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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les partis politiques MSD et PPD- Girijambo plaident pour le maintien des sanctions de l’UE contre Gitega.

Les formations politiques MSD et PPD –GIRIJAMBO lancent un appel à l’Union Européenne de maintenir les sanctions contre Gitega. Dans une correspondance adressée à cette communauté, les deux partis politiques avancent la persistance de la violation grave des droits humains au Burundi, comme cela apparait dans le rapport de l’ONG  « Initiative pour les droits humains au Burundi ».

Dans une correspondance adressée au  Haut Représentant de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité à Bruxelles, les partis politiques  PPD-Girijambo et MSD demandent à l’Union Européenne de maintenir les sanctions   économiques contre le Burundi.

Lesdits partis indiquent que la situation du Burundi est suffisamment bien documentée sur le désastre humain qui y perdure. En témoigne le dernier rapport de « l’Initiative pour les droits humains au Burundi » sorti ce mois de novembre 2021.

Le régime du CNDD-FDD a foulé aux pieds l’Accord d’Arusha qui avait été soutenue par la Communauté internationale et notamment par l’Union européenne alors que ce pacte de paix entre Burundais avait mis fin à la guerre qui a duré une décennie, argumentent les deux formations politiques.

Pour ainsi éviter la reprise de la guerre civile consécutive à la tragédie en cours depuis 2015, les Nations unies et l’Union africaine ont pris des initiatives pour susciter le dialogue entre les acteurs politiques.  Mais, elles ont toutes été sabotées par le régime, déplorent les signataires de la correspondance.

Selon les partis MSD ET PPD-GIRIJAMBO, les gouvernements allemand et belge ont gelé leur aide bilatérale tout en préconisant l’arrêt par l’Union européenne de toute aide économique au Burundi. Ils ont exigé des négociations entre le gouvernement burundais et son opposition politique ainsi que son opposition armée, ligne qu’ils ont défendue jusqu’à la tenue des élections en 2005.  Ainsi donc, les négociations d’Arusha ont pu avoir lieu et aboutir, non pas nécessairement parce que la région s’était engagée en premier ni parce que les rebelles du CNDD-FDD et du Palipehutu-FNL étaient très actifs sur le terrain, mais bien surtout parce que les sanctions économiques prises par l’Union européenne en collaboration avec les Etats-Unis ont forcé le gouvernement de Pierre Buyoya à négocier.

L’exemple cité dans la correspondance  est celui de la RDC où c’est  la pression des sanctions de l’Union européenne et des Etats-Unis qui ont contraint le Président Joseph Kabila à céder le pouvoir. Toutefois, la mauvaise volonté et l’incapacité du Président Ndayishimiye à résoudre la crise burundaise se répercutent sur la sécurité du Sud-Kivu en RDC qui est liée à celle du Burundi, dénoncent  ces politiques  Léonidas HATUNGIMANA, président du parti PPD-Girijambo et Alexis SINDUHIJE, président du parti MSD, tous signataires de ladite correspondance.

C’est dans ce sens alors que les partis PPD-Girijambo et MSD exhortent l’Union Européenne à maintenir les sanctions sur le gouvernement burundais comme une solution efficace de le contraindre à dialoguer.

Visite depuis ce vendredi du président burundais en Tanzanie.

Depuis ce vendredi, le chef de l’Etat burundais effectuera une visite de travail de 3 jours en Tanzanie. Sur son agenda  du moins   officiel, le président Evariste Ndayishimiye visitera   l’espace  que la Tanzanie a octroyé au Burundi  pour  la construction d’un port  sec. C’est un espace qui se trouve à  Kwala dans la région de la côte de l’océan  indien. Entretemps, cette visite inquiète les réfugiés burundais.

La localité    de Kwala qui sera visitée par le président  Ndayishimiye se trouve  à 2 heures de route du port de Dar es Salaam. C’est un site de dix hectares  octroyé  au Burundi par le gouvernement tanzanien pour la construction d'un port sec.

Vers fin août, Leonard Chamuriho, ministre tanzanien des Travaux et des Transports avait  annoncé cette attribution de terres au Burundi lors d’un entretien à Dodoma, la capitale  politique tanzanienne, avec l'ambassadeur burundais en Tanzanie, Gervais Abayeho. Ce dernier était à la tête d’une délégation de  10 envoyés  du Burundi.

 A  la presse, Gervais Abayeho avait déclaré que ce port sec aiderait les commerçants et hommes d'affaires burundais à conserver leurs produits avant leur transport vers Burundi.

La construction de ce port sec permettra également de réduire les coûts encourus par les hommes d'affaires burundais dans la conservation de leurs produits en transit,  avait  indiqué Gervais  Abayeho.

Toutefois, la convention Orts-Milner signée le 30 mai 1919 entre la Belgique et l’Angleterre, anciennes métropoles du Burundi et de la Tanzanie, a vu le Burundi  amputé du Bugufi . En contrepartie, le Burundi devait avoir des concessions dans les ports de Dar es Salam et Kigoma. Cette convention semble être jetée dans les oubliettes. Le grand perdant c’est le Burundi.

Il est à signaler que le président Ndayishimiye et son hôte auront des entretiens bilatéraux avant que le président Ndayishimiye ne pose la première pierre à Nala, près de la capitale Dodoma, où la société burundaise Itracom construit une usine d'engrais chimiques. Ndaysihimiye visitera également le  chantier de construction du chemin de fer. Il s’agit de la deuxième visite du président Ndayishimiye en Tanzanie depuis son accession au pouvoir. Sa première visite dans ce pays remonte  en septembre de l'année dernière lorsqu'il a rencontré feu le président John Magufuli en province  Kigoma. 

Cette visite inquiète les réfugiés burundais.

Les réfugiés burundais vivant en Tanzanie indiquent qu’ils ne s’attendent de rien de la visite du Président NDAYISHIMIYE en Tanzanie. Selon eux les menaces qu’ils subissent ne s’arrêteront pas. « Vraiment nous les réfugiés du camp de Nduta, nous n’attendons rien de la visite du président NDAYISHIMIYE. Mais, nous n’avons  aucun espoir que les menaces de nous tuer, les enlèvements ou de nous rapatrier par force cesseront. Jusqu’à maintenant, ils n’y a pas de sécurité au Burundi » a indiqué un réfugié.

Ces réfugiés demandent au HCR et aux Nations Unies de ne pas être distraits par la visite du président NDAYISHIMIYE. Ces réfugiés demandent plutôt au HCR et aux Nations Unies de continuer à  les aider. « Nous les réfugiés, nous n’allons pas  rentrer. Nous demandons au HCR et aux Nations- Unies de ne pas être  distraits et de continuer à nous aider. Même si nous subissons des menaces en Tanzanie, nous demandons au président de la Tanzanie, SAMIA SULUHU, de parler avec NDAYISHIMIYE, le HCR et les Nations Unies sur les questions de réfugiés qui ne sont pas allés au Burundi », a poursuivi ce réfugié.

Les réfugiés burundais vivant en Tanzanie s’évaluent à plus de 127 milles.

Persécution des membres des partis politiques de l’opposition en commune Kabarore

Les membres des partis politiques de l’opposition en commune Kabarore de la province Kayanza continuent à être persécutés par les membres du parti au pouvoir le CNDD FDD. Ils sont menacés d’être tués s’ils n’adhèrent pas au parti au pouvoir. L’annonce a été faite ce dimanche dans une réunion qui a été tenue sur la colline.

Cette réunion a été tenue ce dimanche sur la colline Mugongo de la zone Kabarore en province Kayanza. La réunion était tenue en direction des habitants de cette colline et était dirigée par le directeur de l’école fondamentale de Mugongo,  Rémy Ngendakumana, et le chef des imbonerakure sur cette colline, Philippe Minani.

Parmi les propos qui ont été prononcés dans cette réunion, il y avait non seulement la promotion du développement communal mais également les menaces dirigées contre les membres du parti CNL qui ne veulent pas adhérer au parti CNDD- FDD selon ce témoignage. « La réunion s’est tenue depuis 13 heures sur la colline Mugongo. Etaient présents dans cette réunion les habitants de cette colline. On a parlé du développement collinaire. Mais, ils ont dit que pour arriver à ce développement il faudra chasser tous les membres du parti CNL. Le directeur Remy Ngendakumana a pris la parole et a dit qu’ils vont dresser la liste des membres du parti CNL qui se trouvent sur la colline et que celui qui ne veut pas adhérer au parti au pouvoir sera tué ».

C’est donc la peur panique au sein des membres du parti CNL suite aux propos de ce directeur de l’école f ondamentale de Mugongo, Remy Ngendakumana. Certains parmi ces fidèles d’Agathon Rwasa pensent déjà à fuir cette localité. « Il a également dit qu’on ne veut pas cohabiter avec les membres du parti CNL sur cette colline et que les responsables du parti  CNL sur cette colline qui ne voudront pas adhérer au CNDDD- FDD , que l’on va couper leurs têtes. Ces propos nous ont fait peur. Certains se sont faits inscrits sur les listes par peur d’être tués. Mais, il y a d’autres qui ont refusé. D’autres encore se préparent pour s’exiler ailleurs car ils ont dit qu’ils vont vérifier dans les ménages pour demander pourquoi ils ne se sont pas faits inscrire sur les listes », précise notre source.

La rédaction n’a pas pu joindre Remy Ngendakumana, directeur de l’école fondamentale Mugongo qui a été cité ainsi que Philippe Minani, le chef des imbonerakure sur cette colline.

Le Frodebu rejoint le régime CNDD-FDD dans sa démarche de qualifier de génocide les événements sanglant de 1972.

Dans sa conférence de presse, le président de ce parti, Pierre Claver Nahimana, a émis le souhait selon lequel l'année prochaine le gouvernement devrait avoir déjà passé à l'étape de qualification de ces événements de 1972. Ça sera lors  de la commémoration  de 50 ans après ces massacres. Les propos du président de ce parti avaient été récemment tenus par le président du sénat.

Dans cette conférence de presse, le président du parti Sahwanya frodebu a demandé à la commission vérité et réconciliation d’accélérer ses enquêtes sur les évènements de 1972 pour qu’ils soient qualifiés de génocide commis contre les Hutu. Les propos de Pierre Claver Nahimana ressemblent étrangement à ceux récemment tenus par le président du Senat dans des conférences qu’il a organisé a l’intention des organisations proches du pouvoir du Cndd- Fdd. « La position du parti Sahwanya Frodebu sur les événements de 1972  demeurent inchangé depuis 1992. Il s’agit d’un génocide  des bahutu du Burundi commis par le pouvoir politico-militaire dirigé par le colonel Michel Micombero à l’époque des faits. Ce pouvoir est également responsable d’autres crimes contre l’humanité des batutsi et d’autres Barundi par confusion ou étiquetées monarchistes qui ont été victimes au cours de la tragédie nationale de 1972 », a déclaré Pierre Claver Nahimana.

A la question de savoir pourquoi le Frodebu  a soulevé cette question aujourd’hui alors qu’il a même été à la tête du pays, Pierre Claver Nahimana s’explique en disant qu’ils se sont précipités à accomplir d’autres tâches vu qu’il s’agissait d’une période de transition. « Le parti Frodebu, effectivement à l’époque, dans le cadre de la mise en application des dispositions de l’Accord d’Arusha a pu diriger le pays pendant deux ans. En tant que gouvernement de transition, il lui était très  impossible de mettre en place toute les dispositions qui étaient dans l’Accord d’Arusha », a tenté une explication Pierre Claver Nahimana.

Les mêmes propos ont également été tenus par le président de la commission vérité et réconciliation. Des sources disent même que cette commission travaille d’arrache-pied pour en arriver très prochainement à qualifier de génocide ces massacres de 1972.

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