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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Kirundo: Les habitants dénoncent la multiplication des postes de contrôle routier irréguliers

Kirundo: Les habitants dénoncent la multiplication des postes de contrôle routier irréguliers

Les habitants de la commune de Kirundo s’insurgent contre le comportement des agents de police qui implantent des points de contrôle en violation des instructions. Selon eux, le seul point de contrôle reconnu se situe dans la commune Busoni.

La mesure de l’inspection générale de la police du 4 janvier dernier qui a réduit le nombre des points de contrôle policier dans le pays n’a pas été exécutée à Kirundo selon certains habitants de cette commune de la province du même nom.

Selon eux, les agents de police changent souvent de position. "Ici en province Kirundo, nous n'avons qu'un seul point de contrôle. Il est à Busoni, plus précisément à Nyarunazi. C’est sur la route menant vers le Rwanda, Busoni et Bwambarangwe. Mais ce qui est étonnant c’est que cette décision n’a jamais été mise en application ici à Kirundo. Les policiers sont mobiles. Ils courent ici et là."

Un habitant de la province Kirundo énumère les endroits où se trouvent ces policiers d'une manière irrégulière. "Ici à Kirundo, on les rencontre à un endroit appelé Kw’isentare, chez TASIYANA, Ku bibata, à la BCB, et sur la route Bugabira plus précisément à Murama. Ces points de contrôle sont tous mobiles. Les policiers se déplacent à moto et sont partout."

Ces habitants de Kirundo et surtout les chauffeurs demandent aux responsables de la police de faire respecter la loi.

L’inspection générale de la police nationale avait décidé la réduction de ces points de contrôle dans le pays pour redorer l’image de la police qui a été ternie par les mauvais comportements de certains de ses agents et avait souligné que l’exécution de ladite mesure était immédiate.

L'insalubrité qui inquiète la population de la zone Kanyosha

Les endroits publics comme les marchés et les restaurants de la zone Kanyosha sont caractérisés par l’insalubrité surtout à cause du manque d’eau potable. Certains habitants de cette zone de la mairie de Bujumbura craignent d'attraper des maladies.

Le marché de Ruziba est l’un des marchés les plus insalubres de la zone urbaine de Kanyosha selon la population. Les usagers de ce marché déplorent le retard d'évacuation des immondices. Pire encore, les citoyens qui fréquentent ce marché dénoncent le manque d’eau potable qui est même devenu un handicap pour l’hygiène surtout dans les restaurants qui l'entourent. Pour faire la vaisselle, la population utilise parfois l’eau de la rivière Mugere. "Auparavant, ce marché avait des robinets fonctionnels et les gens utilisaient l'eau potable pour se laver les mains et pour d’autres besoins. Mais actuellement, les robinets sont à sec." Cet habitant de Ruziba ajoute qu'autour du marché il y a des restaurants qui utilisent l'eau sale et pour se laver les mains et pour faire la vaisselle. "Le pire dans tout cela c'est qu'ils utilisent quelques fois la même eau pendant presque toute la journée. Souvent, ils utilisent l’eau de la rivière Mugere. Tout cela ne fait qu’augmenter les risques d’attraper des maladies de mains sales."

Notre source explique les mouches font des va-et-vient sur les assiettes, sur la nourriture servie aux clients et sur les tables. "Même les tables à manger sont sales ici à Ruziba et à Kanyosha. Imaginez-vous, l’on vous sert de la nourriture et les mouches s’invitent en premier pour goûter."

Nos sources évoquent aussi le fait que certains usagers du marché de Ruziba se soulagent en plein air alors que le marché est doté de latrines bien entretenues. "Les lieux d’aisance sont disponibles et sont bien entretenus. Mais il y a des gens qui ne les utilisent pas pour éviter de payer entre 100 et 200 francs. Il serait mieux de réduire les prix pour faciliter l'accès à ces toilettes." Ces sources indiquent que même les déchets des marchandises sont déposés derrière le marché et ne sont pas rapidement évacués.

Certains habitants de Kanyosha estiment que, si rien n’est fait dans les meilleurs délais, les maladies des mains sales pourraient se déclarer dans cette zone de la commune Muha.  

Barrière de Rugarika : Check-point ou manœuvre d’intimidation ?

Barrière de Rugarika : Check-point ou manœuvre d’intimidation ?

Les commerçants  transfrontaliers Burundi-République démocratique du Congo dénoncent le responsable  du service national des renseignements en province Bujumbura  de leur extorquer  de l’argent  sous prétexte de les contrôler.

Contrôlés par des agents du service des renseignements au moment du chargement des marchandises à destination de la République Démocratique du Congo, ces commerçants traversant  la frontière de Gatumba  jugent de trop, le contrôle par un autre groupe d’agents du service national des renseignements positionnés à la barrière de Rugarika en zone Gatumba. Ils y voient  une  stratégie  adoptée  par le patron des renseignements en province Bujumbura pour  leur extorquer de l’argent.  Ces agents des renseignements acceptent facilement que les commerçants passent sans être contrôlés. Mais moyennant paiement d’un montant de 50 000 francs burundais.’’ Il nous fait perdre du temps. Imagine-toi le temps de décharger à Rugarika un camion qui vient du marché de chez Sion alors que cette barrière est située tout près de la frontière. Nous sommes obligés de donner cette somme de cinquante mille francs pour ne pas perdre de temps.’’ Révèlent notre source qui fait ce commerce transfrontalier.

Ces commerçants demandent  que  seuls les agents de la commune et ceux du département de l’environnement restent sur  cette barrière de Rugarika et que le contrôle des marchandises par les agents du service national des renseignements ne  soit   effectué que sur la frontière Gatumba et non en cours de route. Ils affirment que ce groupe d’agents du service des  renseignements  affectés sur cette barrière de Rugarika ne travaillent qu’à la solde de leur patron, le responsable de la documentation en province Bujumbura. D’où ces commerçants interpellent les responsables du  service national des renseignements pour qu’ils leur facilitent la tâche.

La situation se présente ainsi alors que Gervais Ndirakobuca, le premier ministre burundais, a récemment ordonné la diminution du nombre des barrières  de contrôle dans tout le pays, et plus particulièrement sur  cette route de Gatumba.

Le coeur de Bujumbura frappé par la pénurie d’eau potable en pleine épidémie de choléra

Depuis mardi, Rohero, une zone située au centre de la ville de Bujumbura, souffre du manque d’eau potable. Et s’elle coule des robinets c’est pour moins de 15 minutes. Les citadins craignent le choléra.

Rohero a fait son entrée sur la liste des zones de la mairie de Bujumbura qui souffrent de la carence de l'eau potable ce mercredi. Ce problème frappe aussi bien les ménages que les bureaux. Et si jamais l’eau sort des robinets, c’est pour un laps de temps selon les habitants de la capitale économique. "On n'a pas d’eau potable et dans les bureaux et dans les ménages ici dans la zone Rohero. Ca veut dire que la situation devient de plus en plus compliquée. C'est du jamais vu dans notre zone. Ca fait déjà deux jours que l’on n’a pas d’eau potable. Et si l’eau coule des robinets c’est pour une dizaine de minutes seulement." a déclaré un habitant de la zone Rohero ce jeudi.

Les habitants de la zone Rohero demandent à la REGIDESO de tout faire pour résoudre ce problème dans les meilleurs délais. "Nous supplions la REGIDESO pour qu'elle se penche sur ce problème sans tarder. C’est effrayant." Alerte un citadin qui rappelle que les quartiers du nord de la capitale économique sont déjà frappés par le choléra.

Jusqu'à ce jeudi, les quartiers de la zone Rohero qui étaient épargnés de cette pénurie d'eau potable étaient ceux situés aux abords du lac Tanganyika

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