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Quatre ans de détention pour un message WhatsApp : la journaliste Sandra Muhoza condamnée

Quatre ans de détention pour un message WhatsApp : la journaliste Sandra Muhoza condamnée

Le Tribunal de grande instance de Ngozi a condamné, ce 14 janvier 2026, la journaliste Sandra Muhoza du média en ligne La Nova Burundi à quatre ans de prison ferme et à une amende de 200 000 francs burundais. L’Observatoire de la presse au Burundi (OPB) dénonce une décision « injustifiée et inquiétante » qui  illustre la pression croissante sur la liberté de la presse.

Le verdict est tombé ce mercredi 14 janvier à Ngozi. Le Tribunal de grande instance a condamné la journaliste Sandra Muhoza, du média en ligne La Nova Burundi, à quatre ans de prison ferme et à une amende de 200 000 francs burundais. Elle a été reconnue coupable d’« atteinte à l’intégrité du territoire national » et « d’aversion raciale ».

Cette décision intervient après que la Cour d’appel de Mukaza s’était déclarée incompétente pour se prononcer sur le premier jugement, renvoyant le dossier devant la juridiction de Ngozi. Sandra Muhoza, incarcérée depuis le 13 avril 2024, a déjà passé une année et neuf mois derrière les barreaux. Son arrestation faisait suite à un message partagé dans un groupe WhatsApp.

Le verdict a immédiatement suscité de vives réactions dans les milieux médiatiques. Le président de l’Observatoire de la presse au Burundi (OPB), Innocent Muhozi, parle d’un « acharnement injustifié » à l’encontre de la journaliste. Selon lui, les accusations d’atteinte à la sécurité nationale et d’incitation à la haine ne reposent sur aucune base solide.

« Si une personne ordinaire peut être accusée d’atteinte à la sécurité nationale, c’est qu’il n’y a plus vraiment de sécurité dans le pays », ironise-t-il.

Innocent Muhozi estime que cette condamnation est motivée par des raisons non avouées : « On dirait qu’une personne puissante s’acharne contre elle, qu’on cherche à lui faire du mal », avance-t-il, dénonçant une justice instrumentalisée.

Le président de l’OPB appelle le chef de l’État à intervenir pour faire libérer la journaliste et rétablir son droit à la liberté. Il estime que ce procès illustre les dérives de la justice et porte atteinte à l’image du Burundi à l’étranger.

 

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