population, c'est le message contenu dans les chansons qu’ils scandaient. « Ils chantaient  qu'ils allaient en découdre avec les membres des partis de  l'opposition. » Précisent nos sources.

Les habitants de Gitega demandent aux autorités compétentes et aux responsables du parti CNDD-FDD de mettre fin à ce comportement qui perturbe leur sécurité.

Nous n’avons pas pu joindre  Jacques Nduwimana, administrateur de la commune la commune Gitega.

Enième perturbation de la sécurité à l’ouest du Burundi

Enième perturbation de la sécurité à l’ouest du Burundi

Plus de 10 personnes, dont des agents de sécurité et des civils, ont été  tuées au cours d’une attaque d’individus armés survenue ce dimanche 25 février 2024 en zone  Buringa, commune Gihanga de la province Bubanza. Le mouvement rebelle RED-Tabara a revendiqué cette attaque, mais reconnait seulement  dans son bilan des militaires tués. Du côté du gouvernement burundais, il  accuse  de nouveau le RED-Tabara d’assassiner des civils avec la complicité du Rwanda.

C’est au-delà de 21h que les  habitants de la zone Buringa et dans ses environs disent avoir commencé à entendre des crépitements d’armes. Il s’agissait d’une attaque menée par un groupe d’individus armés. Dans cette attaque, plus de 10 personnes auraient été assassinées. Le gouvernement du Burundi, à travers un communiqué qu’il a sorti ce lundi 26 février, donne le bilan de 9 personnes tuées dont un militaire et parle d’une attaque menée dans un ménage de Buringa.

« Des terroristes du groupe RED-Tabara ont attaqué un ménage en plein deuil dans la localité de Buringa. Neuf personnes sont mortes sur le champ, parmi elles six femmes et un militaire qui intervenait pour secourir la population. »  Selon le communiqué du gouvernement, cinq autres personnes ont été blessés dont 3 femmes. Et pour ce qui est des dégâts matériels, il parle d’une moto et de deux véhicules dont un qui transportait une dépouille à la morgue incendiés ainsi qu’une permanence du parti CNDD-FDD vandalisée.

La Résistance pour un Etat de Droit, RED-Tabara, mouvement rebelle qui combat le régime du CNDD-FDD revendique en effet  l’attaque. Via son compte X, le RED-Tabara a déclaré avoir lancé deux attaques contre  « la position militaire à la rivière Mpanda et la position de chez Ndombolo à Buringa. » Pour ce qui est du bilan des dégâts, le mouvement rebelle  parle de « six militaires tués, une permanence du CNDD-FDD détruite, et des armes et munitions saisies. »

 Le Rwanda de nouveau accusé…

Dans son communiqué, le gouvernement du Burundi a  encore une fois accusé le Rwanda voisin de soutenir le mouvement RED-Tabara.  « Le gouvernement du Burundi déplore encore une fois le comportement du Rwanda qui entretient, entraine et arme le groupe terroriste RED-Tabara. Il exige l’extradition du cerveau de ce groupe terroriste hébergé au Rwanda. »

Cette attaque survenue de ce 25 février  à Buringa et revendiquée  par le mouvement rebelle RED-Tabara suit une autre qui a eu lieu  en décembre dernier à Gatumba, commune Mutimbuzi de la province Bujumbura et qui a été aussi  revendiquée  par le même mouvement.

Pour les deux attaques, des civils sont  assassinés. Et  que ça soit le gouvernement du Burundi ou le mouvement RED-Tabara, chacun accuse l’autre d’être derrière leur assassinat.

La population qui s’est entretenue avec la RPA, ne cache  pas son inquiétude face au contexte d’insécurité grandissante qui se remarque dans différents coins du pays.

Ruyigi : De la criminalité à l’arme blanche inquiète les habitants du quartier Sanzu 3

Ruyigi : De la criminalité à l’arme blanche inquiète les habitants du quartier Sanzu 3

Un groupe de criminels armés de poignards et machettes sème la panique au sein des habitants du quartier Sanzu 3 au chef-lieu de la province Ruyigi. Vendredi 23 février, un habitant de ce quartier qui rentrait chez lui les heures avancées a été grièvement blessé puis étourdi par ces malfaiteurs.

 Intercepté par des gens armés de poignards et autres outils criminels, un jeune homme  a échappé de justesse à la mort. Ces criminels l’ont dangereusement battu et asséné un outil métallique sur la tête. La victime a aussitôt perdu connaissance. Sur le point de le poignarder, un voisin est vite intervenu et les malfaiteurs ont pris le large, raconte cet habitant du quartier Sanzu3. « Vendredi entre 22h et 23 h, l’on a tendu une embuscade à un citoyen qui rentrait chez lui, tout près d’une fontaine publique et d’une maison d’habitation d’un prénommé Michel. Ils l’ont alors attaqué, lui ont asséné un outil au niveau de la tête et il est devenu inconscient.  N’eut été le voisin qui s’est précipité à secourir la victime, les criminels étaient sur le point de l’achever avec un poignard. »  

Selon nos sources sur place, le lieu d’embuscade est un endroit où une plantation de fourrage domine le sentier et où se camouflent souvent ces malfaiteurs.

Mardi  13 février, une autre personne avait été agressée de la même manière à cet endroit par ces criminels, et 3 mois avant une personne y avait été tuée. A cet effet, les habitants du quartier Sanzu 3 demandent à l’administration et à la police d’agir en conséquence afin que la sécurité soit recouvrée dans cette localité, surtout démanteler le réseau en cause.  

Des sources administratives au chef-lieu de la province Ruyigi révèlent que la question a été évoquée dans la réunion de sécurité de ce lundi 26 février. Les mêmes sources affirment aussi que de tels crimes ne sont pas nouveaux dans cette localité.

Un  uxoricide à Kabezi

Un uxoricide à Kabezi

Une femme a été sauvagement tuée par son mari sur la colline Migera, dans la commune de Kabezi, province  Bujumbura. La victime s'appelait Lydie Irishura, elle était mariée à un certain Raymond Ncamubinigi. Selon nos sources à Kabezi, le couple était en conflit car le mari accusait sa femme d’infidélité.

Cette nuit du 23 février, Lydie Irishura a été attaquée par son époux alors qu’elle dormait. Des sources sur place révèlent qu’il l’a frappé à coups de machettes, avant de porter le coup fatal avec une hache à la tête. L'auteur du crime  a pris la fuite immédiatement après les faits.

 Le matin de ce 23 février, l'administrateur de la commune  Kabezi s'est rendu sur les lieux du crime, portant un message d’apaisement et d’appel au  recours à la justice même en cas de conflits familiaux.

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