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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Rugarika : Les commerçants congolais  révoltés contre les imbonerakure qui se sont improvisés en contrôleurs

Rugarika : Les commerçants congolais révoltés contre les imbonerakure qui se sont improvisés en contrôleurs

Les activités des commerçants sur la frontière burundo-congolaise situé en zone Gatumba sont perturbées depuis ce vendredi. Les marchandises des Burundais ne sont pas autorisées à entrer en République Démocratique du Congo. Les commerçants congolais se vengent. Un agent de la documentation burundaise s’est improvisé en contrôleur. Soit, il bloque l’entrée des marchandises en provenance de ce pays voisin, soit il s’approprie ces marchandises.

Les congolais étaient mobilisés depuis vendredi  29 Septembre  pour bloquer la route afin d’empêcher l’entrée des marchandises en provenance du Burundi.

Un des commerçants burundais qui traversent  régulièrement cette frontière  de Gatumba explique que les congolais voulaient se venger contre les Burundais suite aux  mauvais traitements dont ils sont souvent victimes au niveau de la barrière de Rugarika contrôlée par un  agent du service burundais des renseignements  prénommé Gervais. Ce dernier  refuse souvent l’entrée des marchandises en provenance de la RDC et  garde de force une grande partie de ces marchandises.  Ce samedi 30 Septembre, les marchandises en provenance du Burundi ne pouvaient pas entrer dans ce pays voisin.

‘’Vendredi dernier, les congolais  s’étaient réveillés  très tôt le matin pour bloquer les routes et nous empêcher de faire traverser  nos marchandises. Les marchandises de certains de ces commerçants congolais  ont été volés sur la barrière de l’agent des renseignements burundais prénommé Gervais. Samedi 30 Septembre, toutes les activités étaient paralysées.’’ Raconte un des commerçants burundais.

Ces commerçants burundais disent également que les douaniers congolais ont saisi certains de leurs produits, pour venger les pertes de leurs compatriotes affirment  nos sources.  Encaissant d’énormes pertes, ils demandent aux gouvernements Congolais et Burundais de travailler ensemble et trouver un accord facilitant ce commerce transfrontalier. ‘’Nous demandons aux  deux gouvernements  de s’entretenir pour que ces problèmes qui touchent nous les petits commerçants exerçant  ici sur la frontière de Gatumba soient résolus. Nous payons des impôts et ainsi  nous contribuons au développement du pays. Il faut aussi que cette barrière contrôlée par l’agent de la documentation Gervais soit supprimée. Il nous vole, il vole les congolais  et la barrière ne devrait surtout pas existée, nous sommes contrôlés par l’OBR.’’

Les commerçants congolais au lieu de laisser  cet agent du SNR prendre leurs marchandises préfèrent les perdre. Des commerçants ont dernièrement renversé de l’huile et du sucre qui allaient être confisqués par Gervais, témoignent  sources.

Nous n’avons pas encore eu les réactions des  responsables du ministère ayant le commerce dans ses attributions.

Où est passé l’argent dans les banques ?

Où est passé l’argent dans les banques ?

Grognes au sein des habitants de la Mairie de Bujumbura suite au manque d’argent dans les différentes banques, ce qui leur empêche de retirer  de leurs comptes des montants qu’ils désirent. Une situation qui  perturbe et paralyse leurs activités.

 

‘’Pourquoi le gouvernement nous sensibilise de déposer notre argent dans les banques, alors que nous ne pouvons pas effectuer des retraits à tout moment?’’  S’indigne un habitant de Bujumbura, la capitale économique. Il voulait retirer à peu près un million de francs burundais mais sur deux agences de la Poste où il s’est rendu  durant trois jours, ils lui ont répondu qu’ils n’avaient pas d’argent pour le servir. ‘’Comment se fait-il qu’il n’y ait plus de billets? Moi j'avais tellement besoin de mon argent pour réaliser mon projet et payer certaines personnes. Donc, les gens vont me prendre pour menteur,’’ se plaint-il.

Les clients de la banque des militaires CECADEM  affirment eux-aussi qu’ils font face à ce même problème de manque de billets. Un de ces clients fait savoir que vendredi 1er Septembre 2023, il a passé toute la journée à attendre et il a fini par rentrer sans être servi. ‘’Ceux qui voulaient retirer 20 à 30 mille BIF, ils pouvaient être servis,  les agents de CECADEM leur donnaient  l'argent versé par d’autres clients. Mais, si tu voulais retirer 100 mille BIF, ils ne te servaient pas. Nous avons attendu jusqu'à 17h et le chef de l'agence est venu nous dire de rentrer chez nous,’’ précise le client de la banque militaire.

Ce problème de manque de billets est également signalé dans les  Coopec (Coopératives d'Epargne et de Crédit) réunies au sein de la Fédération Nationale des Coopec du Burundi, FENACOBU. Les employés des Coopec  révèlent qu’à cause de ce manque de liquidité dans les coffres, ils sont obligés de limiter les retraits des clients.

 Des conséquences  tombent sur les citoyens

La population en général fait savoir que le problème de manque de billets dans les banques vient empirer leur situation de pauvreté. Plusieurs activités  sont paralysées suite à ce problème.

Les maçons disent que cette situation les touche plus particulièrement car, ils peuvent travailler toute la journée et rentrer sans percevoir leurs rémunérations. ‘’Notre employeur est allé effectuer le retrait d'argent dans une banque, mais on le lui a refusé. Les agents de la banque lui ont dit d'y retourner l’après-midi. Il y est retourné, il a attendu jusqu'à 18h, malheureusement il est rentré sans avoir été servi,’’ indique cet ouvrier de construction tout en ajoutant que souvent les ouvriers restent les bras croisés sur les chantiers et que d'autres travaillent mais rentrent sans être rémunérés. Ce qui affecte aussi leur vie familiale car ‘’ils ne parviennent plus à nourrir leurs familles.’’

Etant donné que ce problème de manque d’argent dans les banques perturbe énormément la situation financière des citoyens et l’économie du pays, la population demande avec insistance aux dirigeants du pays de trouver une solution durable à ce problème devenu très récurrent dans le pays depuis le changement des billets de 5 et 10 mille BIF.

A propos de cette situation, nos sources dans les banques nous ont répondu que ‘’ce problème découle en grande partie du fait que les banques n’ont pas de liquidité du fait que les dépôts des clients sont inférieurs aux besoins des retraits des clients.’’ Et d’ajouter que suite à ce problème ‘’la banque nationale BRB aurait passé une commande de billets de banque supplémentaires pour combler ce vide.’’

Inflation au Burundi : le gouvernement devrait  agir

Inflation au Burundi : le gouvernement devrait agir

Ce lundi 11 Septembre 2023, le ministre de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines a annoncé les nouveaux prix du  carburant. Majorés deux fois en moins de deux mois, ces prix auront de l’impact sur les prix des différents autres produits. La population désespère. Les économistes et politiques appellent le gouvernement à prendre des mesures pour alléger les souffrances de son peuple.

Le prix de l’essence  a été majoré de 510BIF le litre, celui du gasoil de 455 BIF et le prix du pétrole de 205 BIF. Selon le ministre de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines le gouvernement a été obligé de hausser ces prix car sur le marché international , les prix du carburant ont aussi augmenté.

Cette augmentation est la deuxième en moins de deux mois. Vers la fin du mois de juillet cette année 2023, les prix du carburant avaient été augmentés. Depuis juillet, le prix d’un litre d’essence a été majoré de 1200 BIF,  celui du gasoil de 800 BIF et le prix d’un litre de pétrole de 985 BIF.

Cette hausse se répercute sur les prix de tous les produits et  risque d’empirer  la situation déjà précaire des populations. « La situation va devenir pire étant donné que le prix du carburant a beaucoup augmenté, il  devient  de plus en plus difficile  de subvenir aux besoins familiaux, a lâché un habitant de la mairie de Bujumbura.

La population burundaise regrette qu’en dépit de tout cela, le gouvernement ne mène aucune action pour adoucir le poids qui pèse sur elle. ‘’Je me dis qu’avec la semaine prochaine, le changement des prix sur le marché se manifestera. Malheureusement l’Etat ne fait rien pour empêcher cette montée des prix sur le marché, étant donné  que le salaire reste inchangé,’’ déplore un fonctionnaire de l’intérieur du pays.

L’Etat  responsable de la mauvaise situation économique

La hausse des prix et l'inflation au Burundi sont dues à une mauvaise politique économique du gouvernement et au déséquilibre entre les dépenses et les recettes de l'Etat, explique un économiste.

Selon Serges  Ntirampebura, les prix augmentent  parce que l’argent perçu et émis par les agents de l’Etat est supérieur  à la production offerte par ces agents. Ici il mentionne à titre d’exemple l’intendance offerte aux autorités qui est mal gérée. Il note en effet que les véhicules de fonctions  interviennent dans des activités personnelles et l’Etat se retrouve dans une situation où il donne plus qu’il  n’en tire.

A côté de ça, l’économiste  lie la mauvaise santé financière à l’usage des  moyens de l’Etat dans des activités économiques par certains cadres du pays qui font du  commerce. ‘’Mais comme c’est une concurrence déloyale, ces agents de l’Etat qui utilisent  les moyens qui ne sont pas les leurs, vont continuer à produire des biens et services. Au fond, ils ne font pas de profits mais quand même  c’est eux qui vont rester sur le marché en empêchant les autres de fonctionner. C’est comme ça que l’Etat va perdre les impôts, la production et la valeur ajoutée que les simples entrepreneurs  fournissaient au public’’, regrette l’expert en économie.

L’Etat devrait se solidariser  avec le peuple

 Pour le parti SAHWANYA-FRODEBU, le gouvernement devrait minimiser les taxes sur les produits pétroliers pour limiter les conséquences de la hausse des prix sur la population qui vit déjà une situation intenable, a indiqué Phénias Nigaba, vice-président de ce parti.

Ce politique demande également au gouvernement de réduire le train de vie des dignitaires  pour donner un bon exemple et être solidaire avec cette population en situation difficile. Phénias Nigaba n’oublie pas d’appeler le gouvernement à prendre des mesures concrètes pour alléger la souffrance de la population.

 

Bujumbura : La pénurie du sucre persiste

Bujumbura : La pénurie du sucre persiste

Certaines localités de la capitale économique font face à un manque de sucre depuis plus plusieurs mois. Les  habitants  de ces localités de la mairie de Bujumbura s’inquiètent de la situation. Pourtant, les autorités  ne cessent d'affirmer  l'abondance de ce produit de première nécessité. 

La persistance de la carence du sucre en mairie de Bujumbura devient inquiétante pour les habitants de certains quartiers. Ces derniers  révèlent qu’ils viennent de passer  plus de 4 mois sans être approvisionnés en sucre et si jamais ça arrive, ils ne reçoivent que de petites quantités vendues en un lapse de temps. Les habitants la zone Bwiza de la commune Mukaza (centre de la ville de Bujumbura)  font savoir qu’ils tendent même à l’oublier.

‘’Ce qui est vraiment affligeant est que le gouvernement ne cesse d’affirmer que le sucre est abondant’’, déplore un habitant de la zone Bwiza qui ajoute qu’ils avaient  espoir que ce problème de sucre allait trouver une solution après la hausse du prix.

Même situation  dans les quartiers du nord de la ville de Bujumbura. Les habitants de la  zone Cibitoke en commune Ntahangwa eux  parlent de trois mois de carence de sucre. Et depuis la hausse du prix du sucre, la situation a empiré, indique un habitant de Cibitoke

 ‘’Comment  se fait-il que le gouvernement affirme que la production du sucre a été bonne  et que cette denrée  se raréfie de plus en plus du jour au lendemain. ‘’ S’interrogent  des habitants de la capitale économique qui demandent au gouvernement de résoudre définitivement ce problème de  pénurie du sucre qui se répète régulièrement depuis plusieurs années déjà.

Le prix du sucre a été revu à la hausse le 27 juillet 2023. Un kilo de sucre est passé de 2500 BIF à 3300 BIF, soit une augmentation de 800 BIF. Cette hausse avait été approuvée par le conseil des ministres du 7 juin 2023. La Société Sucrière de Moso (SOSUMO) disait travailler à perte.

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