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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Le ministère de la santé publie des statistiques de Covid-19 revues à la baisse.

Contradiction dans les chiffres de cas positifs à la covid-19 publiés par le gouvernement et ceux révélés par ceux qui font  le dépistage de cette pandémie sur terrain. Ceux qui prestent dans ce service indiquent que même si le gouvernement ne le déclare pas publiquement, la situation de la covid-19 dans les districts sanitaires du nord du pays s’aggrave de plus en plus.

L’un des exemples des contradictions entre le ministère de la santé et les employés de l’équipe de dépistage est celui survenu dans le district sanitaire de Kirundo. Le ministère de la santé publique a présenté les mêmes chiffres que ceux des employé de l’équipe de dépistage pour l’effectif des prélèvements effectués le 9 Août. Ce qui n’est pas le cas pour les cas positifs détectés le même jour dans la province Kirundo.

Le rapport du ministère de la santé publié ce 10 Août  révèle que seul 78 cas positifs à la covid-19 ont été détectés dans toute la province de Kirundo. Par contre, les employés de l’équipe de dépistage font savoir qu’à l’hôpital de Kirundo 118  personnes ont testées positives sur 318 qui ont subies le test. Quant au site de dépistage situé  au stade de la même province, 49 personnes ont été testées positives sur 250 qui y ont subi le test. Au total 167 cas positifs du corona virus  ont été détectés ce lundi dans la province Kirundo.  Ce qui dépasse de loin  les chiffres publiés par le ministère de la santé ce lundi. 

Nos sources de la commune Bwambarangwe révèlent encore qu’un enfant d’un âge compris entre 10 et 20 ans aurait été tué par cette pandémie ce mardi. Ce qui n’a pas été précisé par le ministère de la santé dans son rapport. Les mêmes sources ajoutent que d’autres cas positifs sont confinés à leur domicile. « Hier,  il y a eu un cas de décès de la covid-19. Il s’agit d’un enfant qui avait entre 10 et 20

 

ans.  En plus, il y a une famille composée d’un père, d’une mère et un enfant qui ont été  testés positifs à la covid-19 le même jour. D’une manière générale,  les cas positifs  connus  officiellement qu’ils sont confinés à la maison sont au nombre de cinq. C’est connu partout », révèle une source.

Par ailleurs, certains membres de l’équipe de dépistage disent que ces chiffres ne proviennent pas du tout de toutes les communes de la province Kirundo car le dépistage ne se fait pas dans toute la province. Ils ajoutent que même si le gouvernement ne veut pas l’avouer la propagation de la pandémie à Covid-19 est à une échelle très élevée au point qu’eux aussi sont dépassés.

La Covid- 19 est devenue une poule aux œufs d’or pour les policiers de Bujumbura.

Les policiers  participent  dans la violation des mesures de lutte contre le corona virus. En mairie de Bujumbura, les policiers demandent des pots de vin dans les bars pour les laisser travailler sans observer les mesures barrières.

Durant les heures avancées de la nuit, les policiers  s’adonnent à la manipulation du protocole national de lutte contre la pandémie à corona virus  pour remplir leurs poches. Ils ordonnent aux patrons des cabarets et des boîtes de nuit d’éteindre la musique et de fermer conformément aux mesures arrêtées.  Ces responsables  s’exécutent. C’est  à moment-là que commencent  des discussions qui ne dépassent pas  une dizaine de minutes. Notre source révèle qu’un montant d’au moins deux cent mille francs  est donné aux policiers  et ces derniers laissent ces patrons  continuer de travailler normalement.

Les  bars  et  boites  de nuit  les plus fréquentés sont les plus visés surtout les jours de fin de semaine. Une fois l’argent empoché,  ces policiers font le tour de plusieurs autres endroits, précise notre source. 

Certains patrons  de ces cabarets et boîtes de nuit disent  qu’ils sont obligés   de les corrompre  pour  pouvoir continuer leur travail.  Toutefois, ils affirment  qu’ils travaillent à perte  puisque les injonctions de lutte contre la COVID 19   sont données  par différentes autorités et chacune veut en tirer profit.

Les mesures barrières contre Covid-19 sont bafouées dans différents parkings de Bujumbura.

Les usagers de différents parkings de bus en mairie de Bujumbura ne respectent toujours pas les mesures barrières de lutter contre la COVID 19. Un comportement qui tranche avec les directives du maire de la ville de Bujumbura qui a récemment appelé les citoyens municipaux à observer scrupuleusement ces mesures. 

 Sur les différents parkings de bus en Mairie de Bujumbura, les mesures barrières de lutte contre la covid-19  ne sont pas respectées ni par les chauffeurs de bus ni par les clients. Les dispositifs de lavage de mains sont visibles partout sur ces parkings  mais ne contiennent  aucune goutte d’eau, précise un des clients qui s’est entretenu avec la RPA. Le port du masque aussi est volontaire.  « Ce qui est visible sur les parkings  ici en mairie de Bujumbura, personne ne se lave les mains avant d’entrer dans un bus. Les passagers n’ont même pas de masques. Visiblement,  il n’y a pas d’effort  pour lutter  contre le COVID-19 », précise une source.

Pourtant,  le Maire de la ville de Bujumbura a récemment déclaré que toute personne qui sera attrapée en violation des mesures barrières sera exemplairement punie. Une déclaration faite lors de la célébration de la journée dédiée aux communes, samedi dernier. « La police va nous aider.  Toute personne qui n’aura pas un seau et du savon devant sa boutique  payera un montant plus énorme.  L’amende sera élevée  à l’argent  utilisé  pour les soins médicaux. Là, je suis très sérieux. Même dans des bus, on doit d’abord se laver les mains avant de monter à bord. Le conducteur, lui aussi, doit  s’impliquer  pour que les passagers se lavent les mains. Nous devons renforcer cette mesure afin de protéger la population. Nous allons fermer la boutique de celui qui ne va pas s’exécuter », a déclaré Jimmy Hatungimana, Maire de la ville de Bujumbura.

Depuis le début de cette année, le ministère de la santé a ordonné le port de masques aux conducteurs  et passagers des véhicules de transport en commun ; moto et taxi-vélos. Tout client de ces véhicules de transport en commun doit également  se laver les mains avant d’entrer dans ces véhicules, selon toujours cette décision du ministère de la santé.

Le dépistage de la Covid-19 accuse de manquements

Relâchement dans le  dépistage de la covid-19 en mairie de Bujumbura et dans différents coins du pays. Avant de passer le test, certains infirmiers exigent de savoir  les raisons de faire ce dépistage. Un dépistage qui est même refusé à certains. Les agents de santé  affectés dans le programme de lutte contre cette pandémie affirment que les statistiques officielles ne reflètent pas la réalité.

Le dépistage de la covid-19 ne se déroule pas convenablement dans différents centres de dépistage. Certains agents de l’équipe de dépistage indiquent que cela est dû au manque de sensibilisation de la population d’une part et à des questions posées à ceux qui se faire dépister afin de montrer les signes qu’ils présentent d’autre part. Pourtant, les mêmes agents indiquent que la Covid-19  de type delta ne manifeste pas ses symptômes rapidement. A côté de cela s’ajoute le manque des réactifs qui sont indispensables dans cette activité de dépistage comme témoigne ce médecin. «Dans la capitale,  on ne fait pas de tests car il n’y a pas de sensibilisation. En plus,  on dépiste ceux qui ont des signes. sEn plus,  même ceux  qui se rendent au Bon Accueil on leur demande  de montrer les signes qui les poussent à se faire dépister. Donc,  quand tu n’as  pas de signes de la covid-19 ils te renvoient à la maison pour revenir après avoirs des signes. Par exemple,  la Covid de  type Delta ne manifeste  pas de symptômes  facilement. Actuellement, même celui qui a de la grippe se rend vite à la pharmacie à  cause de la peur. Pire encore,  le manque de  réactifs se remarque souvent ». 

Certains agents du ministère de la santé chargé du dépistage au niveau national indiquent que  même les chiffres publiés par le dit ministère ne sont pas du tout conformes  à la réalité surtout ceux des provinces de l’intérieur du pays proches des frontières. « Même  le ministère de la santé publique est au courant de chiffres réels des cas positifs. Ils sont nombreux. Le dit  ministère les modifie  simplement avant de les publier. Nos rapports montrent  bien que dans les  provinces comme Ngozi,  Kayanza et toutes les autres proches des frontières, la situation est critique », poursuit notre source.   

Dans les districts sanitaires du nord du pays dont Kirundo et Ngozi, l’effectif des cas positifs continue d’augmenter.

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