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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Ruyigi : Deux fidèles de Rwasa introuvables depuis leur arrestation par des hommes en tenues policières à Nyabitsinda

Ruyigi : Deux fidèles de Rwasa introuvables depuis leur arrestation par des hommes en tenues policières à Nyabitsinda

Arrestations ce lundi 20 mai en commune Nyabitsinda de la province Ruyigi de deux membres du parti CNL, fidèles à Agathon Rwasa. Ils ont été arrêtés par des hommes en tenues policières à bord d’un véhicule aux vitres teintées et ont été conduits dans des endroits jusqu’ici inconnus.

Les deux fidèles d’Agathon Rwasa arrêtés en commune Nyabitsinda sont tous des hommes. Ezéchiel Ndayisenga et   Remegie Gahungu, tous natifs de cette même commune Nyabitsinda.

Notre source en commune Nyabitsinda indique qu’Ezéchiel Ndayisenga a été arrêté la journée du lundi 20 mai. Moniteur de profession, il rentrait d’une réunion de travail   au chef-lieu de la province Ruyigi.

 « Ezéchiel rentrait avec ses amis. Arrivés dans une localité appelée Mumburamazi, ils ont aperçu un véhicule de type Hilux aux vitres teintées. Ils l’ont dépassé puis par après ce véhicule les a rejoints et des hommes en sont descendus et ont violemment arrêté Ezéchiel. Ce qui nous a étonnés, c’est qu’après un instant, ce véhicule est revenu et les personnes à bord ont pris les téléphones, ceux qui étaient avec Ezéchiel, pour qu’ils ne livrent pas cette information. »Raconte un des témoins oculaires de la scène.

Le même lundi, des hommes, toujours en tenues policières, sont allés chez un autre fidèle d’Agathon Rwasa ex-patron du parti du Congrès National pour la Liberté, CNL, nommé Remegie Gahungu. Ils l’ont battu et l’ont emmené dans un état critique. «  Remegie Gahungu a été d’abord battu et malmené la nuit à son domicile par un groupe d’hommes ; certains étaient en tenues policières, d’autres en tenues civiles. Ils ont fouillé la maison, mais ils n’ont rien découvert. Ces hommes l’ont emmené en courant, passant par le cimetière situé   tout près de l’école secondaire de Nyabitsinda, c’est au chef-lieu de la commune. » Précise une autre source de Nyabitsinda.

Nos sources à Nyabitsinda indiquent que Remegie Gahungu était s’était rendu la matinée de ce lundi au bureau de l’administrateur communal pour l’informer des mouvements suspects faits la nuit par des Imbonerakure chez lui. Des imbonerakure en tenues policières, d’autres   en tenues civiles et munis de gourdins. L’administrateur de Nyabitsinda, Anastasie Ahishakiye avait   promis à Remegie qu’elle allait s’entretenir avec les responsables des Imbonerakure pour qu’ils puissent à leur tour ordonner aux imbonerakure de le laisser tranquille.

 Les familles de ces deux hommes craignent pour leur sécurité puisqu’elles ont cherché dans tous les cachots au niveau de la province, mais ne les ont trouvés nulle part.

Contacté par la rédaction de la RPA, un des administratifs de la commune Nyabitsinda confirme l’arrestation de ces deux fidèles d’Agathon Rwasa. Il reconnait également que Remegie Gahungu avait, le jour de son arrestation, été voir l’administrateur communal pour lui annoncer ses inquiétudes par rapport à sa sécurité. Cet administratif reconnait aussi que les deux hommes restent introuvables.

  

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Photo : Bureau de la province Ruyigi

Le gouvernement américain dénonce des meurtres et disparitions forcées persistants au Burundi

Le gouvernement américain dénonce des meurtres et disparitions forcées persistants au Burundi

Les Etats-Unis d'Amérique estiment que, l'année dernière, il n'y a eu aucun changement significatif sur la situation des droits de l'homme au Burundi. Les assassinats et d'autres crimes se sont poursuivis selon les États-Unis qui expliquent, dans leur rapport de 2023, que l'intégrité de la personne n'a pas été respectée dans le pays.

Les Etats-Unis d’Amérique, évoquent en premier lieu, le non-respect de l'intégrité de la personne. Dans cette rubrique, ils indiquent qu’en 2023, il y a eu, au Burundi, une privation arbitraire de la vie ainsi que d’autres actes illégaux ou meurtres à caractère politique. Selon les Etats-Unis d’Amérique, de nombreux rapports ont indiqué que le gouvernement burundais ou ses agents, notamment la police, le Service National de Renseignements et des Imbonerakure, ont commis des meurtres arbitraires ou illégaux, souvent contre des personnes perçues comme des militants des partis d’opposition ou ceux qui ont exercé leurs droits légitimes. Ils se basent notamment sur le rapport de la ligue Iteka qui parle de 284 cas de meurtres jusqu’à la fin du mois d'août 2023, contre 232 cas en 2022.

Les médias ont rapporté que des corps portant des signes de violence avaient été découverts dans des lieux publics, peut-on lire aussi dans ce rapport produit par le Bureau de la démocratie, des droits de l'homme et du travail du département d’Etat américain. Les autorités locales enterraient souvent les corps même si elles étaient incapables de les identifier, poursuit ce rapport d’une cinquantaine de pages sur la situation des droits de l’homme au Burundi en 2023.

 Dans la même rubrique du non-respect de l’intégrité de la personne, le rapport parle des disparitions. Les Etats-Unis d’Amérique citent de nombreux rapports qui ont fait état de victimes de disparitions pour des mobiles politiques après leur arrestation par des éléments des forces de sécurité ou après des enlèvements par des personnes dont les identités n’étaient pas claires. Ils citent les rapports des organisations comme la Ligue Iteka, le Forum pour la Conscience et le Développement (FOCODE), ainsi que la campagne SOS Torture Burundi qui ont signalé des disparitions, qui, parfois, s’avéraient être des meurtres lorsque les corps des victimes étaient découverts.

 « Les victimes étaient enlevées par les imbonerakure, la police ou le Service National de Renseignement. Les ONG et les médias ont signalé que les victimes des disparitions forcées étaient des personnes soupçonnées de collaborer avec des groupes rebelles armés, des membres du parti CNL, et d'anciens militaires ».

Dans cette catégorie du non-respect de l’intégrité de la personne, le rapport des Etats-Unis d’Amérique parle aussi de la torture et des traitements inhumains signalés dans certains lieux de détention au Burundi.

Affaire Bunyoni: Un durcissement des conditions de détention qui fait craindre le pire

Affaire Bunyoni: Un durcissement des conditions de détention qui fait craindre le pire

Refus ce mercredi 22 mai à la famille d’Alain-Guillaume Bunyoni de lui rendre visite. Elle lui apportait de la nourriture là où il est détenu dans la prison de Gitega.  Les policiers ont exigé à sa fille de se déshabiller totalement pour la fouiller toute nue, ce que celle-ci a refusé. Dans l’entre temps, des alertes sur la menace de la sécurité de cet ancien premier ministre ont été déjà lancées.

Le régime de Ndayishimiye durcit davantage les conditions de détentions de l’ancien premier ministre Alain-Guillaume Bunyoni.

Ce mercredi 22 mai, la fille de cet ancien haut dignitaire du pays n’a pas pu remettre la nourriture à son père.  Dans la prison de Gitega, des policiers femmes ont exigé à la fille du Général  Bunyoni connu sous le nom de Joy Akimana de se déshabiller pour « la fouiller étant nue. »

Un ordre, selon nos sources, que la fille de l’ancien premier ministre n’a pas exécuté. Elle a   par la suite sollicité de l’aide auprès des responsables de la prison de Gitega et de la police provinciale. La jeune fille n’a reçu aucune aide, ces autorités lui ont signifié que « l’ordre vient d’en haut et qu’il faut le respecter », précisent toujours nos sources.

La fille de Bunyoni a fini par quitter la prison de Gitega sans rendre visite à son père, qui se trouve être le détenu dont : « Ses conditions de détention diffèrent des autres détenus. »  Les jours de visite de l’ancien premier ministre Bunyoni diffèrent des autres détenus de cette prison centrale de la capitale politique. Et seule  « sa femme et ses enfants ont la permission de le voir sous une surveillance et écoute stricte des policiers. »

Certaines sources de la RPA parmi les membres du parti CNDD-FDD font savoir que ce que la fille d’Alain Guillaume Bunyoni a vécu, a laissé des inquiétudes chez plus d’un.  « L’ordre de fouiller de manière inédite la famille de Bunyoni n’émanerait que du cercle de Ndayishimiye qui, ces derniers temps, aurait même planifié l’assassinat de Bunyoni », affirment ces sources du parti de l’aigle. 

La sécurité de l’ancien homme fort du régime CNDD-FDD était, ces derniers temps, « menacée par les proches de Ndayishimiye qui le considère comme un fardeau pour le régime en place », avait révélé certaines sources internes du parti au pouvoir. Ainsi, ce qui est arrivé à sa fille est interprété comme une stratégie de malmener les proches de Bunyoni pour qu’ils se lassent de lui rendre visite. Une situation qui pousserait Bunyoni à adopter un train de vie similaire à celui d’autres détenus, surtout le fait de solliciter de l’aide s’il désire se procurer d’une chose soit aux policiers ou aux autres membres du personnel pénitentiaire.

Une situation qui favoriserait son empoisonnement, craignent certains membres du parti CNDD-FDD qui accusent le cercle de Ndayishimiye d’avoir planifié l’exécution de Bunyoni.

 

Cape Town: Un Burundais grièvement blessé à Delft

Cape Town: Un Burundais grièvement blessé à Delft

Un Burundais a été attaqué  et grièvement  blessé par des malfaiteurs dans la  localité de Delft en Afrique du Sud, vendredi le 03 mai 2024. La victime est pour le moment alitée dans l'une des structures sanitaires de la localité.

Désiré Habarugira est le ressortissant burundais qui a été grièvement blessé il y a cinq jours. Il habite en Afrique du sud dans la localité de Delft, ville de Cape Town dans la province de Western Cape (Sud-ouest du pays).

Vendredi 03 mai, il a été attaqué par un groupe de personnes qui, d’après des Burundais de la localité, avaient l'objectif de voler son téléphone. Un objectif qu’ils n’ont pas pu atteindre car ils ont été empêché par des voisins de la victime  qui sont vite intervenus.

Selon notre source, ces bourreaux n’ont pas pu digérer cet échec et sont revenus en grand nombre et ont surpris la victime à son domicile. Ils l'ont ainsi torturé et  sont partis laissant la victime dans un état critique.

« Ils l'ont trouvé à son domicile et ils l'ont tabassé à coup de gourdins. Il a été aussi poignardé par ces bourreaux qui l'ont laissé dans un  état critique. On ne sait pas s'il va s'en sortir. Il est pour le moment à Tygerberg hospital. »

Tygerberg hospital est le grand hôpital de cette province, et la  victime est en soins intensifs, soulignent nos sources sur place.

Désiré Habarugira est natif de la colline Buhinyuza, zone Mariza en commune Burambi de la province  Rumonge.  Il fait partie de beaucoup d'autres Burundais qui ont été persécutés ces derniers mois en Afrique du Sud, en plus d'une douzaine qui a été tuée par des nationaux hostiles aux étrangers.

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