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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

un détenu succombe aux coups d’un autre détenu chargé de la sécurité

un détenu succombe aux coups d’un autre détenu chargé de la sécurité

Un détenu de la prison centrale de Gitega est décédé pendant la nuit de ce
dimanche après des coups de bâtons lui infligés par un des responsables de la
sécurité dans cette prison. La victime aurait uriné dans un endroit inapproprié.
Ngendakumana c’est le nom du détenu qui a été battu à mort par l’un des
détenus chargés de la sécurité dans cette prison, un détenu surnommé Kinani,
selon les sources sur place. Kinani a reproché à Ngendakumana d’avoir uriné
dans un espace inapproprié selon d’autres détenus. Ce lundi, les détenus de la
prison centrale de Gitega ont refusé de poursuivre les activités de réhabilitation
de la prison pour inciter les responsables de la prison à agir selon toujours les
sources sur place.
Ce même lundi, le gouverneur de la province Gitega et le procureur près la cour
d’appel de Gitega se sont rendus à la prison pour s’enquérir de la situation.
« Tous les prisonniers qui ont été tabassés ont été entendus. Mais, jusqu’à 16
heures, ces autorités n’avaient pas encore communiqué la décision prise. »
Rapporte nos sources.
Les informations provenant de cette prison centrale de Gitega précisent que 6
détenus chargés de la sécurité de cette prison, dont le surnommé Kinani, ont
été déplacés vers un endroit inconnu. Ils n’étaient pas dans la prison de Gitega
ce lundi selon d’autres détenus.

Burundi : Le gouvernement Ndayishimiye appelé à tirer d’affaire la journaliste Floriane Irangabiye

Burundi : Le gouvernement Ndayishimiye appelé à tirer d’affaire la journaliste Floriane Irangabiye

L’Institut International de la Presse condamne l’arrestation et la détention prolongée de la journaliste burundaise Floriane Irangabiye, détenue depuis plus de deux mois en l’absence de charges formelles. A travers un article publié ce  mardi 22 novembre 2022, ce réseau global de journalistes demande aux autorités burundaises de libérer dans l'immédiat cette journaliste, qu’il juge victime d'avoir simplement vécu  au  Rwanda.

 "Nous appelons les autorités burundaises à libérer immédiatement Floriane Irangabiye et à lui permettre de retrouver sa famille", a déclaré le directeur adjoint de l'IPI Global Network, Scott Griffen. Cité dans l’article publié ce 22 Novembre 2022 par les journalistes réunis au sein de ce réseau mondial, Scott Griffen souligne également que « le Burundi devrait couper court au harcèlement dont sont victimes les voix critiques, respecter la liberté de la presse comme condition sine qua non de la démocratie et permettre aux journalistes et aux médias de faire leur travail sans crainte de représailles ».

Une journaliste détenue sans charges pénales.

« Malgré la détention de Floriane Irangabiye depuis plus de deux mois, aucune accusation officielle n'a été jusqu'à présent  portée contre la journaliste », rappelle IPI Global Network. De ce fait,  ce réseau mondial pour la liberté de la presse estime que « l’arrestation et la détention prolongée de Floriane Irangabiye sont liées à son travail au sein des médias ».

Une affaire susceptible d’être instrumentalisée par Gitega.

 « Le procès de Floriane Irangabiye risque d'être politisé par l’Etat du Burundi », craint l’Institut International de la Presse se basant sur des déclarations d’un journaliste burundais sous couvert d'anonymat. Selon toujours ce professionnel des medias, « Floriane Irangabiye risque d'être frappée de lourdes peines car, les personnes vivant au Rwanda, pays voisin du Burundi, sont considérés comme des opposants », cite l’Institut International de la Presse.

Prison de Mpimba : un détenu exécuté par un policier après une tentative d’évasion

Prison de Mpimba : un détenu exécuté par un policier après une tentative d’évasion

Un détenu de la prison centrale de Mpimba a été tué par un policier
ce mardi. Les informations en provenance de cette maison carcérale
indiquent que deux détenus avaient essayé de s’évader avant d’être
appréhendés.
Le détenu tué la nuit de mardi à mercredi dans la prison centrale de
Mpimba était connu sous l’appellation de Sherif. Les informations en
provenance de cette prison indiquent que Sherif a été fusillé par un des
policiers de garde.
Nos sources indiquent qu’ils étaient au nombre de deux lorsqu’ils ont
été appréhendés par les policiers à la cuisine de cette prison alors
qu’ils tentaient de s’évader. Après les avoir maîtrisés, un des policiers
a tiré sur Sherif qui est mort sur le champ selon les mêmes sources.
« Il lui a tiré dessus malgré les protestations de ses collègues policiers.
Le second détenu appréhendé lui, a été enfermé dans le quartier dit
Tingitingi. »
Nos sources de Mpimba font savoir que le détenu tué n’était enregistré
dans aucun registre de la prison.
L’assassinat de ce prisonnier a risqué d’entraîner des bagarres dans
cette prison suite à la colère des prisonniers après que leur camarade a
été tué alors qu’il était déjà entre les mains de la police.
Les informations en provenance de la prison de Mpimba indiquent
que, le policier qui l’a abattu, a été désarmé et arrêté par ses pairs ce
mercredi.

Le CPJ plaide pour la libération de la journaliste burundaise Floriane Irangabiye

Le CPJ plaide pour la libération de la journaliste burundaise Floriane Irangabiye

Le Comité pour la Protection des Journalistes appelle à la libération immédiate et inconditionnelle de la journaliste burundaise, Floriane Irangabiye, détenue depuis plus de deux mois en l’absence de charges formelles. A travers sa publication d’alerte sortie ce 04 novembre 2022, ladite organisation souligne que le gouvernement burundais devrait également poursuivre les responsables de cette détention arbitraire et des mauvais traitements qu’aurait subi la détenue derrière les barreaux.

 « Après deux mois, l'incapacité des autorités à inculper de manière crédible Floriane Irangabiye de tout crime est la preuve que cette affaire constitue une forme de représailles à ses commentaires et ses opinions critiques ». Telle est en résumé la déclaration faite ce 04 novembre 2022 par Muthoki Mumo, représentant du Comité pour la Protection des Journalistes pour l'Afrique subsaharienne. Selon toujours le CPJ, la journaliste Floriane Irangabiye doit être libérée dans l’immédiat et autorisée à continuer sa vie et son travail sans autre ingérence.

A l’issu des enquêtes menées auprès des médias, tel la RPA, ainsi que certaines personnes proches de ce dossier, le Comité pour la Protection des Journalistes soutient que, malgré l’incarcération de Floriane Irangabiye pour atteinte à l'intégrité de l'État, les autorités burundaises n’ont déposé aucune accusation formelle contre la détenue lors de sa comparution devant le parquet de Bujumbura le 08 septembre 2022. 

« Lors de la comparution devant le tribunal le 28 octobre 2022 à Muyinga, les procureurs ont préféré demander plus de temps pour rassembler des preuves sur les crimes contre l'État du Burundi dont est accusée  Floriane Irangabiye, signale CPJ qui trouve  que la journaliste n’est pas toujours officiellement inculpée en se référant à une source proche du dossier.

Pire encore, le CPJ déplore qu’ « au moins un officier du Service National des Renseignements avait agressé sexuellement Floriane Irangabiye alors qu'elle était détenue au quartier général de cette institution » en citant une personne familière à l’affaire. 

Le CPJ  indique qu’en réponse aux questions soumises au Procureur Général du Burundi sur l'agression sexuelle et sur l'ouverture d'une enquête par le gouvernement, Sylvestre Nyandwi a, via une application de messagerie, qualifié l'allégation d'abus sexuel de « non fondée » et d'extension des actes préjudiciables à Floriane Irangabiye qui visent à ternir l’image de l'État du Burundi.

En définitive, le Comité pour la Protection des Journalistes estime que le gouvernement burundais devrait demander des comptes aux responsables de la détention arbitraire de Floriane Irangabiye et des mauvais traitements dont elle aurait été victime pendant son incarcération.

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