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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

La soif et la peur du choléra gagnent Rugombo

La soif et la peur du choléra gagnent Rugombo

Par: Walter Kwizera

La pénurie d’eau potable dans la zone de Rugombo, commune de Cibitoke, est devenue si critique que les habitants redoutent désormais une nouvelle flambée du choléra. Depuis plusieurs jours, les robinets sont à sec, poussant des familles entières à s’approvisionner dans les rivières avoisinantes, malgré les risques sanitaires.

« Nous n’avons plus d’eau courante depuis six jours. Les gens sont inquiets, car nous n’avons plus accès à l’eau potable. Pour en trouver, il faut aller jusqu’à la commune de Mugina, où un seau coûte cinq cents francs », raconte un habitant, visiblement désabusé.

Dans les rues de Rugombo, le décor est saisissant : des files de personnes munies de bidons et de seaux parcourent des kilomètres, à la recherche du moindre point d’eau. Ceux qui en ont les moyens s’approvisionnent dans la commune Mugina. La plupart, souligne notre source,  reviennent avec de l’eau de la rivière Nyakagunda, décrite comme trouble et contaminée par ceux qui la consomment.

« Ces jours-ci, tout le monde cherche désespérément de l’eau. Beaucoup se rabattent sur la rivière, même en sachant qu’elle est sale. Si rien n’est fait, le choléra reviendra inévitablement », prévient un autre résident.

Face à cette situation alarmante, les habitants supplient la REGIDESO d’agir d’urgence pour rétablir la distribution d’eau potable. Contactée par la RPA, la société n’a pas encore réagi à ces plaintes.

 

Gitega : les habitants alertent sur une grave pénurie d’eau potable

Gitega : les habitants alertent sur une grave pénurie d’eau potable

Par: Janvier Nininahazwe

Des maladies intestinales se multiplient et les écoles à régime d’internat peinent à fonctionner normalement à cause du manque d’eau potable dans la ville de Gitega. Les habitants dénoncent une situation qui dure parfois plus d’une semaine, les obligeant à se rabattre sur des sources d’eau insalubres.

La pénurie d’eau potable dans la capitale politique du Burundi prend des proportions inquiétantes. À Gitega, les habitants affirment qu’il leur arrive de passer plusieurs jours, voire une semaine entière, sans une goutte d’eau au robinet. Une situation qui les pousse à puiser dans les marais et autres sources contaminées, au risque de graves conséquences sanitaires.

« Tous les robinets sont à sec et les marais de la ville et des environs connaissent une grande affluence. Comme les élèves sont nombreux, certains vont puiser dans les canalisations d’eau usée. Ces conduites traversent les ménages et dégagent une mauvaise odeur, car elles recueillent aussi les eaux des latrines », raconte un habitant interrogé par la RPA. « Résultat : de plus en plus de maladies de mains sales, comme les vers intestinaux et les diarrhées. »

Les établissements scolaires ne sont pas épargnés par cette crise. Dans les lycées et les internats, l’absence d’eau perturbe le bon déroulement des cours. « Les élèves ne peuvent plus se laver ni laver leurs uniformes. Certains quittent les classes pour aller chercher de l’eau dans les marais, même pendant la période des examens », déplore un autre citoyen.

Les habitants de Gitega lancent un appel pressant à la REGIDESO pour qu’elle trouve une solution rapide à cette pénurie chronique avant qu’une crise sanitaire plus grave ne se déclare.

 

 Bujumbura: La flambée des prix du charbon étouffe les ménages

Bujumbura: La flambée des prix du charbon étouffe les ménages

Par: Walter Kwizera

À Bujumbura, la pénurie de charbon de bois s’aggrave et les prix s’envolent. Dans plusieurs quartiers, un demi-sac se vend désormais entre 90 000 et 120 000 francs burundais. Les habitants, déjà fragilisés par la vie chère, tirent la sonnette d’alarme et appellent le gouvernement à agir.

La crise du charbon de bois bat son plein dans la capitale économique du Burundi. À Kamenge, Nyakabiga et dans d’autres quartiers de Bujumbura, les habitants peinent à trouver du charbon à un prix abordable. Certains témoignent devoir dépenser jusqu’à 4 000 francs burundais rien que pour préparer un seul repas.

« Actuellement, en détail, le charbon se vend à 3 000 francs au minimum. Mais si tu veux cuisiner pour toute la famille, tu dois prévoir au moins 4 000 francs juste pour le charbon », raconte un habitant de Kamenge.

La hausse est encore plus flagrante pour les achats en demi-sac. Là où le prix tournait autour de 70 000 francs il y a quelques semaines, il oscille désormais entre 90 000 et 120 000 francs selon les quartiers.
« Un demi-sac coûtait 70 000 francs, aujourd’hui c’est 90 000, voire 110 000 à Nyakabiga. On nous dit que c’est à cause de la pénurie de carburant, mais nous, on ne peut plus suivre », déplore un autre citoyen.

Cette flambée des prix s’explique, selon les revendeurs, par la rareté du carburant qui complique le transport du charbon depuis l’intérieur du pays. Mais pour les ménages, l’explication ne suffit pas. Ils exigent une intervention rapide des autorités pour rétablir l’approvisionnement et faire baisser les prix.

Nos sources à Bujumbura continuent de signaler que, si rien n'est fait pour assurer la disponibilité du carburant, le prix du charbon, comme celui d'autres matières premières, pourrait continuer d'augmenter, alors que de nombreux citoyens affirment ne pas pouvoir se permettre de l'acheter.

La vie de plus en plus précaire des enfants de la rue à Kayanza et Ngozi

La vie de plus en plus précaire des enfants de la rue à Kayanza et Ngozi

Par: Dany Claire Iratwumva

Le nombre d’enfants vivant dans la rue ne cesse d’augmenter dans les villes de Kayanza et de Ngozi. Livrés à eux-mêmes, certains sombrent dans la délinquance pour survivre, tandis que les autorités locales peinent à trouver des solutions durables et que les défenseurs des droits de l’enfant appellent à une politique nationale de protection.

Le phénomène des enfants de la rue prend une ampleur inquiétante dans les villes de Kayanza et de Ngozi, au nord du Burundi. Malgré des conditions de vie précaires, certains d’entre eux sont contraints de voler pour subvenir à leurs besoins, une situation qui inquiète les autorités locales et les habitants.

À Kayanza, ces enfants, surnommés localement Kurubaho, errent entre le dépôt, le marché principal, les magasins, les bars et les restaurants. Toujours en déplacement, ils cherchent de quoi se nourrir ou un abri pour la nuit. « On estime qu’ils sont environ 250, mais il est difficile de les recenser », affirment des responsables administratifs de la ville.

La situation est similaire à Ngozi, où environ 300 enfants, majoritairement des garçons, vivent dans la rue. Certains dorment à la belle étoile ou dans des maisons inachevées, mangeant ce qu’ils trouvent au fil de leurs déplacements. Pour survivre, ils transportent des marchandises dans les marchés en échange de petites pièces, souvent dépensées pour acheter de la nourriture, du tabac ou d’autres produits.

Mais à mesure qu’ils grandissent, entre 5 et 17 ans, plusieurs tombent dans la criminalité. Certains volent des sacs à main ou s’introduisent dans des habitations. Les autorités locales confirment que plusieurs d’entre eux ont déjà été arrêtés et emprisonnés. « Ceux qui consomment des substances volent ou perturbent fortement la sécurité des quartiers », explique un responsable administratif.

Face à la montée du phénomène, les autorités locales tentent de réinsérer ces enfants en les orientant vers des formations professionnelles ou en facilitant leur retour dans leurs familles. Cependant, les organisations de défense des droits de l’enfant jugent ces efforts insuffisants et plaident pour une approche nationale intégrée. « Il faut une politique claire pour encadrer ces jeunes, leur offrir une formation et leur redonner espoir », estiment plusieurs acteurs de la société civile.

Le phénomène ne se limite pas aux centres urbains. Dans des localités comme Masanganzira (commune Kiremba), Musenyi (commune Tangara) ou Rukeco (commune Ngozi), la présence croissante d’enfants de la rue témoigne d’un défi social majeur qui touche plusieurs  zones.

 

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