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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Cankuzo: Le Cndd-Fdd exige des contributions aux habitants de Rusigabangazi

Cankuzo: Le Cndd-Fdd exige des contributions aux habitants de Rusigabangazi

Le parti CNDD-FDD compte construire une permanence sur la sous-colline Rusigabangazi de la colline Bumba, commune Gisagara en province Cankuzo (Sud-Est du Burundi).  Le responsable de ce parti dans cette circonscription Zachée Cubwa,  exige à chaque ménage, sans considération de leur appartenance politique, de contribuer une somme de  deux mille francs.

 «Il a 10 conseillers qu’il envoie avec le responsable des imbonerakure et ces derniers passent d’un ménage à l’autre pour collecter cet argent », explique un des habitants de Rusigabangazi.

Les habitants de la localité, non membre du parti au pouvoir, déplorent qu’ils soient contraints de donner cet argent malgré leur paupérisation. Ils demandent aux autorités administratives de mettre fin à cette situation  et que seuls les membres du CNDD-FDD contribuent pour ce projet de construction de leur permanence.

Nous n’avons pas pu avoir le commentaire de l’administrateur de cette commune Gisagara.

La persécution des membres du CNL reprend de l’ampleur

La persécution des membres du CNL reprend de l’ampleur

Un membre du parti CNL de  la colline  et zone Buringa en commune  Gihanga de la province Bubanza a été enlevé ce dimanche par des hommes armés. Ce  lundi, le représentant communal du même parti   en commune  Gisagara de la province Cankuzo  a été séquestré par un groupe d’imbonerakure alors qu’il allait se rendre compte des dégâts  causés par les mêmes  imbonerakure la nuit dernière  sur leur  permanence de son  parti  CNL.

 Vers 22 h de la nuit  du 28 janvier,  les habitants de la 9ème  transversale  à l’endroit communément connu sous le nom de Kumukaratusi  dans la zone Buringa en  commune Gihanga ont vu apparaitre une véhicule  qui se dirigeait  vers eux. Les personnes à bord, armées de fusils,  sont descendues du véhicule  et  se sont attaquées  à  un certain  Georges Nimubona. Avant de l’embarquer, ils l’ont  violement tabassé  se servant  de leurs fusils selon ce témoin oculaire : « 4 hommes étaient à bord  de ce véhicule qui s’est arrêté entre la 8ème et la 9ème Avenue à l’endroit communément  appelé Eucalyptus, nous  y étions  avec Georges. Nous avons alors vu trois hommes débarqués du véhicule et l’autre est resté au volant avec un fusil de type Kalachnikov. Ils  ont attrapé Georges, il s’est débattu mais en vain. Nous avons approché  et ils ont pointé  les canons sur nous. Chacun des trois avait un pistolet. Ils l’ont finalement embarqué. »

Les témoins ajoutent que les 4 hommes étaient tous cagoulés. Ils n’ont pas pu  bien voir l’immatriculation de leur véhicule, « nous avons retenu  17 80 avec la lettre A à la fin. »

Les voisins de Georges Nimubona  indiquent avoir remarqué que  Georges était suivi par un groupe d’imbonerakure avant l’arrivée de  ce véhicule des kidnappeurs. Ces habitants de Buringa soupçonnent que ce militant du parti  CNL de l’honorable Agathon Rwasa a été enlevé par des agents du Service National des Renseignements.

 La  tension politique  monte également à Cankuzo

La même nuit de ce dimanche 28 janvier,  la permanence du parti CNL, Congrès National pour la Liberté,  se trouvant sur la colline et  zone Camazi de la commune Gisagara  a été attaquée. Des sources locales parlent d’un groupe d’une centaine d’imbonerakure. Ces imbonerakure  ont vandalisé la permanence et ont failli, affirment nos sources, tuer le veilleur de la permanence qui a pu s’échapper.

La matinée de ce 29 janvier alors que  le responsable du parti CNL en commune Gisagara  prenait les photos de leur  permanence, il a été  sérieusement tabassé par ces imbonerakure. Alexis Ndayizeye a été évacué vers  une structure sanitaire pour y recevoir des soins.

Les militants du parti CNL soulignent que  c’est pour la deuxième fois que cette permanence de la colline  Camazi est vandalisée, la dernière fois c’était en décembre dernier.

Nous n’avons pas pu recueillir les réactions  de  Léopold Ndayisaba  et Gratien Nitunga, respectivement administrateur de Gihanga  et Gisagara.

 

Rumonge: Un recensement basé sur l’appartenance ethnique et politique commandité par le  CNDD-FDD

Rumonge: Un recensement basé sur l’appartenance ethnique et politique commandité par le CNDD-FDD

Les enseignants des écoles fondamentales de la direction de l’enseignement de la  commune et  province Rumonge sont inquiétés par le recensement, fait  par le  parti CNDD-FDD  en milieu scolaire. Ils doivent préciser  leur ethnie et s’ils sont membres ou pas de ce parti au pouvoir. Ces enseignants craignent des persécutions ciblées qui pourraient suivre ce recensement.

Ce recensement se fait sur les écoles fondamentales Kigwena, Cabara et Mayengo 1. « Un enseignant qui est membre du CNDD-FDD fait passer une liste à tout enseignant qu’il doit compléter », indique notre source, enseignant sur l’une de ces écoles.

« Il s’agit d’un recensement douteux car celui qui nous présente la fiche à compléter est un collègue enseignant. Sur le questionnaire, en plus de notre identification,  on nous demande de préciser  le niveau d’étude, indiquer  sous quel statut nous travaillons,  l’ethnie, le numéro de téléphone et encore si nous sommes  membre ou non du CNDD-FDD», poursuit-il.

Par crainte d’éventuelles conséquences,  les non membres  du CNDD-FDD  se déclarent  membres de ce parti. Ces enseignants indiquent qu’ils sont anxieux, parce qu’ils ne savent pas à quoi vont servir ces fiches. Des fiches distribuées par leurs collègues et même pas par la direction d’école. Ces enseignants de la commune Rumonge demandent à la direction  de l’enseignement en commune Rumonge ainsi qu’au directeur provincial de l’enseignement, d’éclaircir la situation en rapport avec ce recensement qui est en train d’être effectué dans cette commune Rumonge.

Nous n’avons pas pu avoir la réaction des responsables de l’enseignement à Rumonge ni ceux des administratifs.

Butanyerera: Le chef des imbonerakure  appelle à la surveillance des militants du CNL de la commune Kiremba

Butanyerera: Le chef des imbonerakure appelle à la surveillance des militants du CNL de la commune Kiremba

Le chef des imbonerakure de la nouvelle province Butanyerera vient de demander aux  imbonerakure de  surveiller  les faits et gestes des membres du parti CNL de la commune Kiremba en province Ngozi. C’était dans une réunion qu’il a animé à l’ intention des imbonerakure, jeunesse du parti au pouvoir,  de la commune Kiremba. Il accuse ces membres du CNL d’héberger les assaillants depuis que le ministre de l’intérieur a déclaré qu’Agathon Rwasa collabore avec des groupes terroristes.

Jean Bosco Ndayishimiye, le responsable des imbonerakure dans la province Butanyerera (nord du Burundi)  a réuni, en présence des responsables du parti CNDD-FDD   dans la commune Kiremba, les imbonerakure de la commune Kiremba  samedi dernier 20 janvier, dans les enceintes du  Lycée Kiremba Nord.

Le message que ce leader du CNDD-FDD a donné aux membres de la milice imbonerakure (qualification de l’ONU) a semé la peur au sein des membres du CNL. Ils craignent les persécutions, surtout que ce parti vient d’être accusé de collaborer avec les terroristes. Selon notre source locale, Jean Bosco Ndayishimiye leur a dit que « puisque Agathon Rwasa  vient de s’allier aux groupes terroristes, il  faudra  garder un œil sur les membres du CNL car, c’est eux qui hébergent les assaillants. Qu’il faut  surveiller  leurs domiciles. »

Le conférencier a même cité nominativement certains membres du parti d’Agathon Rwasa dans cette localité. Il a ciblé des responsables au sein du CNL. « Il  a cité Gorgon Miburo, Omer Nkunzimana, Benjamin Girukwishaka, Sébastien Kavakure et  Evariste Karenzo,  tous des responsables au sein de ce parti. Il a dit que  s’il le faut, ils seront  éliminés. » Témoigne notre source qui ajoute que ce responsable des imbonerakure dans la province Butanyerera a alors demandé la surveillance  24h/24 des ménages de ces cibles.

Le ministre de l’intérieur,  du développement communautaire et de la sécurité publique Martin Niteretse a, en date du 17 de ce mois en cours, envoyé une correspondance à Agathon Rwasa, l’accusant de travailler avec des membres des groupes terroristes. Et depuis, ces accusations sont en train d’être utilisées par les représentants des imbonerakure à l’intérieur du pays.

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