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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Tabassés par des imbonerakure, deux militants du parti CNL sont incarcérés depuis lundi à Kiremba

Deux membres du parti CNL de la commune Kiremba en province Ngozi sont incarcérés au cachot de la commune depuis ce lundi. Ils ont d’abord été tabassés par des imbonerakure qui les accusaient d’empêcher la population à adhérer au parti au pouvoir.

 Le premier militant du parti CNL persécuté est Fidèle Ndihokubwayo et est un habitant de la colline Kiremba. Les faits se sont déroulés en date du 22 août dernier où il  a d’abord été tabassé selon nos sources. Ces dernières révèlent que les imbonerakure sont venus le frapper au moment où il était dans un bar en train d’étancher la soif avec ses amis. Ces imbonerakure l’ont accusé d’avoir empêché à la population d’adhérer au parti CNDD-FDD selon toujours nos sources. Fidèle Ndihokubwayo et ses amis ont opté pour fuir mais lui a été attrapé par ces imbonerakure qui l’ont frappé de nouveau et l’ont emmené au cachot de la commune Kiremba. Il y a passé une nuit et a été relâché le lendemain selon nos sources. Fidèle Ndihokubwayo a donc décidé de déposer une plainte contre ceux qui l’ont battu et blessé. Depuis, il a été emprisonné de nouveau d’après cette source. « Après sa sortie, il est retourné au bureau de l’Officier de la Police Judiciaire pour déposer une plainte. A cet instant même, un responsable d’imbonerakure en commune de Kiremba nommé Grégoire Nsanzamahoro est venu et a ordonné plutôt qu’il soit de nouveau incarcéré».

Ce lundi, un autre militant du parti CNL connu sous le nom de Marcel Mbazumutima a été tabassé par deux imbonerakure qui lui reprochaient également d’empêcher la population d’adhérer au parti CNDD-FDD. Lui aussi, il a été acheminé par la suite au cachot de la commune Kiremba. « Il rentrait chez lui aux environs de 18 heures et un imbonerakure l’a intimé l’ordre de s’arrêter. Ils ont échangé des propos et des gens sont venus assister à la scène. Cet imbonerakure a dit que celui qui a exigé son arrestation est un imbonerakure prénommé Elysée. Ce dernier est venu et ils l’ont emmené à l’école primaire de Kibuye où ils l’ont battu avant de l’acheminer au cachot communal de Kiremba où il est détenu », ajoute notre source.   

Les militants du parti CNL en commune de Kiremba demandent que ces persécutions leur infligées par des imbonerakure en complicité avec la police cessent.

La rédaction de la RPA a téléphoné le prénommé Jean-Joli alias Rucenge, l’officier de la police judiciaire au poste communal de police de Kiremba où sont incarcérés les deux militants du CNL et l’a dit de téléphoner le porte-parole du ministère de l’intérieur, Pierre Nkurikiye. Mais, ce dernier n’a pas daigné décrocher son téléphone portable. La rédaction a également tenté de joindre l’administrateur de la commune de Kiremba, Pascal Sebigo, mais a raccroché après une brève présentation.

Jeudi noir pour les réfugiés burundais du camp de Nduta.

Un mauvais jeudi pour les réfugiés burundais du  camp de NDUTA en Tanzanie. Ceux qui exercent le petit commerce  ont été dépouillés de leurs marchandises par la police tandis que ceux qui se rendaient  à l’extérieur du camp pour chercher du  bois de chauffage  ont été sérieusement tabassés par les éléments de la même police.

Au  camp de Nduta en Tanzanie,    des réfugiés  organisaient de petits points de vente à l’intérieur  de leurs villages et surtout chacun devant sa maison ce jeudi vers 17 heures. Aussitôt, des  policiers sont venus et ont confisqués  les biens de ces burundais. Ils visaient surtout de l’argent comme le témoigne ce réfugié. « Des réfugiés  faisaient du petit commerce. Ils ont érigé de petits points  de  vente. Ils avaient  tous  de petits articles. Des policiers sont alors venus se  comportant  en voleurs .Ils visaient de  l’argent. C’était du vol tout simplement.  Vraiment,  ça nous a choqués. Se  faire voler  en pleine journée dans un pays sensé être  un pays de lois. C’est regrettable ».

Au  cours de la journée,  des  Burundais partis à l’extérieur du camp à la recherche du bois de chauffage avaient été victimes des mêmes éléments en uniformes. Hommes, femmes et enfants ont été  sérieusement tabassés. Un comportement qui n’est pas nouveau  selon ces réfugiés. « A l’extérieur du camp,  c’est devenus une habitude. Des réfugiés se font battre, se font violées et se font même tués. La police de l’immigration, la police du camp et  mêmes les jeunes miliciens tanzaniens  dit s WANAMGAMBO  maltraitent tous de réfugiés burundais. Ils les tuent mêmes. Ils les chassent par des  arcs  et des flèches, les  blessent  à l’aide des machettes. C’est très malheureux ».

Le camp de Nduta se trouve à l’intérieur des arbres.  Mais, les réfugiés n’ont pas droit à un arbre même s’il tombait de lui-même. Les réfugiés doit parcourir des kilomètres pour se  procurer en bois de chauffage. Aujourd’hui,  ce camp héberge près de 70 milles réfugiés burundais.

Une mère et un imbonerakure se concertent pour un mariage forcé de sa fille.

Une jeune fille finaliste au Lycée Vugizo est sous menaces de mort de la part d’un imbonerakure du quartier Gasenyi, zone Gihosha en commune Ntahangwa qui veut l’épouser de force avec la complicité de sa mère. Aujourd’hui, elle est en clandestinité pour avoir manqué la protection de la CNIDH, la Commission nationale indépendante des droits de l’homme.

Laika IRAKOZE est une jeune fille de 19ans et est finaliste au Lycée Vugizo en mairie de Bujumbura.Dimanche de la semaine dernière,  elle a été kidnappé par un imbonerakure du nom de Samuel NDIKURIYO du quartier Gasenyi situé en zone Gihosha dans la  commune Ntahangwa. Les informations fournies par les proches de sa famille indiquent que cet imbonerakure  l’a trouvée chez une famille de la victime en zone Gihosha au moment où elle participait à une fête.

Embarquée à bord d’un véhicule immatriculé I 8812A, Laika IRAKOZE  a été emmenée au bar Iwabo w’abantu de feu Lieutenant-Général Adolphe Nshimirimana, ancien patron des services secrets burundais. L’enlèvement de Laika IRAKOZE serait un coup préparé à l’avance par sa mère en complicité avec cet imbonerakure  Samuel NDIKURIYO. Un  des proches de la victime parle de ce qui est arrivé à la fille Laika IRAKOZE,  après avoir été  forcée d’épouser cet imbonerakure.   « La maman a envoyé un message audio à ce monsieur en lui disant de ne pas la laisser aller. Le monsieur a conduit cette fille au bar Iwabo w’abantu et lui a dit que c’était fini et qu’elle venait d’être sa femme. La jeune fille a, par cette occasion, répondu qu’elle accepte. Par la suite, la jeune fille est entrée dans la chambre puis elle a retiré son tricot et a voulu se suicider par étranglement.  Le monsieur est entré dans la chambre et a commencé à la battre toute nue et en l’abusant  sexuellement ».

Après avoir passé la nuit chez l’imbonerakure Samuel NDIKURIYO, la jeune fille a décidé de fuir. « Ce monsieur a demandé à la jeune fille de l’accompagner à Ngagara pour rendre visite à une famille. Arrivés là-bas, la jeune fille en a profité pour prendre fuite en passant derrière et a arrêté un taxi pour s’enfuir. Le monsieur la cherche partout et a même alerté certains imbonerakure et policiers pour qu’ils lui aident.  Sa maman s’est jointe aussi à eux et elle cherche partout en demandant que sa fille soit arrêtée. Il y a une famille qui vit à Gihosha où la jeune fille est passée et maintenant cette famille subit des menaces. Elle est accusée d’avoir cachée cette jeune fille », poursuit un proche de famille

Les informations dignes de foi font savoir que la victime a saisi la CNIDH mais sans succès.

Lorsque la rédaction a tenté de joindre Geneviève Manirambona, mère de Laika IRAKOZE, il lui a été signifié que son numéro a été suspendu. L’imbonerakure Samuel NDIKURIYO, quant à lui, affirme que Laïka IRAKOZE est sa femme et ajoute qu’il a alerté différents organes afin de  l’aider à la rechercher. La rédaction de la, RPA n’a pas  pu joindre  Sixte Vigny NIMURABA, président de la CNIDH, pour donner des éclaircissements.

Dans notre prochaine livraison, on vous parlera de comment la jeune fille a été trompée pour signer à l’état civil lorsqu’elle avait été emmenée en commune Marangara en province Ngozi.

Problème de logements pour les réfugiés de Mtendeli dont les maisons ont été détruites.

Les réfugiés burundais du camp de Mtendeli en Tanzanie qui étaient sur le point d’être délocalisés vers le camp de Nduta et dont les maisons déjà  détruites depuis  plus d’une semaine vivent aujourd’hui dans des conditions déplorables.  Ils n’ont pas où loger leurs familles et sont obligés de demander hébergement chez les voisins dans ce camp.

Ces réfugiés burundais du camp de Mtendeli en difficulté de logement sont au nombre de 300 personnes composées de 80 familles. Depuis que le projet de les délocaliser au camp Nduta ait été suspendu, ils n’ont pas où se loger car leurs maisons ont été détruites. « Ils n’ont pas reconstruit leurs maisons. Pour le moment, certains réfugiés vont demander où loger chez les voisins et d’autres qui ont de petits moyens vont louer de petites maisons dans ce camp », précise notre source.

D’autres réfugiés profitent du rapatriement de certains de leurs concitoyens  pour avoir de l’abri. « Il y a des réfugiés qui ont de grandes familles qui ont vraiment du mal à trouver de l’abri. Ils attendent qu’il y ait des réfugiés qui se rapatrient pour récupérer leurs maisons. C’est vraiment dommage », poursuit notre source.

Ces réfugiés demandent aux organes habilités de leur construire des maisons. Les maisons de ces réfugiés ont été démolies sous l’ordre des responsables du camp de Mtendeli le 12 Août de cette année.

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