CAN 2025 : le 21 décembre est le coup d’envoi au Maroc pour la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations
Par : Désiré Hatungimana
La Coupe d’Afrique des Nations de football débute le 21 de ce mois au Maroc. Vingt-quatre pays, répartis en six groupes, vont s’affronter jusqu’au 18 janvier 2027, date de la finale de cette 35e édition.
Pays hôte de la compétition, le Maroc figure parmi les grandes nations du football africain, voire mondial. Les Lions de l’Atlas comptent dans leurs rangs plusieurs joueurs évoluant dans de grands clubs, principalement en Europe. Parmi eux figurent notamment Achraf Hakimi du Paris Saint-Germain, dont la participation à la CAN reste toutefois incertaine en raison d’une blessure contractée face au Bayern Munich en Ligue des champions, Brahim Diaz du Real Madrid, Noussair Mazraoui de Manchester United, sans oublier le gardien Yassine Bounou, entre autres.
Cette sélection marocaine, qui a atteint les demi-finales de la dernière Coupe du monde, fait partie des grands favoris de cette CAN. Lors de la précédente édition, l’équipe dirigée par Walid Regragui avait été éliminée en huitième de finale, une prestation jugée décevante par de nombreux observateurs. Le Maroc n’a remporté la Coupe d’Afrique des Nations qu’une seule fois, en 1976 en Éthiopie. Cinquante ans plus tard, les Marocains espèrent faire mieux à domicile.
La deuxième nation du groupe A est le Mali, surnommé les Aigles. Pays de football reconnu sur le continent, le Mali n’a cependant jamais remporté la CAN. L’équipe s’appuie sur plusieurs joueurs évoluant principalement en France. Lors de cette édition, elle comptera notamment sur Yves Bissouma de Tottenham, Mamadou Sangaré de Lens, actuel leader du championnat français, ainsi que sur le gardien Djigui Diarra, qui s’illustre à Young Africans. Le Mali, qui court toujours après un premier sacre continental, peut viser une qualification pour le deuxième tour, même s’il ne figure pas parmi les grands favoris de cette 35e édition.
La Zambie constitue la troisième équipe de ce groupe. Les Chipolopolo comptent majoritairement des joueurs évoluant dans le championnat local et en Afrique du Sud. Quelques éléments jouent en Europe, mais le plus souvent dans des divisions inférieures. La Zambie a remporté la Coupe d’Afrique des Nations en 2012, en s’imposant face à la Côte d’Ivoire de Didier Drogba aux tirs au but, par huit à sept. Pour cette édition, elle ne figure toutefois pas parmi les principales favorites.
Le quatrième pays du groupe A est les Comores, un archipel de l’océan Indien surnommé les Cœlacanthes. De nombreux joueurs comoriens vivent et évoluent en France, principalement dans des clubs amateurs. Les Comores ont été affiliées à la Confédération africaine de football en 2000 et à la FIFA en 2005. En 2021, elles ont participé pour la première fois à la Coupe d’Afrique des Nations et disputeront cette année leur deuxième phase finale. Elles ne sont pas considérées comme favorites pour cette CAN 2025.
La première Coupe d’Afrique des Nations s’est déroulée en 1957 au Soudan. Trois pays, à savoir le Soudan, l’Éthiopie et l’Égypte, avaient pris part à cette compétition. L’Afrique du Sud, initialement qualifiée, avait été disqualifiée en raison de la politique de l’apartheid. Cette première édition avait été remportée par l’Égypte, qui demeure à ce jour la nation la plus titrée de la compétition avec sept trophées.
Égypte favorite, Afrique du Sud et Angola à surveiller, Zimbabwe petit poucet
Le groupe B de la CAN 2025, composé de l’Égypte, de l’Afrique du Sud, de l’Angola et du Zimbabwe, s’annonce comme un véritable champ de bataille où chaque équipe aura ses chances de briller.
L’Égypte, nation la plus titrée d’Afrique avec 7 trophées, reste la grande favorite pour le passage au second tour. Les Pharaons avaient remporté trois éditions consécutives en 2006, 2008 et 2010, mais n’ont plus soulevé le trophée depuis. Ils ont néanmoins atteint la finale en 2017 et 2021. Cette année, l’équipe mise sur sa star Mohamed Salah de Liverpool, potentiellement pour sa dernière CAN, ainsi que sur Omar Marmoush (Manchester City), le gardien Mohamed Shenawy et de nombreux joueurs locaux évoluant à Al Ahly et Pyramid.
L’Afrique du Sud, surnommée les Bafana Bafana, reste un sérieux outsider. Troisième lors de la dernière édition, l’équipe peut viser le second tour et plus si affinités. La majorité des joueurs évoluent dans des clubs sud-africains, notamment au Mamelodi Sundowns, et le pays peut compter sur son expérience, ayant déjà remporté la CAN en 1996, à domicile.
L’Angola, les Palancas Negras, peut jouer les trouble-fêtes. Habitués de la compétition avec 10 participations et trois quarts de finale à leur actif, les Angolais misent sur leurs talents locaux et quelques joueurs évoluant en Europe, tels que Clinton Mata (Lyon), Rui Modesto (Udinese) et David Carmo (Real Oviedo).
Enfin, le Zimbabwe, surnommé les Warriors, aborde sa 6e CAN avec le statut de petit poucet. N’ayant jamais dépassé le premier tour, l’équipe repose sur des joueurs évoluant principalement en Afrique du Sud et dans le pays, espérant créer la surprise.

